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Archives de l'article le plus récent au moins récent

Voyage en Russie Claire Marie Le Guay piano

La pianiste Claire-Marie Le Guay, déjà présente l'année dernière à la Folle Journée de Nantes en tant qu'interprète de Liszt, un de ses compositeurs favoris auxquels elle a consacré plusieurs enregistrements , est également cette année une des "ambassadrices" de la musique russe pour le piano lors de la Folle Journée de Nantes, dont faut-il le rappeler le thème est en 2012 "Le sacre de la musique russe", et parallèlement sort ce disque, son premier disque pour le label Mirare, qui comme son titre l'indique invite à un voyage en Russie, un beau voyage musical qui à travers l'oeuvre des compositeurs du 19ème siècle nous conduit de Saint Pétersbourg à Moscou où ils ont vécu. La Russie où précisément indique l'auteur du livret Rodolphe Bruneau-Boulmier : " Le piano est l'instrument des rois, surtout au 19è siècle ; Rachmaninov, on le sait par le disque, était sans doute le plus grand de tous : virtuose et inspiré, visionnaire et poète. Scriabine, avant de s'abîmer la main droite(d'où le prélude op.9 pour la main gauche), avait prévu d'embrasser la carrière. Seuls Rimski-Korsakov, Borodine et Tchaïkovsky demeurent de bons amateurs au piano, mais n'abandonnent pas, loin de là, la composition pour l'instrument". Effectivement pour ce qui concerne ce dernier compositeur, le récent livre de Jérôme Bastianelli actuellement "Livre du moment" permet de mieux le mesurer, et Claire-Marie Le Guay a choisi pour ce qui le concerne une valse et deux chants sans paroles, c'est l'un d'eux " Chant sans parole en la mineur opus 40 n°6" que vous pourrez écouter plus bas dans cette page. Quant à Rachmaninov et Scriabine, il n'est pas étonnant qu'ils aient dans cette compilation les deux places d'honneur...cliquez ici pour lire la suite dont un entretien avec la pianiste et écouter un extrait
 

Trio Saxiana Laurent Wagschal Piano

A l’occasion de la sortie de leur dernier CD, "créations", paru chez le label Saphir Productions fin 2011, le Trio Saxiana, formation originale avec Anne Lecapelain et Nicolas Prost aux saxophones soprano, alto, ténor et baryton et Laurent Wagschal au piano, propose un récital exceptionnel de musiques d’aujourd’hui, par des compositeurs de renommée tels que Philippe Hersant, Thierry Pécou, Nicolas Bacri, Guillaume Connesson.... Ce disque de trois musiciens au service de la musique de chambre originale est à découvrir absolument. Il offre une musique énergique, brillante et mélancolique. Actuellement le trio Saxiana compte une trentaine de créations dédicacées à son catalogue, donner naisance à de nouvelles oeuvres spécifiquement dédiées à leur formation est en effet ce qui tient le plus à coeur aux musiciens du Trio Saxiana. C'est d'abord en réalisant des transcriptions que le trio s'est consitué un répertoire dans des oeuvres essentiellement du 20ème siècle, les rencontres inattendues avec les compositeurs d'aujourd'hui de générations et d'horizons très variés (néotonalité, minimalisme, musiques populaires et traditionelles, jazz ...) remplacent donc peu à peu les transcriptions dans leurs programmes de concert ainsi la commande et la création de la première oeuvre de ce disque "Nanouk" trio de Thierry Pécou , une oeuvre en trois mouvements, ont eu lieu à l'occasion d'une tournée de concerts en 2007 aux Etats-Unis et reprend les éléments d'une musique commandée par le musée du Louvre pour accompagner le filmmuet "Nanouk l'esquimau" de Robert Flaherty. Une jolie pièce où se rejoigne humour et tendresse. Depuis l'écriture de cette partition , Thierry Pécou a composé diverses pièces pour le saxophone ainsi "Perroquets d’azur" qui n'est par contre que pour Saxophone seul, dédicacée à Nicolas Prost. De même le compositeur Nicolas Bacri a écrit ses premières notes pour le saxophone grâce au trio Saxiana...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Leopold Godowsky Chopin Studies Ivan Ilic PIANO

Le pianiste américain Ivan Ilic que l'on avait pu découvrir à l'occasion de la sortie d'un disque de Préludes de Debussy paru fin 2008 chez le label français Paraty revient avec un nouveau disque édité par ce même label consacré à des oeuvres d'un compositeur beaucoup moins connu, d'ailleurs absent de nombreux dictionnaires musicaux de référence : Leopold Godowsky dont vous pouvez découvrir une biographie rédigée par Ivan Ilic lui-même dans une autre page, biographie que la presse américaine a publiée et est ici traduite en français.
De son vivant, Godowsky fut plus célèbre qu'il ne le fut après sa mort : Arthur Rubinstein déclara qu'il lui aurait fallu 500 ans pour maitriser la technique de Godowsky. Sans doute cette difficulté a-t-elle nuit par la suite à la célébrité du compositeur au sujet duquel le compositeur Rachmaninov écrivit qu'il est le seul musicien de leur époque à avoir autant offert une contributon durable au développement du piano...
Si ces dernières années Marc-André Hamelin et Boris Berezovsky ont contribués à faire ressortir de l'ombre ce compositeur, peu de pianistes se risquent à le jouer. Ivan Ilic est donc le dernier en date à relever ce défi : son album se concentre sur les 22 études pour la main gauche seule, pièces considérées comme les plus difficiles jamais écrites pour le piano. Comme vous pourrez le constater à la lecture (plus bas dans cette page) des réponses que le pianiste Ivan Ilic a bien voulu donner pour présenter son disque (une partie est la reprise du texte de présentation inclu dans le livret du disque qu'il a aussi rédigé ), dire que Ivan Ilic est passionné par l'oeuvre de ce compositeur est un faible mot, depuis son disque Debussy il a consacré beaucoup de son temps à Leopold Godowsky et plus particulièrement ses 22 études qui lui ont demandé certes un certes un travail immense qui lui a permis de progresser mais aussi procurer beaucoup de plaisir puisque selon ses mots "Cette expérience me rapprocha comme jamais, du sentiment d'extase. [..]Il est rare en effet de trouver le répertoire qui offre ce type de plaisir à la fois viscéral et cérébral. "...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits, voir les vidéos

Initium Florian Noack PIANO

Voici le premier disque d'un jeune pianiste Florian Noack, qui aura vingt et un ans dans deux jours mais qui a eu le temps de cumuler nombreux prix de concours internationaux et il ne pense pas s'arrêter là ! Il a commencé très jeune à jouer du piano : à quatre ans, sous les conseils de ses parents flûtistes qui ont choisi d'orienter leurs trois enfants vers le piano ! Une excellente idée pour ce qui le concerne puisque le pianiste d'origine belge est entré dès l'âge de 11 ans à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth dans le cycle préparatoire pour jeunes talents exceptionnels et poursuit actuellement ses études en Allemagne, il a déjà donné nombreux concerts dont plusieurs en France... Florian Noack ne se contente pas d'être interprète : il est également l'auteur de plusieurs transcriptions (d'après Tchaïkovsky, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Strauss etc.), remarquées notamment par Dmitri Bashkirov et Boris Berezovsky, et il présente d'ailleurs dans ce disque conçu comme une "carte de visite" deux transcriptions, qu'il a lui même écrites et qui ont récemment été ajoutées au catalogue des éditions Filimbi....cliquez ici pour lire la suite, écouter deux extraits et voir une vidéo

Silences Guillaume de Chassy PIANO

Voici un disque "Silences" particulièrement bienvenu pour aider à aborder la nouvelle année sereinement.
Certes il vous faudra attendre le 24 février 2012 pour vous le procurer mais découvrez dès à présent quelques extraits de ce prochain disque avec le pianiste Guillaume de Chassy à paraître chez le label Beejazz.
Après un précédent disque solo Guillaume de Chassy est cette fois accompagné de deux musiciens, Thomas Savy, multi intrumentiste ici clarinettiste, et le contrebassiste Arnault Cuisinier, qui tous deux partagent la culture de la musique classique et le souci du beau son avec Guillaume de Chassy. Cet album "Silences" a été enregistré en octobre dernier dans un lieu particulièrement adapté à une recherche sonore. Un lieu très paisible et aussi propice à une musique sereine : L'abbaye de Noirlac. Celle-ci est considérée comme "l'une des plus belles abbaye cistercienne d'Europe" et "est le reflet de l’ascétisme monacal ", un lieu dont on ne compte plus les années mais les siècles puisque cette abbaye date du douzième siècle. Aujourd'hui c'est un "Centre culturel de rencontre, qui ambitionne de lier la richesse patrimoniale du monument à une actualité artistique dense et éclectique". Les trois musiciens, qui se disent "mécréants convaincus", ont choisi ce lieu pour le recueillement qui s'y impose et pour la chance unique qu'il leur offrait d'atteindre là un idéal poétique et humaniste. Bref un lieu idyllique pour réaliser une musique collective lente et apaisée, telle la souhaitaient-ils en réponse à notre époque qui semble celle "de la vitesse à tout prix" et qui interroge aussi par sa glorification de la "performance individuelle", et son "monde cerné par le tumulte et le chaos" ....cliquez ici pour lire la suite et écouter plusieurs extraits

Beethoven Trois sonates Marie Josèphe Jude

La pianiste Marie-Josèphe Jude a abordé les sonates de Beethoven dès son enfance mais elle n'aurait osé en enregistrer si René Gambini, directeur artistique du label Lyrinx, ne l'avait encouragé à le faire. Certes la multitude d'enregistrements qui en existent peut faire peur mais s'il est un compositeur dont il est plaisant de découvrir comment chaque interprète transmet ses "paroles", c'est Beethoven, d'ailleurs certains pianistes ont même enregistré plusieurs fois une partie ou toutes ces sonates... C'est dire si l'interprétation de sa musique peut en être différente dans le temps et à plus forte raison selon les pianistes.C'est le côté humain du compositeur qui a depuis toujours fasciné Marie-Josèphe Jude, la sincérité des émotions fortes qu'il transmet à travers sa musique. Comme un acteur aime les rôles de personnages excessifs dans lesquels il peut jouer à fond des sentiments les plus extrêmes de la douleur à la joie, la pianiste apprécie de pouvoir exprimer musicalement toutes ces émotions, ce qu'elle fait avec un timbre, des nuances, une respiration et un rythme qui n'appartiennent qu'à elle, comme chez chaque être humain la douceur, la tristesse, la brutalité, la joie... peuvent s'exprimer très différemment. Les trois sonates choisies par Marie-Josèphe Jude, qui montrent une évolution du style de Beethoven, ont toutes reçu un nom a posteriori généralement approuvé par le compositeur qui ne manqua pas cependant de faire part parfois de son désaccord....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Martin Romberg Valaquenta Aimo Pagin PIANO

Ce nouveau disque est le premier disque d'oeuvres du compositeur norvégien désormais installé dans la sud de la France Martin Romberg, dont notamment une autre oeuvre a été déjà enregistrée live par l'orchestre National de Montpellier en 2008. C'est également le premier disque du pianiste Aimo Pagin qui vit à une autre extrémité de la France : le nord-est , et est lauréat de plusieurs concours internationaux et s'est notamment fait connaître à l'occasion d'un concert où il a remplacé le célèbre pianiste roumain Radu Lupu dont il a reçu les conseils, son principal professeur ayant été Leon Fleisher. Martin Romberg a composé plusieurs musiques de film mais désormais il préfère se consacrer à la musique " pure" et être maître de ses projets comme il l'explique dans le double entretien ci-dessous avec le pianiste et le compositeur. Pour ce projet son inspiration provient tout d'abord du monde fantastique de Tolkien(1892-1973), auteur également du "Seigneur des anneaux", bien connu des amateurs de littérature " fantasy", dont il a été tiré plusieurs films mais la musique écrite ici par Martin Romberg n'a rien à voir avec celle de ceux-ci, elle est exclusivement pianistique bien que Martin Romberg a composé aussi nombreuses oeuvres symphoniques, pour lesquelles il a d'ailleurs été récompensé, et celle de "Valaquenta" n'est pas conçue pour illlustrer des scènes précises mais évoque l'atmosphère noble et mythique générale de l'oeuvre au travers de sept des quatorze personnages du texte "Valaquenta". Ce texte, d'essence mythique, dont le titre signifie « Conte des Puissances » en quenya(langage inventé par Tolkien), est une description des Valar, les êtres « divins » du monde de la Terre du Milieu (univers aussi créé par Tolkien). L'histoire du Silmarillion constitue toute la base mythologique de "l'histoire de Bilbo le Hobbit" et le Seigneur des Anneaux".Martin Romberg trouve qu'une fascination similaire à celle exercée par l'oeuvre "Valaquenta" , avec toutefois un caractère musical différent, existe dans l'art du peintre polonais Jacek Yerka...cliquez ici pour lire la suite et écouter plusieur extraits

Bach Partitas Racha Arodaky Piano

Dans ses précédents disques consacrés à des oeuvres de Scarlatti et Haendel la pianiste Racha Arodaky a montré combien ces oeuvres de l'époque baroque n'ont parfois rien à envier à celles de l'époque classique et romantique quant aux émotions et l'âme qu'elles détiennent en elles, même si ces qualités leur sont souvent moins reconnues sans doute parce que plus discrètes. Avec ce disque qu'elle consacre de nouveau à un compositeur de l'époque baroque : Bach, elle convainc encore de la variété des sentiments que cette musique comporte en elle, sentiments qui certes n'ont rien à voir avec les passions des romantiques mais nous touchent tout autant. Ainsi les trois partitas au programme de ce disque, à l'origine incluses dans "Six grandes suites avec prélude" que Bach a ensuite réunies en 1731 en un seul volume ( opus1) publié à ses frais et appela Clavier- Ubung (soit exercice de clavier) cachent en fait en elles diverses sentiments, de l'allégresse à la mélancolie, et la musicienne et musicologue Germana Schiassi auteur du livret indique d'ailleurs : "Dans les Partitas tout le travail d’étude des « styles nationaux », d’assimilation des influences française et italienne, commencé avec les séries de suites précédentes, converge dans un langage tout personnel, à tort appelé « allemand », mais qui en réalité traduit en musique sa méthode synthétique, ses goûts, ses amours, sa conception de la vie, le plaisir de la recherche et du travail musical, de la musique des hommes d’ici-bas, d’ici et maintenant : tout comme Flaubert s’exclamait « Madame Bovary, c’est moi », les Partitas, c’est Bach tout entier. Ces pages conçues, mûries, transcrites et retranscrites dans l’infatigable atelier domestique formé de sa femme, de ses enfants et des ses élèves - autant d’inspirateurs, d’exécuteurs et de copistes de ses musiques -, constituent sa revanche, son échappatoire psychologique par rapport à une réalité professionnelle, celle de Cantor à Leipzig qui, bien que prestigieuse, était source d’innombrables problèmes pratiques et ne lui donnait pas la possibilité d’un véritable épanouissement"....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Franz Liszt Olivier Moulin Piano

