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Archives de l'article le plus récent au moins récent
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La pianiste Claire-Marie Le Guay, déjà présente
l'année dernière à la Folle Journée
de Nantes en tant qu'interprète de Liszt, un de ses compositeurs
favoris auxquels elle a consacré plusieurs enregistrements
, est également cette année une des "ambassadrices"
de la musique russe pour le piano lors de la Folle Journée
de Nantes, dont faut-il le rappeler le thème est en 2012
"Le sacre de la musique russe", et parallèlement
sort ce disque, son premier disque pour le label Mirare, qui comme
son titre l'indique invite à un voyage en Russie, un beau
voyage musical qui à travers l'oeuvre des compositeurs
du 19ème siècle nous conduit de Saint Pétersbourg
à Moscou où ils ont vécu. La Russie où
précisément indique l'auteur du livret Rodolphe
Bruneau-Boulmier : " Le piano est l'instrument des rois,
surtout au 19è siècle ; Rachmaninov, on le
sait par le disque, était sans doute le plus grand de tous
: virtuose et inspiré, visionnaire et poète. Scriabine,
avant de s'abîmer la main droite(d'où le prélude
op.9 pour la main gauche), avait prévu d'embrasser la carrière.
Seuls Rimski-Korsakov, Borodine et Tchaïkovsky demeurent
de bons amateurs au piano, mais n'abandonnent pas, loin de là,
la composition pour l'instrument". Effectivement pour
ce qui concerne ce dernier compositeur, le récent livre
de Jérôme Bastianelli actuellement "Livre du
moment" permet de mieux le mesurer, et Claire-Marie Le Guay
a choisi pour ce qui le concerne une valse et deux chants sans
paroles, c'est l'un d'eux " Chant sans parole en la mineur
opus 40 n°6" que vous pourrez écouter plus
bas dans cette page. Quant à Rachmaninov et Scriabine,
il n'est pas étonnant qu'ils aient dans cette compilation
les deux places d'honneur...cliquez
ici pour lire la suite dont un entretien avec la pianiste
et écouter un extrait
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A loccasion de la sortie de leur dernier CD, "créations",
paru chez le label Saphir Productions fin 2011, le Trio Saxiana,
formation originale avec Anne Lecapelain et Nicolas Prost aux
saxophones soprano, alto, ténor et baryton et Laurent
Wagschal au piano, propose un récital exceptionnel
de musiques daujourdhui, par des compositeurs de renommée
tels que Philippe Hersant, Thierry Pécou, Nicolas Bacri,
Guillaume Connesson.... Ce disque de trois musiciens au service
de la musique de chambre originale est à découvrir
absolument. Il offre une musique énergique, brillante et
mélancolique. Actuellement le trio Saxiana compte
une trentaine de créations dédicacées à
son catalogue, donner naisance à de nouvelles oeuvres spécifiquement
dédiées à leur formation est en effet ce
qui tient le plus à coeur aux musiciens du Trio Saxiana.
C'est d'abord en réalisant des transcriptions que le trio
s'est consitué un répertoire dans des oeuvres essentiellement
du 20ème siècle, les rencontres inattendues avec
les compositeurs d'aujourd'hui de générations et
d'horizons très variés (néotonalité,
minimalisme, musiques populaires et traditionelles, jazz ...)
remplacent donc peu à peu les transcriptions dans leurs
programmes de concert ainsi la commande et la création
de la première oeuvre de ce disque "Nanouk"
trio de Thierry Pécou , une oeuvre en trois mouvements,
ont eu lieu à l'occasion d'une tournée de concerts
en 2007 aux Etats-Unis et reprend les éléments d'une
musique commandée par le musée du Louvre pour accompagner
le filmmuet "Nanouk l'esquimau" de Robert Flaherty.
Une jolie pièce où se rejoigne humour et tendresse.
Depuis l'écriture de cette partition , Thierry Pécou
a composé diverses pièces pour le saxophone ainsi
"Perroquets dazur" qui n'est
par contre que pour Saxophone seul, dédicacée à
Nicolas Prost. De même le compositeur Nicolas Bacri a écrit
ses premières notes pour le saxophone grâce au trio
Saxiana...cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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Le pianiste américain Ivan Ilic que l'on avait pu découvrir
à l'occasion de la sortie d'un disque de Préludes
de Debussy paru fin 2008 chez le label français Paraty
revient avec un nouveau disque édité par ce même
label consacré à des oeuvres d'un compositeur beaucoup
moins connu, d'ailleurs absent de nombreux dictionnaires musicaux
de référence : Leopold Godowsky dont vous pouvez
découvrir une biographie rédigée par Ivan
Ilic lui-même dans une autre page, biographie que la presse
américaine a publiée et est ici traduite en français.
De son vivant, Godowsky fut plus célèbre qu'il ne
le fut après sa mort : Arthur Rubinstein déclara
qu'il lui aurait fallu 500 ans pour maitriser la technique
de Godowsky. Sans doute cette difficulté a-t-elle nuit
par la suite à la célébrité du compositeur
au sujet duquel le compositeur Rachmaninov écrivit qu'il
est le seul musicien de leur époque à avoir autant
offert une contributon durable au développement du piano...
Si ces dernières années Marc-André Hamelin
et Boris Berezovsky ont contribués à faire ressortir
de l'ombre ce compositeur, peu de pianistes se risquent à
le jouer. Ivan Ilic est donc le dernier en date à relever
ce défi : son album se concentre sur les 22 études
pour la main gauche seule, pièces considérées
comme les plus difficiles jamais écrites pour le piano.
Comme vous pourrez le constater à la lecture (plus bas
dans cette page) des réponses que le pianiste Ivan Ilic
a bien voulu donner pour présenter son disque (une partie
est la reprise du texte de présentation inclu dans le livret
du disque qu'il a aussi rédigé ), dire que Ivan
Ilic est passionné par l'oeuvre de ce compositeur est un
faible mot, depuis son disque Debussy il a consacré beaucoup
de son temps à Leopold Godowsky et plus particulièrement
ses 22 études qui lui ont demandé certes un certes
un travail immense qui lui a permis de progresser mais aussi procurer
beaucoup de plaisir puisque selon ses mots "Cette expérience
me rapprocha comme jamais, du sentiment d'extase. [..]Il
est rare en effet de trouver le répertoire qui offre ce
type de plaisir à la fois viscéral et cérébral.
"...cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits,
voir les vidéos
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Voici le premier disque d'un jeune pianiste Florian Noack,
qui aura vingt et un ans dans deux jours mais qui a eu le temps
de cumuler nombreux prix de concours internationaux et il ne pense
pas s'arrêter là ! Il a commencé très
jeune à jouer du piano : à quatre ans, sous les
conseils de ses parents flûtistes qui ont choisi d'orienter
leurs trois enfants vers le piano ! Une excellente idée
pour ce qui le concerne puisque le pianiste d'origine belge est
entré dès l'âge de 11 ans à la Chapelle
Musicale Reine Elisabeth dans le cycle préparatoire pour
jeunes talents exceptionnels et poursuit actuellement ses études
en Allemagne, il a déjà donné nombreux concerts
dont plusieurs en France... Florian Noack ne se contente pas d'être
interprète : il est également l'auteur de plusieurs
transcriptions (d'après Tchaïkovsky, Rachmaninov,
Rimsky-Korsakov, Strauss etc.), remarquées notamment par
Dmitri Bashkirov et Boris Berezovsky, et il présente d'ailleurs
dans ce disque conçu comme une "carte de visite"
deux transcriptions, qu'il a lui même écrites et
qui ont récemment été ajoutées au
catalogue des éditions Filimbi....cliquez
ici pour lire la suite, écouter deux extraits et voir
une vidéo
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Voici un disque "Silences" particulièrement
bienvenu pour aider à aborder la nouvelle année
sereinement.
Certes il vous faudra attendre le 24 février 2012 pour
vous le procurer mais découvrez dès à présent
quelques extraits de ce prochain disque avec le pianiste Guillaume
de Chassy à paraître chez le label Beejazz.
Après un précédent disque solo Guillaume
de Chassy est cette fois accompagné de deux musiciens,
Thomas Savy, multi intrumentiste ici clarinettiste, et le contrebassiste
Arnault Cuisinier, qui tous deux partagent la culture de la musique
classique et le souci du beau son avec Guillaume de Chassy. Cet
album "Silences" a été enregistré
en octobre dernier dans un lieu particulièrement adapté
à une recherche sonore. Un lieu très paisible et
aussi propice à une musique sereine : L'abbaye de Noirlac.
Celle-ci est considérée comme "l'une des
plus belles abbaye cistercienne d'Europe" et "est le
reflet de lascétisme monacal ", un lieu
dont on ne compte plus les années mais les siècles
puisque cette abbaye date du douzième siècle. Aujourd'hui
c'est un "Centre culturel de rencontre, qui ambitionne
de lier la richesse patrimoniale du monument à une actualité
artistique dense et éclectique". Les trois musiciens,
qui se disent "mécréants convaincus",
ont choisi ce lieu pour le recueillement qui s'y impose et pour
la chance unique qu'il leur offrait d'atteindre là un idéal
poétique et humaniste. Bref un lieu idyllique pour réaliser
une musique collective lente et apaisée, telle la souhaitaient-ils
en réponse à notre époque qui semble celle
"de la vitesse à tout prix" et qui interroge
aussi par sa glorification de la "performance individuelle",
et son "monde cerné par le tumulte et le chaos"
....cliquez ici
pour lire la suite et écouter plusieurs extraits
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La pianiste Marie-Josèphe Jude a abordé les sonates
de Beethoven dès son enfance mais elle n'aurait osé
en enregistrer si René Gambini, directeur artistique du
label Lyrinx, ne l'avait encouragé à le faire. Certes
la multitude d'enregistrements qui en existent peut faire peur
mais s'il est un compositeur dont il est plaisant de découvrir
comment chaque interprète transmet ses "paroles",
c'est Beethoven, d'ailleurs certains pianistes ont même
enregistré plusieurs fois une partie ou toutes ces sonates...
C'est dire si l'interprétation de sa musique peut en être
différente dans le temps et à plus forte raison
selon les pianistes.C'est le côté humain du compositeur
qui a depuis toujours fasciné Marie-Josèphe Jude,
la sincérité des émotions fortes qu'il transmet
à travers sa musique. Comme un acteur aime les rôles
de personnages excessifs dans lesquels il peut jouer à
fond des sentiments les plus extrêmes de la douleur à
la joie, la pianiste apprécie de pouvoir exprimer musicalement
toutes ces émotions, ce qu'elle fait avec un timbre, des
nuances, une respiration et un rythme qui n'appartiennent qu'à
elle, comme chez chaque être humain la douceur, la tristesse,
la brutalité, la joie... peuvent s'exprimer très
différemment. Les trois sonates choisies par Marie-Josèphe
Jude, qui montrent une évolution du style de Beethoven,
ont toutes reçu un nom a posteriori généralement
approuvé par le compositeur qui ne manqua pas cependant
de faire part parfois de son désaccord....cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Ce nouveau disque est le premier disque d'oeuvres du compositeur
norvégien désormais installé dans la sud
de la France Martin Romberg, dont notamment une autre oeuvre
a été déjà enregistrée live
par l'orchestre National de Montpellier en 2008. C'est également
le premier disque du pianiste Aimo Pagin qui vit à
une autre extrémité de la France : le nord-est ,
et est lauréat de plusieurs concours internationaux et
s'est notamment fait connaître à l'occasion d'un
concert où il a remplacé le célèbre
pianiste roumain Radu Lupu dont il a reçu les conseils,
son principal professeur ayant été Leon Fleisher.
Martin Romberg a composé plusieurs musiques de film mais
désormais il préfère se consacrer à
la musique " pure" et être maître de ses
projets comme il l'explique dans le double entretien ci-dessous
avec le pianiste et le compositeur. Pour ce projet son inspiration
provient tout d'abord du monde fantastique de Tolkien(1892-1973),
auteur également du "Seigneur des anneaux",
bien connu des amateurs de littérature " fantasy",
dont il a été tiré plusieurs films mais la
musique écrite ici par Martin Romberg n'a rien à
voir avec celle de ceux-ci, elle est exclusivement pianistique
bien que Martin Romberg a composé aussi nombreuses oeuvres
symphoniques, pour lesquelles il a d'ailleurs été
récompensé, et celle de "Valaquenta"
n'est pas conçue pour illlustrer des scènes précises
mais évoque l'atmosphère noble et mythique générale
de l'oeuvre au travers de sept des quatorze personnages du texte
"Valaquenta". Ce texte, d'essence mythique, dont
le titre signifie « Conte des Puissances »
en quenya(langage inventé par Tolkien), est une description
des Valar, les êtres « divins » du monde
de la Terre du Milieu (univers aussi créé par Tolkien).
L'histoire du Silmarillion constitue toute la base mythologique
de "l'histoire de Bilbo le Hobbit" et le Seigneur
des Anneaux".Martin Romberg trouve qu'une fascination
similaire à celle exercée par l'oeuvre "Valaquenta"
, avec toutefois un caractère musical différent,
existe dans l'art du peintre polonais Jacek Yerka...cliquez
ici pour lire la suite et écouter plusieur extraits
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Dans ses précédents disques consacrés à
des oeuvres de Scarlatti et Haendel la pianiste Racha Arodaky
a montré combien ces oeuvres de l'époque baroque
n'ont parfois rien à envier à celles de l'époque
classique et romantique quant aux émotions et l'âme
qu'elles détiennent en elles, même si ces qualités
leur sont souvent moins reconnues sans doute parce que plus discrètes.
Avec ce disque qu'elle consacre de nouveau à un compositeur
de l'époque baroque : Bach, elle convainc encore de la
variété des sentiments que cette musique comporte
en elle, sentiments qui certes n'ont rien à voir avec les
passions des romantiques mais nous touchent tout autant. Ainsi
les trois partitas au programme de ce disque, à l'origine
incluses dans "Six grandes suites avec prélude"
que Bach a ensuite réunies en 1731 en un seul volume (
opus1) publié à ses frais et appela Clavier- Ubung
(soit exercice de clavier) cachent en fait en elles diverses sentiments,
de l'allégresse à la mélancolie, et la musicienne
et musicologue Germana Schiassi auteur du livret indique d'ailleurs
: "Dans les Partitas tout le travail détude
des « styles nationaux », dassimilation des
influences française et italienne, commencé avec
les séries de suites précédentes, converge
dans un langage tout personnel, à tort appelé «
allemand », mais qui en réalité traduit en
musique sa méthode synthétique, ses goûts,
ses amours, sa conception de la vie, le plaisir de la recherche
et du travail musical, de la musique des hommes dici-bas,
dici et maintenant : tout comme Flaubert sexclamait
« Madame Bovary, cest moi », les Partitas, cest
Bach tout entier. Ces pages conçues, mûries,
transcrites et retranscrites dans linfatigable atelier domestique
formé de sa femme, de ses enfants et des ses élèves
- autant dinspirateurs, dexécuteurs et de copistes
de ses musiques -, constituent sa revanche, son échappatoire
psychologique par rapport à une réalité professionnelle,
celle de Cantor à Leipzig qui, bien que prestigieuse, était
source dinnombrables problèmes pratiques et ne lui
donnait pas la possibilité dun véritable épanouissement"....cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Ce disque édité par le label Ameson est le premier
disque du pianiste Olivier Moulin
lauréat de nombreux concours et dont vous pouvez découvrir
le parcours en cliquant sur son nom écrit en bleu. Ce n'est
pas la première fois qu'il est question de ce pianiste
sur pianobleu.com puisque vous aviez pu le découvrir dans
la retransmission d'un concert au festival de Radio France et
Montpellier Languedoc Roussillon en juillet 2010 et lire dans
l'actualité un petit écho de son concert au Théâtre
de Cornouaille en décembre 2010... Olivier Moulin s'est
déjà produit dans nombreuses salles prestigieuses
et de grands festivals internationaux, où il a notamment
eu l'occasion de jouer souvent l'un de ses compositeurs de prédilection
: Liszt . En cette année de bicentenaire de naissance du
compositeur il était donc logique qu'il choisisse de rendre
hommage à ce compositeur. Son programme réunit des
oeuvres qui montrent l'obsession de la mort chez Liszt ce qui
bien que cette année 2011 célèbre sa naissance
est aussi une trame logique puisque comme l'indique Bertrand Périer,
auteur du livret de cet album : "Toute sa vie Liszt a
été hanté par la pensée de mourants
et des trépassés, par la vision des catafalques
et de l'au-delà". Autour de ce thème unique
Olivier Moulin a réuni quatre oeuvres de grandes envergures
et autant de courtes pièces dernières, qui offrent
des respirations car elles sont le plus souvent d'un grand lyrisme
et moins sombres même si des épisodes de tension
y sont aussi présents, et elles ont en fait aussi une variété
de couleur, "Nuages gris" tirant au noir puisqu'il
finit "au confins du silence et du désespoir"....
cliquez ici pour lire la suite, voir deux vidéos
et écouter un extrait
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Le pianiste Laurent Cabasso après plusieurs disques de
musique de chambre, revient cette fois avec un disque pour piano
seul et avec un programme très dense ou plus exactement
regroupant deux oeuvres de grande ampleur ainsi " variations
Diabelli" est une oeuvre née dans des circonstances
singulières. En 1819, le compositeur et éditeur
Anton Diabelli eut l'idée de demander à une pléiade
de compositeurs appartenant à la sphère austro-hongroise
de lui fournir chacun une courte variation sur un thème
de son cru. Opération quasi publicitaire, puisque le volume
ainsi constitué devait servir à financer une aide
pour les orphelins des guerres napoléoniennes. Schubert,
Czerny, Hummel et le tout jeune Liszt furent parmi les contributeurs.
Beethoven, jugeant le thème prosaïque, rechigna longtemps,
avant de livrer en 1823, à la stupéfaction du commanditaire,
non pas une, mais trente-trois variations, explique Frédéric
Sounac auteur du livret de ce disque précisant que ces
variations sont un incomparable défi pour l'interprète
et l'un des sommets de toute la littérature pianistique...
Quant à la Wanderer Fantaisie, op. 15, D.760...."
Le diable devrait jouer ça ! " prétendit
Schubert lui-même à propos du Finale de cette grande
Fantaisie pour piano, l'unique jamais publiée de son vivant...cliquez
ici pour lire la suite dont l'entretien paru dans le
livret et écouter plusieurs extraits
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Récemment le ministre des transport allemand dans le
cadre de sa campagne visant à promouvoir la conduite sécuritaire
a indiqué que la musique de Mozart peut arrêter les
accidents et sauver des vies, et il a illustré ses propos
en jouant par contre une pièce de Chopin (voir actualité
du 27 octobre 2011, ) il est possible que son affirmation contribuera
à la vente du récent disque des concertos de Mozart
avec la pianiste Hélène Grimaud mais il est d'autres
musiques qui devraient aussi parvenir à ces oreilles ainsi
celles du pianiste Alexis Tcholakian que l'on avait pu découvrir
il y a quelques années à l'occasion de la sortie
de son disque piano solo au titre très évocateur
:" Searching for peace". Après la parution
entre temps de deux DVD live voici son nouveau disque en trio
cette fois " Poetic Memory" qui vient nous rappeler
aussi qu'effectivement la musique adoucit, parfois, les moeurs.
Il est de plus en plus fréquent que des pianistes de jazz
arrangent des oeuvres classiques par contre il est un peu moins
fréquent que les pianistes entraînent avec eux dans
cette aventure un contrebassiste et un batteur, c'est dire si
Alexis Tcholakian sait communiquer cette paix et en l'occurrence
les deux musiciens qui l'accompagnent se montrent aussi dans le
même esprit pacifique adoptant une douce rythmique...cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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La chanteuse de jazz Clara Simonoviez qui n'a que vingt ans
a été à bonne école avec son papa
le pianiste Jean-Sébastien Simonoviez qui lui a fait découvrir
dès son plus jeune âge les comédies musicales
et les vieux standards américains du jazz. Après
avoir chanté à la maison au côté de
son père c'est dès l'âge de douze ans que
Clara Simonoviez a fait ses débuts sur scène, et
intégré une des formations de celui-ci : "Transition".
Aujourd'hui la jeune chanteuse présente son premier enregistrement
en leader certes conseillée par son père mais c'est
à un certain "Frank" qu'elle rend hommage ...
Frank c'est " the voice" Franck Sinatra bien
sûr !
La jeune chanteuse offre un programme d'après-guerre mêlant
joies et peines avec un timbre de voix, un langage, une interprétation
et un arrangement musical qui respire la bonne humeur et l'espoir
et font défiler devant nos yeux des images américaines
de cette époque. Bravo ! Clara Simonoviez et son papa ont
bien voulu répondre chacun de leur côté à
quelques questions...cliquez
ici pour lire la suite et voir une vidéo
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Le pianiste Yves Henry qui a beaucoup participé au bicentenaire
de naissance de Chopin l'année dernière et a reçu
en octobre 2010 la médaille Gloria Artis de l'état
polonais pour sa contribution à l'année Chopin en
France, est cette année aussi beaucoup impliqué
dans le bicentenaire de naissance de Liszt.
Franz Liszt qu'il a d'ailleurs déjà commencé
à célébrer dès le dernier festival
de Nohant cet été car il en est désormais
le président et la dernière édition de ce
festival était sous-titrée "Chopin et Liszt
à Nohant" . Bientôt, début novembre
2011, c'est un autre anniversaire, celui des quatre-vingt dix
ans de la naissance Cziffra, pianiste disparu renommé précisément
aussi pour ses interprétations de Liszt, qui sera aussi
l'occasion pour Yves Henry de célébrer encore le
compositeur hongrois et vient de paraître récemment
ce disque "Récital Franz Liszt " qui a
obtenu le "label Année Liszt en France". Celui-ci
permet de découvrir, à qui ne peut ce rendre à
ces multiples concerts, son talent à partager et faire
aimer la musique de Liszt dans un enregistrement conçu
comme un récital...
cliquez ici pour la suite
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Annoncé et très attendu depuis nombreux mois l'enregistrement
de l'intégrale des sonates de Beethoven par le pianiste
François- Frédéric Guy vient enfin de sortir
chez le label Zig Zag Territoires, qui a également publié
en début d'année du même interprète
les "Harmonies poétiques et religieuses",
et la "sonate en si mineur" de Franz Liszt. Certes
ce n'est "que" le premier volume en 3 CD. Celles-ci
reflètent l'évolution du style de Beethoven au tournant
du 18ème et 19ème siècle, durant une période
six ans seulement(1795 à 1801). Chaque disque de ce volume
correspond à un concert : les 14 et 15 décembre
2009 et le 17 mai 2010 . Le 2ème coffret est annoncé
pour Avril 2012 et le 3ème (et dernier) en Novembre 2012
...cliquez ici
pour lire la suite et en écouter un extrait
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Après "Notre histoire" le pianiste Thierry
Maillard revient avec un double album où il semble a priori
mettre de côté ses passions que l'on avait pu découvrir
lors d'un précédent entretien ainsi son amour des
cordes (il a d'ailleurs depuis enregistré un disque "4
essential" avec la violoniste Debora Seller), et de la musique
de Bill Evans puisque que ce double album regroupe un piano solo
(attendu pour 2009...) et un trio de jazz piano, contrebasse,
batterie sans corde donc et que son disque solo, est construit
non pas autour de Bill Evans mais de morceaux du célèbre
trompettiste de jazz américain Miles Davis disparu précisément
il y a vingt ans. Quant au titre de l'album qui est également
celui du troisième morceau du disque "Derrière
le miroir" , il laisse à penser que Thierry Maillard
qui aime les voyages en musique a choisi d'aller plus loin encore
et visiter un autre monde que le sien.....cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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Interrogé sur son répertoire de prédilection
en 2009, lors de la sortie de son premier disque d'oeuvres de
Clementi, Vittorio Forte avait déjà fait part de
son "amour profond" pour Schumann aux côtés
d'autres compositeurs. Après ce premier succès discographique
le label Lyrinx a offert au jeune pianiste de nouveau la possibilité
d'enregistrer un disque et il a choisi le compositeur allemand
il est vrai un peu oublié face à Chopin lors de
leur bicentenaire de naissance en 2010 mais année au cours
de laquelle Vittorio Forte a eu cependant l'occasion de jouer
nombreuses fois les oeuvres de ce disque qui datent toutes trois
de la fin de la période pendant laquelle Schumann a exclusivement
composé pour le piano(1829-1839). Comme dans la plupart
de ses oeuvres Schumann y trouve son inspiration dans la littérature
ainsi dans Fantasiest&uum l;cke, recueil où la nuit
est omniprésente, la cinquième pièce
que vous pourrez écouter plus bas dans cette page "In
der Narcht " traduit l'histoire tragique du couple d'amoureux
Héro et Léandre tirée de la mythologie grecque
(Héro guettant avec une lampe sur le rivage Léandre
qui la nuit lutte contre les flots pour la rejoindre. Robert Schumann
de son aveu, s'identifiait à Léandre par ces difficultés
à atteindre l'inaccessible Clara). Le titre de Fantasiestücke
étant lui-même emprunté à Hoffman,
poète allemand qui a également inspiré Schumann
dans ses "Kreisleriana" écrites l'année
suivante où l'on retrouve tous les accents du romantisme
allemand...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Si le précédent disque du moment débutait
par la sonate "Aurore" de Beethoven ce nouveau
disque de Malcolm Braff lui se termine par une autre jolie "Aurore"
("Dawn" en anglais) composée par lui et
qu'il joue exceptionnellement seul au piano la plupart des morceaux
de ce disque étant en trio hormis également "Tied
to Tide".