Ce disque édité par le label Ameson est le premier disque du pianiste Olivier Moulin lauréat de nombreux concours et dont vous pouvez découvrir le parcours en cliquant sur son nom écrit en bleu. Ce n'est pas la première fois qu'il est question de ce pianiste sur pianobleu.com puisque vous aviez pu le découvrir dans la retransmission d'un concert au festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon en juillet 2010 et lire dans l'actualité un petit écho de son concert au Théâtre de Cornouaille en décembre 2010... Olivier Moulin s'est déjà produit dans nombreuses salles prestigieuses et de grands festivals internationaux, où il a notamment eu l'occasion de jouer souvent l'un de ses compositeurs de prédilection : Liszt . En cette année de bicentenaire de naissance du compositeur il était donc logique qu'il choisisse de rendre hommage à ce compositeur. Son programme réunit des oeuvres qui montrent l'obsession de la mort chez Liszt ce qui bien que cette année 2011 célèbre sa naissance est aussi une trame logique puisque comme l'indique Bertrand Périer, auteur du livret de cet album : "Toute sa vie Liszt a été hanté par la pensée de mourants et des trépassés, par la vision des catafalques et de l'au-delà". Autour de ce thème unique Olivier Moulin a réuni quatre oeuvres de grandes envergures et autant de courtes pièces dernières, qui offrent des respirations car elles sont le plus souvent d'un grand lyrisme et moins sombres même si des épisodes de tension y sont aussi présents, et elles ont en fait aussi une variété de couleur, "Nuages gris" tirant au noir puisqu'il finit "au confins du silence et du désespoir".... cliquez ici pour lire la suite, voir deux vidéos et écouter un extrait

Beethoven Schubert Laurent Cabasso PIANO

Le pianiste Laurent Cabasso après plusieurs disques de musique de chambre, revient cette fois avec un disque pour piano seul et avec un programme très dense ou plus exactement regroupant deux oeuvres de grande ampleur ainsi " variations Diabelli" est une oeuvre née dans des circonstances singulières. En 1819, le compositeur et éditeur Anton Diabelli eut l'idée de demander à une pléiade de compositeurs appartenant à la sphère austro-hongroise de lui fournir chacun une courte variation sur un thème de son cru. Opération quasi publicitaire, puisque le volume ainsi constitué devait servir à financer une aide pour les orphelins des guerres napoléoniennes. Schubert, Czerny, Hummel et le tout jeune Liszt furent parmi les contributeurs. Beethoven, jugeant le thème prosaïque, rechigna longtemps, avant de livrer en 1823, à la stupéfaction du commanditaire, non pas une, mais trente-trois variations, explique Frédéric Sounac auteur du livret de ce disque précisant que ces variations sont un incomparable défi pour l'interprète et l'un des sommets de toute la littérature pianistique... Quant à la Wanderer Fantaisie, op. 15, D.760...." Le diable devrait jouer ça ! " prétendit Schubert lui-même à propos du Finale de cette grande Fantaisie pour piano, l'unique jamais publiée de son vivant...cliquez ici pour lire la suite dont l'entretien paru dans le livret et écouter plusieurs extraits

Poetic Memory Alexis Tcholakian Trio JAZZ

Récemment le ministre des transport allemand dans le cadre de sa campagne visant à promouvoir la conduite sécuritaire a indiqué que la musique de Mozart peut arrêter les accidents et sauver des vies, et il a illustré ses propos en jouant par contre une pièce de Chopin (voir actualité du 27 octobre 2011, ) il est possible que son affirmation contribuera à la vente du récent disque des concertos de Mozart avec la pianiste Hélène Grimaud mais il est d'autres musiques qui devraient aussi parvenir à ces oreilles ainsi celles du pianiste Alexis Tcholakian que l'on avait pu découvrir il y a quelques années à l'occasion de la sortie de son disque piano solo au titre très évocateur :" Searching for peace". Après la parution entre temps de deux DVD live voici son nouveau disque en trio cette fois " Poetic Memory" qui vient nous rappeler aussi qu'effectivement la musique adoucit, parfois, les moeurs. Il est de plus en plus fréquent que des pianistes de jazz arrangent des oeuvres classiques par contre il est un peu moins fréquent que les pianistes entraînent avec eux dans cette aventure un contrebassiste et un batteur, c'est dire si Alexis Tcholakian sait communiquer cette paix et en l'occurrence les deux musiciens qui l'accompagnent se montrent aussi dans le même esprit pacifique adoptant une douce rythmique...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits


TO FRANK Clara Simonoviez Quintet JAZZ

La chanteuse de jazz Clara Simonoviez qui n'a que vingt ans a été à bonne école avec son papa le pianiste Jean-Sébastien Simonoviez qui lui a fait découvrir dès son plus jeune âge les comédies musicales et les vieux standards américains du jazz. Après avoir chanté à la maison au côté de son père c'est dès l'âge de douze ans que Clara Simonoviez a fait ses débuts sur scène, et intégré une des formations de celui-ci : "Transition". Aujourd'hui la jeune chanteuse présente son premier enregistrement en leader certes conseillée par son père mais c'est à un certain "Frank" qu'elle rend hommage ... Frank c'est " the voice" Franck Sinatra bien sûr !
La jeune chanteuse offre un programme d'après-guerre mêlant joies et peines avec un timbre de voix, un langage, une interprétation et un arrangement musical qui respire la bonne humeur et l'espoir et font défiler devant nos yeux des images américaines de cette époque. Bravo ! Clara Simonoviez et son papa ont bien voulu répondre chacun de leur côté à quelques questions...cliquez ici pour lire la suite et voir une vidéo

Franz Liszt Yves Henry PIANO

Le pianiste Yves Henry qui a beaucoup participé au bicentenaire de naissance de Chopin l'année dernière et a reçu en octobre 2010 la médaille Gloria Artis de l'état polonais pour sa contribution à l'année Chopin en France, est cette année aussi beaucoup impliqué dans le bicentenaire de naissance de Liszt.
Franz Liszt qu'il a d'ailleurs déjà commencé à célébrer dès le dernier festival de Nohant cet été car il en est désormais le président et la dernière édition de ce festival était sous-titrée "Chopin et Liszt à Nohant" . Bientôt, début novembre 2011, c'est un autre anniversaire, celui des quatre-vingt dix ans de la naissance Cziffra, pianiste disparu renommé précisément aussi pour ses interprétations de Liszt, qui sera aussi l'occasion pour Yves Henry de célébrer encore le compositeur hongrois et vient de paraître récemment ce disque "Récital Franz Liszt " qui a obtenu le "label Année Liszt en France". Celui-ci permet de découvrir, à qui ne peut ce rendre à ces multiples concerts, son talent à partager et faire aimer la musique de Liszt dans un enregistrement conçu comme un récital... cliquez ici pour la suite

Beethoven Sonates Premier volume François Frédéric Guy

Annoncé et très attendu depuis nombreux mois l'enregistrement de l'intégrale des sonates de Beethoven par le pianiste François- Frédéric Guy vient enfin de sortir chez le label Zig Zag Territoires, qui a également publié en début d'année du même interprète les "Harmonies poétiques et religieuses", et la "sonate en si mineur" de Franz Liszt. Certes ce n'est "que" le premier volume en 3 CD. Celles-ci reflètent l'évolution du style de Beethoven au tournant du 18ème et 19ème siècle, durant une période six ans seulement(1795 à 1801). Chaque disque de ce volume correspond à un concert : les 14 et 15 décembre 2009 et le 17 mai 2010 . Le 2ème coffret est annoncé pour Avril 2012 et le 3ème (et dernier) en Novembre 2012 ...cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

Thierry Maillard Behind the mirror Solo et Trio PIANO

Après "Notre histoire" le pianiste Thierry Maillard revient avec un double album où il semble a priori mettre de côté ses passions que l'on avait pu découvrir lors d'un précédent entretien ainsi son amour des cordes (il a d'ailleurs depuis enregistré un disque "4 essential" avec la violoniste Debora Seller), et de la musique de Bill Evans puisque que ce double album regroupe un piano solo (attendu pour 2009...) et un trio de jazz piano, contrebasse, batterie sans corde donc et que son disque solo, est construit non pas autour de Bill Evans mais de morceaux du célèbre trompettiste de jazz américain Miles Davis disparu précisément il y a vingt ans. Quant au titre de l'album qui est également celui du troisième morceau du disque "Derrière le miroir" , il laisse à penser que Thierry Maillard qui aime les voyages en musique a choisi d'aller plus loin encore et visiter un autre monde que le sien.....cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Schumann Vittorio Forte PIANO

Interrogé sur son répertoire de prédilection en 2009, lors de la sortie de son premier disque d'oeuvres de Clementi, Vittorio Forte avait déjà fait part de son "amour profond" pour Schumann aux côtés d'autres compositeurs. Après ce premier succès discographique le label Lyrinx a offert au jeune pianiste de nouveau la possibilité d'enregistrer un disque et il a choisi le compositeur allemand il est vrai un peu oublié face à Chopin lors de leur bicentenaire de naissance en 2010 mais année au cours de laquelle Vittorio Forte a eu cependant l'occasion de jouer nombreuses fois les oeuvres de ce disque qui datent toutes trois de la fin de la période pendant laquelle Schumann a exclusivement composé pour le piano(1829-1839). Comme dans la plupart de ses oeuvres Schumann y trouve son inspiration dans la littérature ainsi dans Fantasiest&uum l;cke, recueil où la nuit est omniprésente, la cinquième pièce que vous pourrez écouter plus bas dans cette page "In der Narcht " traduit l'histoire tragique du couple d'amoureux Héro et Léandre tirée de la mythologie grecque (Héro guettant avec une lampe sur le rivage Léandre qui la nuit lutte contre les flots pour la rejoindre. Robert Schumann de son aveu, s'identifiait à Léandre par ces difficultés à atteindre l'inaccessible Clara). Le titre de Fantasiestücke étant lui-même emprunté à Hoffman, poète allemand qui a également inspiré Schumann dans ses "Kreisleriana" écrites l'année suivante où l'on retrouve tous les accents du romantisme allemand...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Inside Malcolm Braff trio PIANO

Si le précédent disque du moment débutait par la sonate "Aurore" de Beethoven ce nouveau disque de Malcolm Braff lui se termine par une autre jolie "Aurore" ("Dawn" en anglais) composée par lui et qu'il joue exceptionnellement seul au piano la plupart des morceaux de ce disque étant en trio hormis également "Tied to Tide".
Malcolm Braff, que l'on avait pu découvrir en 2007 à l'occasion de la sortie de son disque Yele signe encore presque toutes les compositions de cet album hormis deux titres l'un de Prince : "Sexy M. F." d'inspiration funk dont Malcolm Braff et ses deux nouveaux partenaires Lucas Koenig à la batterie Reggie Washington à la basse électrique donne une version instrumentale, la chanteuse invitée Aurélie Emery n'interprétant sur ce disque que la chanson dont elle a écrit le texte : "Crimson Waves" et ne chantant donc pas non plus sur l'autre titre standard qui revient souvent en ce moment dans diverses formations jazz : "Berimbau"dont le trio offre une version relativement "sage" ce qui est un peu surprenant car dans nombreux autres titres de ce disque l'on retrouve le rythme particulièrement dansant voire parfois prenant que Malcolm Braff aime utiliser mais il est vrai qu'il apprécie tout autant le calme tant que la paix intérieure qui, avait-il expliqué dans son interview, le rendent davantage disponible à l'instant et aux propositions des musiciens avec lesquels il improvise, et il serait d'ailleurs en fait plus juste de parler d'improvisations que de compositions selon lui....cliquez ici pour lire la suite et voir une vidéo

Odyssey Frédéric D'ORIA-NICOLAS piano

Dans son nouvel album "Odyssey" le pianiste Frédéric D'Oria-Nicolas invite les auditeurs à un voyage fantastique qui aborde tous les grands thèmes du romantisme – la nature, la lumière, la mort, l’amour, le rêve - et est construit autour de Liszt et deux de ces principaux inspirateurs : Beethoven et Wagner. Dans cet objectif, le pianiste a mis en oeuvre de grands moyens afin que ce voyage se déroule dans les meilleurs conditions :  - un programme longuement réfléchi débutant par une "Aurore" c'est en effet le second titre donné à la sonate n°21 de Beethoven, dite aussi " Waldstein" du nom de son dédicataire, dont le splendide rondo qui laisse imaginer un éveil progressif est peut-être à l'origine du second titre de cette sonate qui elle-même débute cependant par un premier mouvement allegro dont les premiers accords répétitifs demanderaient plutôt à se réveiller illico presto, peut-être pour faire ses valises et partir en voyage... Et son programme se terminant en douceur avec l'adagio de Bach BWV 564 revu par Busoni. Entre temps il nous transporte dans la "Vallée d'Obermann", par la plus vaste pièce(près de 15 minutes) du premier recueil "Suisse" des années de pèlerinage écrites par Liszt , issue en fait d'un recueil qu'il avait titré des années auparavant "l'album d'un voyageur" et préfacée d'une phrase de Senancourt : "Que veux-je, qui suis-je, que demander à la nature ?"..vaste questionnement de caractère effectivement romantique. Elle est suivi d'une transcription par Liszt d'un opéra de Wagner également très romantique dont l'action se situe près d'Eisenach au début du treizième siècle... cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo

Liszt Lise de la Salle PIANO

Depuis sa sortie (fin août) vous aviez sans doute déjà pu découvrir dans la page sur la pianiste Lise de la Salle des extraits et la vidéo(reportés dans cette page) présentant son nouveau disque qu'elle consacre cette fois à Liszt. C'est un compositeur dont elle a déjà enregistré des oeuvres sur deux de ces précédents disques, l'un avec son premier concerto face à deux autres premiers concertos d'autres compositeurs (Chostakovith et Prokofiev), et l'autre couplé avec Bach, comportant notamment des transcriptions. Comme vous pouvez le voir par la liste des oeuvres de ce nouveau disque, Lise de la Salle a de nouveau choisi d'incorporer dans son programme, quatre transcriptions de Liszt, chacune de différents compositeurs : Mozart, Schumann, Schubert et Wagner, des oeuvres qui témoignent des qualités de transcripteur de Liszt dans des sources d'inspiration très variées, mais aussi de la générosité de Liszt mise au service d'une émotion nourrie de tendresse et fragilité, qualités que Lise de la Salle tient pour plus essentielles que la virtuosité plus réputée du compositeur/pianiste, ainsi en fait-elle part à l'occasion d'un nouvel échange à l'occasion de la sortie de ce disque. La virtuosité est cependant aussi très présente dans ce disque...cliquez ici pour lire la suite, écouter des extraits et (re)voir la vidéo

Paul Juon Dancing Rythms Quatre mains PIANO

Si vous aimez partager le plaisir de jouer ou écouter du piano à deux sur un même piano voici un disque qui vous permettra de découvrir un répertoire pour piano à quatre mains que vous ne connaissez probablement pas et par la même occasion un compositeur à la double nationalité russe et suisse auquel cependant Serge Rachmaninov, camarade d'étude de celui-ci, décema le titre à la fois honorifique et ambigu de .."Brahms russe", alors qu'en fait celui -ci a une double appartenance nationale explique Laurent Klopfenstein, professeur du conservatoire de Lausanne. Ce dernier commente notamment que la place de Paul Juon se révèle singuliere, dans la mesure où il a choisi de rester romantique jusqu'en 1940, précisant "certes toutes ces pièces ne sont pas faites pour aboutir à une salle de concert, mais plutôt dans un salon ou elles apportent dans le quotidien des suggestions, une atmosphère, un souffle de poésie. De toute évidence elles répondent à l'attente d'un public"... peut-être vous donc ; ainsi pourrez vous déjà en juger par les six extraits à écouter plus bas dans cette page qui permettent aussi de mesurer l'évolution de son style. Créé en 2009, au sein de l'ensemble Juon Project destiné à défendre l'œuvre du compositeur russo-suisse Paul Juon, Juon Project, the Duet est formé par la pianiste française Agnès Dubois-Chauvet et le pianiste américano-russe Igor Kraèvsky...cliquez ici pour lire la suite et écouter plusieurs extraits 

Mélanie Dahan Latine

La chanteuse Mélanie Dahan donne une jolie suite à son premier album paru en 2008 (« La Princesse et les Croque-notes ») et toujours accompagnée du pianiste Giovanni Mirabassi, réputé pour ses exceptionnelles qualités de mélodiste que l'on peut encore largement apprécier dans ce disque. Entouré également d'un autre complice de son premier disque : le contrebassiste Marc-Michel Le Bévillon, et un batteur cubain : Lukmil Perez. Mélanie Dahan réalise ici un souhait : enregistrer la moitié du disque avec un quatuor à cordes : le Storycordes et continue avec cette nouvelle formation à créer des passerelles entre la chanson française et le jazz et nous embarque dans un programme plus métissé, aux sonorités latines comme l'indique le titre de ce nouvel album. A noter également la participation de l'accordéoniste Marc Berthoumieux qui ajoute une très belle couleur à la chanson "Le prochain amour" de Jacques Brel. La chanteuse nous invite à voyager en fait alternativement entre la France et l'amérique latine avec sept titres français de Clerc, Brel, Nougaro, Ferré, Trénet, Leforestier, Legrand, auquels répondent cinq titres brésiliens ou argentins...cliquez ici pour lire la suite, voir trois vidéos et écouter des extraits

PARHELIE Jean Kapsa Piano

Il est de plus en plus fréquent de rencontrer des formations de jazz sans leader désigné, ce qui s'explique tout à fait dans ce milieu où l'improvisation tient une place primordiale, cependant, pour les amateurs de piano, et sans ôter quelque mérite que ce soit aux deux autres musiciens, il est intéressant de savoir que c'est le pianiste Jean Kapsa qui signe ici six des dix compositions, trois autres étant du contrebassiste Antoine Reininger, dont l'une "Hypnose" débute par un solo au... piano très prenant (à écouter plus bas dans un clip), enfin une seule mais particulièrement réussie par sa rythmique également très prenante : "risée" est signée par le batteur Maxime Fleau. Une somme de compositions toutes originales donc pour ce bel album à l'image floue bleutée dont le titre Parhélie, explique Jean Kapsa dans l'entretien ci-dessous, est : "une sorte de métaphore visuelle de ce trio et de la façon dont nous concevons notre musique. Le soleil, cette "Sphère" se divisant en trois soleils pour les trois musiciens. Le halo solaire pourrait être la bulle dans laquelle nous invitons les gens à nous rejoindre le temps d'un disque ou d'un concert. La difficulté d'observer directement le phénomène sans être ébloui correspond à la part de mystère de notre musique, à la fois éclatante et floue."...cliquez ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter des extraits

Debussy Philippe Bianconi Piano

Lors d'un précédent entretien Philippe Bianconi confiait : "J'ai toujours beaucoup aimé Debussy, sans toujours bien le comprendre, mais plus j'avance et plus je vois en lui un des plus grands génies de l'histoire de la musique." aussi est-il logique de le retrouver cette fois dans un disque consacré à ce compositeur qu'il a choisi d'enregistrer après l'intégrale d'un autre compositeur français qui lui tient aussi beaucoup à coeur : Ravel.
Philippe Bianconi présente ici un programme d'oeuvres que Debussy composa d'ailleurs à une époque similaire à celle où Ravel a écrit une grande partie de ses oeuvres pour piano les plus marquantes, puisque ce programme regroupe des oeuvres produites sur quatre années essentielles pour la production pianistique de Debussy : de 1903 à 1907.
Ces oeuvres furent aussi très appréciées de Ravel ainsi c'est lui-même qui assura la création de "...d'un cahier d'esquisses" le 20 avril 1910 à l'occasion du concert inaugural de la Société de musique indépendante, Salle Gaveau. Cette très belle pièce que vous pourrez écouter plus bas dans cette page inaugurait aussi dans la production pianistique de Debussy l'écriture sur trois portées. Sachant que les images que chacun peut... imaginer dans cette pièce sont source , comme souvent dans la musique de Debussy, de discussion contradictoires (certains musicologues font un rapprochement avec des Habaneras de la même époque , d'autres trouvent qu'il traduit plutôt dans cette pièce l'air du large et la pulsation marine... libre à vous bien sûr d'y voir ce que vous voudrez mais par contre ne vous échappera certainement pas le talent du pianiste Philippe Bianconi à maintenir captivé lors de cette écoute, bien que cette pièce ait un caractère improvisé et soit aussi très libre. En effet son interprétation offre avec subtilité tous les frémissements et vibrations de cette musique.
Philippe Bianconi a bien voulu répondre à nombreuses questions au sujet de ce disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

A tribute to Bach Célimène Daudet PIANO

Bach constitue souvent le "pain quotidien" des pianistes, et c'est d'ailleurs comme tel que la pianiste Célimène Daudet, lauréate de plusieurs concours internationaux, l'a découvert dans son enfance, relatant qu'elle l'a abandonné quelques années avant d'y revenir grâce à d'autres compositeurs : Franck, Mendelssohn, Busoni et ses transcriptions de Bach.
Dans son premier disque, qui vient de paraître chez le label Arion, et dont le programme s'est imposé à elle, Célimène Daudet raconte son propre cheminement vers Bach, grâce à certains de ses héritiers romantiques qui lui ont ouvert la voie… Une histoire musicale dont l'introduction : une transcription d'un choral de Bach par Busoni à la mélodie sereine et sonorité imposante, proche de l'orgue, nous impose à nous auditeurs le silence et l'écoute... s
Avec le prélude de Mendelssohn qui suit, impossible de s'échapper du flot d'arpèges en triple croches, véritable torrent de musique, houle mouvante donnant place dans la fugue à une vague ascendante conduisant à renfort d'accélérations et d'un choral qui s'y cache (non annoncé dans le titre) jusqu'aux plus belles lumières...cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo

TARKOVSKY QUARTET FRANCOIS COUTURIER PIANO

"Tarkovsky Quartet" est le dernier volet de la trilogie réalisée en hommage au cinéaste Andreï Tarkovsky (ou Tarkovski) par François Couturier accompagné des mêmes musiciens pour le premier volume "Nostalghia - Song for Tarkovsky" et ce dernier disque , et par contre seul pour le second volume "un jour si blanc". Si les musiciens sont identiques, François Couturier a souhaité cette fois réaliser un projet plus orchestral que le premier disque qui était plutôt une succession de duos et trios explique-t-il dans un nouvel entretien, voir plus bas.   L'auteur du livret Charles H. de Brandes quant à lui décrit cette musique comme "Douze ballades poétiques où le piano, le violoncelle, l'accordéon se lèvent, se répondent, s'embrasent, s'effacent, reviennent... Où le battement comme d'un coeur et les sons les plus imperceptibles tracent un monde où plane l'âme, son appel, son rêve. De grandes ailes s'ouvrent, se déploient, se replient. L'image de danseurs nous vient à l'esprit." Il est vrai que tous les instruments sont beaucoup plus présents dans cet enregistrement, offrant une sonorité plus riche, et la dynamique qui résulte porterait en fait plus à considérer celui-ci comme douze scènes d'une oeuvre unique, tel un film imaginaire, que douze pièces isolées. Certes les douze pièces ne sont cependant pas uniformes ainsi toutes ne sont pas mélodiques et sans doute il ne serait probablement pas facile pour des danseurs d'évoluer sur "San Galgano", "Mouchette", "Apocalypse" mais comme la musique a le droit, et même le quasi devoir, d'offrir des silences, la danse contemporaine peut aussi tout à fait fonctionner avec des temps d'arrêt, justement propices à des arrêts sur images...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Johannes Brahms Pièces pour piano Adam Laloum

Le pianiste Adam Laloum n'a pas eu un parcours traditionnel, sa première rencontre avec le piano à l'âge de six ans n'a duré qu'une heure, le professeur ayant rapidement jugé qu'il n'était pas fait pour jouer de cet instrument parce qu'il était... trop agité ! Heureusement quatre ans plus tard une personne de sa famille a trouvé le moyen de canaliser cette agitation puisqu'il s'est alors mis à apprendre tout seul simplement après avoir jouer avec elle la "Lettre à Elise" de Beethoven. Adam Laloum a ensuite travaillé avec d'autres professeurs qui n'ont pas non plus toujours été sur la même longueur d'onde que le jeune homme que l'on devine certes d'une forte personnalité puisqu'il confie à l'occasion d'un entretien pour la sortie de ce disque, qu'il ne fonctionne que instinctivement, jouant avec son coeur, et sans appliquer de méthodes rigoureuses, mais à long terme ce caractère se révèle, faut-il s'en surprendre, plus un atout qu'un défaut pour interpréter des oeuvres au piano. Parmi ses professeurs d'ailleurs quelques uns ont su, confie-t-il, le réconcilier avec la musique, ainsi la pianiste Claire Désert qui a sorti en début d'année un disque également consacré à des oeuvres de Brahms et Robert et Clara Schumann, c'est donc avec l'un de ses élèves, dont le talent est aujourd'hui reconnu , il est notamment lauréat du premier prix au concours Clara Haskil en 2009, que le label Mirare a choisi de compléter ses enregistrements de ce compositeur qui était à l'honneur lors de la dernière Folle journée de Nantes. A écouter ce disque Brahms, et à voir le pianiste en concert, l'on mesure le chemin parcouru par Adam Laloum depuis cette anecdote de son enfance...cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo

Edwin Berg Trio Volume deux JAZZ

Le deuxième album du trio du pianiste hollandais Edwin Berg, a certes une pochette moins attractive que son précédent disque( sélectionné pour noël 2010) avec cette fois en illustration une station service d'essence même si les couleurs lumineuses en sont splendides, l'augmentation du prix du pétrole nous donne de moins en moins envie de nous attarder dans ce lieu au risque d'avoir une "note salée"... mais il ne faut pas bien sûr s'arrêter à ces simples considérations... et au contraire allez voir quel or noir se cache dans la musique du trio d'Edwin Berg qui s'est déjà fait remarquer par son précédent disque Perpetuum (soit A perpuétuité). Point de titre significatif, du moins en apparence, pour ce nouvel album : "Vol. II ou Volume deux"... que chacun analysera comme bon lui semblera, le premier morceau de l'album "Meditatie " s'avérant tout à fait propice à un court temps pour la réflexion ou de méditation. Celui-ci est une des rares compositions d'Edwin Berg qui ne signe en fait, on pourrait le regretter à l'écoute de ce "Meditatie", que deux autres titres(Doe maar et Carroussel) mais Eric Surménian et Fred Jeanne ont eux aussi chacun apporté des compositions personnelles , notamment un très beau morceau du contrebassiste : "les trois soeurs de Salamanca" aux splendides couleurs orientales, cependant c'est la reprise de la très triste chanson "Ma dernière volonté " de Serge Reggiani qui fait de ce disque un "disque du moment" parmi ceux à sortir actuellement... Oui , l'or noir se cache là ... et dans une autre émotion ultime,reprise d'une chanson co-écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein , au nom d'une jolie fleur blanche "Edelweiss"qu'Edwin Berg offre en piano solo...cliquez ici pour lire la suite, écouter des extraits et voir une vidéo