Malcolm Braff, que l'on avait pu découvrir en 2007 à
l'occasion de la sortie de son disque Yele signe encore presque
toutes les compositions de cet album hormis deux titres l'un de
Prince : "Sexy M. F." d'inspiration funk dont
Malcolm Braff et ses deux nouveaux partenaires Lucas Koenig à
la batterie Reggie Washington à la basse électrique
donne une version instrumentale, la chanteuse invitée Aurélie
Emery n'interprétant sur ce disque que la chanson dont
elle a écrit le texte : "Crimson Waves"
et ne chantant donc pas non plus sur l'autre titre standard qui
revient souvent en ce moment dans diverses formations jazz : "Berimbau"dont
le trio offre une version relativement "sage" ce qui
est un peu surprenant car dans nombreux autres titres de ce disque
l'on retrouve le rythme particulièrement dansant voire
parfois prenant que Malcolm Braff aime utiliser mais il est vrai
qu'il apprécie tout autant le calme tant que la paix intérieure
qui, avait-il expliqué dans son interview, le rendent
davantage disponible à l'instant et aux propositions des
musiciens avec lesquels il improvise, et il serait d'ailleurs
en fait plus juste de parler d'improvisations que de compositions
selon lui....cliquez
ici pour lire la suite et voir une vidéo
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Dans son nouvel album "Odyssey" le pianiste
Frédéric D'Oria-Nicolas invite les auditeurs à
un voyage fantastique qui aborde tous les grands thèmes
du romantisme la nature, la lumière, la mort, lamour,
le rêve - et est construit autour de Liszt et deux de ces
principaux inspirateurs : Beethoven et Wagner. Dans cet objectif,
le pianiste a mis en oeuvre de grands moyens afin que ce voyage
se déroule dans les meilleurs conditions : - un programme
longuement réfléchi débutant par une "Aurore"
c'est en effet le second titre donné à la sonate
n°21 de Beethoven, dite aussi " Waldstein"
du nom de son dédicataire, dont le splendide rondo qui
laisse imaginer un éveil progressif est peut-être
à l'origine du second titre de cette sonate qui elle-même
débute cependant par un premier mouvement allegro dont
les premiers accords répétitifs demanderaient plutôt
à se réveiller illico presto, peut-être pour
faire ses valises et partir en voyage... Et son programme se terminant
en douceur avec l'adagio de Bach BWV 564 revu par Busoni. Entre
temps il nous transporte dans la "Vallée d'Obermann",
par la plus vaste pièce(près de 15 minutes) du premier
recueil "Suisse" des années de pèlerinage
écrites par Liszt , issue en fait d'un recueil qu'il avait
titré des années auparavant "l'album d'un
voyageur" et préfacée d'une phrase de Senancourt
: "Que veux-je, qui suis-je, que demander à la
nature ?"..vaste questionnement de caractère effectivement
romantique. Elle est suivi d'une transcription par Liszt d'un
opéra de Wagner également très romantique
dont l'action se situe près d'Eisenach au début
du treizième siècle...
cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait
et voir une vidéo
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Depuis sa sortie (fin août) vous aviez sans doute déjà
pu découvrir dans la page sur la pianiste Lise de la Salle
des extraits et la vidéo(reportés dans cette page)
présentant son nouveau disque qu'elle consacre cette fois
à Liszt. C'est un compositeur dont elle a déjà
enregistré des oeuvres sur deux de ces précédents
disques, l'un avec son premier concerto face à deux autres
premiers concertos d'autres compositeurs (Chostakovith et Prokofiev),
et l'autre couplé avec Bach, comportant notamment des transcriptions.
Comme vous pouvez le voir par la liste des oeuvres de ce nouveau
disque, Lise de la Salle a de nouveau choisi d'incorporer dans
son programme, quatre transcriptions de Liszt, chacune de différents
compositeurs : Mozart, Schumann, Schubert et Wagner, des oeuvres
qui témoignent des qualités de transcripteur de
Liszt dans des sources d'inspiration très variées,
mais aussi de la générosité de Liszt mise
au service d'une émotion nourrie de tendresse et fragilité,
qualités que Lise de la Salle tient pour plus essentielles
que la virtuosité plus réputée du compositeur/pianiste,
ainsi en fait-elle part à l'occasion d'un nouvel échange
à l'occasion de la sortie de ce disque. La virtuosité
est cependant aussi très présente dans ce disque...cliquez
ici pour lire la suite, écouter des extraits et (re)voir
la vidéo
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Si vous aimez partager le plaisir de jouer ou écouter
du piano à deux sur un même piano voici un disque
qui vous permettra de découvrir un répertoire pour
piano à quatre mains que vous ne connaissez probablement
pas et par la même occasion un compositeur à la double
nationalité russe et suisse auquel cependant Serge Rachmaninov,
camarade d'étude de celui-ci, décema le titre à
la fois honorifique et ambigu de .."Brahms russe",
alors qu'en fait celui -ci a une double appartenance nationale
explique Laurent Klopfenstein, professeur du conservatoire de
Lausanne. Ce dernier commente notamment que la place de Paul Juon
se révèle singuliere, dans la mesure où il
a choisi de rester romantique jusqu'en 1940, précisant
"certes toutes ces pièces ne sont pas faites pour
aboutir à une salle de concert, mais plutôt dans
un salon ou elles apportent dans le quotidien des suggestions,
une atmosphère, un souffle de poésie. De toute évidence
elles répondent à l'attente d'un public"...
peut-être vous donc ; ainsi pourrez vous déjà
en juger par les six extraits à écouter plus bas
dans cette page qui permettent aussi de mesurer l'évolution
de son style. Créé en 2009, au sein de l'ensemble
Juon Project destiné à défendre l'uvre
du compositeur russo-suisse Paul Juon, Juon Project, the Duet
est formé par la pianiste française Agnès
Dubois-Chauvet et le pianiste américano-russe Igor
Kraèvsky...cliquez
ici pour lire la suite et écouter plusieurs extraits
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La chanteuse Mélanie Dahan donne une jolie suite à
son premier album paru en 2008 (« La Princesse et les Croque-notes
») et toujours accompagnée du pianiste Giovanni Mirabassi,
réputé pour ses exceptionnelles qualités
de mélodiste que l'on peut encore largement apprécier
dans ce disque. Entouré également d'un autre complice
de son premier disque : le contrebassiste Marc-Michel Le Bévillon,
et un batteur cubain : Lukmil Perez. Mélanie Dahan réalise
ici un souhait : enregistrer la moitié du disque avec un
quatuor à cordes : le Storycordes et continue avec cette
nouvelle formation à créer des passerelles entre
la chanson française et le jazz et nous embarque dans un
programme plus métissé, aux sonorités latines
comme l'indique le titre de ce nouvel album. A noter également
la participation de l'accordéoniste Marc Berthoumieux qui
ajoute une très belle couleur à la chanson "Le
prochain amour" de Jacques Brel. La chanteuse nous invite
à voyager en fait alternativement entre la France et l'amérique
latine avec sept titres français de Clerc, Brel, Nougaro,
Ferré, Trénet, Leforestier, Legrand, auquels répondent
cinq titres brésiliens ou argentins...cliquez
ici pour lire la suite, voir trois vidéos et
écouter des extraits
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Il est de plus en plus fréquent de rencontrer des formations
de jazz sans leader désigné, ce qui s'explique tout
à fait dans ce milieu où l'improvisation tient une
place primordiale, cependant, pour les amateurs de piano, et sans
ôter quelque mérite que ce soit aux deux autres musiciens,
il est intéressant de savoir que c'est le pianiste Jean
Kapsa qui signe ici six des dix compositions, trois autres étant
du contrebassiste Antoine Reininger, dont l'une "Hypnose"
débute par un solo au... piano très prenant (à
écouter plus bas dans un clip), enfin une seule mais particulièrement
réussie par sa rythmique également très prenante
: "risée" est signée par le batteur
Maxime Fleau. Une somme de compositions toutes originales donc
pour ce bel album à l'image floue bleutée dont le
titre Parhélie, explique Jean Kapsa dans l'entretien ci-dessous,
est : "une sorte de métaphore visuelle de ce trio
et de la façon dont nous concevons notre musique. Le soleil,
cette "Sphère" se divisant en trois soleils pour
les trois musiciens. Le halo solaire pourrait être la bulle
dans laquelle nous invitons les gens à nous rejoindre le
temps d'un disque ou d'un concert. La difficulté
d'observer directement le phénomène sans être
ébloui correspond à la part de mystère de
notre musique, à la fois éclatante et floue."...cliquez
ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter
des extraits
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Lors d'un précédent entretien Philippe Bianconi
confiait : "J'ai toujours beaucoup aimé Debussy,
sans toujours bien le comprendre, mais plus j'avance et plus je
vois en lui un des plus grands génies de l'histoire de
la musique." aussi est-il logique de le retrouver cette
fois dans un disque consacré à ce compositeur qu'il
a choisi d'enregistrer après l'intégrale d'un autre
compositeur français qui lui tient aussi beaucoup à
coeur : Ravel.
Philippe Bianconi présente ici un programme d'oeuvres que
Debussy composa d'ailleurs à une époque similaire
à celle où Ravel a écrit une grande partie
de ses oeuvres pour piano les plus marquantes, puisque ce programme
regroupe des oeuvres produites sur quatre années essentielles
pour la production pianistique de Debussy : de 1903 à 1907.
Ces oeuvres furent aussi très appréciées
de Ravel ainsi c'est lui-même qui assura la création
de "...d'un cahier d'esquisses" le 20 avril 1910
à l'occasion du concert inaugural de la Société
de musique indépendante, Salle Gaveau. Cette très
belle pièce que vous pourrez écouter plus bas dans
cette page inaugurait aussi dans la production pianistique de
Debussy l'écriture sur trois portées. Sachant que
les images que chacun peut... imaginer dans cette pièce
sont source , comme souvent dans la musique de Debussy, de discussion
contradictoires (certains musicologues font un rapprochement avec
des Habaneras de la même époque , d'autres trouvent
qu'il traduit plutôt dans cette pièce l'air du large
et la pulsation marine... libre à vous bien sûr d'y
voir ce que vous voudrez mais par contre ne vous échappera
certainement pas le talent du pianiste Philippe Bianconi à
maintenir captivé lors de cette écoute, bien que
cette pièce ait un caractère improvisé et
soit aussi très libre. En effet son interprétation
offre avec subtilité tous les frémissements et vibrations
de cette musique.
Philippe Bianconi a bien voulu répondre à nombreuses
questions au sujet de ce disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Bach constitue souvent le "pain quotidien" des pianistes,
et c'est d'ailleurs comme tel que la pianiste Célimène
Daudet, lauréate de plusieurs concours internationaux,
l'a découvert dans son enfance, relatant qu'elle l'a abandonné
quelques années avant d'y revenir grâce à
d'autres compositeurs : Franck, Mendelssohn, Busoni et ses transcriptions
de Bach.
Dans son premier disque, qui vient de paraître chez le label
Arion, et dont le programme s'est imposé à elle,
Célimène Daudet raconte son propre cheminement vers
Bach, grâce à certains de ses héritiers romantiques
qui lui ont ouvert la voie
Une histoire musicale dont l'introduction
: une transcription d'un choral de Bach par Busoni à la
mélodie sereine et sonorité imposante, proche de
l'orgue, nous impose à nous auditeurs le silence et l'écoute...
s
Avec le prélude de Mendelssohn qui suit, impossible de
s'échapper du flot d'arpèges en triple croches,
véritable torrent de musique, houle mouvante donnant place
dans la fugue à une vague ascendante conduisant à
renfort d'accélérations et d'un choral qui s'y cache
(non annoncé dans le titre) jusqu'aux plus belles lumières...cliquez
ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir
une vidéo
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"Tarkovsky Quartet" est le dernier volet de
la trilogie réalisée en hommage au cinéaste
Andreï Tarkovsky (ou Tarkovski) par François Couturier
accompagné des mêmes musiciens pour le premier volume
"Nostalghia - Song for Tarkovsky" et ce dernier disque
, et par contre seul pour le second volume "un jour si blanc".
Si les musiciens sont identiques, François Couturier a
souhaité cette fois réaliser un projet plus orchestral
que le premier disque qui était plutôt une succession
de duos et trios explique-t-il dans un nouvel entretien, voir
plus bas. L'auteur du livret Charles H. de Brandes quant
à lui décrit cette musique comme "Douze
ballades poétiques où le piano, le violoncelle,
l'accordéon se lèvent, se répondent, s'embrasent,
s'effacent, reviennent... Où le battement comme d'un coeur
et les sons les plus imperceptibles tracent un monde où
plane l'âme, son appel, son rêve. De grandes ailes
s'ouvrent, se déploient, se replient. L'image de danseurs
nous vient à l'esprit." Il est vrai que tous les
instruments sont beaucoup plus présents dans cet enregistrement,
offrant une sonorité plus riche, et la dynamique qui résulte
porterait en fait plus à considérer celui-ci comme
douze scènes d'une oeuvre unique, tel un film imaginaire,
que douze pièces isolées. Certes les douze pièces
ne sont cependant pas uniformes ainsi toutes ne sont pas mélodiques
et sans doute il ne serait probablement pas facile pour des danseurs
d'évoluer sur "San Galgano", "Mouchette",
"Apocalypse" mais comme la musique a le droit,
et même le quasi devoir, d'offrir des silences, la danse
contemporaine peut aussi tout à fait fonctionner avec des
temps d'arrêt, justement propices à des arrêts
sur images...cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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Le pianiste Adam Laloum n'a pas eu un parcours traditionnel,
sa première rencontre avec le piano à l'âge
de six ans n'a duré qu'une heure, le professeur ayant rapidement
jugé qu'il n'était pas fait pour jouer de cet instrument
parce qu'il était... trop agité ! Heureusement quatre
ans plus tard une personne de sa famille a trouvé le moyen
de canaliser cette agitation puisqu'il s'est alors mis à
apprendre tout seul simplement après avoir jouer avec elle
la "Lettre à Elise" de Beethoven. Adam
Laloum a ensuite travaillé avec d'autres professeurs qui
n'ont pas non plus toujours été sur la même
longueur d'onde que le jeune homme que l'on devine certes d'une
forte personnalité puisqu'il confie à l'occasion
d'un entretien pour la sortie de ce disque, qu'il ne fonctionne
que instinctivement, jouant avec son coeur, et sans appliquer
de méthodes rigoureuses, mais à long terme ce caractère
se révèle, faut-il s'en surprendre, plus un atout
qu'un défaut pour interpréter des oeuvres au piano.
Parmi ses professeurs d'ailleurs quelques uns ont su, confie-t-il,
le réconcilier avec la musique, ainsi la pianiste Claire
Désert qui a sorti en début d'année un disque
également consacré à des oeuvres de Brahms
et Robert et Clara Schumann, c'est donc avec l'un de ses élèves,
dont le talent est aujourd'hui reconnu , il est notamment lauréat
du premier prix au concours Clara Haskil en 2009, que le label
Mirare a choisi de compléter ses enregistrements de ce
compositeur qui était à l'honneur lors de la dernière
Folle journée de Nantes. A écouter ce disque Brahms,
et à voir le pianiste en concert, l'on mesure le chemin
parcouru par Adam Laloum depuis cette anecdote de son enfance...cliquez
ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir
une vidéo
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Le deuxième album du trio du pianiste hollandais Edwin
Berg, a certes une pochette moins attractive que son précédent
disque( sélectionné pour noël 2010) avec cette
fois en illustration une station service d'essence même
si les couleurs lumineuses en sont splendides, l'augmentation
du prix du pétrole nous donne de moins en moins envie de
nous attarder dans ce lieu au risque d'avoir une "note salée"...
mais il ne faut pas bien sûr s'arrêter à ces
simples considérations... et au contraire allez voir quel
or noir se cache dans la musique du trio d'Edwin Berg qui s'est
déjà fait remarquer par son précédent
disque Perpetuum (soit A perpuétuité). Point de
titre significatif, du moins en apparence, pour ce nouvel album
: "Vol. II ou Volume deux"... que chacun analysera
comme bon lui semblera, le premier morceau de l'album "Meditatie
" s'avérant tout à fait propice à un
court temps pour la réflexion ou de méditation.
Celui-ci est une des rares compositions d'Edwin Berg qui ne signe
en fait, on pourrait le regretter à l'écoute de
ce "Meditatie", que deux autres titres(Doe maar et
Carroussel) mais Eric Surménian et Fred Jeanne ont
eux aussi chacun apporté des compositions personnelles
, notamment un très beau morceau du contrebassiste : "les
trois soeurs de Salamanca" aux splendides couleurs orientales,
cependant c'est la reprise de la très triste chanson "Ma
dernière volonté " de Serge Reggiani qui
fait de ce disque un "disque du moment" parmi ceux à
sortir actuellement... Oui , l'or noir se cache là ...
et dans une autre émotion ultime,reprise d'une chanson
co-écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein , au
nom d'une jolie fleur blanche "Edelweiss"qu'Edwin
Berg offre en piano solo...cliquez
ici pour lire la suite, écouter des extraits et voir
une vidéo
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Surprenant hasard de programmation, ce disque illustré
d'une photographie de Philadelphie, ville dont est originaire
la chanteuse noire américaine Denise King, et au titre
"No tricks", autrement dit en français
" pas de truc", "pas de ruse"
ou "pas de coup fourré"... est le disque
du moment, en cette semaine où l'actualité interroge
précisément une majorité de français
sur un éventuel "coup monté" aux Etats
Unis... Mais que l'on n'imagine pas là une quelconque allusion
à ces évènements car c'est un véritable
hasard oui puisque Olivier Hutman a fait parvenir ses réponses
concernant tant ce disque paru en avril 2011 que son parcours
avant ces événements... Le titre de l'album, est
ici le simple raccourci de l'une des chansons de ce disque, que
vous pourrez écouter intégralement plus bas dans
un fichier audio youtube : "No tricks baby please"
signé conjointement par le pianiste/arrangeur/compositeur
et sa femme Viana Wember-Hutman qui en a écrit les paroles,
paroles où ne plane aucun doute sur l'amour déclaré
dans ce texte. Le couple signe aussi un autre titre particulièrement
émouvant, moins swingant et avec un texte plus triste :
"Waiting for the sandman". Denise King a également
écrit les paroles de plusieurs chansons, ainsi celle d'une
autre très belle chanson nostalgique "Remember"
et de "Naalaiya" , que vous pourrez aussi écouter
entièrement ...cliquez
ici pour lire la suite, écouter ces extraits et voir
une vidéo
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Le pianiste Tristan Pfaff dans son premier disque paru il y
a environ deux ans avait notamment mis au programme de celui-ci
une transcription par Arcadi Volodos de la Rhapsodie hongroise
n°13 de Franz Liszt, ce nouveau disque, publié par
le label Aparté et labellisé disque officiel de
l'année Liszt 2011, débute par une autre Rhapsodie
de Liszt dans un arrangement de Vladimir Horowitz cette fois.
[...] La simple lecture de la liste des oeuvres de cet enregistrement,
aux multiples langages, laisse déjà imaginer une
partie de l'étendue de son inspiration. Tristan Pfaff a
conçu cet album dans l'esprit d'un récital (ou "soliloque"
selon l'expression de Liszt) et choisi de jouer celles-ci pour
la simple raison qu'il les aime, explique-t-il à l'occasion
d'un nouvel entretien. Un plaisir évident comme on peut
le voir grâce à deux extraits vidéos très
récemment enregistrés, un plaisir qu'il communiquera
à ses auditeurs, qu'ils découvrent ou non Liszt
à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, peut-être
cela donnera envie encore à certains d'entre eux aussi
de partager cette musique en la transcrivant à leur tour
comme l'a fait Volodos mais on devine bien que cela est loin d'être
facile. Liszt, s'il eût été immortel, aurait
encore peut-être lui-même repris certaines de ses
propres oeuvres comme il le fit souvent. Franz Liszt les prolongea
aussi parfois ainsi "Venezia e napoli" a été
ajouté en complément à sa "deuxième
année de pélérinage" et comportait
quatre pièces dans une première version parue en
1840 mais en 1859 Liszt ne conserva que deux d'entre elles avec
des modifications (Gondoleria et Tarentella) et en ajouta une
nouvelle : "Canzone", cette dernière n'est
peut-être pas la plus réussie des trois mais les
deux autres sont vraiment magnifiques. Autre très bel exemple
de reprise par Franz Liszt lui-même : celle de l'extrait
que vous pourrez également écouter : "Valse-Impromptu",
publiée en 1852, qui est une version développée
de sa "Valse favorite"composée en 1842,
résultat d'un travail très minutieux, certains musicologues
la considère comme un objet d'art, Tristan Pfaff nous permet
ici d'admirer toutes les facettes contrastées de cette
pièce comme de toutes celles de l'ensemble de son programme
réalisé avec un art de l'équilibre nous offrant
de Liszt un beau portrait de pianiste virtuose mais aussi de poète....
cliquez ici pour lire l'article complet, écouter un
extrait et voir deux vidéos
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Voici près de deux ans que Shani Diluka, qui a déjà
eu l'occasion d'enregistrer en 2006 le concerto de Grieg avec
l'Orchestre National de Bordeaux dirigé par le chef d'Orchestre
Norvégien Eivind Gullberg Jensen, a commencé une
nouvelle collaboration avec cet orchestre désormais sous
la direction de Kwamé Ryan, afin de réaliser l'enregistrement
de l'intégrale des concertos de Beethoven, ce premier disque
qui regroupe les concertos n°1 et 2 inaugure donc cette intégrale.
Deux ans cela peut sembler long mais l'on a déjà
pu mesurer par ses précédents disques combien la
pianiste est passionnée dans tout ce qu'elle réalise
allant toujours au delà du simple engagement musical et
c'est pour elle cette fois-ci une "quête personnelle"
confie-t-elle dans l'introduction du disque qu'elle a rédigée.
Deux ans cela peut aussi sembler court pour des oeuvres aussi
riches, ainsi après la publication de ses deux concertos
Beethoven écrivit au sujet de ceux-ci «"Je
veux mettre dans lembarras tous les pianistes",
indique Jorge Chaminé qui a également écrit
une partie du livret... Bien sûr Shani Diluka joue ces concertos
depuis bien plus nombreuses années et c'est donc ici aussi
pour la pianiste l'occasion de revenir sur son parcours avec de
grands maîtres du piano...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Le pianiste Jean-Marc Luisada est très connu comme l'un
des meilleurs interprètes de Chopin de sa génération
et, après un enregistrement des mazurkas de ce compositeur
parus l'année dernière, il comble cette fois encore
plus son public avec un disque regroupant ce que l'on peut désigner
sans doute comme les plus belles oeuvres de Chopin : les Ballades,
auxquelles il a ajouté trois autres oeuvres également
très appréciées : deux célèbres
nocturnes et l'andante spianato et grande polonaise opus 22...
Bref un très beau disque à ne manquer sous aucun
prétexte car Jean-Marc Luisada offre ici des interprétations
très mûries qu'il a souhaité très naturelles
et elles vont droit au coeur ! Si l'on étiquette souvent
Jean-Marc Luisada comme pianiste qui aime Chopin, il est une autre
"étiquette" qu'on pourrait lui ajouter, outre
celle d'interprète remarquable de nombreux autres compositeurs,
c'est celle de pianiste qui aime le Japon... En effet ce disque,
comme ses précédents disques Chopin également
parus chez Sony Music, a été enregistré au
Japon, après une tournée, car c'est un pays où
il joue régulièrement depuis plus de 25 ans. Il
considère même le Japon "comme son deuxième
pays", confie-t-il à l'occasion d'un nouvel entretien
à l'occasion de la sortie de ce disque mais aussi d'une
autre actualité : une série de concerts qui lui
tient énormément à coeur et dont il est l'initiateur
: "Tous en scène pour le Japon" , une
journée spéciale de cinq concerts le 30 avril 2011,
salle Gaveau à Paris qui réunira cent artistes de
grande notoriété.... cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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S'il est un compositeur à écouter à Pâques...
c'est assurément Bach, certes les deux mots sonnent bien
ensemble (du moins si l'on prononce son nom à la française)
mais c'est surtout parce que celui-ci a composé pour différentes
chapelles et églises que sa musique d'essence chrétienne
se prête particulièrement à une écoute
pour cette fête religieuse. Or le label Sony sort justement
deux compilations de grands maîtres du piano : Murray Perahia
: les concertos et Glenn Gould, nombreux enregistrements légendaires
du pianiste disparu, mais pas les concertos !... deux coffrets
qui se complètent donc fort bien....cliquez
ici pour lire la suite, voir deux vidéos et
écouter des extraits
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Ce disque édité par le label Intégrale
est le premier disque commercialisé du pianiste Ali Hirèche
qui a déjà eu l'occasion d'avoir des disques édités
mais uniquement dans le cadre de concours dont il a emporté
des prix.
Il faut dire qu'outre ces prix Ali Hirèche a pu depuis
longtemps déjà faire les preuves de son talent et
l'on peut lire sur son site une recommandation qui date de 2007
du pianiste Aldo Ciccolini et notamment ces termes très
élogieux : "Il m'est agréable de déclarer
que ce pianiste témoigne non seulement d'une sensibilité
musicale rare aujourd'hui mais aussi de moyens instrumentaux exceptionnels
ce qui me laisse présager pour lui un avenir pianistique
de premier plan".
Dans la vidéo de promotion de ce disque que vous pourrez
voir ci-dessous, Ali Hirèche interprète une oeuvre
réputée comme très difficile en terme de
difficulté technique : les variations opus 35 volume 2
de Brahms ce qui vous permettra de juger de ses qualités
indéniables ! Ces variations Clara Schumann les qualifia
"de sorcier". Alors Ali Hirèche est-il un sorcier
du piano ?... à vous d'en juger mais les deux extraits
des opus 9 et 21 que vous pourrez également écouter
montre qu'il a bien quelques pouvoirs magiques dans ses doigts
qui semblent parfois voler dans l'air ! Ali Hirèche n'a
pas de balai ni de chat mais un chien qu'il a choisi d'appeler
... Brahms ! (vous pouvez les voir en photographie plus bas) c'est
dire aussi combien ce compositeur fait partie de sa vie...
Ali Hirèche a bien voulu répondre à quelques
questions pour présenter son disque...cliquez
ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter
deux extraits
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Iiro Rantala est parait-il le pianiste de jazz finlandais le
plus connu dans son pays, et il a déjà publié
neuf albums en trio mais en France on le découvre aujourd'hui
par ce disque piano solo qui est également son premier
enregistrement pour le label de jazz allemand ACT, et c'est une
très belle découverte ! Huit des dix morceaux de
cet album sont des compositions originales hormis un standard
"Bluesette" qui a rendu célèbre
le musicien belge Toots Thielemans mais que Iiro Rantala dédie
à Oscar Peterson car, explique-t-il, il le considère
comme un des pères du piano jazz ; et un standard
de Charlie Parker "Donna Lee" qu'il dédie
à ... Art Tatum parce que, explique-t-il encore, bien que
Charlie Parker disait qu'il en était l'auteur celui-ci
avait été écrit par Miles Davis, une façon
de concilier les deux en fait parce que l'un comme l'autre admirait
Art Tatum dont ils se demandaient comment cet homme presque aveugle
pouvait jouer aussi bien des improvisations presque aussi difficiles
que les compositions de Rachmaninov indique-t-il encore...
Oui c'est vrai, cela semble compliqué sur le "papier"
ou plutôt à lire la pochette de son disque, en anglais,
et on pourrait aussi parfois croire à un poisson d'avril...
mais en fait c'est simple car derrière ses "héros
disparus" auxquels il dédie chacun des titres et où
s'en cachent souvent d'autres c'est finalement Iiro Rantala lui-même
qui apparait humblement comme le véritable héros
de cet album qui raconte nombreuses histoires. Héros tantôt
sombre rêveur tantôt joyeux farceur, ce qui n'est
pas sans faire penser , encore, à un autre héros
aussi disparu : Schumann , par la dualité de son
caractère, Iiro Rantala rend un bel hommage très
personnel à tous les musiciens qui ont compté pour
lui et l'ont magnifiquement inspiré ....cliquez
ici pour lire la suite et voir deux vidéos
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La pianiste Etsuko Hirose qui a joué à l'âge
de six ans seulement le Concerto pour piano n°26 de Mozart
et qui après des études au CNSMD de Paris, a été
lauréate de plusieurs concours(voir plus bas sa biographie)
, a eu , explique-t-elle en préambule de ce disque, la
joie de rencontrer Faycal Karaoui et l'Orchestre de Pau Pays de
Béarn en mars 2010 lorsqu'elle a du interpréter
à la place de Nelson Freire le concerto de Schumann. Cet
enregistrement live où l'on retrouve ce concerto de Schumann
a été effectué quelques mois plus tard, en
novembre 2010 et regroupe ce concerto avec une autre oeuvre concertante
de ce même compositeur et le plus célèbre
des deux concertos composés par Liszt, dont tout le monde
sait désormais que l'on célèbre le bicentenaire
de naissance cette année. Ce disque a d'ailleurs obtenu
le label "Liszt 2011"..cliquez
ici pour lire la suite
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Le pianiste et musicologue Georges Beriachvili a choisi d'enregistrer
un programme qui survole environ deux cents ans dhistoire
de la musique du piano allemand de Bach à Brahms. Ce voyage
à travers les époques baroque, classique et romantique
avec les six plus célèbres compositeurs allemands
permet de mesurer ce que chacun d'entre eux a pu apporter à
la musique pour piano durant cette période considérée
comme lâge dor du piano allemand. C'est un disque
qu'il a construit, explique-t-il dans l'entretien ci-dessous comme
"un "modèle réduit " de toute
cette immense filiation germanique. Un tout petit échantillon,
mais qui reflète tous les moments cardinaux (dans la mesure
du possible) : c'est-à-dire, les états, les expériences,
les vécus et les pensées de l'âme humaine
que cette filiation a incarnés en musique". [...]
En fait le choix de l'extrait à mettre en écoute
est fort difficile car ce programme est fort bien construit ainsi
l'adagio qui suit cette Toccata qui débute la sonate en
mi bémol majeur écrite par Mozart en 1774, et là
spécifiquement pour le piano, est un cas rarissime de premier
mouvement lent et de plus très poétique, c'est celui
que vous pourrez écouter plus bas dans cette page. Georges
Beriachvili qui a choisi de jouer avec des sonorités très
cristallines tout au long du programme pour mettre en valeur le
contenu de ces oeuvres trace une ligne artistique musicale d'une
originale clarté éclairant ces oeuvres sous un angle
nouveau ! Le widget mis en complément vous permettra d'écouter
des extraits de l'ensemble de ce récital allemand...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Le pianiste Xavier Thollard qui n'a pas trente ans signe ici
son troisième disque, et son premier piano solo. Alors
qu'il a déjà fait ses preuves dans nombreux concours
(Martial Solal à Paris notamment ) ce disque est autoproduit...
et mérite un coup de pouce car Xavier Thollard qui aime
le jazz depuis qu'il a précisément écouté
des standards comme ceux qu'il a choisis pour son nouvel album
n'est pas un pianiste tout à fait comme les autres : il
est par ailleurs ingénieur études et recherche dans
le domaine de la construction, risques et développement
durable... c'est dire tout le dynamisme, la passion et la force
de volonté dont il doit faire preuve pour réussir
à mener à bien ses projets musicaux car il donne
aussi nombreux concerts dans différentes formations ! Un
dynamisme qui se ressent d'ailleurs tant dans ses "interprétations"
de standards que dans ses deux compositions originales dont l'une
fort réussie "Condate" inspirée
par sa ville natale Rennes (appelée "Condate"
à l'époque gauloise), il faut préciser qu'avant
le piano Xavier Thollard a d'abord étudié les percussions
et cela se ressent particulièrement dans son jeu effectivement
percussif comme dans son autre composition tout aussi réussie
"Stable au funk" . Pour Xavier Thollard le jazz
est bien évidemment avant tout un plaisir, un plaisir qu'il
communique fort bien par cet enregistrement, ainsi un des titres
"Jive at five" a été également
enregistré en concert et permet de mesurer doublement l'art
de ce passionné ! Xavier Thollard a bien voulu répondre
à quelques questions..cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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Le pianiste François-Frédéric Guy dont
on attendait l'enregistrement de l'intégrale des sonates
de Beethoven qu'il a déjà donné plusieurs
fois en concerts avait aussi à coeur d'enregistrer un album
pour le bicentenaire de Liszt, un compositeur qui tient également
une place essentielle dans son répertoire depuis nombreuses
années puisqu'on avait déjà pu le voir dans
ce même programme dans un DVD enregistré à
la Roque d'Anthéron en 2003. Zig Zag Territoires, avec
qui il commence une collaboration, lui a offert la chance de réaliser
ce double disques d'oeuvres dont il a pu faire mûrir son
interprétation depuis des années, avant de réaliser
avec ce label l'intégrale des sonates de Beethoven dont
le premier volume sortira cet automne.
Des projets qui en fait ne sont pas si éloignés
puisque la sonate en si mineur constitue en effet pour François-Frédéric
Guy le sommet de l'oeuvre de Franz Liszt et la seule sonate pour
piano digne de succéder à la «Hammerklavier»
de Beethoven qu'il a aussi déjà enregistrée
deux fois. Cette sonate n'est pas construite comme une sonate
classique les mouvements s'enchaînant comme un grand ensemble.
Vous pourrez en écouter un extrait plus bas dans cette
page, extrait dont l'extraordinaire tension vous donnera certainement
envie d'entendre la suite car c'est là sans doute un des
talents acquis par le pianiste au fil de ses années de
travail : parvenir à nous raconter cette histoire, qu'il
conçoit comme un flash back, de façon extrêmement
captivante tout au long de cette oeuvre gigantesque(plus de 30
minutes)...cliquez ici pour
lire la suite et écouter l'extrait
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La pianiste d'origine polonaise et italienne Corinne Kloska
a une double actualité : elle sort ce mois-ci un disque
qu'elle avait envie d'enregistrer depuis longtemps : autour des
Scherzi de Chopin, accompagnée par le ténor Xavier
Le Maréchal sur deux mélodies et elle donnera un
concert le 16 mars 2011 à 19h30 à l'Auditorium St
Germain 4 rue Félibien 75006 Paris avec au programme Chopin
-Liszt. Ce concert sera l'occasion pour elle de présenter
des oeuvres de ce disque mais découvrez dès à
présent celui-ci à travers la reproduction de l'entretien
du livret publié avec l'aimable autorisation du label Plusloin
music et quelques extraits choisis... ainsi des extraits des troisième
et quatrième scherzi très contrastés comme
l'explique Caroline Koska qui en exprime les différents
langages musicaux avec une grande expressivité. Elle a
choisi d'associer aux scherzi des pièces plus rares ou
de rappeler d'autres grandes uvres qui leur sont contemporaines
ainsi la Polonaise Héroique ou deux mélodies effectivement
peu connues chantées par Xavier Le Maréchal, vous
pourrez également en écouter un extrait....cliquez
ici pour lire la suite et écouter les extraits
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De plus en plus souvent des rencontres entre musiciens jazz
et classique sont actuellement produites à l'initiatives
des labels ou des organisateurs de concerts afin de faire partager
le plaisir de l'écoute de l'une et l'autre a un plus large
public. Le pianiste Francis Lockwood qui a été à
toutes les écoles : classique, jazz, rock... qui apprécie
donc et joue déjà tous ses styles musicaux depuis
longtemps a eu l'idée originale de réaliser cette
rencontre avec lui-même autour de Bach (hormis pour la Chaconne
arrangée avec deux invités). Avec humilité,
sans prétendre avoir les qualités d'un pianiste
classique Francis Lockwood se propose simplement d'alterner dans
cet album des compositions originales de Bach, qu'il interprète
à sa manière, en accentuant le swing, avec ses propres
improvisations qui lui sont inspirées par les préludes
et fugues qu'il a sélectionnés. Une belle façon
de rendre hommage à la puissance créatrice de Bach
qu'il reconnait ne pas avoir spontanément aimé dans
son adolescence mais qui ne le quitte plus depuis nombreuses années
après avoir pu mesurer sa "richesse et sa proximité
avec le jazz" ainsi confie-t-il dans un entretien ( voir
ci-dessous) à l'occasion de la sortie de cet album qui
contribuera sans aucun doute à ouvrir des portes entre
les musiques. Majoritairement à partir de préludes
le pianiste offre ici un beau voyage intertemporel, où
l'on a plaisir à retrouver quelques paysages connus (rappelés
dans un premier temps) cachés derrière les propres
notes du pianiste qui en élargit le champ sous une perspective
très attrayante...cliquez
ici pour lire la suite et écouter deux extraits
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Ce disque n'est pas un disque commercialisé mais est
un disque "carte visite" sponsorisé par le cabinet
de conseil en placement "Global Private Equity" qui
affirme ainsi son soutien à la promotion de jeunes talents.On
ne peut que féliciter Patrick Petit qui en est le président
pour avoir remarqué et choisi de soutenir le talent de
la pianiste russe, désormais installée en France,
Anastasya Terenkova qui a montré dès l'âge
de six ans des prédispositions pour la musique et a rejoint
la fameuse Ecole Spéciale de Musique pour enfants surdouées
" Gnessine's " à Moscou - où sont passés
avant elle.... Evgeni Kissin, Boris Beresovsky. Elle a poursuivi
ses études au Conservatoire national de musique et danse
de Paris auprès de prestigieux professeurs et il est vrai
qu'elle a aussi déjà reçu nombreux éloges
de la part de ceux qui ont pu l'entendre en concert. J'ai choisi
avec l'aimable autorisation de Global Private Equity de diffuser
plusieurs extraits qui vous permettront de découvrir son
jeu effectivement remarquable, sa palette sonore extraordinaire
dans l'interprétation des trois compositeurs qu'elle a
choisis.La jeune pianiste a d'ailleurs déjà reçu
nombreux éloges tout à fait mérités.Son
interprétation des "Tableaux d'une exposition de
Moussorgsky" est un véritable feu d'artifice de
couleurs éclatantes et contrastées, il est vrai
que, ainsi le confie-t-elle dans l'entretien qui suit, elle rêvait
de jouer cette oeuvre depuis toujours et à chaque fois
qu'elle l'écoutait au piano elle ressentait une émotion
extrêmement forte, cette émotion c'est aujourd'hui
Anastasya Terenkova qui nous la transmet dans une interprétation
tout simplement éblouissante ! Et elle émeut tout
autant mais pour différentes raisons dans les sonates de
Scarlatti dont elle a sélectionné un panel alternant
les rythmes lui permettant de mettre en valeur tant sa virtuosité
technique que sonore, et enfin les mazurkas de Chopin dont elle
exalte la poésie avec une infinie tendresse.....cliquez
ici pour lire la suite et écouter nombreux extraits
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Simplement et avec tendresse... ces instructions données
pour la troisième pièce de "Humoresque"
sont sans doute ce qui pourrait aussi le mieux qualifier l'interprétation
très poétique de Piotr Andersewski même si
le pianiste sait aussi se montrer vif dans les pièces plus
animées comme la troisième pièce des Chants
de l'aube" , il en demeure que l'impression générale
de ce disque qui a reçu nombreux éloges, il est
vrai très largement mérités, est le sentiment
de rêverie intérieure que Piotr Andersewski partage
à travers son dixième disque, le premier consacré
à ce compositeur qui lui sied parfaitement pourtant. Un
très beau voyage dans le monde intérieur d'un Schumann
non pas fou, qualificatif sans véritable signification
(il faut dire qu'après trois jours de "folle journée"
à Nantes ce qualificatif semble d'un tout autre sens ici)
mais interrogatif, anxieux, nerveux et désespéré.
Un disque très émouvant bien sûr vous l'aurez
compris...cliquez
ici pour en savoir plus et écouter des extraits et
voir une vidéo
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Interviewée l'année dernière lors de la
sortie d'un disque d'une oeuvre de Beethoven la pianiste MUZA
Rubackyté avait indiqué qu'elle était d'abord
Lisztienne : "C'est à l'âge de 10 ans que
j'ai joué mon premier Liszt -Rhapsodie hongroise N°6.
Et j'ai jamais pu me séparer de ce compositeur. C'est cette
générosité, cette immense gamme de sentiments,
cette franchise, cette sincérité qui me séduisent
chez Liszt. L'homme hors du commun, d'une ouverture d'esprit immense,
romantique jusqu'au bout des pensées." , aussi
ne faut-il pas s'étonner qu'en cette année de bicentenaire
de la naissance du compositeur elle soit grandement impliquée
dans sa célébration.Ainsi MUZA Rubackyté
se produira durant toute l'année 2011 sur les plus prestigieuses
scènes parisiennes (salle Gaveau à Paris le 11 mars,
Opéra Bastille le 4 juin) et dans de nombreux festivals
en France et à l'étranger. Les publics de très
nombreux pays l'accueilleront, sur plusieurs continents. Le label
Lyrinx a décidé de ré-éditer ce coffret
de trois CD de son enregistrement d'une oeuvre essentielle de
ce compositeur : Années de pélerinage, vaste
journal de voyage en musique dont la composition s'étend
sur une quarantaine d'années(1836-1887) dans lequel Liszt
exprime sa recherche d'absolu , dans l'amour et dans l'art auprès
de Marie d'Agoult puis en Dieu auprès de Carolyne Wittgenstein.
Un programme que MUZA Rubackyté aura d'ailleurs l'occasion
de jouer de nouveau puisque que pour certaines manifestations
du bicentenaire elle interprètera l'intégrale des
Années de Pèlerinage en trois concerts successifs
en une seule journée. Ce qu'elle a d'ailleurs eu déjà
l'occasion de réaliser... Cet enregistrement a récemment
été choisi par un jury de spécialistes sur
une radio, il est donc à (re)découvrir pour plonger
dans l'univers de Liszt...cliquez
ici pour lire la suite dont une nouvelle interview
de MUZA Rubackyté et écouter un extrait
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Ce nouveau disque du label lyrinx qui ouvre souvent ses portes
aux jeunes talents permet de découvrir un duo original
d'un flûtiste, Jocelyn Aubrun, et d'une pianiste, Aline
Piboule qui a bien voulu répondre à quelques questions
à l'occasion de la sortie de ce disque.
La plupart des oeuvres du programme de ce disque doivent leur
existence à Paul Taffanel (1844-1908) qui a créé
l'école française moderne des flûtistes expmlique
Jean-Yves Bras auteurdu livret. Il fût un des premiers à
mener une carrière de flûtiste, en complément
à celle de chef d'orchestre, et à ce titre à
susciter auprès des compositeurs de son temps des oeuvres
pour cet instrument. ainsi Philippe Gaubert qui fût un de
ses élèvee composa nombreuses oeuvres pour la flûte
dont seulement trois sonates pour piano et flûte ce qui
n'est finalement pas considérable. Fauré dédia
à Taffanel sa Fantaisie. Gabrie Pierné avait à
l'origine écrite sa sonate pour piano et violon puis l'a
transcrite pour flûte et piano, et le 'Prélude
à l'après midi d'un faune' de Debussy était
à l'origine une oeuvre orchestrale. Koechlin son élève
a écrit une seule sonate pour flûte et piano. Des
instruments donc peu souvent associés et pourtant comme
l'indique Aline Piboule qui partage ses oeuvres avec enthousiasme
: "On pourrait dire que ce disque apporte profondeur et
légèreté, apaisement...et joie !"...
que demander de plus ? Découvrez quelques uns de ces effets
dans l'extrait plus bas dans cette page !...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Si vous avez envie d'entendre un compositeur peu souvent enregistré...précipitez-vous
sur ce disque, Frédéric Vaysse-Knitter d'origine
polonaise a en effet choisi d'enregistrer un compositeur également
d'origine polonaise mais dont la notoriété est très
loin derrière celle de Chopin, et l'on peut se demander
pourquoi mais il est vrai que rien que son nom pose problème
à être mémorisé : Karol Szymanovski.
Ce nouveau disque de Frédéric Vaysse-Knitter sort
plus de quatre ans après le précédent, hormis
un disque en trio, ce qui semble un délai excessivement
long au regard du talent de ce pianiste, est plus particulièrement
consacré aux oeuvres de jeunesse du compositeur, il est
vrai que ce sont là d'ailleurs les oeuvres les plus abordables
que ce compositeur a composées....cliquez
ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir
une vidéo
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Le Trio Wanderer se place dans le registre élégiaque
afin de nous faire découvrir la musique de chambre de Franz
Liszt, ce qui peut certes paraître une musique un peu...
triste alors que débutent les festivités du bicentenaire
du compositeur mais registre dans lequel celui-ci a composé
ses plus belles oeuvres de musique de chambre, comme l'explique
le pianiste Vincent Coq à l'occasion d'un nouvel entretien
pour la sortie de ce disque. Les oeuvres de musique de chambre
de Liszt sont d'ailleurs relativement rares en comparaison au
nombre d'oeuvres pour piano seul et le Trio Wanderer a choisi
de l'associer avec un compositeur qui s'exprime aussi magnifiquement
dans ce registre élégiaque et dont d'ailleurs Liszt
fût le seul à admirer le trio op.15 ce que l'on a
peine à croire aujourd'hui...
cliquez ici pour lire la suite, écouter un
extrait et voir une vidéo.
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Après avoir conquis nos oreilles avec de douces et belles
mélodies en compagnie de son ami contrebassiste Julien
Duthu dans un premier disque paru chez le label Plus loin music
en 2008, le pianiste Rémi Panossian revient cette fois,
toujours sous ce même label, et avec de nouvelles compositions
originales, nous réveiller énergiquement accompagné
de deux autres musiciens du sud de la France comme lui. Fort heureusement
les mélodies dont il a le secret n'ont pas disparues et
l'on se laisse très volontiers prendre au jeu plus rythmé
certes mais toujours illuminé d'un beau lyrisme. Les sources
d'inspiration de Rémi Panossian pour cet enregistrement
sont très diverses ainsi peut-on le découvrir dans
une nouvel entretien à l'occasion de la sortie de ce disque(voir
ci-dessous) et la musique est tout autant variée, Rémi
Panossian surprend avec un jeu nerveux qu'on ne lui connaissait
pas dans son précédent disque ainsi dans les titres
"Insomnia" et "Schedule", ce
n'est aussi que pour mieux apaisé celui-ci dans les compositions
que lui ont inspiré les deux femmes de sa vie : "Sérénade"
et ""Two girls" . Et comme son disque a
effectivement à matière à réveiller
par une musique fluide entrainante, l'originale série de
"siestes" finale ne nous portera pas à
l'endormissement mais juste à l'envie de le ré-écouter
pour en apprécier tous les contrastes en espérant
cependant d'éviter l'insomnie...cliquez
ici pour lire la suite et voir des vidéos
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Vous avez pu découvrir dans la carte de voeux 2011 de
pianobleu.com un extrait du récent disque de Giovanni Bellucci,
"Métamorphoses", un des "Chants polonais
de Liszt d'après Chopin" qui semblait parfaitement
approprié pour faire le pont entre l'année 2010
et l'année 2011 (toutes deux année de bicentenaire,
Chopin, puis Liszt). Giovanni Bellucci, très pris par ces
concerts de fin d'année vient juste de répondre
à quelques questions au sujet de ce disque... nul doute
que le poème ironique de Ferruccio Busoni intitulé
"la carrière du virtuose" qu'il rapporte au début
de livret n'est aucunement démodée ...et à
cela ajoutez aujourd'hui les tracas liés aux avions, la
neige, les grèves... [...]