Denise King Olivier Hutman Trio No Tricks

Surprenant hasard de programmation, ce disque illustré d'une photographie de Philadelphie, ville dont est originaire la chanteuse noire américaine Denise King, et au titre "No tricks", autrement dit en français " pas de truc", "pas de ruse" ou "pas de coup fourré"... est le disque du moment, en cette semaine où l'actualité interroge précisément une majorité de français sur un éventuel "coup monté" aux Etats Unis... Mais que l'on n'imagine pas là une quelconque allusion à ces évènements car c'est un véritable hasard oui puisque Olivier Hutman a fait parvenir ses réponses concernant tant ce disque paru en avril 2011 que son parcours avant ces événements... Le titre de l'album, est ici le simple raccourci de l'une des chansons de ce disque, que vous pourrez écouter intégralement plus bas dans un fichier audio youtube : "No tricks baby please" signé conjointement par le pianiste/arrangeur/compositeur et sa femme Viana Wember-Hutman qui en a écrit les paroles, paroles où ne plane aucun doute sur l'amour déclaré dans ce texte. Le couple signe aussi un autre titre particulièrement émouvant, moins swingant et avec un texte plus triste : "Waiting for the sandman". Denise King a également écrit les paroles de plusieurs chansons, ainsi celle d'une autre très belle chanson nostalgique "Remember" et de "Naalaiya" , que vous pourrez aussi écouter entièrement ...cliquez ici pour lire la suite, écouter ces extraits et voir une vidéo

Franz Liszt Tristan Pfaff PIANO

Le pianiste Tristan Pfaff dans son premier disque paru il y a environ deux ans avait notamment mis au programme de celui-ci une transcription par Arcadi Volodos de la Rhapsodie hongroise n°13 de Franz Liszt, ce nouveau disque, publié par le label Aparté et labellisé disque officiel de l'année Liszt 2011, débute par une autre Rhapsodie de Liszt dans un arrangement de Vladimir Horowitz cette fois. [...] La simple lecture de la liste des oeuvres de cet enregistrement, aux multiples langages, laisse déjà imaginer une partie de l'étendue de son inspiration. Tristan Pfaff a conçu cet album dans l'esprit d'un récital (ou "soliloque" selon l'expression de Liszt) et choisi de jouer celles-ci pour la simple raison qu'il les aime, explique-t-il à l'occasion d'un nouvel entretien. Un plaisir évident comme on peut le voir grâce à deux extraits vidéos très récemment enregistrés, un plaisir qu'il communiquera à ses auditeurs, qu'ils découvrent ou non Liszt à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, peut-être cela donnera envie encore à certains d'entre eux aussi de partager cette musique en la transcrivant à leur tour comme l'a fait Volodos mais on devine bien que cela est loin d'être facile. Liszt, s'il eût été immortel, aurait encore peut-être lui-même repris certaines de ses propres oeuvres comme il le fit souvent. Franz Liszt les prolongea aussi parfois ainsi "Venezia e napoli" a été ajouté en complément à sa "deuxième année de pélérinage" et comportait quatre pièces dans une première version parue en 1840 mais en 1859 Liszt ne conserva que deux d'entre elles avec des modifications (Gondoleria et Tarentella) et en ajouta une nouvelle : "Canzone", cette dernière n'est peut-être pas la plus réussie des trois mais les deux autres sont vraiment magnifiques. Autre très bel exemple de reprise par Franz Liszt lui-même : celle de l'extrait que vous pourrez également écouter : "Valse-Impromptu", publiée en 1852, qui est une version développée de sa "Valse favorite"composée en 1842, résultat d'un travail très minutieux, certains musicologues la considère comme un objet d'art, Tristan Pfaff nous permet ici d'admirer toutes les facettes contrastées de cette pièce comme de toutes celles de l'ensemble de son programme réalisé avec un art de l'équilibre nous offrant de Liszt un beau portrait de pianiste virtuose mais aussi de poète.... cliquez ici pour lire l'article complet, écouter un extrait et voir deux vidéos

Beethoven Concertos 1 et 2 Shani Diluka Piano

Voici près de deux ans que Shani Diluka, qui a déjà eu l'occasion d'enregistrer en 2006 le concerto de Grieg avec l'Orchestre National de Bordeaux dirigé par le chef d'Orchestre Norvégien Eivind Gullberg Jensen, a commencé une nouvelle collaboration avec cet orchestre désormais sous la direction de Kwamé Ryan, afin de réaliser l'enregistrement de l'intégrale des concertos de Beethoven, ce premier disque qui regroupe les concertos n°1 et 2 inaugure donc cette intégrale. Deux ans cela peut sembler long mais l'on a déjà pu mesurer par ses précédents disques combien la pianiste est passionnée dans tout ce qu'elle réalise allant toujours au delà du simple engagement musical et c'est pour elle cette fois-ci une "quête personnelle" confie-t-elle dans l'introduction du disque qu'elle a rédigée. Deux ans cela peut aussi sembler court pour des oeuvres aussi riches, ainsi après la publication de ses deux concertos Beethoven écrivit au sujet de ceux-ci «"Je veux mettre dans l’embarras tous les pianistes", indique Jorge Chaminé qui a également écrit une partie du livret... Bien sûr Shani Diluka joue ces concertos depuis bien plus nombreuses années et c'est donc ici aussi pour la pianiste l'occasion de revenir sur son parcours avec de grands maîtres du piano...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Chopin Ballades Jean Marc Luisada Piano

Le pianiste Jean-Marc Luisada est très connu comme l'un des meilleurs interprètes de Chopin de sa génération et, après un enregistrement des mazurkas de ce compositeur parus l'année dernière, il comble cette fois encore plus son public avec un disque regroupant ce que l'on peut désigner sans doute comme les plus belles oeuvres de Chopin : les Ballades, auxquelles il a ajouté trois autres oeuvres également très appréciées : deux célèbres nocturnes et l'andante spianato et grande polonaise opus 22... Bref un très beau disque à ne manquer sous aucun prétexte car Jean-Marc Luisada offre ici des interprétations très mûries qu'il a souhaité très naturelles et elles vont droit au coeur ! Si l'on étiquette souvent Jean-Marc Luisada comme pianiste qui aime Chopin, il est une autre "étiquette" qu'on pourrait lui ajouter, outre celle d'interprète remarquable de nombreux autres compositeurs, c'est celle de pianiste qui aime le Japon... En effet ce disque, comme ses précédents disques Chopin également parus chez Sony Music, a été enregistré au Japon, après une tournée, car c'est un pays où il joue régulièrement depuis plus de 25 ans. Il considère même le Japon "comme son deuxième pays", confie-t-il à l'occasion d'un nouvel entretien à l'occasion de la sortie de ce disque mais aussi d'une autre actualité : une série de concerts qui lui tient énormément à coeur et dont il est l'initiateur : "Tous en scène pour le Japon" , une journée spéciale de cinq concerts le 30 avril 2011, salle Gaveau à Paris qui réunira cent artistes de grande notoriété.... cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

PÂQUES avec BACH Murray Perahia et Glenn Gould PIANO

S'il est un compositeur à écouter à Pâques... c'est assurément Bach, certes les deux mots sonnent bien ensemble (du moins si l'on prononce son nom à la française) mais c'est surtout parce que celui-ci a composé pour différentes chapelles et églises que sa musique d'essence chrétienne se prête particulièrement à une écoute pour cette fête religieuse. Or le label Sony sort justement deux compilations de grands maîtres du piano : Murray Perahia : les concertos et Glenn Gould, nombreux enregistrements légendaires du pianiste disparu, mais pas les concertos !... deux coffrets qui se complètent donc fort bien....cliquez ici pour lire la suite, voir deux vidéos et écouter des extraits

Brahms Variations Ali Hirèche Piano

Ce disque édité par le label Intégrale est le premier disque commercialisé du pianiste Ali Hirèche qui a déjà eu l'occasion d'avoir des disques édités mais uniquement dans le cadre de concours dont il a emporté des prix.
Il faut dire qu'outre ces prix Ali Hirèche a pu depuis longtemps déjà faire les preuves de son talent et l'on peut lire sur son site une recommandation qui date de 2007 du pianiste Aldo Ciccolini et notamment ces termes très élogieux : "Il m'est agréable de déclarer que ce pianiste témoigne non seulement d'une sensibilité musicale rare aujourd'hui mais aussi de moyens instrumentaux exceptionnels ce qui me laisse présager pour lui un avenir pianistique de premier plan".
Dans la vidéo de promotion de ce disque que vous pourrez voir ci-dessous, Ali Hirèche interprète une oeuvre réputée comme très difficile en terme de difficulté technique : les variations opus 35 volume 2 de Brahms ce qui vous permettra de juger de ses qualités indéniables ! Ces variations Clara Schumann les qualifia "de sorcier". Alors Ali Hirèche est-il un sorcier du piano ?... à vous d'en juger mais les deux extraits des opus 9 et 21 que vous pourrez également écouter montre qu'il a bien quelques pouvoirs magiques dans ses doigts qui semblent parfois voler dans l'air ! Ali Hirèche n'a pas de balai ni de chat mais un chien qu'il a choisi d'appeler ... Brahms ! (vous pouvez les voir en photographie plus bas) c'est dire aussi combien ce compositeur fait partie de sa vie...
Ali Hirèche a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter son disque...cliquez ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter deux extraits

 

Iiro Rantala Lost heroes Piano

Iiro Rantala est parait-il le pianiste de jazz finlandais le plus connu dans son pays, et il a déjà publié neuf albums en trio mais en France on le découvre aujourd'hui par ce disque piano solo qui est également son premier enregistrement pour le label de jazz allemand ACT, et c'est une très belle découverte ! Huit des dix morceaux de cet album sont des compositions originales hormis un standard "Bluesette" qui a rendu célèbre le musicien belge Toots Thielemans mais que Iiro Rantala dédie à Oscar Peterson car, explique-t-il, il le considère comme un des pères du piano jazz ; et un standard de Charlie Parker "Donna Lee" qu'il dédie à ... Art Tatum parce que, explique-t-il encore, bien que Charlie Parker disait qu'il en était l'auteur celui-ci avait été écrit par Miles Davis, une façon de concilier les deux en fait parce que l'un comme l'autre admirait Art Tatum dont ils se demandaient comment cet homme presque aveugle pouvait jouer aussi bien des improvisations presque aussi difficiles que les compositions de Rachmaninov indique-t-il encore...
Oui c'est vrai, cela semble compliqué sur le "papier" ou plutôt à lire la pochette de son disque, en anglais, et on pourrait aussi parfois croire à un poisson d'avril... mais en fait c'est simple car derrière ses "héros disparus" auxquels il dédie chacun des titres et où s'en cachent souvent d'autres c'est finalement Iiro Rantala lui-même qui apparait humblement comme le véritable héros de cet album qui raconte nombreuses histoires. Héros tantôt sombre rêveur tantôt joyeux farceur, ce qui n'est pas sans faire penser , encore, à un autre héros aussi disparu  : Schumann , par la dualité de son caractère, Iiro Rantala rend un bel hommage très personnel à tous les musiciens qui ont compté pour lui et l'ont magnifiquement inspiré ....cliquez ici pour lire la suite et voir deux vidéos

Concerto pour piano et orchestre Schumann Liszt Etsuko Hirose et Orchestre de Pau Pays de Béarn

La pianiste Etsuko Hirose qui a joué à l'âge de six ans seulement le Concerto pour piano n°26 de Mozart et qui après des études au CNSMD de Paris, a été lauréate de plusieurs concours(voir plus bas sa biographie) , a eu , explique-t-elle en préambule de ce disque, la joie de rencontrer Faycal Karaoui et l'Orchestre de Pau Pays de Béarn en mars 2010 lorsqu'elle a du interpréter à la place de Nelson Freire le concerto de Schumann. Cet enregistrement live où l'on retrouve ce concerto de Schumann a été effectué quelques mois plus tard, en novembre 2010 et regroupe ce concerto avec une autre oeuvre concertante de ce même compositeur et le plus célèbre des deux concertos composés par Liszt, dont tout le monde sait désormais que l'on célèbre le bicentenaire de naissance cette année. Ce disque a d'ailleurs obtenu le label "Liszt 2011"..cliquez ici pour lire la suite

Georges Beriachvili Récital Allemand Piano

Le pianiste et musicologue Georges Beriachvili a choisi d'enregistrer un programme qui survole environ deux cents ans d’histoire de la musique du piano allemand de Bach à Brahms. Ce voyage à travers les époques baroque, classique et romantique avec les six plus célèbres compositeurs allemands permet de mesurer ce que chacun d'entre eux a pu apporter à la musique pour piano durant cette période considérée comme l’âge d’or du piano allemand. C'est un disque qu'il a construit, explique-t-il dans l'entretien ci-dessous comme "un "modèle réduit " de toute cette immense filiation germanique. Un tout petit échantillon, mais qui reflète tous les moments cardinaux (dans la mesure du possible) : c'est-à-dire, les états, les expériences, les vécus et les pensées de l'âme humaine que cette filiation a incarnés en musique". [...] En fait le choix de l'extrait à mettre en écoute est fort difficile car ce programme est fort bien construit ainsi l'adagio qui suit cette Toccata qui débute la sonate en mi bémol majeur écrite par Mozart en 1774, et là spécifiquement pour le piano, est un cas rarissime de premier mouvement lent et de plus très poétique, c'est celui que vous pourrez écouter plus bas dans cette page. Georges Beriachvili qui a choisi de jouer avec des sonorités très cristallines tout au long du programme pour mettre en valeur le contenu de ces oeuvres trace une ligne artistique musicale d'une originale clarté éclairant ces oeuvres sous un angle nouveau ! Le widget mis en complément vous permettra d'écouter des extraits de l'ensemble de ce récital allemand...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Xavier Thollard Standards Piano solo

Le pianiste Xavier Thollard qui n'a pas trente ans signe ici son troisième disque, et son premier piano solo. Alors qu'il a déjà fait ses preuves dans nombreux concours (Martial Solal à Paris notamment ) ce disque est autoproduit... et mérite un coup de pouce car Xavier Thollard qui aime le jazz depuis qu'il a précisément écouté des standards comme ceux qu'il a choisis pour son nouvel album n'est pas un pianiste tout à fait comme les autres : il est par ailleurs ingénieur études et recherche dans le domaine de la construction, risques et développement durable... c'est dire tout le dynamisme, la passion et la force de volonté dont il doit faire preuve pour réussir à mener à bien ses projets musicaux car il donne aussi nombreux concerts dans différentes formations ! Un dynamisme qui se ressent d'ailleurs tant dans ses "interprétations" de standards que dans ses deux compositions originales dont l'une fort réussie "Condate" inspirée par sa ville natale Rennes (appelée "Condate" à l'époque gauloise), il faut préciser qu'avant le piano Xavier Thollard a d'abord étudié les percussions et cela se ressent particulièrement dans son jeu effectivement percussif comme dans son autre composition tout aussi réussie "Stable au funk" . Pour Xavier Thollard le jazz est bien évidemment avant tout un plaisir, un plaisir qu'il communique fort bien par cet enregistrement, ainsi un des titres "Jive at five" a été également enregistré en concert et permet de mesurer doublement l'art de ce passionné ! Xavier Thollard a bien voulu répondre à quelques questions..cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Franz Liszt François Frédéric Guy PIANO

Le pianiste François-Frédéric Guy dont on attendait l'enregistrement de l'intégrale des sonates de Beethoven qu'il a déjà donné plusieurs fois en concerts avait aussi à coeur d'enregistrer un album pour le bicentenaire de Liszt, un compositeur qui tient également une place essentielle dans son répertoire depuis nombreuses années puisqu'on avait déjà pu le voir dans ce même programme dans un DVD enregistré à la Roque d'Anthéron en 2003. Zig Zag Territoires, avec qui il commence une collaboration, lui a offert la chance de réaliser ce double disques d'oeuvres dont il a pu faire mûrir son interprétation depuis des années, avant de réaliser avec ce label l'intégrale des sonates de Beethoven dont le premier volume sortira cet automne.
Des projets qui en fait ne sont pas si éloignés puisque la sonate en si mineur constitue en effet pour François-Frédéric Guy le sommet de l'oeuvre de Franz Liszt et la seule sonate pour piano digne de succéder à la «Hammerklavier» de Beethoven qu'il a aussi déjà enregistrée deux fois. Cette sonate n'est pas construite comme une sonate classique les mouvements s'enchaînant comme un grand ensemble. Vous pourrez en écouter un extrait plus bas dans cette page, extrait dont l'extraordinaire tension vous donnera certainement envie d'entendre la suite car c'est là sans doute un des talents acquis par le pianiste au fil de ses années de travail : parvenir à nous raconter cette histoire, qu'il conçoit comme un flash back, de façon extrêmement captivante tout au long de cette oeuvre gigantesque(plus de 30 minutes)...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Chopin autour des Scherzi Corinne Kloska Piano

La pianiste d'origine polonaise et italienne Corinne Kloska a une double actualité : elle sort ce mois-ci un disque qu'elle avait envie d'enregistrer depuis longtemps : autour des Scherzi de Chopin, accompagnée par le ténor Xavier Le Maréchal sur deux mélodies et elle donnera un concert le 16 mars 2011 à 19h30 à l'Auditorium St Germain 4 rue Félibien 75006 Paris avec au programme Chopin -Liszt. Ce concert sera l'occasion pour elle de présenter des oeuvres de ce disque mais découvrez dès à présent celui-ci à travers la reproduction de l'entretien du livret publié avec l'aimable autorisation du label Plusloin music et quelques extraits choisis... ainsi des extraits des troisième et quatrième scherzi très contrastés comme l'explique Caroline Koska qui en exprime les différents langages musicaux avec une grande expressivité. Elle a choisi d'associer aux scherzi des pièces plus rares ou de rappeler d'autres grandes œuvres qui leur sont contemporaines ainsi la Polonaise Héroique ou deux mélodies effectivement peu connues chantées par Xavier Le Maréchal, vous pourrez également en écouter un extrait....cliquez ici pour lire la suite et écouter les extraits

Francis Lockwood Round about Bach Piano

De plus en plus souvent des rencontres entre musiciens jazz et classique sont actuellement produites à l'initiatives des labels ou des organisateurs de concerts afin de faire partager le plaisir de l'écoute de l'une et l'autre a un plus large public. Le pianiste Francis Lockwood qui a été à toutes les écoles : classique, jazz, rock... qui apprécie donc et joue déjà tous ses styles musicaux depuis longtemps a eu l'idée originale de réaliser cette rencontre avec lui-même autour de Bach (hormis pour la Chaconne arrangée avec deux invités). Avec humilité, sans prétendre avoir les qualités d'un pianiste classique Francis Lockwood se propose simplement d'alterner dans cet album des compositions originales de Bach, qu'il interprète à sa manière, en accentuant le swing, avec ses propres improvisations qui lui sont inspirées par les préludes et fugues qu'il a sélectionnés. Une belle façon de rendre hommage à la puissance créatrice de Bach qu'il reconnait ne pas avoir spontanément aimé dans son adolescence mais qui ne le quitte plus depuis nombreuses années après avoir pu mesurer sa "richesse et sa proximité avec le jazz" ainsi confie-t-il dans un entretien ( voir ci-dessous) à l'occasion de la sortie de cet album qui contribuera sans aucun doute à ouvrir des portes entre les musiques. Majoritairement à partir de préludes le pianiste offre ici un beau voyage intertemporel, où l'on a plaisir à retrouver quelques paysages connus (rappelés dans un premier temps) cachés derrière les propres notes du pianiste qui en élargit le champ sous une perspective très attrayante...cliquez ici pour lire la suite et écouter deux extraits

Scarlatti Chopin Moussorgski Anastasya Terenkova Piano

Ce disque n'est pas un disque commercialisé mais est un disque "carte visite" sponsorisé par le cabinet de conseil en placement "Global Private Equity" qui affirme ainsi son soutien à la promotion de jeunes talents.On ne peut que féliciter Patrick Petit qui en est le président pour avoir remarqué et choisi de soutenir le talent de la pianiste russe, désormais installée en France, Anastasya Terenkova qui a montré dès l'âge de six ans des prédispositions pour la musique et a rejoint la fameuse Ecole Spéciale de Musique pour enfants surdouées " Gnessine's " à Moscou - où sont passés avant elle.... Evgeni Kissin, Boris Beresovsky. Elle a poursuivi ses études au Conservatoire national de musique et danse de Paris auprès de prestigieux professeurs et il est vrai qu'elle a aussi déjà reçu nombreux éloges de la part de ceux qui ont pu l'entendre en concert. J'ai choisi avec l'aimable autorisation de Global Private Equity de diffuser plusieurs extraits qui vous permettront de découvrir son jeu effectivement remarquable, sa palette sonore extraordinaire dans l'interprétation des trois compositeurs qu'elle a choisis.La jeune pianiste a d'ailleurs déjà reçu nombreux éloges tout à fait mérités.Son interprétation des "Tableaux d'une exposition de Moussorgsky" est un véritable feu d'artifice de couleurs éclatantes et contrastées, il est vrai que, ainsi le confie-t-elle dans l'entretien qui suit, elle rêvait de jouer cette oeuvre depuis toujours et à chaque fois qu'elle l'écoutait au piano elle ressentait une émotion extrêmement forte, cette émotion c'est aujourd'hui Anastasya Terenkova qui nous la transmet dans une interprétation tout simplement éblouissante ! Et elle émeut tout autant mais pour différentes raisons dans les sonates de Scarlatti dont elle a sélectionné un panel alternant les rythmes lui permettant de mettre en valeur tant sa virtuosité technique que sonore, et enfin les mazurkas de Chopin dont elle exalte la poésie avec une infinie tendresse.....cliquez ici pour lire la suite et écouter nombreux extraits

Schumann Piotr Anderszewski piano


Simplement et avec tendresse... ces instructions données pour la troisième pièce de "Humoresque" sont sans doute ce qui pourrait aussi le mieux qualifier l'interprétation très poétique de Piotr Andersewski même si le pianiste sait aussi se montrer vif dans les pièces plus animées comme la troisième pièce des Chants de l'aube" , il en demeure que l'impression générale de ce disque qui a reçu nombreux éloges, il est vrai très largement mérités, est le sentiment de rêverie intérieure que Piotr Andersewski partage à travers son dixième disque, le premier consacré à ce compositeur qui lui sied parfaitement pourtant. Un très beau voyage dans le monde intérieur d'un Schumann non pas fou, qualificatif sans véritable signification (il faut dire qu'après trois jours de "folle journée" à Nantes ce qualificatif semble d'un tout autre sens ici) mais interrogatif, anxieux, nerveux et désespéré. Un disque très émouvant bien sûr vous l'aurez compris...cliquez ici pour en savoir plus et écouter des extraits et voir une vidéo

Liszt Années de Pèlerinage MUZA Rubackyté

Interviewée l'année dernière lors de la sortie d'un disque d'une oeuvre de Beethoven la pianiste MUZA Rubackyté avait indiqué qu'elle était d'abord Lisztienne : "C'est à l'âge de 10 ans que j'ai joué mon premier Liszt -Rhapsodie hongroise N°6. Et j'ai jamais pu me séparer de ce compositeur. C'est cette générosité, cette immense gamme de sentiments, cette franchise, cette sincérité qui me séduisent chez Liszt. L'homme hors du commun, d'une ouverture d'esprit immense, romantique jusqu'au bout des pensées." , aussi ne faut-il pas s'étonner qu'en cette année de bicentenaire de la naissance du compositeur elle soit grandement impliquée dans sa célébration.Ainsi MUZA Rubackyté se produira durant toute l'année 2011 sur les plus prestigieuses scènes parisiennes (salle Gaveau à Paris le 11 mars, Opéra Bastille le 4 juin) et dans de nombreux festivals en France et à l'étranger. Les publics de très nombreux pays l'accueilleront, sur plusieurs continents. Le label Lyrinx a décidé de ré-éditer ce coffret de trois CD de son enregistrement d'une oeuvre essentielle de ce compositeur : Années de pélerinage, vaste journal de voyage en musique dont la composition s'étend sur une quarantaine d'années(1836-1887) dans lequel Liszt exprime sa recherche d'absolu , dans l'amour et dans l'art auprès de Marie d'Agoult puis en Dieu auprès de Carolyne Wittgenstein. Un programme que MUZA Rubackyté aura d'ailleurs l'occasion de jouer de nouveau puisque que pour certaines manifestations du bicentenaire elle interprètera l'intégrale des Années de Pèlerinage en trois concerts successifs en une seule journée. Ce qu'elle a d'ailleurs eu déjà l'occasion de réaliser... Cet enregistrement a récemment été choisi par un jury de spécialistes sur une radio, il est donc à (re)découvrir pour plonger dans l'univers de Liszt...cliquez ici pour lire la suite dont une nouvelle interview de MUZA Rubackyté et écouter un extrait

Flûte et piano en France Jocelyn Aubrun Aline Piboule

Ce nouveau disque du label lyrinx qui ouvre souvent ses portes aux jeunes talents permet de découvrir un duo original d'un flûtiste, Jocelyn Aubrun, et d'une pianiste, Aline Piboule qui a bien voulu répondre à quelques questions à l'occasion de la sortie de ce disque.
La plupart des oeuvres du programme de ce disque doivent leur existence à Paul Taffanel (1844-1908) qui a créé l'école française moderne des flûtistes expmlique Jean-Yves Bras auteurdu livret. Il fût un des premiers à mener une carrière de flûtiste, en complément à celle de chef d'orchestre, et à ce titre à susciter auprès des compositeurs de son temps des oeuvres pour cet instrument. ainsi Philippe Gaubert qui fût un de ses élèvee composa nombreuses oeuvres pour la flûte dont seulement trois sonates pour piano et flûte ce qui n'est finalement pas considérable. Fauré dédia à Taffanel sa Fantaisie. Gabrie Pierné avait à l'origine écrite sa sonate pour piano et violon puis l'a transcrite pour flûte et piano, et le 'Prélude à l'après midi d'un faune' de Debussy était à l'origine une oeuvre orchestrale. Koechlin son élève a écrit une seule sonate pour flûte et piano. Des instruments donc peu souvent associés et pourtant comme l'indique Aline Piboule qui partage ses oeuvres avec enthousiasme : "On pourrait dire que ce disque apporte profondeur et légèreté, apaisement...et joie !"... que demander de plus ? Découvrez quelques uns de ces effets dans l'extrait plus bas dans cette page !...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

SZYMANOVSKI FREDERIC VAYSSE KNITTER piano

Si vous avez envie d'entendre un compositeur peu souvent enregistré...précipitez-vous sur ce disque, Frédéric Vaysse-Knitter d'origine polonaise a en effet choisi d'enregistrer un compositeur également d'origine polonaise mais dont la notoriété est très loin derrière celle de Chopin, et l'on peut se demander pourquoi mais il est vrai que rien que son nom pose problème à être mémorisé : Karol Szymanovski. Ce nouveau disque de Frédéric Vaysse-Knitter sort plus de quatre ans après le précédent, hormis un disque en trio, ce qui semble un délai excessivement long au regard du talent de ce pianiste, est plus particulièrement consacré aux oeuvres de jeunesse du compositeur, il est vrai que ce sont là d'ailleurs les oeuvres les plus abordables que ce compositeur a composées....cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo

Smetana Piano Trio Liszt Elegies TRIO WANDERER

Le Trio Wanderer se place dans le registre élégiaque afin de nous faire découvrir la musique de chambre de Franz Liszt, ce qui peut certes paraître une musique un peu... triste alors que débutent les festivités du bicentenaire du compositeur mais registre dans lequel celui-ci a composé ses plus belles oeuvres de musique de chambre, comme l'explique le pianiste Vincent Coq à l'occasion d'un nouvel entretien pour la sortie de ce disque. Les oeuvres de musique de chambre de Liszt sont d'ailleurs relativement rares en comparaison au nombre d'oeuvres pour piano seul et le Trio Wanderer a choisi de l'associer avec un compositeur qui s'exprime aussi magnifiquement dans ce registre élégiaque et dont d'ailleurs Liszt fût le seul à admirer le trio op.15 ce que l'on a peine à croire aujourd'hui... cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo.