Plus sérieusement .... Giovanni Bellucci évoque
dans ce disque Chopin sous les regards croisés de Liszt,
de Tausig et de Busoni, tous virtuoses du piano. Giovanni Bellucci
auteur du livret indique que Liszt admirait Chopin et lui a consacré
une biographie dans laquelle il rapporte à propos du compositeur
: "Son inspiration était impérieuse, bizarre,
irréflèchie ; ses attitudes ne pouvaient qu'être
libres. Nous croyons qu'il a fait violence de son génie
chaque fois qu'il a essayé de se soumettre aux règles".
Liszt préférait le "Chopin des miniatures"
et ses six chants dont le plus long dure à peine plus de
trois minutes en est un bel exemple...cliquez
ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir
une vidéo
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Bruno Monsaingeon avait réalisé en 2008 un film
sur l'enregistrement par David Fray des concertos de Bach, dans
quelques jours il sera diffusé sur Arte un nouveau reportage
de ce même réalisateur qui renouvelle l'expérience
originale de suivre des musiciens cette fois lors de l'enregistrement
en 2010 des deux concertos de Mozart de ce disque. Ceux-ci ne
sont peut-être pas parmi les plus réputés
du compositeur mais le pianiste les a choisis parce qu'il les
trouve les plus proches de l'univers de l'opéra. Un univers
qu'apprécie David Fray que l'on sait depuis toujours très
attaché à faire chanter le piano. On imagine bien
qu'avant l'enregistrement il y a aussi un travail de préparation,
et pour ce qui concerne les oeuvres de Mozart David Fray confie
que contrairement à une apparence de simplicité
seule l'expérience permet de résoudre les problèmes
posées par l'interprétation de celles-ci. Certes
David Fray si l'on s'en tient à son âge est encore
ce que l'on désigne comme un "jeune pianiste"
mais expérience et jeunesse ne sont pas antonymes... et
chez lui ce qui a depuis toujours étonné c'est sa
maturité, sa capacité à faire partager les
sentiments les plus profonds à travers ses interprétations.
Dans le nouvel entretien ci-dessous l'on mesure aussi combien
il est pourtant très critique envers celles-ci, une exigence
envers lui-même qui certainement contribue à son
talent précoce. Depuis son premier entretien pour pianobleu.com,
en 2004, la part de ses concerts avec orchestre est devenue la
plus importante et malgré son jeune âge il a déjà
eu l'occasion de jouer très souvent avec orchestre... L'expérience
et la culture nécessaire à l'interprétation
de ces concertos lui sont donc acquises pour en offrir aujourd'hui
un enregistrement tout à fait plaisant. ....cliquez
ici pour lire la suite
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La pianiste Claire Désert avait enregistré il
y a deux ans pour le label Mirare un disque de compositions écrites
par Schumann au début de sa vie : Davidündlerdantze
et Intermezzi. Elle s'intéresse plus particulièrement
dans ce nouveau disque, qui vient de paraître chez le même
label, à la fin de vie de ce compositeur par un recueil
de pièces certes composées tout au long de sa vie
mais qu'il rassembla en 1852. Elle a choisi de mettre en miroir
des oeuvres de deux autres compositeurs qui en 1853 se sont liés
pour déclamer l'amitié et l'amour qui les lient
à celui-ci : Johannes Brahms et Clara Wieck. L'un comme
l'autre ont en effet écrit des variations autour du même
triste thème issu de "Bunte Blätter"
: "Zeimlich Lagsam" que vous pouvez écouter
plus bas dans cette page. Johannes Brahms fait également
un hommage à Clara Schumann dans ses variations opus 9
puisqu'il y cite aussi quelques unes des compositions de Clara
Schumann. Clara Schumann est aussi présente dans "Bunte
blätter" : "Omniprésente elle apparaît
musicalement par des thèmes , des dédicaces, des
clins d'oeil, des envolées dee lyrisme et d'effusion"
explique Rodolphe Bruneau-Boulmier auteur du livret. Claire Désert
transmet toute la poésie de ces pièces avec une
grande sensibilité et une délicatesse telle que
l'on se prend presque à confondre les deux prénoms
Clara et Claire dans l'univers romantique dont elle nous ouvre
les portes. Claire Désert a bien voulu répondre
à quelques questions au sujet de son disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits.
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Le pianiste François Dumont, récemment lauréat
du Concours Chopin de Varsovie, qu'on imagine avoir été
très pris par la préparation de ce concours ne délaisse
pas pour autant la musique de chambre qui lui tient aussi beaucoup
à coeur ainsi ce disque qui vient de sortir permet de l'entendre
à nouveau dans le trio qu'il a constitué en 2003
avec deux autres lauréats de concours : Virginie Constant
est lauréate du concours Maria Canals et Laurent Le flècher
de l'ARD de Munich et que l'on avait pu découvrir dans
un disque du label Peyrolle comportant un trio de Dovorak et de
Haydn... Après avoir enregistré depuis celui-ci
un disque de musique contemporaine pour le label Triton c'est
à un répertoire de musique russe que le trio consacre
son nouveau disque chez ce même label, un disque important
pour ce trio puisque sur celui-ci figure notamment le trio élégiaque
de Rachmaninov à l'origine précisément du
nom de leur propre formation, confie François Dumont à
l'occasion d'un nouvel entretien . Certes le propos n'est guère
des plus joyeux puisque le terme élégiaque se rapporte
à l'élégie (du mot grec elegeia, «
chant de mort ») , et qu'il désigne souvent une musique
mélancolique, mais à cette ligne directrice qu'est
l'élégie s'ajoute dans ces trios russes celle de
la danse, c'est d'ailleurs une oeuvre originale d'Ezio Frigerio
: "Tombeau de Rudolf Noureev au cimetière russe
de Sainte Geneviève des bois" qui illustre la
pochette de ce disque... choix qui se justifie donc parfaitement
par ces deux caractéristiques puisque Rudolf Noureev était
un danseur renommé est-il d'ailleurs besoin de le préciser
...cliquez ici
pour lire la suite
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Ce onzième volume, qui comporte deux CD(18ème
et dix-neuvième disques), est le dernier volume de l'intégrale
de l'oeuvre pour piano et musique de chambre avec piano réalisée
par le pianiste Eric Le Sage cependant comme l'on peut l'apprendre
dans ses réponses à de nombreuses nouvelles questions
à l'occasion de cette "fin" , il est également
prévu d'enregistrer en complément de cette intégrale
les oeuvres pour piano et orchestre de Robert Schumann.
Si vous découvrez cette intégrale avec cet ultime
volume sachez qu'il ne s'agit pas d'une intégrale chronologique
bien au contraire puisque comme vous pouvez le constater à
travers la liste des oeuvres de ce volume, dans la langue originale
avec lesquelles Schumann les nomma, celui-ci regroupent des compositions
écrites aux deux extrémités de sa courte
vie....cliquez ici
pour lire la suite et écouter un extrait
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Si vous cherchez un cadeau à offrir à Noël...
ne cherchez plus le voici !!! D'ailleurs c'est le titre que lui
a donné Alexandre Saada : "Present" soit...
"Cadeau" en anglais, et non pas... Présent
en français... Un disque que le pianiste d'origine avignonnaise
installé à Paris confie avoir enregistré
l'année dernière alors précisément
qu'il cherchait dans les magasins quoi offrir pour les fêtes
de fin d'année. C'est également lui qui a illustré
la jolie pochette de son CD (pas besoin de papier cadeau !) ,
un arbre isolé en hiver, qui reflète parfaitement
l'atmosphère de sa belle musique mélancolique et
introspective, piano solo, tout comme son retour à ses
"racines classiques" car ce pianiste a un parcours
très atypique qui l'a conduit auprès de musiciens
de tous horizons : rock, jazz, classique... avec des débuts
dans un spectacle autour de "Starmania" dès
l'âge de 15 ans.
Ce disque qui est son quatrième enregistré sous
son label Promise Land, le premier piano solo, marque un nouveau
tournant dans la carrière d'Alexandre Saada. Il en signe
toutes les compositions comme pour ses précédents
disques mais le terme d'improvisation est donc ici plus juste,
puisqu'il s'agit d'un enregistrement très spontané,
hormis trois titres issus de ses précédents disques...
cliquez ici pour lire la suite dont une interview d'Alexandre
Saada et écouter des extraits
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Paloma Kouider, lauréate de la Fondation Natixis-Banque
Populaire depuis 2007 et révélation classique de
l'ADAMI en 2008 avait déjà pu enregistrer des oeuvres
de Liszt sur un "disque de promotion" réalisé
par l'association artistique de cette société, et
grâce à leurs aides conjuguées, elle peut
aujourd'hui présenter un "vrai" disque édité
par le label Lyrinx convaincu également du talent de la
jeune pianiste depuis déjà un certain temps... un
temps notamment occupé par Paloma Kouider, en complément
de son activité de concertiste, à poursuivre des
études littéraires de haut niveau qui lui apportent,
explique-t-elle, à la fois une discipline et une ouverture
qui lui sont essentielles à son évolution artistique.
Elle a choisi de nouveau des oeuvres de Liszt, deux Rhapsodies
hongroises avec lesquelles elle a aussi passé beaucoup
de temps puisqu'elle les a très souvent jouées en
concerts, concours, émissions radiophoniques
Liszt
a passé aussi beaucoup de temps à jouer les sonates
de Beethoven et transcrire ses symphonies pour le piano, et Paloma
Kouider qui a décelé une atmosphère dans
la sonate "Pastorale" de Beethoven annonçant
les paysages traversés dans les Rhapsodies de Liszt a choisi
de construire son programme autour de ces deux compositeurs. Elle
consacre d'ailleurs également beaucoup de temps à
Beethoven que ce soit en solo ou en musique de chambre, puisqu'elle
fait partie depuis quelques années du Trio Karénine
qui met souvent Beethoven à son programme. ...cliquez
ici pour lire la suite et écouter plusieurs extraits
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Le pianiste Cédric Tiberghien, qui a notamment déjà
enregistré les quatre ballades de Chopin, a été
nombreuses fois invité à jouer des oeuvres de ce
compositeur en cette année 2010, année, faut-il
le rappeler, du bicentenaire de sa naissance... ainsi peut-on
voir Cédric Tiberghien dans le second concerto de Chopin
lors du festival de Prague dans deux vidéos plus bas dans
cette page.
Ces concerts, en l'occurrence plus particulièrement les
récitals, ont été pour lui l'occasion de
faire aboutir ce programme auquel il pensait depuis un certain
temps, confie-t-il dans ces réponses à l'occasion
de la sortie de ce disque. Il a ainsi choisi de relier trois pièces
qu'il trouve particulièrement représentatives chacune
d'une période de la vie de Chopin, par un "fil rouge"
chronologique constitué d'une sélection de treize
mazurkas qui elles ont été composées entre
1825 et 1849, soit depuis la jeunesse jusqu'à la mort du
compositeur. ..cliquez
ici pour lire la suite , écouter des extraits et voir
deux vidéos.
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C'est, paraît-il, une nouvelle mode dictée par
le marketing d'imposer aux interprètes de musique classique
d'enregistrer des disques autour d'un titre, le plus souvent celui-ci
étant celui d'une forme musicale... Mode marketing peut-être
mais comme l'on sait bien aussi qu'il n'y a pas de fumée
sans feu, il n'est pas impossible que ce nouveau "phénomène",
s'il en est un, soit le résultat d'une demande des auditeurs,
remarquée précisément par les producteurs
de disques... Il est vrai que le regroupement d'uvres d'une
même structure musicale est sans doute pour le public qui
découvre la musique classique, et qui a donc besoin de
repères pour se retrouver dans cette "musique savante",
un bon principe pour donner un attrait particulier au disque.
De même cette association judicieuse peut-elle intéresser
tout autant les mélomanes désireux de programmes
originaux et néanmoins logiquement structurés. Certes
pour ce qui est de la "Fantaisie" il est bien
difficile de prendre précisément des repères
ou d'en saisir toute la logique car comme son nom le laisse sous
entendre elle ouvre la porte à la... fantaisie des compositeurs.
La pianiste Marylin Frascone, à l'occasion d'un nouvel
entretien pour la sortie de ce disque, confie s'être pliée
à ce mot d'ordre du marketing pour établir le programme
de son disque . De fait un très beau disque bâti
autour de cette structure unique fort variée permettant
de découvrir l'utilisation de cette forme plutôt
libre et proche de l'improvisation, à travers des oeuvres
de compositeurs qu'elle a sélectionnés sur trois
siècles et qui en ont fait des utilisations fort différentes....cliquez
ici pour lire la suite, écouter un extrait et
voir une vidéo.
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Après s'être frotté, il y a déjà
quelques années, aux piquants du Cactus dans son précédent
disque, le pianiste Manuel Rocheman a choisi de prendre un risque,
comme il les adore, en rendant un hommage à Bill Evans
à travers des morceaux composés par Evans lui-même
mais aussi en ajoutant ses propres compositions et enfin des standards
du jazz que Bill Evans aimaient jouer. Ainsi le titre du morceau
qui donne aussi son titre à l'album "The touch
of your lips" n'a pas été composé
par Bill Evans mais est à l'origine une chanson de Ray
Noble que Bill Evans a joué en accompagnement du chanteur
Tony Bennett (en écoute plus bas dans cette page) et aussi
repris dans d'autres formations instrumentales. Un titre forcément
très lyrique puisque issu d'une chanson, et Manuel Rocheman
a aussi précédemment déjà fait le
tour de cette matière puisqu'il a enregistré un
disque avec le chanteur baryton Aldo Naouri : "Round around
Bill" mais où ce titre "Touch of your
Lips" ne figurait pas. Cette fois Manuel Rocheman qui
depuis longtemps avait envie de jouer avec Mathias Alamane et
Mathieu Charazenc, ainsi l'avait-il confié dans son précédent
interview, a donc choisi de jouer dans une formation qu'affectionnait
aussi Bill Evans : en trio jazz classique piano, contrebasse,
batterie. Une formation qui convient parfaitement pour respecter
la qualité essentielle de la musique de Bill Evans telle
la décrit Manuel Rocheman dans la présentation du
disque...cliquez
ici pour lire la suite
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Comme son titre y invite ce disque est à déguster
tel un plat à la saveur originale sucrée salée
où le pianiste/compositeur Marc Deschamps qui signe là
son premier disque en tant que leader propose une synthèse
rassemblant tous ses désirs de musique, à la fois
Jazz, latino-jazz, mélodies et improvisations
Une compilation de thèmes originaux et jamais édités,
une rétrospective de ses compositions. Sa biographie montre
que ses partitions ont rythmé nombre de productions cinématographiques
et télévisées à laquelle manquait
encore le trio lui permettant de mettre en valeur ses différentes
influences sur un disque qui lui soit dédié. Il
faut dire qu'il a été à une belle école
avec Claude Bolling !
Benjamin Goldenstein et Patrick Frémeaux de la maison d'édition
Frémeaux & Associés éditeur mondial de
référence du patrimoine sonore musical, parlé,
et bioacoustique et précisément éditeur de
ce disque estiment que cet enregistrement "consacre un
nouveau nom dans l'histoire du piano, dans un entre-deux du jazz
intimisme et de la musique d'ambiance envoûtante"...
des propos que l'on peut juger aussi .."sucrés salés",
certes élogieux mais aussi dangereux lorsque l'on sait
combien la musique d'ambiance est souvent sous évaluée.
Puisse ce disque donc ouvrir à une écoute plus attentive
de musiques qualifiées d'ambiance, musiques qui en fait
le plus souvent ne demandent simplement qu'à nous faire
rêver et voir des images pendant que nous devons patienter...
et c'est déjà beaucoup ! Les belles mélodies
de Marc Deschamps qu'elles soient mélancoliques ou enjouées
parviennent sans peine à captiver l'attention et ouvrir
notre imaginaire... Marc Deschamps a bien voulu répondre
à quelques questions...cliquez
ici pour lire son interview et écouter des extraits
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Sous le nom "Wared" qui sonne anglais mais est en
fait en verlan, le prénom du pianiste leader de ce nouveau
quartet, Edouard Bineau a élargi le trio avec lequel il
avait enregistré en 2005 le disque "Ideal Circus"
d'un saxophoniste rencontré sur scène. Entretemps
il avait enregistré un duo sorti au début de l'année
2007 avec un clarinettiste.
Plus de trois ans et demi donc entre ces deux derniers enregistrements
et cet album montre combien ses compositions ont évolué
entre temps, offrant ici une musique très nouvelle, dont
l'énergie n'a rien à voir avec la " sérénité...obsessionnelle"
de son disque en Hommage au Palais Idéal du Facteur Cheval
"L"obsessionniste" pas plus que les silences
de "Idéal Circus" . Edouard Bineau qui
a cette fois signé toutes les compositions hormis un "détournement"
de "Je me suis fait tout petit" de Georges Brassens
montre certes toujours combien il sait faire évoluer de
très belles mélodies mais leur donner du rythme
percutant et de la densité comme jamais auparavant. Ainsi
sa splendide reprise d'une de ses propres compositions "Charmeur
de pierres", "big foot " ou à
l'opposé son "red blues" pour ne pas les
citer tous... laissent à penser qu'il aurait en fait bien
tort de "se faire tout petit" car indéniablement
ici il joue dans la cour des grands.
Edouard Bineau a bien voulu répondre à quelques
nouvelles questions à l'occasion de la sortie de ce disque...cliquez
ici pour lire la suite
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Le pianiste Olivier Chauzu apprécie particulièrement
les oeuvres de grande envergure, ainsi son quatrième disque
qui paraît chez le label Calliope permet cette fois de le
découvrir dans la célèbre immense sonate
"Hammerklavier"( pour clavier à marteaux)
de Beethoven dont le compositeur lui-même reconnut "Voilà
une sonate qui donnera de la besogne aux pianistes".
Propos tenus non seulement parce qu'elle est longue mais aussi
parce que la difficulté de son langage augmente au fil
de l'oeuvre, Beethoven ayant voulu dans celle-ci dépasser
les limites sonores du piano. Olivier Chauzu a couplé cette
sonate avec la sonate précédente que déjà
le compositeur souhaitait titrée " Sonate pour
piano ou Hammer-Klavier[...]mais si le titre est déjà
gravé , j'avance deux propositions : ou je paie de mes
deniers le nouveau titre à graver, ou bien on le retient
pour une autre sonate que je composerai" ainsi peut-on
lire dans une correspondance de celui-ci à son éditeur
Tobias Haslinger (que l'on peut d'ailleurs lire dans le récent
livre des correspondances de Beethoven récemment réédité
chez Actes sud. Une sonate qu'il avait aussi pensé appeler
"Sonate en la difficile à jouer" ...peut-on
lire dans une autre lettre à l'imprimeur Sigmund Anton
Steiner (surnommé lieutenant général), titre
qu'il donne en précisant : " Sans doute mon lieutenant
général va-t-il resté interdit songeant que
"difficile " est une idée relative, ce qui étant
difficile à l'un étant facile à un autre,
et que par conséquent ce terme n'a pas une signification
bien définie. Mais mon Lieutenant Général
doit savoir que ce terme a une signification bien définie,
car ce qui est difficile est en outre beau, bon, grand ,etc."...
Difficulté absolue et non relative donc dans ce beau, bon
et grand programme qui n'a nullement effrayé le pianiste
Olivier Chauzu, qui pourrait bien avec ce disque marquer le point
de départ d'un monument : l'intégrale des sonates
de Beethoven ainsi confie-t-il dans ses réponses à
de nouvelles questions à l'occasion de ce disque. L'écouter
jouer le second mouvement de cette sonate op.101 - Vivace alla
marcia- (plus bas dans cette page) montre qu'il a tout à
fait l'énergie et l'étoffe pour ce challenge, il
a d'ailleurs déjà à son répertoire
la quasi totalité de celles-ci !...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Pour son premier disque , en tant que leader, le pianiste Sébastien
Lovato s'est entouré de musiciens qui ont déjà
fait leur preuve ainsi inutile de présenter Karl Jannuska
que l'on retrouve dans de si nombreux "disques du moment"
sur pianobleu.com que l'on pourrait croire qu'il est pianiste,
ni Alexandra Grimal que l'on a pu entendre dans un disque du pianiste
Edouard Ferlet quant à Marc Buronfosse, une anecdote relate
que Bojan Z remplaçant son pianiste, Pierre Christophe,
lors des Tremplins du jazz à la Défense a ainsi
pu emporter le prix de soliste qui lui a ouvert les portes d'une
belle carrière. Qui sait si ce contrebassiste ne portera
pas également chance aussi au pianiste méconnu Sébastien
Lovato, qui a choisi d'autoproduire ce disque afin qu'il parvienne
au plus vite aux oreilles d'un large public et bien semble lui
avoir pris puisque celui-ci reçoit déjà de
bons échos de nombreux medias et avait été
depuis longtemps retenu pour une interview ici ! Il faut dire
que son projet "Music Boox" (à prononcer Boux)
a de quoi attirer l'attention outre ces remarquables musiciens
qui l'accompagnent, ainsi une pochette et un livret très
coloré, et surtout intéressant car comportant les
textes qui ont inspiré Sébastien Lovato dans ses
compositions, et comme ceux-ci donnent matière à
réflexion et interrogation par leur caractère poétique,
philosophique, humoristique voire surréaliste.... l'on
a envie d'entendre ce que cela donne en musique tout en craignant
un peu à vrai dire que sa musique laisse aussi peut-être
interrogatif... Et là.... c'est la bonne surprise...cliquez
ici pour lire la suite
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S'il est une page de compositeur qui fait grandement défaut
sur pianobleu.com c'est une consacrée au compositeur Gabriel
Fauré, cela fait pourtant partie des projets depuis plus
de ... huit ans, ce très beau disque que Delphine
Bardin avait quant à elle depuis plus de dix ans le
souhait d'enregistrer vient (encore) rappeler la nécessité
d'en réaliser une... Par contre cette pianiste discrète,
pourtant lauréate du 1er Prix Clara Haskil en 1997, que
l'on avait pu notamment entendre dans un disque "Sélection
du mois avril 2005 piano-voix" avec la soprano québécoise
Hélène Guilmette a bien voulu répondre à
nombreuses questions sur son parcours ainsi que sur ce disque,
et pour découvrir cette musicienne sincère et passionnée
vous pouvez donc consulter la page la concernant en cliquant sur
son nom ci-dessus en bleu pour la lire si ce n'est déjà
fait...
"Un peu avant celle de Debussy, l'oeuvre pianistique de
Fauré constitue le plus important corpus dédié
au clavier au terme d'un XIXème siècle français
assez pauvre en la matière" indique Nicolas Southon
auteur d'une partie du livret, quant à Delphine Bardin
dont on peut mesurer la grande admiration qu'elle porte à
ce compositeur dans les réponses qu'elles a bien voulu
donner (voir ci-dessous), elle cite également dans le livret
une phrase du propre fils de Gabriel Fauré qui montre l'importance
de son oeuvre :"Des valeurs tendres ou pathétiques,
lumineuses, aériennes, qui sont de la vie à l'état
pur, l'oeuvre de Fauré n'est que cela- qui est tout."
S'il a déjà été présenté
sur pianobleu.com trois disques des "Nocturnes"
de Fauré, les "Barcarolles" font leur
première apparition sur le site, elles sont au nombre
de treize comme les Nocturnes et leur composition s'étendit
aussi sur ce qui est généralement présenté
comme ses trois périodes créatrices distinctes de
1881 à 1921. Et c'est aussi un immense plaisir que de réaliser
grâce à cette musique "pleine d'élans"
ce beau voyage riche en émotions auquel nous convie Delphine
Bardin dont le disque, paru chez le label Alpha, a d'ailleurs
été récompensée d'un Diapason d'or.
Vous pourrez écouter, une "étape majeure"
de ce voyage : la cinquième Barcarolle, une pièce
particulièrement agitée mais vraiment splendide !...cliquez
ici pour lire la suite et écouter la cinquième
Barcarolle
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Voilà tout juste un an, le label Cristal Records, ouvrait
sa collection de musique classique logiquement appelé '"Cristal
Records classic" avec notamment un disque du pianiste
Didier Castell-Jacomin dont le talent précoce avait été
remarqué par Georges Cziffra. Le pianiste Eric Astoul
que le label permet de découvrir aujourd'hui, a également
été remarqué par ce prestigieux maître
et en a été plus de seize ans son élève,
dont plusieurs années en parallèle à ses
études au CNSMDP. Celui-ci a choisi un programme non pas
consacré à un compositeur unique mais à une
danse : la valse. Certes Jacques Brel a chanté "la
valse à mille temps" mais fions nous plutôt
à Eric Astoul qui explique : "La caractéristique
de la valse est dans sa basse, qui marque les trois temps, le
premier par une note fondamentale, les second et troisième
par un même accord plaqué. La valse a été
traitée par un grand nombre de compositeurs sous la forme
de morceau de salon ou de concert"...