REMI PANOSSIAN TRIO Add Fiction

Après avoir conquis nos oreilles avec de douces et belles mélodies en compagnie de son ami contrebassiste Julien Duthu dans un premier disque paru chez le label Plus loin music en 2008, le pianiste Rémi Panossian revient cette fois, toujours sous ce même label, et avec de nouvelles compositions originales, nous réveiller énergiquement accompagné de deux autres musiciens du sud de la France comme lui. Fort heureusement les mélodies dont il a le secret n'ont pas disparues et l'on se laisse très volontiers prendre au jeu plus rythmé certes mais toujours illuminé d'un beau lyrisme. Les sources d'inspiration de Rémi Panossian pour cet enregistrement sont très diverses ainsi peut-on le découvrir dans une nouvel entretien à l'occasion de la sortie de ce disque(voir ci-dessous) et la musique est tout autant variée, Rémi Panossian surprend avec un jeu nerveux qu'on ne lui connaissait pas dans son précédent disque ainsi dans les titres "Insomnia" et "Schedule", ce n'est aussi que pour mieux apaisé celui-ci dans les compositions que lui ont inspiré les deux femmes de sa vie : "Sérénade" et ""Two girls" . Et comme son disque a effectivement à matière à réveiller par une musique fluide entrainante, l'originale série de "siestes" finale ne nous portera pas à l'endormissement mais juste à l'envie de le ré-écouter pour en apprécier tous les contrastes en espérant cependant d'éviter l'insomnie...cliquez ici pour lire la suite et voir des vidéos

Chopin Métamorphoses Giovanni Bellucci piano

Vous avez pu découvrir dans la carte de voeux 2011 de pianobleu.com un extrait du récent disque de Giovanni Bellucci, "Métamorphoses", un des "Chants polonais de Liszt d'après Chopin" qui semblait parfaitement approprié pour faire le pont entre l'année 2010 et l'année 2011 (toutes deux année de bicentenaire, Chopin, puis Liszt). Giovanni Bellucci, très pris par ces concerts de fin d'année vient juste de répondre à quelques questions au sujet de ce disque... nul doute que le poème ironique de Ferruccio Busoni intitulé "la carrière du virtuose" qu'il rapporte au début de livret n'est aucunement démodée ...et à cela ajoutez aujourd'hui les tracas liés aux avions, la neige, les grèves... [...]
Plus sérieusement .... Giovanni Bellucci évoque dans ce disque Chopin sous les regards croisés de Liszt, de Tausig et de Busoni, tous virtuoses du piano. Giovanni Bellucci auteur du livret indique que Liszt admirait Chopin et lui a consacré une biographie dans laquelle il rapporte à propos du compositeur : "Son inspiration était impérieuse, bizarre, irréflèchie ; ses attitudes ne pouvaient qu'être libres. Nous croyons qu'il a fait violence de son génie chaque fois qu'il a essayé de se soumettre aux règles". Liszt préférait le "Chopin des miniatures" et ses six chants dont le plus long dure à peine plus de trois minutes en est un bel exemple...cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo

Mozart Piano Concertos 22 et 25 David Fray

Bruno Monsaingeon avait réalisé en 2008 un film sur l'enregistrement par David Fray des concertos de Bach, dans quelques jours il sera diffusé sur Arte un nouveau reportage de ce même réalisateur qui renouvelle l'expérience originale de suivre des musiciens cette fois lors de l'enregistrement en 2010 des deux concertos de Mozart de ce disque. Ceux-ci ne sont peut-être pas parmi les plus réputés du compositeur mais le pianiste les a choisis parce qu'il les trouve les plus proches de l'univers de l'opéra. Un univers qu'apprécie David Fray que l'on sait depuis toujours très attaché à faire chanter le piano. On imagine bien qu'avant l'enregistrement il y a aussi un travail de préparation, et pour ce qui concerne les oeuvres de Mozart David Fray confie que contrairement à une apparence de simplicité seule l'expérience permet de résoudre les problèmes posées par l'interprétation de celles-ci. Certes David Fray si l'on s'en tient à son âge est encore ce que l'on désigne comme un "jeune pianiste" mais expérience et jeunesse ne sont pas antonymes... et chez lui ce qui a depuis toujours étonné c'est sa maturité, sa capacité à faire partager les sentiments les plus profonds à travers ses interprétations. Dans le nouvel entretien ci-dessous l'on mesure aussi combien il est pourtant très critique envers celles-ci, une exigence envers lui-même qui certainement contribue à son talent précoce. Depuis son premier entretien pour pianobleu.com, en 2004, la part de ses concerts avec orchestre est devenue la plus importante et malgré son jeune âge il a déjà eu l'occasion de jouer très souvent avec orchestre... L'expérience et la culture nécessaire à l'interprétation de ces concertos lui sont donc acquises pour en offrir aujourd'hui un enregistrement tout à fait plaisant. ....cliquez ici pour lire la suite

Abendmusik Claire Désert

La pianiste Claire Désert avait enregistré il y a deux ans pour le label Mirare un disque de compositions écrites par Schumann au début de sa vie : Davidündlerdantze et Intermezzi. Elle s'intéresse plus particulièrement dans ce nouveau disque, qui vient de paraître chez le même label, à la fin de vie de ce compositeur par un recueil de pièces certes composées tout au long de sa vie mais qu'il rassembla en 1852. Elle a choisi de mettre en miroir des oeuvres de deux autres compositeurs qui en 1853 se sont liés pour déclamer l'amitié et l'amour qui les lient à celui-ci : Johannes Brahms et Clara Wieck. L'un comme l'autre ont en effet écrit des variations autour du même triste thème issu de "Bunte Blätter" : "Zeimlich Lagsam" que vous pouvez écouter plus bas dans cette page. Johannes Brahms fait également un hommage à Clara Schumann dans ses variations opus 9 puisqu'il y cite aussi quelques unes des compositions de Clara Schumann. Clara Schumann est aussi présente dans "Bunte blätter" : "Omniprésente elle apparaît musicalement par des thèmes , des dédicaces, des clins d'oeil, des envolées dee lyrisme et d'effusion" explique Rodolphe Bruneau-Boulmier auteur du livret. Claire Désert transmet toute la poésie de ces pièces avec une grande sensibilité et une délicatesse telle que l'on se prend presque à confondre les deux prénoms Clara et Claire dans l'univers romantique dont elle nous ouvre les portes. Claire Désert a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de son disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits.

Trios russes par le TRIO ELEGIAQUE

Le pianiste François Dumont, récemment lauréat du Concours Chopin de Varsovie, qu'on imagine avoir été très pris par la préparation de ce concours ne délaisse pas pour autant la musique de chambre qui lui tient aussi beaucoup à coeur ainsi ce disque qui vient de sortir permet de l'entendre à nouveau dans le trio qu'il a constitué en 2003 avec deux autres lauréats de concours : Virginie Constant est lauréate du concours Maria Canals et Laurent Le flècher de l'ARD de Munich et que l'on avait pu découvrir dans un disque du label Peyrolle comportant un trio de Dovorak et de Haydn... Après avoir enregistré depuis celui-ci un disque de musique contemporaine pour le label Triton c'est à un répertoire de musique russe que le trio consacre son nouveau disque chez ce même label, un disque important pour ce trio puisque sur celui-ci figure notamment le trio élégiaque de Rachmaninov à l'origine précisément du nom de leur propre formation, confie François Dumont à l'occasion d'un nouvel entretien . Certes le propos n'est guère des plus joyeux puisque le terme élégiaque se rapporte à l'élégie (du mot grec elegeia, « chant de mort ») , et qu'il désigne souvent une musique mélancolique, mais à cette ligne directrice qu'est l'élégie s'ajoute dans ces trios russes celle de la danse, c'est d'ailleurs une oeuvre originale d'Ezio Frigerio : "Tombeau de Rudolf Noureev au cimetière russe de Sainte Geneviève des bois" qui illustre la pochette de ce disque... choix qui se justifie donc parfaitement par ces deux caractéristiques puisque Rudolf Noureev était un danseur renommé est-il d'ailleurs besoin de le préciser ...cliquez ici pour lire la suite

Intégrale Schumann Eric Le Sage dernier volume

Ce onzième volume, qui comporte deux CD(18ème et dix-neuvième disques), est le dernier volume de l'intégrale de l'oeuvre pour piano et musique de chambre avec piano réalisée par le pianiste Eric Le Sage cependant comme l'on peut l'apprendre dans ses réponses à de nombreuses nouvelles questions à l'occasion de cette "fin" , il est également prévu d'enregistrer en complément de cette intégrale les oeuvres pour piano et orchestre de Robert Schumann.
Si vous découvrez cette intégrale avec cet ultime volume sachez qu'il ne s'agit pas d'une intégrale chronologique bien au contraire puisque comme vous pouvez le constater à travers la liste des oeuvres de ce volume, dans la langue originale avec lesquelles Schumann les nomma, celui-ci regroupent des compositions écrites aux deux extrémités de sa courte vie....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait
 

PRESENT Alexandre Saada

Si vous cherchez un cadeau à offrir à Noël... ne cherchez plus le voici !!! D'ailleurs c'est le titre que lui a donné Alexandre Saada : "Present" soit... "Cadeau" en anglais, et non pas... Présent en français... Un disque que le pianiste d'origine avignonnaise installé à Paris confie avoir enregistré l'année dernière alors précisément qu'il cherchait dans les magasins quoi offrir pour les fêtes de fin d'année. C'est également lui qui a illustré la jolie pochette de son CD (pas besoin de papier cadeau !) , un arbre isolé en hiver, qui reflète parfaitement l'atmosphère de sa belle musique mélancolique et introspective, piano solo, tout comme son retour à ses "racines classiques" car ce pianiste a un parcours très atypique qui l'a conduit auprès de musiciens de tous horizons : rock, jazz, classique... avec des débuts dans un spectacle autour de "Starmania" dès l'âge de 15 ans.
Ce disque qui est son quatrième enregistré sous son label Promise Land, le premier piano solo, marque un nouveau tournant dans la carrière d'Alexandre Saada. Il en signe toutes les compositions comme pour ses précédents disques mais le terme d'improvisation est donc ici plus juste, puisqu'il s'agit d'un enregistrement très spontané, hormis trois titres issus de ses précédents disques... cliquez ici pour lire la suite dont une interview d'Alexandre Saada et écouter des extraits

Paloma Kouider Beethoven Liszt

Paloma Kouider, lauréate de la Fondation Natixis-Banque Populaire depuis 2007 et révélation classique de l'ADAMI en 2008 avait déjà pu enregistrer des oeuvres de Liszt sur un "disque de promotion" réalisé par l'association artistique de cette société, et grâce à leurs aides conjuguées, elle peut aujourd'hui présenter un "vrai" disque édité par le label Lyrinx convaincu également du talent de la jeune pianiste depuis déjà un certain temps... un temps notamment occupé par Paloma Kouider, en complément de son activité de concertiste, à poursuivre des études littéraires de haut niveau qui lui apportent, explique-t-elle, à la fois une discipline et une ouverture qui lui sont essentielles à son évolution artistique.
Elle a choisi de nouveau des oeuvres de Liszt, deux Rhapsodies hongroises avec lesquelles elle a aussi passé beaucoup de temps puisqu'elle les a très souvent jouées en concerts, concours, émissions radiophoniques… Liszt a passé aussi beaucoup de temps à jouer les sonates de Beethoven et transcrire ses symphonies pour le piano, et Paloma Kouider qui a décelé une atmosphère dans la sonate "Pastorale" de Beethoven annonçant les paysages traversés dans les Rhapsodies de Liszt a choisi de construire son programme autour de ces deux compositeurs. Elle consacre d'ailleurs également beaucoup de temps à Beethoven que ce soit en solo ou en musique de chambre, puisqu'elle fait partie depuis quelques années du Trio Karénine qui met souvent Beethoven à son programme. ...cliquez ici pour lire la suite et écouter plusieurs extraits

Chopin Mazurkas Cédric Tiberghien

Le pianiste Cédric Tiberghien, qui a notamment déjà enregistré les quatre ballades de Chopin, a été nombreuses fois invité à jouer des oeuvres de ce compositeur en cette année 2010, année, faut-il le rappeler, du bicentenaire de sa naissance... ainsi peut-on voir Cédric Tiberghien dans le second concerto de Chopin lors du festival de Prague dans deux vidéos plus bas dans cette page.
Ces concerts, en l'occurrence plus particulièrement les récitals, ont été pour lui l'occasion de faire aboutir ce programme auquel il pensait depuis un certain temps, confie-t-il dans ces réponses à l'occasion de la sortie de ce disque. Il a ainsi choisi de relier trois pièces qu'il trouve particulièrement représentatives chacune d'une période de la vie de Chopin, par un "fil rouge" chronologique constitué d'une sélection de treize mazurkas qui elles ont été composées entre 1825 et 1849, soit depuis la jeunesse jusqu'à la mort du compositeur. ..cliquez ici pour lire la suite , écouter des extraits et voir deux vidéos. 

Fantaisies pour piano Marylin Frascone

C'est, paraît-il, une nouvelle mode dictée par le marketing d'imposer aux interprètes de musique classique d'enregistrer des disques autour d'un titre, le plus souvent celui-ci étant celui d'une forme musicale... Mode marketing peut-être mais comme l'on sait bien aussi qu'il n'y a pas de fumée sans feu, il n'est pas impossible que ce nouveau "phénomène", s'il en est un, soit le résultat d'une demande des auditeurs, remarquée précisément par les producteurs de disques... Il est vrai que le regroupement d'œuvres d'une même structure musicale est sans doute pour le public qui découvre la musique classique, et qui a donc besoin de repères pour se retrouver dans cette "musique savante", un bon principe pour donner un attrait particulier au disque. De même cette association judicieuse peut-elle intéresser tout autant les mélomanes désireux de programmes originaux et néanmoins logiquement structurés. Certes pour ce qui est de la "Fantaisie" il est bien difficile de prendre précisément des repères ou d'en saisir toute la logique car comme son nom le laisse sous entendre elle ouvre la porte à la... fantaisie des compositeurs. La pianiste Marylin Frascone, à l'occasion d'un nouvel entretien pour la sortie de ce disque, confie s'être pliée à ce mot d'ordre du marketing pour établir le programme de son disque . De fait un très beau disque bâti autour de cette structure unique fort variée permettant de découvrir l'utilisation de cette forme plutôt libre et proche de l'improvisation, à travers des oeuvres de compositeurs qu'elle a sélectionnés sur trois siècles et qui en ont fait des utilisations fort différentes....cliquez ici pour lire la suite, écouter un extrait et voir une vidéo.