Une autre de ses caractéristiques est qu'elle a la particularité
de pouvoir s'adapter à une écriture complexe, si
complexe effectivement qu'elle en devient parfois impossible à
danser, quel que soit son rythme, ainsi peut-on le mesurer à
travers les dix oeuvres sélectionnées par Eric Astoul
qui invite autant à s'asseoir et rêver lorsqu'elles
sont lentes et poétiques que, le plus souvent, à
applaudir debout pris par son jeu d'une grande virtuosité
lorsque le rythme tournoyant s'enflamme tel le suggère
d'ailleurs fort bien la pochette de son disque...
Eric Astoul a bien voulu répondre à quelques autres
questions au sujet de son disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Ce disque d'un "vrai trio sans leader" tel
tient à le présenter le pianiste François
Couturier que l'on retrouve avec le même plaisir dans une
belle musique lyrique et poétique à l'image de ses
précédents albums est donc l'occasion de l'entendre
dans un trio équilibré piano contrebasse batterie
mais aussi l'occasion de (re)découvrir un compositeur auxquels
ils rendent ici un bel hommage donnant envie aussi de l'écouter
même s'il n'est peut-être pas considéré
comme un leader de musique classique : le musicien Catalan
Federico Mompou(1893-1987), il a "tellement trop tout
pour plaire qu'il ne s'est jamais tout à fait extirpé
d'une bienveillante pénombre" nous dit Bernard
Aimé dans le livret de cet album "Musica Callada"
où il s'interroge également :"Il vécut
quatre-vingt quatorze années et le catalogue de ses oeuvres
s'étend sur sept décennies. Mais qui écoute
encore Federico Mompou ?"
Amateurs de piano, sachez également que l'intégrale
de musique pour piano seul de Federico Mompou représente
quatre disques d'environ 70 minutes dont précisément
l'oeuvre "Musica callada" la plus importante(28
pièces) qui tient sur un disque entier, un titre qu'il
est, selon Mompou lui-même en guise de préface au
premier cahier de "Musica Callada" "Difficile
de traduire et d'en exprimer le vrai sens dans une autre langue
que l'espagnol ; Le grand poète mystique Saint Jean
de la Croix chante dans une de ses belles poésies : "la
Musica Callada, la soledad sonora", la musique gardant pour
soi sa voix "callada", c'est à dire qui se tait
pendant que la solitude a sa propre musique, cherchant
ainsi à exprimer ainsi l'idée d'une musique qui
serait la voix même du silence. " Dans ce disque,
qui vient de paraître chez le label Zig Zag Territoires,
les trois François Couturier/Méchali/Laizeau ont
choisi quatre pièces de cette oeuvre sur lesquelles ils
proposent plusieurs variations et ils ont ajouté une sélection
de pièces d'autres recueils ...cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait
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La pianiste Lise de La Salle avait dans ses quatre précédents
disques, toujours choisi de mettre en miroir des oeuvres de deux
compositeurs, c'est uniquement à Chopin, qu'elle consacre
son nouveau disque tout en mettant en miroir cette fois son travail
en studio et celui en concert puisque le concerto est un enregistrement
"live" et que les quatre ballades ont été
quant à elles enregistrées en studio.
C'est aussi par ce choix différentes facettes du compositeur
qu'elle réunit puisque le deuxième concerto de Chopin
s'il n'a été publié qu'en 1833 fût
en réalité le premier concerto qu'il composa, dès
1829, et est donc considéré comme une oeuvre de
jeunesse, composée avant son départ définitif
de Varsovie en 1830.... Il est écrit dans la tradition
des concertos virtuoses dans lesquels seul le soliste est au centre
tandis que l'orchestre n'a qu'un rôle d'accompagnement et
se contente d'introduire les interventions solistes, de faire
la transition entre elles et de les préparer explique Tobias
Niederschlag, auteur du livret.[...]Si vous avez aimé passer
l'été avec Chopin ce disque est le meilleur choix
pour la rentrée et passer également l'automne avec
les plus belles oeuvres musicales écrites par ce compositeur
! Lise de la Salle a bien voulu répondre à quelques
questions, vous pourrez également voir une vidéo
réalisée par le label Naïve lors de l'enregistrement
et écouter des extraits...cliquez
ici pour lire l'article complet et voir la vidéo et
écouter les extraits
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Depuis nombreuses années Damien Poupart-Taussat , qui
a déjà enregistré plusieurs disques de différents
styles : jazz, électronique... avait le rêve de composer
une musique de film avec un orchestre à cordes. Certes
il a été finaliste au concours de composition de
musique de film cinémauteur (1987) et finaliste au concours
international de composition pour orchestre à cordes Ernest
Bloch (1994) mais c'est seulement cette année que son rêve
s'est enfin réalisé par ce disque qui vient de paraître
chez le label Sergent Major records (distribué par Mosaic
Music).
C'est grâce à internet qu'il a trouvé l'orchestre
avec lequel il a enregistré cet album : un ensemble
de seize musiciens (9 violonistes, 3 altistes, 3 violoncellistes,
et un contrebassiste) qui parfois se limite à un quatuor
pour interpréter sa musique, une musique qu'il écrit
dans le but de partager et faire vivre des émotions confie-t-il.
Certes il n'y a pas de film pour accompagner cette musique mais
son cousin Antoine Poupart a réalisé un clip, tel
un générique, sur l'un des titres "A Free
man", avec des images, et quelques sons complémentaires,
pris pendant les séances d'enregistrements du disque, vous
pourrez le voir plus bas dans cette page ainsi que le "teaser"
du disque. Et pour illustrer près d'une dizaine de pages
de son livret il a choisi d'ajouter de très beaux clichés
d'un jeune photographe reporter qu'il a aussi déniché
en surfant sur la toile : David Bross... Des photographies en
noir et blanc très expressives prises lors d'un de ces
nombreux voyages à l'étranger ainsi au Tibet...cliquez
ici pour lire la suite et voir deux vidéos
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Le pianiste Laurent Wagschal ne cesse de mettre son talent au
service d'oeuvres de compositeurs que l'on a peu l'habitude d'entendre
ainsi Gabriel Pierné dont l'on découvre dans ce
nouveau disque qui parait chez le label Timpani une sélection
d'oeuvres pour piano seul. L'on avait certes pu découvrir
les sous l'archet et les doigts de Gaëtane Prouvost et Laurent
Cabasso mais voici près de quatre ans et depuis quasiment
rien hormis encore chez le label Timpani qui a fait aussi paraître
une intégrale de la musique de chambre.... Rien à
voir avec Chopin qui a la chance d'être largement joué
cette année en France... Et pourtant figure dans ces oeuvres
aussi un très beau "Nocturne en forme de valse",
poétique et rêveur, certes plus proche de ceux de
Fauré que ceux de Chopin. Il est vrai que la production
pour le piano de Gabriel Pierné n'a pas été
aussi vaste que celle de Chopin, moins d'ailleurs qu'il ne l'aurait
souhaité à l'origine sa carrière de chef
d'orchestre et organiste ayant pris le dessus sur ses projets
de composition. Ainsi ce nocturne est en fait une pièce
du recueil 'Trois pièces formant suite de concert"
qui devait à l'origine être un grand recueil de dix
pièces pour piano, ensemble qui , du propre aveu de Gabriel
Pierné, aurait pris l'ampleur non négligeable d'une
centaine de pages de musique mais de cet ambitieux projet seules
subsistent ces trois pièces : les seules à avoir
été éditées à l'époque.
"L'étude symphonique", très exigeante
techniquement, et que vous pourrez écouter plus bas laisse
aussi grandement regretter qu'il ne soit pas aller au bout de
son projet... Cependant, et fort heureusement, Gabriel Pierné
eut un "choc"en entendant une quinzaine d'année
plus tard "Iberia" d'Isaac Albéniz...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Si à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Chopin
l'intégrale des Nocturnes de Frédéric Chopin
enregistrée par Pascal Amoyel vient d'être récompensée
par la Warszawa Fryderyk Chopin Society, dans le cadre du Grand
Prix du Disque 2010, ce même pianiste vient de sortir un
disque, chez le label Triton, d'un compositeur beaucoup moins
connu, et pourtant plus proche de nous, pour lequel l'année
2010 est aussi l'occasion d'un hommage puisqu'il est décédé
depuis 10 ans, à l'âge de 50 ans : Olivier Greif.
Ce compositeur avait d'ailleurs choisi Pascal Amoyel lui-même
pour interpréter sa "Sonate de guerre",
le jugeant comme "homme de la situation". C'est
ici un enregistrement de cette oeuvre réalisé sous
la direction artistitique d'Olivier Greif, sorti en 1999, que
l'on peut retrouver. Plus proche de nous est en effet cette étonnante
"Sonate de guerre" d'où émane la
violence de la seconde guerre mondiale... en fait une sonate plaidoyer
pour la paix dans laquelle Olivier Greif confie qu'il a voulu
dénoncer la barbarie des hommes et rendre hommage à
ses victimes... Pascal Amoyel a quant à lui choisi de rendre
hommage à Olivier Greif au travers d'une oeuvre pour violoncelle
et voix....cliquez
ici pour lire la suite et voir une vidéo
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Après nous avoir fait découvrir l'oeuvre de Gabriel
Dupont, Emile Naoumoff offre dans ce nouvel album, des oeuvres
plus anciennes mais guère plus connues de nos jours même
si elles eurent un certain succès à l'époque
de leur parution : les sonates pour clavier de Jean-Chrétien
Bach. Dernier fils de Jean-Sébastien Bach(1685-1750), Jean-Chrétien
Bach(1735-1782), parfois surnommé le "Bach de Milan"(où
il fut notamment organiste à la cathédrale) et le
"Bach de Londres"(où il fut maître
de musique de la reine et compositeur attitré du King's
theater , et d'autres scènes) a été essentiellement
formé par un cousin de son père J. Elias puis par
ses deux frères aînés : Friedmann et surtout
Carl Philipp Emmanuel.
Bien moins réputé que son illustre père il
a été enterré dans l'indifférence
générale, hormis peut-être l'attention de
la reine qui finança ses funérailles puisque sa
fin de vie fut, parait-il, misérable, le succès
grandissant de Haydn ayant peu à peu terni sa notoriété
explique Christine Menesson auteur du livret de cet album qui
regroupe trois CD. Mozart aussi ne fut pas indifférent
à sa disparition puisqu'il déclara alors :"le
Bach d'Angleterre est mort... c'est un jour sombre pour le monde
de la musique". Il faut dire aussi que c'est Jean-Chrétien
Bach qui fît découvrir le piano à Mozart enfant..
et que ce dernier lui doit beaucoup, ayant puisé une partie
de son inspiration dans son oeuvre. Jean-Chrétien Bach
a en effet été un des pionniers de cet instrument...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Il n'est pas un mystère que pour les jeunes musiciens
il est de plus en plus difficile d'obtenir la production d'un
disque pourtant c'est un outil qui leur est indispensable pour
se faire connaître. Heureusement de nouvelles sociétés
viennent parfois en aide à certains d'entre eux. Ainsi
la société Becar Prod Limited qui a choisi de multiplier
les moyens, notamment un excellent piano Fazioli, pour éditer
le jeune pianiste Antoine Didry-Demarle dont le parcours est loin
de démériter, bien au contraire puisqu'il a d'ailleurs
été lauréat de la fondation Agostini en 2005
et du mécénat musical de la Société
Générale en 2006...(voir
ici son parcours)
Il a choisi d'enregistrer un programme de trois compositeurs qui
occupent une place importante dans son répertoire ces dernières
années alternant les Klavierstucke de l'opus 118 de Brahms
à des préludes de Debussy et terminant par la Sonate
en si mineur de Liszt. [....] Un programme fort bien construit
et passionnant tant par la richesse de ces contrastes que par
son unité logique qui ouvre l'imagination et qu'Antoine
Didry-Demarle nous invite à vivre comme une exposition
ou un voyage. Ce qui se fait sans peine grâce à son
interprétation remarquable qui en exalte parfaitement les
multiples couleurs et reliefs mais aussi les correspondances ainsi
pourrez vous le découvrir dans deux extraits plus bas :
le dernier intermezzo en mib mineur de l'opus 118 Brahms où
des motifs mélodiques ne sont pas sans rappeler les formules
lointaines de "la terrasses des audiences du clair de
lune." de Debussy comme l'explique le pianiste. Vous
pourrez également voir une vidéo prise lors de l'enregistrement
de "Ce qu'a vu le vent d'ouest"....cliquez
ici pour lire l'article complet ,en écouter des extraits
et voir une vidéo
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La biographie de Julien Brunetaud, né à Agen est
originale à plus d'un titre, musicien autodidacte, il a
créé son premier groupe dès l'adolescence,
son parcours est ensuite très riche en nouvelles rencontres.
L'année 2005 semble avoir marqué une étape
importante dans sa carrière : il est élu meilleur
pianiste Européen et enchaîne plusieurs voyages outre-atlantique
à Cincinnati , à la Nouvelle Orléans, dans
le Mississipi... et en novembre 2005 , il accompagne Chuck Berry
a l Elysée Montmartre à Paris. Sa musique
est logiquement le fruit à la croisée du blues,
du boogie, du jazz et du rhytm & blues. Ces deux premiers
disques ont été d'ailleurs produits à la
Nouvelle Orléans. De retour en France depuis plusieurs
années et alors qu'il a 28 ans, il s'affirme comme un artiste
complet dans son pays natal. Ce cinquième disque qui paraît
chez le label Frémaux et associés montre ses talents
de pianiste, organiste(orgue Hammond), chanteur mais également
de compositeur puisque à côté de douze reprises
( Jelly Roll Morton, Dexter Gordon, Rosco Gordon, Herman Hupfeld,
Amos Milbur, Bob Marley...) quatre des morceaux de ce disque sont
ses compositions originales...cliquez
ici pour lire la suite, écouter des extraits et voir
trois vidéos
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Difficile de rester indifférent(e) à la peinture
qui illustre le disque Neuvième Vague de Vahan Mardirossian
et ce sont, confie le pianiste, dans la nouvelle interview ci-dessous,
précisément les titres des sonates de Beethoven
qu'il a choisi de réunir dans ce double disque qui lui
a rappelé ce tableau du peintre arménien Hovanness
Aïvazovsky. Une illustration effectivement splendide qui,
comme il le dit, englobe les titres des sonates (Pathétique,
Tempête, Clair de Lune...). Un tableau d'ombre et de
lumière à l'image de la musique de Beethoven qui
d'ailleurs évoque à la fois le cauchemar et le rêve,
dans une musique tour à tour profonde ,enjouée et
folle...et parfois même ambiguë ainsi l'auteur du livret,
Franck Ciup, indique au sujet de la sonate "Clair de lune"
: "le poète allemand Ludwig Rellstab y voyait en
écoutant celle-ci, la promenade en barque de deux amoureux
, au clair de lune sur le lac des quatre cantons" et Beethoven
dans une interprétation quasi hypnotique, évoquait,
parait-il des fantômes traînant leur chaîne
dans un château hanté ; thème plaintif en
écho, répondant aux immuables triolets comme des
âmes désolées, errantes, inconsolables..."
ce qui n'est pas du tout la même chose !!! A l'écoute
de l'interprétation de Vahan Mardirossian, particulièrement
lente, et d'une grande intériorisation, la profondeur de
ce mouvement se révèle et c'est effectivement plus
cette dernière image, certes moins réjouissante
mais combien plus émouvante, qui viendrait à l'esprit.
Oui assurément son interprétation en est des plus
remarquables... et mériterait toutes les récompenses
...
Et, oui, une nouvelle fois, l'éloge de la lenteur mérite
d'être fait...cliquez
ici pour lire la suite , en écouter un extrait et voir
une vidéo
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Ce n'est ni au Japon ni dans l'espace que Dominique Fillon nous
conduit cette fois comme l'on aurait pu peut-être s'y attendre
à lire sa précédente interview sur son parcours
, mais il est vrai qu'avec ce pianiste, compositeur, arrangeur
et réalisateur, avide de rencontres musicales il faut s'attendre
à nombreux détours avant d'arriver à destination...
et un voyage vers les amériques avait aussi toutes les
bonnes raisons de s'imposer pour cet amoureux de la samba et du
jazz.
Ainsi l'on devine qu'il n'a pas du se faire beaucoup prier pour
suivre les conseils du bassiste Steve Rodby, déjà
présent sur son précédent disque, même
si c'est un batteur australien, Nic Cecire, qui vient compléter
le trio cette fois-ci....cliquez
ici pour lire la suite et voir plusieurs vidéos
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Chopin ne disposa que d'un piano loué localement dont
la médiocrité l'exaspérait lorsqu'il acheva
en janvier 1839 les Préludes, alors qu'il passait un pénible
hiver avec George Sand aux Baléares, relatent les deux
auteurs du livret du disque, qui en sont également producteurs,
Hervé et Catherine Dumesny. Certes des sentiments d'énervement,
voire de désespoir ont traversé aussi momentanément
la jeune pianiste Hélène Tysman lors de l'enregistrement
de son disque puisque répondant ici à nombreuses
questions à l'occasion de la sortie de son premier disque
elle relate notamment que "la première journée
d'enregistrement a été réduite à néant
en raison de la pédale sourdine du piano qui criait à
en réveiller Chopin dans sa tombe !"...Heureusement
tout s'est arrangé et bien sûr c'est avant tout le
parcours d'une longue recherche personnelle auprès de nombreux
prestigieux professeurs qui lui ont beaucoup apporté, et
sa sensibilité personnelle, et non ce facheux contretemps,
qui lui permettent aujourd'hui d'offrir ici un enregistrement
remarquable par la tension qui y règne. Ce n'est assurément
pas un Chopin "charmeur" ou "léger"
que la jeune femme fait transparaître par son interprétation
magnifiquement colorée et d'un relief à donner le
vertige dans ce programme judicieusement construit, mais un Chopin
dont elle exalte avec une incroyable originalité, et clarté,
tous les états d'âmes et aspirations qu'il a précisément
mis dans ses préludes......cliquez
ici pour lire la suite , voir et entendre les extraits
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La première fois qu'il a donné un concert de jazz
adolescent, au conservatoire, on a dit à Jean-Pierre Como"
ce n'est pas de la musique, c'est du bruit" relate-t-il
en réponses à des questions sur son parcours ...
Fort heureusement ces durs mots ne lui ont pas coupé l'envie
de poursuivre à jouer ce "bruit" et notamment
en travaillant comme un interprète classique un "répertoire"
de standards du jazz. Ainsi avec deux amis musiciens de longue
date il a choisi pour ce nouvel enregistrement une sélection
de huit morceaux..."Souvenirs d'une autre époque,
de ces journées à jouer des standards du jazz. A
cultiver ce genre musical avec eux, grâce à eux...Et
finalement sans eux. Mais on ne décide pas de la place
des standards. ils font partie de ce socle d'où partent
tant d'autres découvertes musicales. Aujourd'hui voilà
qu'ils reviennent avec force."explique-t-il dans le livret....cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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En janvier 2005, il avait pu vous être présenté
dans l'actualité de pianobleu.com un disque du pianiste
Jean Muller comportant des oeuvres de Liszt couplées avec
celles d'autres compositeurs qui permettait déjà
de mesurer à la fois les grandes qualités pianistiques
et le jeu poétique de cet interprète, il revient
ici avec un nouvel enregistrement consacré cette fois uniquement
à Franz Liszt dans un programme exaltant le grand lyrisme
de oeuvres de ce compositeur.
Ainsi il débute son programme par le Liebestraum n°3
que vous pourrez entendre plus bas dans cette page qui, explique-t-il,
était à l'origine une pièce pour piano et
voix, et il a choisi nombreuses autres pièces qui sont
aussi des transcriptions d'oeuvres vocales. La sélection
qu'il a faite, mûrie au fil de concerts qu'il a pu donner,
se révèle assurément un très bon choix
car ce programme s'avère en fait très varié....cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Le pianiste Jean-Frédéric Neuburger est déjà
bien connu des internautes de pianobleu.com par contre la violoncelliste
Tatjana Vasiljeva russe est une découverte, aussi sachez
qu'elle a été victorieuse du Grand Prix Rostropovitch
de Paris en 2001 et est déjà considérée
comme l'une des solistes majeure de sa génération.
Sachez encore qu'en 2009 elle a accompagné l'orchestre
national d'Ile de France en tournée et qu'elle a joué
avec d'éminents musiciens... dont Jean-Frédéric
Neuburger qui déclare dans ses réponses à
de nouvelles questions pour la sortie de ce disque(voir plus bas)
que c'est l'une de ces partenaires préférées
avec laquelle il joue un répertoire varié. Il est
vrai que l'entente semble parfaite à l'écoute de
ce disque d'oeuvres d'une dynamyque très exigeante que
les deux musiciens offrent dans un jeu très énergique
et en conservant une même respiration laissant place à
la poésie dans les mouvements plus lents ce qui est tout
aussi difficile...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Sans doute cette intégrale de musique de chambre avec
vents mériterait-elle que l'on précise dans le titre
"avec piano" car l'instrument roi est présent
dans toutes les pièces de ce double disque mais il est
vrai aussi que Camille Saint-Saëns dont l'essentiel de la
musique est de la musique de chambre, qu'il a écrite dès
l'âge de cinq ans jusqu'à sa mort, a composé
nombreuses autres oeuvres de musique de chambre avec piano et
autres instruments, étant lui-même pianiste et organiste
virtuose... et il s'agit ici d'une intégrale des oeuvres
pour ce qui concerne les seuls instruments à vent, ce qui
justifie donc le titre restrictif "Musique de chambre
avec vents" .
Bernard d'Hau, Directeur du label Indésens, précisément
spécialisé dans la publication de disques d'instruments
à vent, a d'ailleurs fait appel à deux pianistes
pour enregistrer ces nombreuses pièces : Laurent Wagschal,
dont on connaît déjà les nombreux enregistrements
de musique de chambre et Pascal Godart, qui s'est notamment fait
remarqué en remportant en 1996 le Grand Prix International
Maria Callas à Athènes avec dix concertos pour piano
et orchestre, mais qui joue aussi beaucoup en tant que chambriste....cliquez
ici pour lire la suite et écouter deux extraits
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Changement de décor pour le pianiste Baptiste Trotignon
qui après avoir enregistré dans un studio américain
son précédent disque "Share" partage
sa musique sur scène à Londres avec les mêmes
musiciens, hormis le trompettiste, et avec un public relativement
discret ce qui n'est pas un mal pour un enregistrement. Changement
de dimension aussi puisque cette suite à l'enregistrement
en studio est l'occasion de réaliser une oeuvre de plus
grande envergure en plusieurs mouvements logiquement nommée
"Suite... " dans tous les sens du terme donc.
Il faut croire que les scènes londoniennes en l'occurrence
le "Charlie's Wright" n'ont rien à envier aux
réputés studios américains, au contraire
car la qualité sonore est vraiment remarquable, pour ne
pas dire encore meilleure, plus claire, que celle du précédent
disque déjà d'une très belle qualité
: l'on vit véritablement ce concert(du moins en disque...).
Les musiciens ont aussi gagné en spontanéité,
en précision et fluidité de jeu... leur plaisir
de jouer se ressent et ... bref le courant passe ! Et c'est d'ailleurs
une musique très joyeuse et énergique tout en étant
très mélodique comme l'est habituellement la musique
de Baptiste Trotignon que cette suite de près de cinquante
minutes offre sans véritable temps d'arrêt entre
les cinq parties hormis de courts "Interlude" d'un tempo
plus lent et finalement peu de place pour les applaudissements
pourtant grandement mérités. Deux pièces
plus courtes complètent l'album : une reprise de "Flow"
qui a gagné en intensité depuis son enregistrement
pour le disque "Share" et, un standard enregistré
lors d'un autre concert au Sunset à Paris, offrant également
une excellente qualité sonore, et qui conclut avec douceur
l'album : "I fall in love too easily".
Baptiste Trotignon a bien voulu répondre à quelques
questions sur son disque et son actualité ...cliquez
ici pour lire la suite et écouter de extraits
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Si Grégory Ott a choisi pour titre de son disque "Ojeada"
(clin d'oeil en espagnol) la splendide mélodie mélancolique
du premier morceau du disque : "Light motif"
donne envie d'ouvrir grands les deux yeux (et surtout deux oreilles)
sur la musique de ce trio et plus particulièrement son
leader qui se définirait, selon ses mots, comme un "pianiste
compositeur amenant des éléments jazz ou pop".
Le disque s'illumine dès le second morceau "Hide
and seek" dans une musique emportée par la belle
rythmique aérienne et solide de ses deux complices. Dans
le troisième titre "Marcel", l'harmoniciste
invité ajoute une nouvelle couleur mélancolique.
La belle fluidité des deux titres qui suivent "Hope"
et " "A la dérobée" ne dément
aucunement l'espoir d'avoir là un trio hors du commun qui
sait captiver ses auditeurs sans jamais l'ennuyer, offrant un
beau voyage musical, aidés par leurs trois invités
qui apportent de nouveaux paysages d'une même splendeur.
Trois morceaux piano solo, le titre éponyme "Ojeada"
et deux arrangements qui montrent la variété de
l'inspiration de Grégory Ott : "Le Sud "
de Nino Ferrer, la berceuse "Lullaby" de Brahms
combleront plus particulièrement les amateurs de piano.
Et à regarder cette fois, toujours avec les deux yeux ouverts,
un bonus vidéo, un piano solo "Summertime"
où Grégory Ott se révèle encore très
inventif cette fois autour de l'oeuvre de Gershwin. Grégory
Ott a bien voulu répondre à nombreuses questions...cliquez
ici pour lire la suite et voir une vidéo
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S'il est assez fréquent que les pianistes enregistrent
l'intégralité des oeuvres de Ravel pour piano seul
qui tient sur deux disques, le pianiste Romain Descharmes qui
signe là son second disque après un disque Brahms,
interprète une sélection mais à laquelle
il a ajouté une oeuvre qui ne fait pas toujours partie
des intégrales car considérée un peu à
part s'agissant d'une transcription d'une oeuvre pour orchestre
: "La valse" , existant également dans
une version pour deux pianos. Celle-ci laisse au pianiste une
large part d'improvisation et est particulièrement difficile.
Le hasard a fait que j'ai eu précisément l'occasion
d'être à Montpellier l'été dernier
alors que Romain Descharmes a joué cette pièce en
concert lors du festival Radio France Montpellier Languedoc Roussillon.
Etant donné mon propre enthousiasme et celle du public
entier, son disque qui précisément comporte cette
pièce d'une grande difficulté technique est à
découvrir absolument. Il vous permettra d'en apprécier
son interprétation remarquable et captivante qui dégage
une très belle énergie communicative tant sur cet
enregistrement qu'en concert....cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Après avoir passé son enfance à étudier
la musique classique et la piano Maxence Cyrin, pianiste originaire
de Besançon, est devenu fan de New-Wave et techno. Son
précédent disque "Modern Raphsodies"
a été largement bien accueilli par la presse,
ses adaptations originales comparées à Philipp Glass,
Mikhaël Nyman ou encore Eric Satie... certes ce ne sont pas
là des compositions originales de Maxence Cyrin mais ces
talents d'arrangeur sont remarquables et il offre dans sa musique
un mixage fort intéressant qui peut ouvrir des portes d'une
musique à l'autre...ce qui n'est pas un mal au contraire
... aussi ce nouveau disque comme le précédent mérite
encore des éloges. Un prochain disque de compositions originales
cette fois devrait bientôt suivre. Maxence Cyrin bouleverse
encore une fois les conventions en réinventant toujours
piano solo les tubes de l'indie-rock et de l'électro et
les rapprochant de l'univers de la musique classique. Le pianiste
ne manque pas d'imagination offrant tour à tour des morceaux
impressionnistes, lyriques, dramatiques ou ludiques... Maxence
Cyrin a bien voulu répondre à quelques questions
...cliquez ici
pour lire la suite, voir trois vidéos et écouter
des extraits
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La pianiste Edna Stern est également pianofortiste et
a d'ailleurs chez elle des pianos anciens, aussi lorsque la Cité
de la musique de Paris lui a proposé de donner des concerts
et d'enregistrer sur une pièce de collection de son musée
: un piano pleyel 1842 dont le modèle correspond exactement
à un modèle que Chopin lui-même avait chez
lui, le projet l'a enthousiasmé. Elle a logiquement choisi
pour cet album les pièces qui lui tenaient le plus à
coeur pour diverses raisons, ainsi les trois nouvelles études
qui sont dit-elle "un témoignage de la virtuosité
de Chopin", la deuxième ballade inspirée,
comme l'a suggéré Cortot, par le poème "Le
Switez" dont elle dit dans le livret du disque qu'elle
a rédigé : "j'aime beaucoup cette évocation,
car j'ai toujours imaginé le thème rapide comme
une descente aux enfers venant de la main droite et le mouvement
du diable pour saisir sa main gauche", quant à
la troisième ballade également inspirée d'un
poème de Mickiewicz c'est pour elle "un mélange
de beauté et de puissance".
Autre oeuvre importante de ce disque la Sonate n°2 qui témoigne
pour elle que les oeuvres de Chopin "possèdent
une puissance considérable et un appel à la révolution
caché sous leur beauté" .
[...]
Edna Stern nous fait par son choix judicieux et son toucher diversifié
vivre un très beau voyage temporel au coeur de la musique
de Chopin telle qu'il l'entendait. Il ne reste qu'à fermer
les yeux et apprécier le flux typique et délicat
de mouvement et d'harmonie de l'oeuvre de ce compositeur qui fait
dire à Edna Stern qu'elle voudrait inscrire en tête
de l'oeuvre de Chopin " Est-il art plus tendre que cette
lenteur ?..."
Edna Stern a bien voulu répondre à quelques questions
au sujet de ce disque et de son actualité...cliquez
ici pour lire l'article complet et écouter un extrait
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Après un premier album en trio, où il jouait du
violon et du piano, Thomas Enhco, revient avec ce même trio,
ainsi que son frère David invité sur trois morceaux,
et cette fois en tant que pianiste seulement pour ce nouveau disque
produit par l'un des plus grands producteurs de jazz au Japon,
surnommé M.88 ( vous devinerez pourquoi...), dont c'est
le tout premier disque de son nouveau label" Blue in Green",
paru au Japon en 2009 et présenté à partir
de ce mois-ci en France par le label Ames distribué par
Harmonia Mundi.
M. 88, qui a bien su déceler les talents du jeune musicien
français, a demandé à Thomas Enhco d'inclure
dans cet album une majorité de standards du jazz et lui
a laissé le choix des autres morceaux ainsi que des arrangements.
Son choix s'est porté en partie vers des morceaux de musique
classique, musique qui est dit-il "restée un des
fondements de sa vie" et sur lequel il s'amuse souvent
à improviser....cliquez
ici pour lire la suite dont un entretien et voir une vidéo
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2010 est l'année du 10ème anniversaire de la disparition
soudaine, d'Olivier Greif à l'âge de cinquante ans,
une mort non expliquée puisque lautopsie na
pas permis de déterminer la cause de sa mort, et à
cette occasion une vingtaine de concerts seront organisés
en France et il sort plusieurs disques dont celui cet album, intégrale
des oeuvres pour violon et piano enregistrée par le pianiste
Romain David et la violoniste Stéphanie Moraly.
Olivier Greif est un compositeur dont à l'écoute
de ce disque comme de celui du pianiste Pascal Amoyel et Emmanuelle
Bertrand paru en 2006 , l'on ne s'explique pas non plus pourquoi
il est ignoré des dictionnaires musicaux et si peu enregistré
(seulement une douzaine de disques sur les sites d'amazon et la
fnac dont plusieurs du label Triton qui édite ce disque)...
Romain David, qui comme Pascal Amoyel, a eu l'occasion de rencontrer
le compositeur et a donc choisi avec la violoniste Stéphanie
Moraly d'enregistrer cette intégrale permet une nouvelle
fois de découvrir la musique d'Olivier Greif souvent fiévreuse,
voire parfois étourdissante mais aussi combien émouvante.
La sonate n°1 dont il font un premier enregistrement mondial
dévoile l'originalité de sa musique dès son
plus jeune âge : 17 ans seulement. L'on peut lire sur le
site de l'association Olivier Greif... "L'on appréciera
ma musique au siècle prochain", disait-il sa
prédiction est donc en train de se réaliser....Romain
David né dans la période où la remarquable
sonate n°3 "The meeting of the waters" qui
donne le titre à ce disque fut composée a bien voulu
partager ici son enthousiasme pour la musique de ce compositeur
et il le partage également musicalement avec la violoniste
Stéphanie Moralie dans une interprétation énergique
et sensible ainsi vous pourrez-vous vous en rendre compte dans
quatre courts extraits ....cliquez
ici pour lire la suite et écouter les extraits
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Trois ans après un premier album piano solo, le pianiste
Guillaume de Chassy enregistre un nouvel album solo mais pas vraiment
seul car cette fois il trouve sa source dans sa collaboration
avec le réalisateur et plasticien Antoine Carlier avec
lequel il a réalisé des duos où musique et
images s'engendrent mutuellement, à partir d'une mince
trame scénique, un dialogue spontané sur fond d'écran
de cinéma (voir la vidéo plus bas). Puisqu'il s'agit
d'un CD ce support ne permet pas de voir les images d'Antoine
Carlier, hormis quelques photos dans le livret, et en fait la
musique n'est pas une prise directe en concert mais un enregistrement
dans un studio au cours duquel Guillaume de Chassy a lui-même
fait appel à sa mémoire tant visuelle qu'auditive,
mixant composition et improvisation dans une musique inspirée
du souvenir de ces images d'Antoine Carlier et de thèmes
qui l'accompagnent depuis toujours : l'Arietta de l'opus
111 beethovenien auquel il voue une passion, la sérénade
de Chérubin de Mozart ou encore le deuxième Concerto
de Prokofiev. S'y mêlent aussi les échos de ses rencontres
avec la danseuse flamenca Ana Yerno et la pianiste classique Brigitte
Engerer, et la musique du film Gran Torino de Clint Eastwood qui
termine ce disque par un sublime moment de grande émotion.
Emotion qui permettra, comme tout au long des neuf scènes
de cet album, à chacun de mettre ses propres images sur
cette musique effectivement picturale puisqu'elle ouvre sans peine
la porte à notre propre imagination tant sa poésie
et ses rythmes prenants portent au rêve, (la scène
5 dont vous pouvez entendre un extrait dans une autre vidéo
plus bas dans cette page est particulièrement étourdissante)...
mais cela ceux qui ont déjà pu apprécier
l'univers de Guillaume de Chassy dans son précédent
disque piano solo le savent déjà mais cette fois
les images seront plus cinématographiques et en noir et
blanc.... Un rêve au grand format dont il ne faut pas se
priver ! Guillaume de Chassy a bien voulu répondre à
quelques questions pour présenter ce disque:...cliquez
ici pour lire l'entretien et voir les deux vidéos !
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Après un disque des nocturnes de Chopin, enregistré
par François Chaplin, présenté dernièrement
à l'occasion du bicentenaire de la naissance de ce compositeur,
voici un nouveau disque qui complétera judicieusement votre
discothèque de piano classique : des nocturnes composés
par l'un de ses contemporains mais moins connus, beaucoup moins
connus même puisque ce disque de Carl Czerny est une "première
mondiale" , la pianiste Isabelle Oehmichen interprétant
ici l'intégrale des 17 nocturnes écrits pour piano
seul, dont 16 sont sans doute joués pour la première
fois depuis... plus de 150 ans ! .... Rien à voir avec
les célèbres études de ce compositeur.
Ce disque vous intéressera à double titre si en
plus d'aimer écouter le piano vous aimez en jouer puisque
selon Isabelle Oehmichen, qui a bien voulu répondre à
quelques nouvelles questions à l'occasion de la sortie
de ce disque, le premier opus (opus 368) "est tout à
fait jouable par la plupart des pianistes, le second, en revanche,
présente des difficultés techniques redoutables"....cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Après trois disques en trio piano, contrebasse, batterie,
le pianiste Tord Gustavsen a choisi pour ce nouvel enregistrement
d'élargir sa formation, avec un autre contrebassiste, d'un
saxophoniste et d'une chanteuse mais en fait le nom de celle-ci
"ensemble" semble effectivement plus juste que celui
de quintet quoique aussi discutable car les musiciens partagent
la musique dans diverses configurations surtout des duos, trios
et sont en fait rarement réunis tous les cinq ensemble.
Ainsi la chanteuse Kristin Asbjornsen n'est présente que
sur quelques morceaux dont quatre où elle interprète
d'une belle voix rauque des textes du poète Wystan Hugh
Auden, du recueil "Another time" paru en 1940,
le titre éponyme de l'album "Restored, Returned"
étant l'un d'eux. L'album comporte plusieurs simples piano/voix
dont l'un clôture l'album, et le disque débute par
un autre très beau duo cette fois entre Tord Gustavsen
et le saxophoniste Tore Brunborg, ce choix qui permet de mettre
en avant chaque musicien s'avère au final fort judicieux
car la musique de Tord Gustavsen trouve depuis toujours sa beauté
dans la simplicité et l'utilisation du silence... et la
poésie et le lyrismeà la fois apaisants et mystérieux
propres à ce compositeur qui utilise ici nombreux thèmes
en forme de berceuses enchantera toujours autant les amateurs
d'une musique calme propice à l'évasion.... Mais
pour en savoir plus sur ce disque lisez cette interview de Steve
Lake avec Tord Gustavsen(publié avec l'aimable autorisation
du label ECM) et regardez la vidéo qui suit....cliquez
icipour lire cet entretien et voir la vidéo
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Le 1er mars 1810 est le jour officiel de la naissance de Frédéric
Chopin et dans le cadre de la célébration de son
bicentenaire le Comité artistique et scientifique, créé
par le ministère de la Culture et de la Communication et
le ministère des Affaires étrangères et européennes,
a attribué le label «Chopin 2010 en France»
à 36 projets, ce disque "Nocturnes" enregistré
par François Chaplin pour Zig Zag Territoires/Harmonia
mundi est l'un d'eux. C'est également le disque que pianobleu.com
a choisi de mettre en "Disque du moment" pour
fêter aussi l'anniversaire de ce compositeur avec ses internautes
non seulement parce que ce sont les Nocturnes qui parmi toutes
ses oeuvres ont sans doute contribué le plus à développer
la célébrité de Chopin et que François
Chaplin, a été , il y a quelques années,
le premier pianiste à avoir répondu à une
interview pour pianobleu.com, mais avant tout parce que ce disque
des Nocturnes est tout simplement splendide : sa sonorité
privilégiant les graves est somptueuse et plonge instantanément
dans un univers à dominante sombre d'une émotion
intense où la sensibilité tant du compositeur que
de son interprète est mise en relief par cette sonorité
riche et d'une grande profondeur.
C'est d'ailleurs par un nocturne d'une grande intensité
dramatique, l'opus 48 n°1(en écoute plus bas), que
François Chaplin, qui a choisi de ne pas suivre l'ordre
chronologique, ouvre cet enregistrement. Vous y remarquerez qu'on
entend parfois la respiration du pianiste, respiration profonde,
elle aussi, qui transperce dans ses doigts et dans le magnifique
chant ample et poignant du piano, exprimant, entre lyrisme et
drame, toute lâme de Chopin, un très bel hommage
pour cet anniversaire...
François Chaplin a bien voulu répondre à
quelques questions au sujet de son disque...cliquez
ici pour lire la suite , écouter un extrait et voir
une vidéo
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Après un disque et un livre consacrés tous deux
à Schubert, le pianiste Philippe Cassard a choisi d'enregistrer
les dernières oeuvres pour piano seul de Johannes Brahms
car il trouve, explique-t-il dans l'interview ci-dessous, des
correspondances plus ou moins souterraines entre le Schubert de
1828, à l'orée du grand romantisme allemand, et
ces vingt pièces ultimes délivrées par Brahms.
Si les deux derniers de ces quatre opus s'appellent Klavierstücke,
le premier se nomme "Fantasien" et le second "3
Intermezzi" et en fait quatorze de ces pièces sont
des "Intermezzo" y compris des pièces du recueil
"Fantasien" , trois autres des "Capriccio",
auquelles s'ajoutent : une " Ballade" , une "Romanze"
, et une "Rhapsodie"... des noms qui n'aident pas vraiment
à se retrouver spontanément dans ces pièces
et c'est effectivement comme un tout ..."Un trésor
de chefs d'oeuvres inépuisables" selon Clara Schumann,
qu'il est préférable de considérer ces 20
dernières pièces écrites par Brahms en deux
étés, cependant celles-ci ont des caractères
différenciés. Philippe Cassard en offre une interprétation
d'une belle clarté par son jeu qui en exalte le chant qu'il
soit de douleur, de rage, ou de sérénité...
dans une atmosphère intime, à l'image des vidéos
prises par Universal chez lui(voir plus bas). Le pianiste fêtera
bientôt, le 12 mars 2010, la 200ème de son émission
"Notes du traducteur"qu'il présente chaque
semaine sur France Musique, comme dans celle-ci il nous aide également
à mieux comprendre ces oeuvres ultimes en répondant
à quelques questions au sujet de ce nouvel enregistrement...cliquez
ici pour lire la suite et voir trois vidéos
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Ce disque est le troisième album, paraissant chez le
label Mirare, du jeune trio Chausson, créé en 2001,
dont le parcours en quelques années est remarquable, la
dernière récompense en date étant leur nomination
de "Rising Star" pour la saison 2007/2008. En
cette année de célébration du bicentenaire
de la naissance de Chopin, c'est à l'oeuvre de musique
de chambre de ce compositeur qu'est consacré leur disque
mais comme ce compositeur n'a en fait créé qu'un
seul trio, leur propre transcription pour violon, violoncelle
et piano de la Polonaise brillante et son introduction, écrite
à l'origine pour piano et violoncelle par ce même
compositeur, ainsi qu'une splendide transcription, Tristia, de
Liszt à laquelle ils ont apporté quelques améliorations
(Liszt lui même en fît trois adaptations) complètent
leur enregistrement. Un programme original donc qu'ils ont d'ailleurs
eu l'occasion de présenter récemment lors de concerts
à la Folle journée de Nantes qui célébrait
Chopin. Au disque comme à la scène, la complicité
du trio Chausson se mesure dans son interprétation fluide
et équilibrée, qualités primordiales pour
ces oeuvres d'un grand lyrisme qui offre un dialogue instrumental
vif et émouvant. Le pianiste Boris de Larochelambert a
bien voulu répondre à quelques questions pour présenter
ce disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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C'est à un voyage au coeur de l'émotion que le
pianiste Patrick Favre qui a également signé les
neuf compositions de ce disque aux titres très évocateurs :
"Instinct", "Sereine"..."Humanidade"...invite
les auditeurs de son tout nouveau disque déjà récompensé
d'un Choc du magazine Jazzman. Et c'est là juste récompense
pour ce musicien dont les belles mélodies viennent encore
charmer les oreilles des amateurs de piano et de jazz ... Oui
comme pour son précédent disque "Intense"
le charme opère de nouveau... Entouré cette fois
de Gildas Boclé et Karl Jannuska, deux musiciens dont il
confie dans un nouvel entretien(voir ci-dessous) apprécier
le sens mélodique qu'on lui sait cher, le résultat
est à la mesure de leurs qualités musicales. Sous
une pochette de paysage maritime ce disque permet de rejoindre
un vaste univers sonore qui n'est pas une simple succession de
thèmes fracassants de quelques minutes mais dont chaque
morceau apporte de nouvelles vagues dont l'écume, nuancée
de nouvelles couleurs, éclate avec délicatesse dans
le flot précédent, ainsi pourrez-vous en juger dans
les deux "vidéos" à voir également
dans cette page...cliquez
ici pour lire la suite et voir les deux vidéos
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Sur la dizaine d'oeuvres de musique de chambre qu'il a composée,
Gabriel Fauré a inclus le piano dans toutes hormis la dernière
(un quatuor à cordes... seules). Remarquable pianiste il
aimait se produire en compagnie de chanteurs et d'instrumentistes
plutôt que d'occuper seul la scène, cependant il
a créé presque toutes ses oeuvres de musique de
chambre à la demande de la Société Nationale
de Musique. Sa préférence allait aux instruments
à cordes plutôt que ceux à vent, probablement
en raison de la vibration des cordes plus proche de la voix humaine
qu'il affectionnait aussi particulièrement. Il participa
lui-même à la création de plusieurs de ses
oeuvres de chambre, parmi lesquelles ces deux quatuors pour piano
et cordes. Cet enregistrement produit par le label Harmonia Mundi
réunit de très talentueux musiciens qui ont tous
les quatre été récompensés de "Victoires
de la musique classique" ainsi le Trio Wanderer qui a reçu
pour la troisième fois en 2009( après 1997 et 2000)
la "Victoire de la musique du meilleur ensemble instrumental
de l'année", et l'altiste Antoine Tamestit, "Révélation
instrumentale" de l'année 2007. Ils nous révèlent
ici dans une interprétation très énergique
et d'une très belle sonorité ces deux beaux quatuors
peu souvent joués. Et c'est donc le pianiste Vincent Coq
qui prend la place du compositeur, ce que, à l'écoute
du disque, l'on peut supposer ne pas être une mince fonction
ainsi pourrez-vous en jugez vous-même dans le Scherzo du
quatuor n°2 (en écoute plus bas). Vincent Coq a bien
voulu répondre à quelques questions pour présenter
ce disque ...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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François Couturier
Un jour si blanc
Dans la suite de l'album "Nostalghia : songs for Tarkovsky"sorti
fin 2006, ce nouveau disque de François Couturier, qui
cette fois et d'ailleurs pour la première fois joue piano
solo, se définit comme le second album d'une sorte de "trilogie
idéale" en hommage au cinéaste russe Andreï
Tarkovsky(1932-1986). Le titre "Un jour si blanc",
également le titre d'un des morceaux est en fait le titre
d'un poème du père d'Andrei Tarkovski qu'il avait
d'abord choisi comme titre de son film "Le miroir"...
A travers les dix-sept pièces de ce disque François
Couturier invite à "une promenade calme de l'aube
au crépuscule dans un monde" ..."idéal"
encore... où "les parfums les couleurs et les sons
se répondent" explique-t-il dans le livret en
citant un autre poète : Baudelaire. Comme vous le montre
la liste ci-dessus des titres de ces pièces, la couleur
ne se limite pas au blanc, mais se mélange à nombreuses
autres et la musique renvoie à des impressions variées
aux couleurs toutes aussi diverses, calmes ou violentes, mélodiques
ou abstraites... Un monde peuplé par des artistes qui lui
sont proches : Miró, Kandinsky,Klee, Bach, Schubert, Rimbaud,
et bien sûr Tarkovski... explique encore François
Couturier. Un album qui en fait aurait certes sans doute pu aussi
s'appeler aussi Nostalghia... car c'est au final le sentiment
qui domine à l'écoute d""Un jour si
blanc" mais il est certain aussi que le titre de ce poème
lui sied à merveille car l'on retrouve avec bonheur l'univers
personnel de François Couturier dans cette improvisation
solitaire, sorte de "miroir de soi-même " d'où
surgit son univers personnel d'une beauté en fait... "idéale"...
lyrique et poétique. Il a bien voulu répondre à
quelques questions pour en dire plus sur ce disque....cliquez
ici pour lire la suite et en écouter des extraits
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Si la vie de George Gershwin a été brève,
c'est un compositeur à part dont il est difficile de parler
en quelques mots. Ce fils d'émigrants russe né aux
Etats-Unis, qui a suivi une formation de pianiste classique, a
merveilleusement su intégrer dans ses compositions tout
autant le jazz qui était en plein essor que des musiques
populaires et folkloriques. Dès l'âge de 26 ans il
accède à la célébrité avec
la "Rhapsody in blue", dont vous pouvez
écouter les premières minutes plus bas dans cette
page mais il est fort probable que vous connaissez déjà
cette oeuvre...
A compositeur atypique, interprète atypique : Bruno Fontaine
cumule les qualités de pianiste, chef d'orchestre, compositeur
et arrangeur et est aussi très ouvert à tous styles
musicaux (ainsi pouvez-vous le constater dans la page qui lui
est consacrée...cliquez ici), dans cet enregistrement,
pris en direct comme à l'accoutumé avec le label
Transart Live, il a pris la place du pianiste, et c'est David
Wroe qui est parait-il "l'une des nouvelles baguettes
les plus intéressantes produites par les USA ses dernières
années" qui dirige l'orchestre de Lille. Ces talentueux
musiciens réunis offrent ici un voyage outre-atlantique
des plus énergiques et fort réjouissant dans une
qualité sonore remarquable.