Tribute to Bill Evans Manuel Rocheman The Touch Of Your Lips

Après s'être frotté, il y a déjà quelques années, aux piquants du Cactus dans son précédent disque, le pianiste Manuel Rocheman a choisi de prendre un risque, comme il les adore, en rendant un hommage à Bill Evans à travers des morceaux composés par Evans lui-même mais aussi en ajoutant ses propres compositions et enfin des standards du jazz que Bill Evans aimaient jouer. Ainsi le titre du morceau qui donne aussi son titre à l'album "The touch of your lips" n'a pas été composé par Bill Evans mais est à l'origine une chanson de Ray Noble que Bill Evans a joué en accompagnement du chanteur Tony Bennett (en écoute plus bas dans cette page) et aussi repris dans d'autres formations instrumentales. Un titre forcément très lyrique puisque issu d'une chanson, et Manuel Rocheman a aussi précédemment déjà fait le tour de cette matière puisqu'il a enregistré un disque avec le chanteur baryton Aldo Naouri : "Round around Bill" mais où ce titre "Touch of your Lips" ne figurait pas. Cette fois Manuel Rocheman qui depuis longtemps avait envie de jouer avec Mathias Alamane et Mathieu Charazenc, ainsi l'avait-il confié dans son précédent interview, a donc choisi de jouer dans une formation qu'affectionnait aussi Bill Evans : en trio jazz classique piano, contrebasse, batterie. Une formation qui convient parfaitement pour respecter la qualité essentielle de la musique de Bill Evans telle la décrit Manuel Rocheman dans la présentation du disque...cliquez ici pour lire la suite

Marc Deschamps Sucré salé

Comme son titre y invite ce disque est à déguster tel un plat à la saveur originale sucrée salée où le pianiste/compositeur Marc Deschamps qui signe là son premier disque en tant que leader propose une synthèse rassemblant tous ses désirs de musique, à la fois Jazz, latino-jazz, mélodies et improvisations
Une compilation de thèmes originaux et jamais édités, une rétrospective de ses compositions. Sa biographie montre que ses partitions ont rythmé nombre de productions cinématographiques et télévisées à laquelle manquait encore le trio lui permettant de mettre en valeur ses différentes influences sur un disque qui lui soit dédié. Il faut dire qu'il a été à une belle école avec Claude Bolling !
Benjamin Goldenstein et Patrick Frémeaux de la maison d'édition Frémeaux & Associés éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et bioacoustique et précisément éditeur de ce disque estiment que cet enregistrement "consacre un nouveau nom dans l'histoire du piano, dans un entre-deux du jazz intimisme et de la musique d'ambiance envoûtante"... des propos que l'on peut juger aussi .."sucrés salés", certes élogieux mais aussi dangereux lorsque l'on sait combien la musique d'ambiance est souvent sous évaluée. Puisse ce disque donc ouvrir à une écoute plus attentive de musiques qualifiées d'ambiance, musiques qui en fait le plus souvent ne demandent simplement qu'à nous faire rêver et voir des images pendant que nous devons patienter... et c'est déjà beaucoup ! Les belles mélodies de Marc Deschamps qu'elles soient mélancoliques ou enjouées parviennent sans peine à captiver l'attention et ouvrir notre imaginaire... Marc Deschamps a bien voulu répondre à quelques questions...cliquez ici pour lire son interview et écouter des extraits

Wared Quartet

Sous le nom "Wared" qui sonne anglais mais est en fait en verlan, le prénom du pianiste leader de ce nouveau quartet, Edouard Bineau a élargi le trio avec lequel il avait enregistré en 2005 le disque "Ideal Circus" d'un saxophoniste rencontré sur scène. Entretemps il avait enregistré un duo sorti au début de l'année 2007 avec un clarinettiste.
Plus de trois ans et demi donc entre ces deux derniers enregistrements et cet album montre combien ses compositions ont évolué entre temps, offrant ici une musique très nouvelle, dont l'énergie n'a rien à voir avec la " sérénité...obsessionnelle" de son disque en Hommage au Palais Idéal du Facteur Cheval "L"obsessionniste" pas plus que les silences de "Idéal Circus" . Edouard Bineau qui a cette fois signé toutes les compositions hormis un "détournement" de "Je me suis fait tout petit" de Georges Brassens montre certes toujours combien il sait faire évoluer de très belles mélodies mais leur donner du rythme percutant et de la densité comme jamais auparavant. Ainsi sa splendide reprise d'une de ses propres compositions "Charmeur de pierres", "big foot " ou à l'opposé son "red blues" pour ne pas les citer tous... laissent à penser qu'il aurait en fait bien tort de "se faire tout petit" car indéniablement ici il joue dans la cour des grands.
Edouard Bineau a bien voulu répondre à quelques nouvelles questions à l'occasion de la sortie de ce disque...cliquez ici pour lire la suite

Sonates de Beethoven Olivier Chauzu

Le pianiste Olivier Chauzu apprécie particulièrement les oeuvres de grande envergure, ainsi son quatrième disque qui paraît chez le label Calliope permet cette fois de le découvrir dans la célèbre immense sonate "Hammerklavier"( pour clavier à marteaux) de Beethoven dont le compositeur lui-même reconnut "Voilà une sonate qui donnera de la besogne aux pianistes". Propos tenus non seulement parce qu'elle est longue mais aussi parce que la difficulté de son langage augmente au fil de l'oeuvre, Beethoven ayant voulu dans celle-ci dépasser les limites sonores du piano. Olivier Chauzu a couplé cette sonate avec la sonate précédente que déjà le compositeur souhaitait titrée " Sonate pour piano ou Hammer-Klavier[...]mais si le titre est déjà gravé , j'avance deux propositions : ou je paie de mes deniers le nouveau titre à graver, ou bien on le retient pour une autre sonate que je composerai" ainsi peut-on lire dans une correspondance de celui-ci à son éditeur Tobias Haslinger (que l'on peut d'ailleurs lire dans le récent livre des correspondances de Beethoven récemment réédité chez Actes sud. Une sonate qu'il avait aussi pensé appeler "Sonate en la difficile à jouer" ...peut-on lire dans une autre lettre à l'imprimeur Sigmund Anton Steiner (surnommé lieutenant général), titre qu'il donne en précisant : " Sans doute mon lieutenant général va-t-il resté interdit songeant que "difficile " est une idée relative, ce qui étant difficile à l'un étant facile à un autre, et que par conséquent ce terme n'a pas une signification bien définie. Mais mon Lieutenant Général doit savoir que ce terme a une signification bien définie, car ce qui est difficile est en outre beau, bon, grand ,etc."...
Difficulté absolue et non relative donc dans ce beau, bon et grand programme qui n'a nullement effrayé le pianiste Olivier Chauzu, qui pourrait bien avec ce disque marquer le point de départ d'un monument : l'intégrale des sonates de Beethoven ainsi confie-t-il dans ses réponses à de nouvelles questions à l'occasion de ce disque. L'écouter jouer le second mouvement de cette sonate op.101 - Vivace alla marcia- (plus bas dans cette page) montre qu'il a tout à fait l'énergie et l'étoffe pour ce challenge, il a d'ailleurs déjà à son répertoire la quasi totalité de celles-ci !...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Sébastien Lovato Music Boox

Pour son premier disque , en tant que leader, le pianiste Sébastien Lovato s'est entouré de musiciens qui ont déjà fait leur preuve ainsi inutile de présenter Karl Jannuska que l'on retrouve dans de si nombreux "disques du moment" sur pianobleu.com que l'on pourrait croire qu'il est pianiste, ni Alexandra Grimal que l'on a pu entendre dans un disque du pianiste Edouard Ferlet quant à Marc Buronfosse, une anecdote relate que Bojan Z remplaçant son pianiste, Pierre Christophe, lors des Tremplins du jazz à la Défense a ainsi pu emporter le prix de soliste qui lui a ouvert les portes d'une belle carrière. Qui sait si ce contrebassiste ne portera pas également chance aussi au pianiste méconnu Sébastien Lovato, qui a choisi d'autoproduire ce disque afin qu'il parvienne au plus vite aux oreilles d'un large public et bien semble lui avoir pris puisque celui-ci reçoit déjà de bons échos de nombreux medias et avait été depuis longtemps retenu pour une interview ici ! Il faut dire que son projet "Music Boox" (à prononcer Boux) a de quoi attirer l'attention outre ces remarquables musiciens qui l'accompagnent, ainsi une pochette et un livret très coloré, et surtout intéressant car comportant les textes qui ont inspiré Sébastien Lovato dans ses compositions, et comme ceux-ci donnent matière à réflexion et interrogation par leur caractère poétique, philosophique, humoristique voire surréaliste.... l'on a envie d'entendre ce que cela donne en musique tout en craignant un peu à vrai dire que sa musique laisse aussi peut-être interrogatif... Et là.... c'est la bonne surprise...cliquez ici pour lire la suite
 

Gabriel Fauré Barcarolles Delphine Bardin

S'il est une page de compositeur qui fait grandement défaut sur pianobleu.com c'est une consacrée au compositeur Gabriel Fauré, cela fait pourtant partie des projets depuis plus de ... huit ans, ce très beau disque que Delphine Bardin avait quant à elle depuis plus de dix ans le souhait d'enregistrer vient (encore) rappeler la nécessité d'en réaliser une... Par contre cette pianiste discrète, pourtant lauréate du 1er Prix Clara Haskil en 1997, que l'on avait pu notamment entendre dans un disque "Sélection du mois avril 2005 piano-voix" avec la soprano québécoise Hélène Guilmette a bien voulu répondre à nombreuses questions sur son parcours ainsi que sur ce disque, et pour découvrir cette musicienne sincère et passionnée vous pouvez donc consulter la page la concernant en cliquant sur son nom ci-dessus en bleu pour la lire si ce n'est déjà fait...
"Un peu avant celle de Debussy, l'oeuvre pianistique de Fauré constitue le plus important corpus dédié au clavier au terme d'un XIXème siècle français assez pauvre en la matière" indique Nicolas Southon auteur d'une partie du livret, quant à Delphine Bardin dont on peut mesurer la grande admiration qu'elle porte à ce compositeur dans les réponses qu'elles a bien voulu donner (voir ci-dessous), elle cite également dans le livret une phrase du propre fils de Gabriel Fauré qui montre l'importance de son oeuvre  :"Des valeurs tendres ou pathétiques, lumineuses, aériennes, qui sont de la vie à l'état pur, l'oeuvre de Fauré n'est que cela- qui est tout." S'il a déjà été présenté sur pianobleu.com trois disques des "Nocturnes" de Fauré, les "Barcarolles" font leur première apparition sur le site, elles sont au nombre de treize comme les Nocturnes et leur composition s'étendit aussi sur ce qui est généralement présenté comme ses trois périodes créatrices distinctes de 1881 à 1921. Et c'est aussi un immense plaisir que de réaliser grâce à cette musique "pleine d'élans" ce beau voyage riche en émotions auquel nous convie Delphine Bardin dont le disque, paru chez le label Alpha, a d'ailleurs été récompensée d'un Diapason d'or. Vous pourrez écouter, une "étape majeure" de ce voyage : la cinquième Barcarolle, une pièce particulièrement agitée mais vraiment splendide !...cliquez ici pour lire la suite et écouter la cinquième Barcarolle

La valse Eric Astoul

Voilà tout juste un an, le label Cristal Records, ouvrait sa collection de musique classique logiquement appelé '"Cristal Records classic" avec notamment un disque du pianiste Didier Castell-Jacomin dont le talent précoce avait été remarqué par Georges Cziffra. Le pianiste Eric Astoul que le label permet de découvrir aujourd'hui, a également été remarqué par ce prestigieux maître et en a été plus de seize ans son élève, dont plusieurs années en parallèle à ses études au CNSMDP. Celui-ci a choisi un programme non pas consacré à un compositeur unique mais à une danse : la valse. Certes Jacques Brel a chanté "la valse à mille temps" mais fions nous plutôt à Eric Astoul qui explique : "La caractéristique de la valse est dans sa basse, qui marque les trois temps, le premier par une note fondamentale, les second et troisième par un même accord plaqué. La valse a été traitée par un grand nombre de compositeurs sous la forme de morceau de salon ou de concert"...
Une autre de ses caractéristiques est qu'elle a la particularité de pouvoir s'adapter à une écriture complexe, si complexe effectivement qu'elle en devient parfois impossible à danser, quel que soit son rythme, ainsi peut-on le mesurer à travers les dix oeuvres sélectionnées par Eric Astoul qui invite autant à s'asseoir et rêver lorsqu'elles sont lentes et poétiques que, le plus souvent, à applaudir debout pris par son jeu d'une grande virtuosité lorsque le rythme tournoyant s'enflamme tel le suggère d'ailleurs fort bien la pochette de son disque...
Eric Astoul a bien voulu répondre à quelques autres questions au sujet de son disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

MUSICA CALLADA FRANCOIS COUTURIER MECHALI LAIZEAU

Ce disque d'un "vrai trio sans leader" tel tient à le présenter le pianiste François Couturier que l'on retrouve avec le même plaisir dans une belle musique lyrique et poétique à l'image de ses précédents albums est donc l'occasion de l'entendre dans un trio équilibré piano contrebasse batterie mais aussi l'occasion de (re)découvrir un compositeur auxquels ils rendent ici un bel hommage donnant envie aussi de l'écouter même s'il n'est peut-être pas considéré comme un leader de musique classique : le musicien Catalan Federico Mompou(1893-1987), il a "tellement trop tout pour plaire qu'il ne s'est jamais tout à fait extirpé d'une bienveillante pénombre" nous dit Bernard Aimé dans le livret de cet album "Musica Callada" où il s'interroge également :"Il vécut quatre-vingt quatorze années et le catalogue de ses oeuvres s'étend sur sept décennies. Mais qui écoute encore Federico Mompou ?"
Amateurs de piano, sachez également que l'intégrale de musique pour piano seul de Federico Mompou représente quatre disques d'environ 70 minutes dont précisément l'oeuvre "Musica callada" la plus importante(28 pièces) qui tient sur un disque entier, un titre qu'il est, selon Mompou lui-même en guise de préface au premier cahier de "Musica Callada" "Difficile de traduire et d'en exprimer le vrai sens dans une autre langue que l'espagnol ; Le grand poète mystique Saint Jean de la Croix chante dans une de ses belles poésies : "la Musica Callada, la soledad sonora", la musique gardant pour soi sa voix "callada", c'est à dire qui se tait pendant que la solitude a sa propre musique, cherchant ainsi à exprimer ainsi l'idée d'une musique qui serait la voix même du silence. " Dans ce disque, qui vient de paraître chez le label Zig Zag Territoires, les trois François Couturier/Méchali/Laizeau ont choisi quatre pièces de cette oeuvre sur lesquelles ils proposent plusieurs variations et ils ont ajouté une sélection de pièces d'autres recueils ...cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait
 