Bruno Fontaine a bien voulu répondre à quelques
questions pour nous en dire plus sur ce disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Le pianiste David Kadouch aime les uvres peu jouées
des compositeurs, et il lui arrive souvent de les programmer dans
ses concerts. Ainsi a-t-il donc pu enregistrer les 24 préludes
op. 34 de Chostakovich(1906-1975) pour le label Transart live
dont tous les disques sont précisément enregistrés
lors de concerts lors du festival des flâneries musicales
de Reims. Cet enregistrement est complété par le
quintette pour piano et cordes du même compositeur, qu'il
interprète accompagné d'un quatuor formé
exclusivement de musiciennes.
Si les préludes de Dimitri Chostakovich sont peu jouées,
celui-ci s'est cependant inspiré d'oeuvres plus réputées
pour écrire cet opus 34, en 1933, puisque le titre de l'oeuvre
comme sa forme est inspirée de ceux écrits quelques
années auparavant par ...Chopin (et oui encore lui !) dont
il avait beaucoup travailler les oeuvres car outre être
un compositeur de premier plan, il était également
un pianiste de haut niveau . Mais la personnalité de Chostakovitch
diffère de celle de Chopin, et bien que comme lui, il mette
aussi dans ses préludes une diversité d'états
pyschologiques très contrastés leur univers sont
éloignés et Chostakovitch se cache plus derrière
un humour caustique qu'il ne délivre pleinement et librement
ses états d'âmes. Un humour dont David Kadouch nous
dévoile toutes les subtilités dans une interprétation
d'une grande finesse qui alterne la variété de climats
de ces courtes pièces dans un très beau jeu aux
couleurs contrastées....cliquez
ici pour lire la suite dont une interview de David Kadouch
et écouter trois préludes
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Il a fallu nombreuses années, presque une vingtaine,
pour que le pianiste compositeur arrangeur François Raulin
réalise un deuxième disque piano solo... un nouvel
enregistrement qui lui tenait pourtant à coeur, parmi nombreux
autres cd produits dans cet intervalle, mais les circonstances
et ... le hasard ont fait qu'il ne le réalise que maintenant
ainsi l'explique-t-il dans l'entretien ci-dessous. C'est une véritable
parenthèse, pour lui tout seul, dans son emploi du temps
chargé par des projets collectifs, pendant laquelle non
seulement il a pu enfin se consacrer à d'anciennes compositions
mais aussi profiter de cette liberté pour en créer
de nouvelles "porté par l'ambiance de la grande
salle vide et faiblement éclairée". Ce
n'est cependant pas dans un univers sombre et vide, mais souvent
animé que François Raulin fait entrer l'auditeur,
dans ces moments de créativité intense où
la poésie d'un "Little Némo" côtoie
le suspense et l'humour d'un "Meccano de la générale",
impulsé par une polyrythmie extraordinaire à base
d'ostinato qui consiste à répéter... obstinément
une formule rythmique ou mélodique....cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits
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Le dictionnaire propose deux définitions du mot Filigrane
: ouvrage de joaillerie fait de fil de cuivre entrelacé
et soudé, ou dessin imprimé dans la pâte du
papier pouvant se voir par transparence. Edouard Ferlet en propose
ici une troisième c'est "une promesse enfouie au
creux de la main, comme une prière douce et unique. Un
fil comme fond sonore de notre cheminement, pour mieux déceler
en nous la nature profonde et la légèreté
de nos pas"... Filigrane pour une musique conçue
telle une ballade qui pourrait tout aussi bien s'écrire
avec un seul l, une grande liberté étant donnée
à chaque musicien de prendre des chemins de traverses...
que les auditeurs prendront à leur tour en se laissant
porter par cette musique aérienne. Les mélodies
inspirée de Dutilleux, Messiaen ou Koechlin, dans ce jazz
improvisé poétique où le silence a aussi
son importance, invitent à un beau voyage tout en légèreté,
pourquoi pas ... dans une montgolfière pour admirer derrière
la transparence des nuages notre belle terre vue du ciel !...cliquez
ici pour lire la suite, lire une interview d'Edouard Ferlet
et écouter des extraits dans un widget
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Le groupe lyonnais CHK a été vainqueur du concours
national Jazz de la défense en 2008 et c'est ici son premier
album, mais si ce groupe a été récemment
créé la route musicale de ses musiciens est déjà
longue comme vous pouvez le constater dans l'interview du pianiste
Raphaël Chambouvet. Ils offrent ici une splendide musique
longuement et lentement murie... le disque idéal pour prendre
le temps de respirer. Dès les premières notes du
titre "Night in love sounds", la lente pulsation
rythmique nous invite à ralentir selon ce principe cinématographique
du "Slow motion" qui permet d'admirer les images d'une
action dans un temps plus long que celle de l'action initiale,
afin d'en augmenter l'impact visuel ou émotionnel. Et l'émotion
est omniprésente dans les douze morceaux de ce disque au
cours duquel ce doux rythme ne s'accélérera jamais.
Même lorsque le guitariste Nicolas Repac se joint au trio
il s'accorde à son pas d'ailleurs dans une reprise du morceau
éponyme "Slow motion" et avec la chanteuse
Jennifer" Hawa" Zonou qui offre un blues des plus émouvants.
Bien sûr l'on pensera à la musique du trio suédois
E.S.T. dont le pianiste leader Esbjörn Svensson est récemment
disparu dans un accident de plongée sous-marine mais le
langage de CHK est assurément personnel et après
avoir écouté leur album joliment illustré
d'une fleur gelée qui rappelle aussi le monde nordique
vous aurez sûrement hâte qu'il sorte le prochain...
mais rien, absolument rien, ne vous empêche de revenir en
arrière et ré-écouter ce disque plusieurs
fois par jour, vous verrez cela fait un bien fou, et comme il
s'agit ici aussi d'un éloge de la lenteur soyons patients
et laissons nous flotter agréablement au son de leur musique
génératrice de beaux rêves en "slow motion"
évidemment !...cliquez
ici pour lire la suite, voir deux vidéos et écouter
des extraits
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Dans son précédent disque, également édité
par le label Hortus, le pianiste Nicolas Stavy nous permettait
de découvrir avec Hélène de Montgeroult(1764-1836)
un programme "A la source du piano romantique",
c'est ici, explique Rémy Strickner auteur du livret, un
programme né "aux derniers feux du romantisme"
(après la disparition de Mendelssohn, et de Chopin, et
alors que Schumann cesse de composer) qu'il a choisi d'enregistrer.
Les trois oeuvres - Ballades op.10, Thème et Variations
en ré mineur( Version pour piano du 2ème mouvement
du sextuor à cordes op.18), Sonate op. 5 en fa mineur -
appartiennent à la jeunesse de Brahms, alors qu'il n'avait
qu'une vingtaine d'année et déjà un grand
talent de pianiste virtuose. Nicolas Stavy les offre dans une
interprétation toujours très expressive et nous
permettant d'en apprécier toute la richesse sonore sur
un piano Steingraeber E -272 qu'il a aussi soigneusement choisi,
ainsi pourrez-vous vous en rendre partiellement compte dans un
extrait de l'ambitieuse sonate op.5 en fa mineur qui foisonne
d'idées. Nicolas Stavy a bien voulu répondre à
de nouvelles questions pour présenter son disque ....cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Si Barbara a personnifié avec talent la solitude dans
une de ses chansons, celle-ci n'effraye nullement le pianiste
Issam Krimi que l'on avait pu découvrir dans une formation
de cinq personnes dans son précédent disque "Post
jazz" et qui cette fois sort un piano solo réalisé
dans le même esprit de recherche sonore originale. Il est
vrai qu'il n'est pas tout à fait seul puisque comme l'explique
Issam Krimi(voir entretien ci-dessous) l'ingénieur du son
Pierre Luzy a travaillé avec lui pour aboutir à
la sonorité particulière de son album et ils sont
tous deux les auteurs de cinq des quinze morceaux de ce disque
qui parait chez le label Bee Jazz. Mais en fait il semble un peu
réducteur de parler de ce disque en terme de "morceaux"
car c'est un tout à écouter de bout en bout d'une
seule écoute, certes l'on pourra reconnaître cà
et là quelques bribes de mélodies de Barbara mais
c'est plus dans une atmosphère poétique où
l'on sent renaître l'âme solitaire de la chanteuse
qu'Issam Krimi porte l'auditeur, partageant un dialogue avec elle
par le biais du piano qui réussit à la faire revenir
dans nos coeurs....cliquez
ici pour lire la suite et écouter des extraits dans
un widget
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Certes ce disque du pianiste Nima Sarkechik date déjà
de plusieurs mois mais à l'approche de l'année du
bicentenaire de la naissance de Chopin il s'avère aussi
tout à fait dans l'actualité du moment d'autant
plus que cet album réunit à la fois des oeuvres
de ce compositeur et une oeuvre du compositeur Hugues Dufourt
qui lui rend un hommage. Celle-ci a été directement
créée par Nima Sarkechik lors de l'enregistrement.
Le titre "La ligne gravissant la chute" est tiré
d'un poème de Tal Coat qui fut un grand peintre et un grand
poète originaire du Finistère sud. Le poème'
dit :
"la ligne gravissant la chute, ensevelie dans son ombre
dans le surgissement de l'arête, s'éclaire d'un bond"
Nima Sarkechik a bien voulu nous présenter cette oeuvre
et répondre à d'autres questions autour de son premier
disque, qui permet de découvrir cet interprète,
indéniablement un jeune talent à suivre, et qui
a d'ailleurs été lors de la sortie de cet album
récompensé d'un "4 étoiles"
du Monde de la musique et "5 diapasons" du magazine
éponyme.Vous pourrez également écouter un
extrait, la seconde ballade de Chopin, un exemple qui vous permettra
de mesurer, tout comme le suggère le poème, les
deux mouvements contraires d'un trait unique qui selon Hugues
Dufourt caractérisent "la démarche de Chopin
qui fait coexister sans rupture surrection et pesanteur, ascension
et chute, angoisse et essor"... une musique volcanique
! .....cliquez ici
pour lire la suite et écouter un extrait
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François Dumont
Mozart a composé une vingtaine de sonates dont dix-huit
véritablement achevées mais elles sont moins réputées
que les concerti pour piano et le jeune pianiste François
Dumont qui voient dans celles-ci "une sorte de journal
ou de laboratoire expérimental" ainsi l'explique-t-il
dans l'entretien ci-dessous, a choisi de les enregistrer toutes
lors d'un enregistrement qui n'a duré seulement que quelques
jours. Il est vrai que François Dumont, habitué
des concours, ainsi en ce moment même il est au concours
international de piano Hamamatsu au Japon où il est l'un
des six finalistes sélectionnés, n'en est pas à
un challenge près. De là-bas, et malgré le
stress que laisse supposer de telles épreuves de concours,
il a bien voulu prendre le temps de répondre longuement
à quelques questions pour nous présenter cette intégrale
riche en émotions qu'il nous fait découvrir dans
une interprétation pleine de vie et d'une très belle
sonorité ainsi pourrez-vous le mesurer à l'écoute
du dernier mouvement de la splendide sonate K457. ...cliquez
ici pour lire la suite et écouter l'extrait
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Emmanuelle Gaume productrice animatrice sur Arte et France Musique
a monté en 2001 son propre label Intrada et a eu l'idée
de lancer cette année cette collection de cinq contes musicaux
qui passionnera les enfants et surtout leur permettra de découvrir
la musique classique. Emmanuelle Gaume est également la
maman d'une petite Lilou et elle est convaincue que "Pour
intéresser le jeune public à la musique classique,
il faut lui raconter des histoires et l'emmener avec nous sur
le chemin de la passion". Totalement impliquée
dans ce projet elle est aussi conteuse et s'avère excellente
comédienne puisqu'on peut l'entendre tour à tour
prêter sa voix à Alice, et nombreux autres personnages
dans deux autres de ces contes musicaux.
La pianiste Vera Tsybakov, qui a déjà enregistré
plusieurs disques chez Intrada, assure quant à elle seule
la musique de l'histoire de Babar - composée par Francis
Poulenc(1899-1937)- dont le texte de Jean de Brunhoff est raconté
par Christian Benedetti, et avec d'autres musiciens celles de
La revue de cuisine(texte de Christophe Garda) dont la musique
est de Bohuslav Martinu(1890-1959) [...]L'histoire d'Alice au
pays des Merveilles, de Lewis Caroll dans une version adaptée
par Alain Carré permet de retrouver la pianiste Emmanuelle
Swiercz dans les Etudes-Tableaux de Rachmaninov...cliquez
ici pour lire l'article complet et écouter deux extraits
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Alors qu'il avait 20 ans, le jazzman Franck Amsallem qui ne
voulait être catalogué ni pianiste de standards ni
compositeur de musique "originale" mais plutôt
jazzman complet, a quitté la ville de Nice pour se rendre
aux USA où il a pris des cours de chant dans la meilleure
école de musique américaine considérant,
et il a bien raison, que les pianistes qui nous touchent le font
d'abord "quand leur clavier chante réellement les
mélodies"... Cela fait donc plusieurs années
qu'il fait chanter son piano mais aujourd'hui grâce à
Daniel Yvinek qui produit ce disque on peut le découvrir
associant son piano chantant à sa propre voix chantante,
dans ce nouvel album, le dixième qu'il enregistre en tant
que leader, cette fois en simple piano/voix.
Il a choisi ses chansons dans un répertoire de standards,
de mélodies venant de maîtres comme Cole Porter,
Jérome Kern, Harold Harlen.... Pas question pour le jazzman
de faire des éclats de voix mais bien d'accompagner simplement
et sobrement son piano, offrant les chansons de ce "duo"
instrumental et vocal dans une texture sonore unifiée,
tendre et veloutée, qui se révèle des plus
agréables.
Franck Amsallem a bien voulu répondre à quelques
questions sur ce disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter
des extraits
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Eliane Reyes, piano
Ronald Van Spaendonck, clarinette
Sans doute la définition du mot "sonatine"
dans le dictionnaire de la musique Larousse mériterait-elle
une petite mise à jour, si ce n'est peut-être déjà
le cas depuis l'édition 2005, car on peut y lire :"diminutif
de sonate, ce terme déjà employé auparavant
vers le début du 19ème siècle pour désigner
des oeuvres de même forme et de même caractère
que la sonate mais en général plus courtes et plus
faciles.[...] Le terme a survécu jusqu'au début
du 20ème siècle" or c'est un terme qui
survit encore dans la seconde moitié du 20ème siècle
et même au 21ème siècle comme le montre ce
nouveau disque regroupant plusieurs sonatines récentes
pour clarinette et piano dont l'une date de 2008. En outre ces
sonatines si elles sont effectivement courtes ne peuvent guère
être qualifiées de faciles mais plutôt de "concentré
de talent". Sonatine c'est paraît-il aussi le nom d'une
rue à Bruxelles, pays précisément où
sont nés le clarinettiste Ronald Van Spaendonck et la pianiste
Eliane Reyes et quelques compositeurs d'oeuvres retenues pour
cet album. Certains d'entre eux sont peu réputés
et les deux musiciens qui les défendent avec un enthousiasme
contagieux nous permettent de découvrir effectivement le
talent de ces compositeurs à partir de ces "petites"
oeuvres où l'humour cotoient le lyrisme.
La pianiste Eliane Reyes a bien voulu répondre, en complément
aux questions sur son parcours à quelques autres questions
au sujet de ce disque ...cliquez
ici pour lire ses réponses et écouter un extrait
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Si le pianiste Giovanni Mirabassi est bien connu
des internautes de pianobleu.com, le saxophoniste Stéphane
Spira, dont c'est ici le deuxième album, l'est beaucoup
moins, aussi vous trouverez dans cette page sa biographie. Pour
rendre hommage à son père décédé
fin 2007, Stéphane Spira a décidé de lui
dédier cet album, le choix du pianiste Giovanni Mirabassi
sest imposé à lui comme une évidence...
il est vrai que Giovanni Mirabassi a un don inégalable
pour les musiques empreintes de nostalgie et ce choix est donc
tout à fait compréhensible et se vérifie
d'ailleurs comme excellent dès le splendide "21
place des vosges", adresse où le père de
Stéphane Spira avait sa boutique de brocante et se confirme
dans "Twilight song" de Kenny Barron qui suit
ou encore dans "Dear Lord" de John Coltrane et
"Sabiha" de Stéphane Spira d'une beauté
à pleurer. Mais que l'on se rassure Stéphane Spira
confie : " ce disque m'a fait un bien fou, il m'a permis
de positiver mon chagrin, de l'exprimer et finalement de le dépasser".
[...] Giovanni Mirabassi a bien voulu répondre à
quelques questions autour de ce nouveau disque dont vous pourrez
également voir plus bas la vidéo de présentation
et entendre des extraits dans un "Widget"....cliquez
ici pour lire la suite, voir la vidéo et écouter
des extraits
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David Fray a été le premier jeune talent interviewé
pour ce site internet, dès 2004, alors remarqué
au hasard de l'écoute des épreuves du concours de
Montréal, et de sa remarquable interpétation de
la sonate de Liszt, une interprétation hors du commun,
émouvante, prenante, exigeant une écoute des plus
attentives de ce candidat toute affaire cessante. David Fray confiait
lors de cette première interview qu'il vouait aussi "une
passion infinie aux lieder de Schubert" , une passion
très proche de son choix d'enregistrer ces oeuvres de Schubert
à caractère lyrique également.
Que son disque soit "disque du moment" en cette période
de Toussaint est aussi pur hasard qui s'accorde précisément
bien avec cette période de l'année puisque en préambule
du livret de son disque le jeune pianiste a choisi deux vers du
poète allemand Eichendorff : "Comme nous sommes
las de marcher, est-ce peut-être ceci la mort".
Il offre une interprétation d'un tempo plus lent que celui
habituellement utilisé par les interprètes, et dans
une sonorité d'une résonance particulière
qui donne souvent place alternativement à une pensée
intérieure, et un écho qui semblent venus de très
loin, des profondeurs de la terre ou de paradis rêvés.
Le recueillement, et le silence, sont encore impératifs...
David Fray prend son temps pour exprimer intensément le
flux d'émotions que Schubert transmet dans ses compositions,
et il est évident dans ce cas précis, de la sensibilité
qu'il y met, et à condition d'être soi-même
armé de patience, que l'on ne peut faire que l'éloge
de sa lenteur dans cette musique prégnante dont il permet
de mesurer la force tant dans les notes que les silences.
David Fray a bien voulu répondre à de nouvelles
questions pour présenter son disque...cliquez
ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter
un"widget" d'extraits de ce disque.
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Le 30 septembre 1990 le pianiste Stephan Oliva enregistrait
dans le studio de Gérard de Haro son premier disque, produit
par lui-même, avec Claude Tachmitchian et Jean-Pierre Jullian,
ce disque a obtenu un Django d'or en 1992. Depuis ce temps Stephan
Oliva a pu participer à différents projets de l'un
ou l'autre musicien, et lorsqu'il a eu envie de réaliser
un nouveau disque en trio ( le dernier datant de 2000 avec Bruno
Chevillon et Paul Motian) c'est tout naturellement qu'il a eu
envie de recréer le trio de son premier disque et c'est
aussi tout naturellement que Gérard de Haro, qui a depuis
également enregistré douze des quinze disques de
Stephan Oliva qui ont suivi, lui a proposé de produire
ce nouvel enregistrement sous son label (Label La Buissonne).
Certes dire encore que l'univers poétique de Stéphane
Oliva est particulièrement remarquable peut sembler banal...
mais petite anecdote, c'est une poésie si captivante qu'un
soir de pluie, à Quimper, sous un chapiteau qui prenait
l'eau, le pianiste, dans un concert spectacle avec le producteur
Yvan Amar, a captivé tout un public au point que les spectateurs
ne se sont rendus compte qu'à la fin de celui-ci, et avec
étonnement, qu'ils avaient les pieds dans l'eau parfois
même jusqu'aux chevilles... oui c'est cela la musique de
Stephan Oliva, une musique qui vous embarque dans un rêve
aux multiples facettes, loin des réalités de ce
monde.... et que Stephan Oliva ait pour ce nouvel album choisi
le titre de "Stéréoscope" parce
que, dit-il dans ses réponses à de nouvelles questions,
c'est " Tout un système technique et poétique
pour créer l'illusion du relief en photographie "
semble effectivement tout à fait judicieux et en parfaite
adéquation avec sa musique, belle coïncidence ! ...cliquez
ici pour lire la suite et découvrir des extraits
dans un "widget"
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Dans une précédente interview Racha Arodaky déclarait
que ses choix musicaux... "se font en fonction de la passion
que va susciter chez moi telle ou telle uvre."
, ce disque "Suites pour clavier" de Haendel
qu'elle a volontairement choisi d'auto-produire, avec toutes les
difficultés que cela comporte, et ce qu'elle en dit montre
combien pour cette pianiste le mot "passion" a une signification
très forte, n'est pas un mot prononcé à la
légère mais un embrasement effectivement vécu
intensément. Une passion qu'elle nous permet de partager
dans un généreux programme de plus de 70 minutes,
où l'émerveillement est au rendez-vous . C'est un
véritable feu lumineux aux flammes multicolores se déroulant
dans toute leur splendeur, et dans lequel crépitent à
rythmes variés des étincelles surprenantes que Racha
Arodaky offre ici sous des doigts agiles et sensibles nous permettant
d'en mesurer pleinement la richesse. Un feu d'une chaleur bienfaisante
et qui contribue cependant, et heureusement, à éteindre
la comparaison et l'opposition inutile entre la musique de ce
compositeur et de son contemporain Bach, chacune apporte son émotion,
ses réconforts et ses joies, n'est-ce pas l'important,
ainsi pourrez-vous, pour ce qui concerne Haendel cette fois, en
avoir une idée dans l'extrait en écoute et les vidéos
de présentation plus bas....cliquez
ici pour lire l'interview de Racha
Arodaky, écouter un extrait et voir trois vidéos
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Jérôme Ducros, piano
Jérôme Pernoo, violoncelle
Le pianiste Jérôme Ducros aime avant tout jouer
de la musique de chambre, et plus particulièrement avec
ceux qui partagent cet amour et "ceux avec qui le partage
va de soi, avec qui les répétitions se passent en
musique davantage qu'en mots" . De deux ans son aîné,
Jérôme Pernoo, lauréat du concours Tchaikovsky
à Moscou et du concours Rostropovitch à Paris en
1994 et du Concours de Pretoria en 1996, est pour lui un partenaire
idéal depuis plus d'une quinzaine d'année. Si la
Sonate à Kreutzer a inspiré à l'écrivain
Leon Tolstoï un drame conjugal, c'est ici en parfaite entente
musicale que les deux musiciens interprètent cette sonate
que son dédicataire, le violoniste Rodolphe Kreutzer ,
n'a jamais joué en public, la déclarant "inintelligible"
mais il est vrai qu'il s'agit ici d'une transcription pour violoncelle
réalisée par Carl Czerny et ce n'est nullement le
cas, le discours est ici limpide, fougueux dans les premier et
troisième mouvements , plus poétique dans le deuxième
mouvement qui est en fait un thème suivi de variations.
A la suite de cette sonate viennent Douze Variations sur le fameux
air de Papageno de la Flûte enchantée, où
l'on est loin d'un drame conjugal puisque Papageno rêve
d'une femme qui l'aimerait. Enfin la troisième sonate pour
violoncelle et piano qui s'ouvre sur un mouvement allegro est
d'un lyrisme tendre. Jérôme Ducros a bien voulu nous
en dire plus sur cet enregistrement...cliquez
ici pour lire la suite et en écouter
un extrait
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Dana Ciocarlie, piano
Sébastien Van Kuijk, violoncelle
Pour célébrer le bicentenaire de la naissance
de Felix Mendelssohn le label Intrada a choisi de produire un
enregistrement consacré aux oeuvres pour violoncelle et
piano du grand compositeur romantique allemand. Le duo qu'il a
choisi pour cette interprétation, la pianiste Dana Ciocarlie
et le violoncelliste Sébastien Van Kuijk, s'avère
un remarquable ambassadeur de cette musique très contrastée
dont il donne une interprétation passionnée, d'une
très grande vivacité et qui en exalte merveilleusement
toute la beauté lyrique. Si l'on connaît bien Dana
Ciocarlie l'on découvre ici Sébastien Van Kuijk,
notamment lauréat du concours Rostropovitch, et Dana Ciocarlie
qui ne manque pas d'éloges à son égard a
bien voulu nous en dire plus sur son partenaire ainsi que sur
cette intégrale....cliquez
ici pour lire son interview et écouter
un extrait
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Interviewé en avril 2006, peu de temps après l'édition
par la revue Classica d'un "CD Découverte" comportant
son enregistrement d'oeuvres de Chopin, Schubert, Scriabine, Debussy
et Liszt, le jeune pianiste Guillaume Coppola confiait : "J'ai
toujours eu une fascination pour Franz Liszt, autant pour l'homme
que pour le pianiste ou le compositeur, et j'admire sa capacité
à mettre en scène la musique, la dramaturgie de
son oeuvre, et la grande variété de sentiments humains
qu'il explore."....aussi ne faut-il pas être trop
surpris que pour son premier disque commercialisé( Label
Calliope) il ait précisément choisi de dresser un
portrait musical de ce compositeur complexe qui lui permet d'alterner
les climats.
Ce CD découverte comportait l'oeuvre "Funérailles"
que l'on retrouve ici dans une interprétation plus mûrie,
et Guillaume Coppola aurait bien tort de se priver de dire en
quoi son jeu a évolué(cf. le nouvel interview ci-dessous)
car l'analyse qu'il en fait est fort juste et lucide. Faire le
portrait, tout comme l'évaluation, d'une personne autre
que soi-même est aussi une chose difficile, et en partie
subjective, heureusement il ne s'est donc pas privé non
plus de le concrétiser en musique. Il est bien naturel
que Guillaume Coppola en réalisant ce portrait de Liszt
y ait mis une part de lui-même tant dans le programme qu'il
a choisi que dans son interprétation sobre privilégiant
la beauté du son et le discours à la prouesse technique.
Ainsi son propre portrait, les yeux baissés, de la photographie
du disque semble judicieusement choisi, en accord avec cette interprétation...
Oui faire le portrait d'un compositeur tel que Liszt était
un pari osé, et Guillaume Coppola offre ici une représentation
qui n'a rien d'une caricature mais est le reflet fidèle
de multiples facettes d'un homme complexe certes mais attachant.
...cliquez ici
pour lire son interview et écouter
un extrait
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Bojan Zulfikarpazic est bien connu en France (sous le diminutif
Bojan Z) au travers de ses multiples rencontres d'Henri Texier
à Michel Portal en passant par Julien Lourau... c'est un
projet très différent qu'il offre dans ce disque
avec une nouvelle formation, et un son électrique prédominant,
ce qui n'empêche pas le pianiste de garder aussi une main
sur le piano acoustique, voir de le monopoliser sur un morceau
au titre bien choisi "Focus"... Le trombone apporte
aussi une couleur fort originale. De ces compositions, fruit d'une
réflexion murie autour de ce mariage inédit de sonorités,
et également inspirées d'autres musiques plus modernes
que le jazz telle le rock, résultent un album totalement
novateur. Bojan Z, en complément de questions sur son parcours
a bien voulu répondre à quelques autres questions
concernant cette création...cliquez
ici pour lire la suite
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Le label Cristal Records, en activité depuis plus de
15 ans, est bien connu dans l'univers du jazz et est désireux
de se construire en complément une identité classique,
ce qui est particulièrement remarquable en cette période
de crise du disque. Cet album du pianiste Didier Castell-Jacomin
dont vous pouvez également découvrir le parcours
ici, est l'une de leurs toutes premières productions sous
le label logiquement nommé '"Cristal Records classic".
"Le label innove aussi avec une approche spécifique
du son, dont il vous sera épargné ici les détails
techniques mais dont il est faut absolument que vous sachiez que
le son produit par cette approche en directionnel et proximité
place l'auditeur non plus dans la salle mais à côté
de l'instrument.
"...La musique de Chopin ramasse la fleur des Champs sans
en faire tomber la rosée...» ces quelques mots
extraits de la nécrologie de Chopin parue le 25 octobre
1849 dans la Gazette populaire, traduisent l'esprit musical qui
a entouré la réalisation de cet enregistrement dont
le parti pris est de vouloir traduire le caractère épique
de cette poésie musicale imaginée le plus souvent
par un homme hors de son pays pour son pays. Didier Castell-Jacomin
qui offre ce programme à dominante nostalgique dans une
interprétation à la fois délicate et affirmée
a bien voulu répondre à quelques questions pour
présenter son disque : ...cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait
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Soucieuse d'associer un répertoire en adéquation
à l'instrument sur lequel elle joue, la pianofortiste (et
pianiste) Natalia Valentin a choisi pour son premier CD une sélection
originale de pièces de Beethoven certes moins réputées
que les sonates mais pas moins riches en invention. Elles les
a enregistrées sur un piano datant de la fin du 18ème
siècle qui, comme à l'époque on ne fabriquait
pas du jetable, a connu au fil des ans diverses améliorations,
expliquées dans le livret accompagnant ce disque, pour
obtenir de meilleures qualités sonores.
Si la Bagatelle "Pour Elise " est bien connue
du public, l'on connaît moins les autres pièces de
ce type écrites par Beethoven, pourtant il en existe trois
autres recueils soit un total de 24 pièces, l'opus 33 ici
présent en est le premier. Certes le compositeur les nommait
lui-même quelquefois "petites choses" mais
elles sont en fait chacune un concentré d'idées
de quelques minutes que lui aussi, n'ayant sans doute pas pour
principe de jeter ce qu'il avait créé, développera
ou reprendra parfois par la suite, ainsi pouvez-vous en juger
par vous-même en écoutant la véhémente
Bagatelle n°7 de l'opus 33 en écoute . Les Rondos sont
un peu plus longs et aussi parfois qualifiées "d'oeuvres
de jeunesse" et bien que Natalia Valentin les interprètent
sur un "vieil instrument", les multiples couleurs permises
par le pianoforte et la vivacité de jeu de la pianiste
permettent d'en apprécier pleinement leur caractère
enjoué, leur humour et leur effervescence. Natalia Valentin
a bien voulu répondre à quelques questions pour
présenter son premier album...cliquez
ici pour lire la suite et écouter
un extrait
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A 22 ans seulement le pianiste Jean-Frédéric
Neuburger confirme ici sa maturité déjà décelée
depuis quelques années : non content de s'attaquer à
la plus difficile sonate de Beethoven "Hammerklavier",
il prolonge le partage de sa passion pour cette sonate par une
intéressante explication de l'oeuvre dans un DVD au contenu
très original dont il a eu l'idée lors des séances
d'enregistrements de son disque. Dans une présentation
proche de la conférence et de l'analyse formelle qu'il
a voulu comme un voyage à l'intérieur de cette sonate
Jean-Frédéric Neuburger vise ici un large public
d'auditeurs pour leur apprendre à écouter autrement
et aiguiser leurs oreilles... Dans une atmosphère à
la fois sombre et chaleureuse, proche de celle d'un concert, il
donne avec clarté toutes les clés pour mieux comprendre
l'architecture de cette oeuvre gigantesque... Un DVD sur lequel
nombreux professeurs pourraient d'ailleurs s'appuyer voire diffuser
en classe pour intéresser leurs élèves à
la musique classique.
Après il ne reste plus qu'à écouter le disque
et apprécier sous les doigts habiles de Jean-Frédéric
Neuburger cette impressionnante sonate dans laquelle Beethoven
a mis en oeuvre tout son génie pour utiliser les possibilités
des nouveaux "pianos à marteaux". Jean-Frédéric
Neuburger dans la continuité de son précédent
disque consacré à l'Art de délier les doigts"
de Czerny a souhaité enregistrer deux sonates "faciles"
et la célèbre "Lettre à Elise",
autres pilliers du répertoire "pédagogique"
de la production de Beethoven.......cliquez
ici pour lire la suite et pour écouter
un extrait
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Franz Liszt a consacré plus de la moitié de son
activité musicale à des oeuvres d'autres compositeurs,
il a au total écrit plus de trois cent cinquante paraphrases,
transcriptions et adaptations, sauvant et soutenant ainsi des
oeuvres de l'oubli. Alors que l'on a déjà pu découvrir
le talent du pianiste Giovanni Bellucci dans les transcriptions
des symphonies de Beethoven par Liszt, c'est cette fois-ci des
paraphrases d'opéras de Bellini et Verdi que ce même
pianiste nous permet de découvrir dans cet enregistrement
paru en 2000 , aujourd'hui réédité par le
label Lontano. Il faut dire que peu d'interprètes se risquent
à ces oeuvres d'une très grande virtuosité.
Selon Martin Kalneker, auteur du livret de cet album :" La
paraphrase marque chez Liszt le point d'équilibre exact
entre l'altruisme du passeur ( du "promoteur", comme
on dirait de nos jours), d'une sensibilité pour ce qui
est dans l'air du temps , et un narcissisme certain. Car si Liszt
met son talent au service des autres( de leur mélodies
très exactement), il verrouille en même temps cette
générosité, puisque ces transcriptions sont
presque inexécutables par d'autres pianistes que lui ".
Il est vrai que l'écoute de ses uvres dont Giovanni
Bellucci offre une interprétation éblouissante laissent
deviner leur difficulté d'exécution, mais surtout
nourrit grandement notre imagination par leurs atmosphères
contrastées dont ce talentueux interprète exalte
merveilleusement les différentes couleurs. Celui-ci a bien
voulu répondre à quelques questions pour présenter
ce disque...cliquez
ici pour lire la suite, en écouter un extrait et voir
deux vidéos
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Le pianiste Vijay Iyer a un parcours édifiant qui lui
a valu la reconnaissance publique et médiatique internationale,
ainsi le New Yorker voit en lui "un des pianistes les
plus importants du moment, incroyablement talentueux"et
pourtant celui-ci a appris le piano tout seul !... Pianiste américain
aux racines indiennes Vijay Iyer a étudié les mathématiques
et la physique à l'université de Yale et UC Berkeley,
c'est seulement au milieu des années 90, quand le saxophoniste
Steve Coleman lui a proposé de tenir le piano dans sa formation,
qu'il a décidé de se consacrer entièrement
à la musique. Après avoir enregistré 12 albums
(en leader ou co-leader), il sort ici son premier disque en trio
piano, contrebasse, batterie chez le label ACT . Un album qui
se focalise sur le concept d'historicité et la vision personnelle
qu'en propose Vijay Yyer. Le thème est, explique-t-il sur
la pochette, "Le positionnement de chacun dans le courant
de l'histoire. C'est bien évidemment le passé qui
conditionne nos initiatives". Vijay Iyer reprend ici
des thèmes qui le préoccupent depuis le début
de sa carrière, compositions originales et compositions
issues d'un répertoire varié allant de Leonard Bernstein
à Steve Wonder en passant par Andrew Hill. Sa musique s'avère
un mélange très original mariant le jazz moderne,
la musique du sud de l'Inde, le rock, le Hip Hop dans des variations
rythmiques élaborées. Il faut dire que ses musiciens
de référence sont nombreux, comme le montre l'une
de ses réponses à l'interview de pianobleu.com,
via interprète, à lire en
cliquant ici
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Claude Nougaro aurait eu quatre-vingts ans le 9 septembre
de cette année mais la maladie l'a emporté le 4
mars 2004. André Ceccarelli explique sur la pochette de
cet album que Claude Nougaro avait amicalement accepté
peu de temps auparavant de se produire en duo au cours d'une carte
blanche qui était consacrée au batteur et ce duo
qui ne s'est donc jamais réalisé restera toujours
dans son esprit. "C'est avec amour et respect"
ajoute-t-il qu'ils "empruntent cet univers magique qui
lui appartient. Un amour et un respect total de cet univers
poétique incomparable qui effectivement se ressent au travers
de 14 chansons que les trois instrumentistes, auxquels se joint
le chanteur David Linx dans cinq d'entre elles, offrent dans
une interprétation d'une grande justesse et émouvante.
Si la voix veloutée de David Linx est tout à fait
remarquable et appréciable, les notes du piano suffisent
dans celles où il ne chante pas à remettre les paroles
dans la tête des auditeurs car l'univers sonore de Claude
Nougaro renaît sans peine. Le pianiste Pierre-Alain Goualch
a bien voulu répondre à quelques questions pour
présenter ce disque qui, s'il est accompagné d'un
DVD essentiellement consacré au batteur André Ceccarelli
avec notamment une intéressante interview sur sa carrière
riche en rencontres, s'avère un projet collectif très
réussi....cliquez
ici pour lire la suite
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Le pianiste/compositeur Christoph Stiefel compte nombreux disques
à son actif, Inner Language Trio est le dernier édité
(sorti en mars 2008) chez Neuklands Records. Isorhythms for piano
solo date de 2005. Ils sont tous deux distribués en France
que depuis peu de temps. Le trio a été désigné
par le magazine allemand Stéréoplay comme un des
"futurs classiques trio du piano" et par le magazine
allemand Stéréo comme le "meilleur trio
de piano" en Suisse.... il est grand temps d'y prêter
une attention plus que soutenue en France car assurément
la musique de Christoph Stiefel a de quoi ravir les oreilles des
amateurs de piano : celle-ci est essentiellement composée
avec des Isorythmes ou Isorhythms en anglais(rythmes identiques)qui
sont combinés avec des mélodies différentes
et le résultat est splendide, que ce soit en piano solo
ou en trio, voir les vidéos plus bas de Isorhythm
Nr.4 dans les deux versions, cependant les deux disques
ne comportent pas tous les mêmes isorythmes aussi mieux
vaut vous procurer les deux de toutes façons ! En complément
de l'interview sur sa biographie. Christoph Stiefel a bien voulu
répondre à quelques questions au sujet de ces deux
disques à découvrir absolument....cliquez
ici pour lire la suite
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Interviewé en juillet 2008 le pianiste Cédric
Pescia annonçait son projet d'enregistrement "live"
de ces trois dernières sonates de Beethoven c'est finalement
ce disque enregistré dans des conditions proches du "live",
d'une seule prise finale, en studio, qu'il sort chez le label
Claves, conquis par un piano dont le son magnifiquement chantant
l'a enthousiasmé ainsi explique-t-il dans une nouvelle
interview qu'il a bien voulu accordé. Beethoven, lorsqu'il
composa ces trois sonates(trentième à trente-deuxième)
, entre 1820 et 1822, travaillait sur le projet de la "Missa
Solemnis" ce qui explique qu'on les considère
traditionnellement comme une trilogie car elles reflètent
toutes trois "des états affectifs caractéristiques
du compositeur pendant l'édification de son ultime chef
d'oeuvre religieux"selon le musicologue Claude Rostand.
On peut lire parfois que Beethoven considérait la composition
de ses sonates pour piano comme un "gagne pain"
aussi ne faut-il pas s'étonner qu'il entrecoupa ce long
travail de composition de la "Missa Solemnis"
mais surtout avait-il lui aussi envie de profiter du son enchanteur
qui lui était offert par les nouvelles potentialités
de l'instrument ainsi qu'il l'avait déjà pu expérimenté
lors de sa précédente sonate "Hammerklavier"....cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Depuis 1990, le festival d'Auvers-sur-Oise, un des plus prestigieux
festival d'Europe, a découvert un grand nombre de jeunes
artistes (ainsi pour n'en citez que quelques-uns Jean Frédéric
Neuburger, Claire-Marie Le Guay, le Trio Wanderer) et s'est fixé
comme mission de les accueillir dans un esprit de résidence
pour le développement de leur carrière scénique
et discographique. La mission "Discauvers" fête
donc sa 19ème année d'existence et pour confirmer
son identité de découvreur de talents dans le paysage
musical français elle donne naissance à sa nouvelle
collection "Carte de visite" qui privilégie les
enregistrements "live". C'est le jeune pianiste Tristan
Pfaff, âgé de seulement 24 ans, qui inaugure cette
nouvelle collection au travers d'un programme d'oeuvres exigeant
une grande virtuosité technique qui ne fait nullement défaut
au lauréat de nombreux concours qui les interprète
dans une très belle sonorité, celui-ci a bien voulu
répondre à quelques questions....cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait
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La pianiste Maria João Pires qui n'avait pas enregistré
de disque depuis 2005 a choisi dans ce nouvel album d'offrir aux
auditeurs une promenade à travers les compositions de la
fin de la vie de Chopin. Ce double disque souvre sur la
Sonate n°3 (composée en 1844), que Pires considère
comme « un point de départ, une porte ouverte
sur une nouvelle compréhension du monde de la part de Chopin
» et se conclut sur la Mazurka op. 68 n°4, composée
en 1849, lannée de sa mort. Une promenade dominée
par la nostalgie mais où la lumière ne fait pas
défaut non plus. Maria João Pires a donné
son premier concert voilà plus de 60 ans et est célèbre
certes pour ses interprétations de Mozart mais aussi de
Schubert et précisément Chopin, ses compositeurs
de prédilection, vous pouvez donc l'accompagner les "yeux
fermés" dans cette promenade, il est certain qu'elle
sera des plus agréables, avec cette pianiste qui cultive
le respect de l'oeuvre, la beauté et l'émotion sont
au rendez-vous, et lorsque le violoncelliste Pavel Gomziakov l'accompagne
peut-être arriverez-vous à pénétrer
dans "la forêt sauvage où un rayon de soleil
n'apparaît que par intermittence" que le compositeur
Ignaz Moscheles y décela.... Une vidéo mise à
disposition par Universal Music permettra, si besoin en est, de
vous convaincre de partager cette splendide promenade musicale...cliquez
ici pour en savoir plus et voir la vidéo
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Après un disque paru chez le label Intrada qui nous a
permis de découvrir le talent d'improvisateur et de pianiste
de Karol Beffa, ce nouvel enregistrement qui parait cette fois
chez le label Triton permet de découvrir le compositeur
qu'il est également et en l'occurence d'oeuvres pour musique
de chambre. Celles-ci ont pour l'essentiel été créées
au 21ème siècle et quatre d'entre elles sont pour
formations avec piano. Des oeuvres... contrastées et variées,
reflet musical de notre époque, que Karol Beffa a bien
voulu présenter, une occasion d'évoquer également
son actualité...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Après un disque Chopin, la pianiste Vera Tsybakov a choisi
pour son nouvel enregistrement chez le label Intrada un programme
qui la ramène à des compositeurs issus de son pays
natal la Russie et qui tous trois vécurent tout ou une
partie de leur vie aux Etats-Unis. Un programme qui en fait regroupe
des pièces riches en couleurs que ce soit dans les dix
pièces "Roméo et Juliette" de Prokofiev,
un riche condensé pianistique du ballet du même nom,
dans la "Rhapsody in Blue" où le bleu
du titre se mélange à toutes les couleurs dans le
"kaleidoscope de l'amérique" que le compositeur
a imaginé, et enfin dans des "Etudes-tableaux"
de Rachmaninov dont la palette musicale ne manque pas non plus
de couleurs....et la pianiste Véro Tsybakov à qui
la difficulté n'a jamais fait peur offre ce programme "à
l'image de sa vie" dans des couleurs dont elle a une
belle maîtrise. Elle a bien voulu répondre à
quelques questions autour de ce disque...cliquez
ici pour lire la suite et écouter un extrait
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Le pianiste Jonathan Benichou qui a suivi des études
de piano auprès de grands pédagogues russes et dont
la mère à des origines ukrainiennes a choisi un
programme du compositeur russe Scriabine pour son premier disque,
mais ses réponses aux questions qui lui ont été
posées par pianobleu.com à l'occasion de la sortie
de ce disque montrent que son choix repose sur nombreux autres
critères que celui de la nationalité. Ce compositeur
se distingue d'ailleurs de ses contemporains de même nationalité
: Rachmaninov, Medtner et Prokofiev, par son univers sonore original
fruit à la fois de sa pensée musicale et de sa pensée
ésotérique indissociables. Le musicologue Boris
de Schloezer a distingué trois périodes dans l'évolution
de cet univers : la première jusqu'en 1902 regroupe les
oeuvres dites "de jeunesse" (op.1 à op.29), dans
l'héritage de Chopin et Liszt, la deuxième(de 1903
à 1910) regroupe les op.30 à 59, d'inspiration plus
wagnérienne où se marque désormais l'intérêt
de Scriabine pour une oeuvre inspirée par des idées
littéraires voire philosophiques,enfin lors de la troisième
période Scriabine découvrit la théosophie
et chercha à donner une dimension spirituelle et métaphysique
à son uvre, se passionnant pour la théorie
des correspondances universelles "Tout est dans tout"
et plus particulièrement des rapports entre couleurs et
sons. Les préoccupations mystico-philosophiques de Scriabine
étaient donc bien éloignées de celles de
ses confrères. Jonathan Benichou qui a choisi de faire
découvrir cet univers original dans un ordre quasi chronologique
en offre une interprétation sensible conduisant en fait
à faire perdre à son auditeur toute notion de temps....cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait
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François-Frédéric Guy termine par ce volume
son intégrale des concertos de Beethoven mais, comme le
montre ses réponses à de nouvelles questions, ce
"dernier" album de cette intégrale des concertos
n'est nullement, bien au contraire, la fin de son voyage discographique
avec ce compositeur qui constitue "l'alpha et le oméga"
de son répertoire. François-Frédéric
Guy est en effet réputé pour avoir déjà
donné à plusieurs reprises l'intégrale des
trente-deux sonates de Beethoven en concert et il envisage de
les enregistrer à leur tour. Pour être réputé
Beethoven quant à lui eut précisément besoin
de concertos de sa composition pour s'en servir comme d'une sorte
de carte de visite artistique. Le concerto n°2 opus 19 est
en fait le premier concerto pour piano que Beethoven ait jugé
digne d'être présenté au public et il fut
composé à Bonn avant le concerto n°1 op15. Les
premiers fragments de son écriture remontent à 1786
mais il apporta à plusieurs reprises diverses modifications
jusqu'à sa publication en 1801. Les premières esquisses
du concerto n°3 opus37 remontent quant à elles de 1796
et celui-ci fut publié en 1804 après aussi nombreux
remaniements. Il faut préciser , ainsi l'explique Beate
Angelina Kraus, auteur du livret, qu'à l'époque
l'improvisation constituait un élément essentiel
du genre du concerto pour piano et l'édition ne se justifiait
qu'à partir du moment où l'oeuvre était appelée
à exister indépendamment de son compositeur. Une
nouvelle existence de ces oeuvres donc par cet enregistrement
dans lequel François-Frédéric Guy dans un
jeu personnel dynamique, léger et poétique exalte
la voix intérieure, rendant par cette magie musicale très
présent le compositeur.....cliquez
ici pour lire son interview et écouter un extrait
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Double actualité pour le pianiste Laurent Wagschal avec
deux disques où l'on peut (re)découvrir deux facettes
de son talent, comme accompagnateur, cette fois avec trois chanteurs
lyriques , et seul, dans des oeuvres de deux compositeurs français
dont l'un méconnu, son répertoire de prédilection.
D'abord un disque de mélodies de Jean Cras[...]La
technique de Jean Cras s'est forgée essentiellement par
un travail personnel rigoureux et soutenu, son seul maître
fut Duparc mais il s'est nourri de l'analyse de partitions d'autres
grands maîtres dont ...Gabriel Fauré. Son inspiration
lui vient d'ailleurs essentiellement de compositeurs qui lui sont
contemporains ainsi de son maître Duparc, de Fauré,
de Debussy..[...]. L'album qui débute par des images
de houles marines, de bercement de vagues c hers à Jean
Cras permet de découvrir l'univers original de ce compositeur
dans un voyage musical dont Laurent Wagschal maintien le cap avec
dextérité sous des couleurs exaltées remarquablement
par trois voix différentes qui alternent selon les cycles.
Ce ne sont pas des oeuvres pour piano seul de Jean Cras mais les
nocturnes de Gabriel Fauré que Laurent Wagschal a choisi
d'enregistrer pour son autre disque venant aussi de paraître
et c'est avec un jeu toujours d'une même assurance et fermeté,
d'une belle éloquence, qu'il offre ces pages intimes et
introspectives. Il a en outre écrit le livret, aussi le
mieux est de lui laisser la parole pour vous présenter
ces oeuvres et répondre à d'autres questions autour
de son actualité....cliquez
ici pour lire l'article
complet et pour écouter un extrait de chacun de ces disques
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Suite des autres disques du moment présentés auparavant...10,9,8,7,6,5,4,3
,2,1
© pianobleu.com ----
contact :
- Agnès Jourdain
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