Chopin Ballades Concerto Lise de la Salle

La pianiste Lise de La Salle avait dans ses quatre précédents disques, toujours choisi de mettre en miroir des oeuvres de deux compositeurs, c'est uniquement à Chopin, qu'elle consacre son nouveau disque tout en mettant en miroir cette fois son travail en studio et celui en concert puisque le concerto est un enregistrement "live" et que les quatre ballades ont été quant à elles enregistrées en studio.
C'est aussi par ce choix différentes facettes du compositeur qu'elle réunit puisque le deuxième concerto de Chopin s'il n'a été publié qu'en 1833 fût en réalité le premier concerto qu'il composa, dès 1829, et est donc considéré comme une oeuvre de jeunesse, composée avant son départ définitif de Varsovie en 1830.... Il est écrit dans la tradition des concertos virtuoses dans lesquels seul le soliste est au centre tandis que l'orchestre n'a qu'un rôle d'accompagnement et se contente d'introduire les interventions solistes, de faire la transition entre elles et de les préparer explique Tobias Niederschlag, auteur du livret.[...]Si vous avez aimé passer l'été avec Chopin ce disque est le meilleur choix pour la rentrée et passer également l'automne avec les plus belles oeuvres musicales écrites par ce compositeur ! Lise de la Salle a bien voulu répondre à quelques questions, vous pourrez également voir une vidéo réalisée par le label Naïve lors de l'enregistrement et écouter des extraits...cliquez ici pour lire l'article complet et voir la vidéo et écouter les extraits

Leave Damien Poupart Taussat

Depuis nombreuses années Damien Poupart-Taussat , qui a déjà enregistré plusieurs disques de différents styles : jazz, électronique... avait le rêve de composer une musique de film avec un orchestre à cordes. Certes il a été finaliste au concours de composition de musique de film cinémauteur (1987) et finaliste au concours international de composition pour orchestre à cordes Ernest Bloch (1994) mais c'est seulement cette année que son rêve s'est enfin réalisé par ce disque qui vient de paraître chez le label Sergent Major records (distribué par Mosaic Music).
C'est grâce à internet qu'il a trouvé l'orchestre avec lequel il a enregistré cet album : un ensemble de seize musiciens (9 violonistes, 3 altistes, 3 violoncellistes, et un contrebassiste) qui parfois se limite à un quatuor pour interpréter sa musique, une musique qu'il écrit dans le but de partager et faire vivre des émotions confie-t-il. Certes il n'y a pas de film pour accompagner cette musique mais son cousin Antoine Poupart a réalisé un clip, tel un générique, sur l'un des titres "A Free man", avec des images, et quelques sons complémentaires, pris pendant les séances d'enregistrements du disque, vous pourrez le voir plus bas dans cette page ainsi que le "teaser" du disque. Et pour illustrer près d'une dizaine de pages de son livret il a choisi d'ajouter de très beaux clichés d'un jeune photographe reporter qu'il a aussi déniché en surfant sur la toile : David Bross... Des photographies en noir et blanc très expressives prises lors d'un de ces nombreux voyages à l'étranger ainsi au Tibet...cliquez ici pour lire la suite et voir deux vidéos

Gabriel Pierné Oeuvres pour piano Laurent Wagschal

Le pianiste Laurent Wagschal ne cesse de mettre son talent au service d'oeuvres de compositeurs que l'on a peu l'habitude d'entendre ainsi Gabriel Pierné dont l'on découvre dans ce nouveau disque qui parait chez le label Timpani une sélection d'oeuvres pour piano seul. L'on avait certes pu découvrir les sous l'archet et les doigts de Gaëtane Prouvost et Laurent Cabasso mais voici près de quatre ans et depuis quasiment rien hormis encore chez le label Timpani qui a fait aussi paraître une intégrale de la musique de chambre.... Rien à voir avec Chopin qui a la chance d'être largement joué cette année en France... Et pourtant figure dans ces oeuvres aussi un très beau "Nocturne en forme de valse", poétique et rêveur, certes plus proche de ceux de Fauré que ceux de Chopin. Il est vrai que la production pour le piano de Gabriel Pierné n'a pas été aussi vaste que celle de Chopin, moins d'ailleurs qu'il ne l'aurait souhaité à l'origine sa carrière de chef d'orchestre et organiste ayant pris le dessus sur ses projets de composition. Ainsi ce nocturne est en fait une pièce du recueil 'Trois pièces formant suite de concert" qui devait à l'origine être un grand recueil de dix pièces pour piano, ensemble qui , du propre aveu de Gabriel Pierné, aurait pris l'ampleur non négligeable d'une centaine de pages de musique mais de cet ambitieux projet seules subsistent ces trois pièces : les seules à avoir été éditées à l'époque. "L'étude symphonique", très exigeante techniquement, et que vous pourrez écouter plus bas laisse aussi grandement regretter qu'il ne soit pas aller au bout de son projet... Cependant, et fort heureusement, Gabriel Pierné eut un "choc"en entendant une quinzaine d'année plus tard "Iberia" d'Isaac Albéniz...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Greif Pascal Amoyel Emmanuelle Bertrand

Si à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Chopin l'intégrale des Nocturnes de Frédéric Chopin enregistrée par Pascal Amoyel vient d'être récompensée par la Warszawa Fryderyk Chopin Society, dans le cadre du Grand Prix du Disque 2010, ce même pianiste vient de sortir un disque, chez le label Triton, d'un compositeur beaucoup moins connu, et pourtant plus proche de nous, pour lequel l'année 2010 est aussi l'occasion d'un hommage puisqu'il est décédé depuis 10 ans, à l'âge de 50 ans : Olivier Greif. Ce compositeur avait d'ailleurs choisi Pascal Amoyel lui-même pour interpréter sa "Sonate de guerre", le jugeant comme "homme de la situation". C'est ici un enregistrement de cette oeuvre réalisé sous la direction artistitique d'Olivier Greif, sorti en 1999, que l'on peut retrouver. Plus proche de nous est en effet cette étonnante "Sonate de guerre" d'où émane la violence de la seconde guerre mondiale... en fait une sonate plaidoyer pour la paix dans laquelle Olivier Greif confie qu'il a voulu dénoncer la barbarie des hommes et rendre hommage à ses victimes... Pascal Amoyel a quant à lui choisi de rendre hommage à Olivier Greif au travers d'une oeuvre pour violoncelle et voix....cliquez ici pour lire la suite et voir une vidéo

Jean Chrétien Bach Sonates pour Clavier Emile Naoumoff

Après nous avoir fait découvrir l'oeuvre de Gabriel Dupont, Emile Naoumoff offre dans ce nouvel album, des oeuvres plus anciennes mais guère plus connues de nos jours même si elles eurent un certain succès à l'époque de leur parution : les sonates pour clavier de Jean-Chrétien Bach. Dernier fils de Jean-Sébastien Bach(1685-1750), Jean-Chrétien Bach(1735-1782), parfois surnommé le "Bach de Milan"(où il fut notamment organiste à la cathédrale) et le "Bach de Londres"(où il fut maître de musique de la reine et compositeur attitré du King's theater , et d'autres scènes) a été essentiellement formé par un cousin de son père J. Elias puis par ses deux frères aînés : Friedmann et surtout Carl Philipp Emmanuel.
Bien moins réputé que son illustre père il a été enterré dans l'indifférence générale, hormis peut-être l'attention de la reine qui finança ses funérailles puisque sa fin de vie fut, parait-il, misérable, le succès grandissant de Haydn ayant peu à peu terni sa notoriété explique Christine Menesson auteur du livret de cet album qui regroupe trois CD. Mozart aussi ne fut pas indifférent à sa disparition puisqu'il déclara alors :"le Bach d'Angleterre est mort... c'est un jour sombre pour le monde de la musique". Il faut dire aussi que c'est Jean-Chrétien Bach qui fît découvrir le piano à Mozart enfant.. et que ce dernier lui doit beaucoup, ayant puisé une partie de son inspiration dans son oeuvre. Jean-Chrétien Bach a en effet été un des pionniers de cet instrument...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Images Croisées Antoine Didry Demarle

Il n'est pas un mystère que pour les jeunes musiciens il est de plus en plus difficile d'obtenir la production d'un disque pourtant c'est un outil qui leur est indispensable pour se faire connaître. Heureusement de nouvelles sociétés viennent parfois en aide à certains d'entre eux. Ainsi la société Becar Prod Limited qui a choisi de multiplier les moyens, notamment un excellent piano Fazioli, pour éditer le jeune pianiste Antoine Didry-Demarle dont le parcours est loin de démériter, bien au contraire puisqu'il a d'ailleurs été lauréat de la fondation Agostini en 2005 et du mécénat musical de la Société Générale en 2006...(voir ici son parcours)
Il a choisi d'enregistrer un programme de trois compositeurs qui occupent une place importante dans son répertoire ces dernières années alternant les Klavierstucke de l'opus 118 de Brahms à des préludes de Debussy et terminant par la Sonate en si mineur de Liszt. [....] Un programme fort bien construit et passionnant tant par la richesse de ces contrastes que par son unité logique qui ouvre l'imagination et qu'Antoine Didry-Demarle nous invite à vivre comme une exposition ou un voyage. Ce qui se fait sans peine grâce à son interprétation remarquable qui en exalte parfaitement les multiples couleurs et reliefs mais aussi les correspondances ainsi pourrez vous le découvrir dans deux extraits plus bas : le dernier intermezzo en mib mineur de l'opus 118 Brahms où des motifs mélodiques ne sont pas sans rappeler les formules lointaines de "la terrasses des audiences du clair de lune." de Debussy comme l'explique le pianiste. Vous pourrez également voir une vidéo prise lors de l'enregistrement de "Ce qu'a vu le vent d'ouest"....cliquez ici pour lire l'article complet ,en écouter des extraits et voir une vidéo

Julien Brunetaud Trio Look like twins

La biographie de Julien Brunetaud, né à Agen est originale à plus d'un titre, musicien autodidacte, il a créé son premier groupe dès l'adolescence, son parcours est ensuite très riche en nouvelles rencontres. L'année 2005 semble avoir marqué une étape importante dans sa carrière : il est élu meilleur pianiste Européen et enchaîne plusieurs voyages outre-atlantique à Cincinnati , à la Nouvelle Orléans, dans le Mississipi... et en novembre 2005 , il accompagne Chuck Berry a l’ Elysée Montmartre à Paris. Sa musique est logiquement le fruit à la croisée du blues, du boogie, du jazz et du rhytm & blues. Ces deux premiers disques ont été d'ailleurs produits à la Nouvelle Orléans. De retour en France depuis plusieurs années et alors qu'il a 28 ans, il s'affirme comme un artiste complet dans son pays natal. Ce cinquième disque qui paraît chez le label Frémaux et associés montre ses talents de pianiste, organiste(orgue Hammond), chanteur mais également de compositeur puisque à côté de douze reprises ( Jelly Roll Morton, Dexter Gordon, Rosco Gordon, Herman Hupfeld, Amos Milbur, Bob Marley...) quatre des morceaux de ce disque sont ses compositions originales...cliquez ici pour lire la suite, écouter des extraits et voir trois vidéos

Neuvième vague Beethoven Vahan Mardirossian

Difficile de rester indifférent(e) à la peinture qui illustre le disque Neuvième Vague de Vahan Mardirossian et ce sont, confie le pianiste, dans la nouvelle interview ci-dessous, précisément les titres des sonates de Beethoven qu'il a choisi de réunir dans ce double disque qui lui a rappelé ce tableau du peintre arménien Hovanness Aïvazovsky. Une illustration effectivement splendide qui, comme il le dit, englobe les titres des sonates (Pathétique, Tempête, Clair de Lune...). Un tableau d'ombre et de lumière à l'image de la musique de Beethoven qui d'ailleurs évoque à la fois le cauchemar et le rêve, dans une musique tour à tour profonde ,enjouée et folle...et parfois même ambiguë ainsi l'auteur du livret, Franck Ciup, indique au sujet de la sonate "Clair de lune" : "le poète allemand Ludwig Rellstab y voyait en écoutant celle-ci, la promenade en barque de deux amoureux , au clair de lune sur le lac des quatre cantons" et Beethoven dans une interprétation quasi hypnotique, évoquait, parait-il des fantômes traînant leur chaîne dans un château hanté ; thème plaintif en écho, répondant aux immuables triolets comme des âmes désolées, errantes, inconsolables..." ce qui n'est pas du tout la même chose !!! A l'écoute de l'interprétation de Vahan Mardirossian, particulièrement lente, et d'une grande intériorisation, la profondeur de ce mouvement se révèle et c'est effectivement plus cette dernière image, certes moins réjouissante mais combien plus émouvante, qui viendrait à l'esprit. Oui assurément son interprétation en est des plus remarquables... et mériterait toutes les récompenses ...
Et, oui, une nouvelle fois, l'éloge de la lenteur mérite d'être fait...cliquez ici pour lire la suite , en écouter un extrait et voir une vidéo

Americas Dominique Fillon

Ce n'est ni au Japon ni dans l'espace que Dominique Fillon nous conduit cette fois comme l'on aurait pu peut-être s'y attendre à lire sa précédente interview sur son parcours , mais il est vrai qu'avec ce pianiste, compositeur, arrangeur et réalisateur, avide de rencontres musicales il faut s'attendre à nombreux détours avant d'arriver à destination... et un voyage vers les amériques avait aussi toutes les bonnes raisons de s'imposer pour cet amoureux de la samba et du jazz.
Ainsi l'on devine qu'il n'a pas du se faire beaucoup prier pour suivre les conseils du bassiste Steve Rodby, déjà présent sur son précédent disque, même si c'est un batteur australien, Nic Cecire, qui vient compléter le trio cette fois-ci....cliquez ici pour lire la suite et voir plusieurs vidéos

Chopin Hélène Tysman

Chopin ne disposa que d'un piano loué localement dont la médiocrité l'exaspérait lorsqu'il acheva en janvier 1839 les Préludes, alors qu'il passait un pénible hiver avec George Sand aux Baléares, relatent les deux auteurs du livret du disque, qui en sont également producteurs, Hervé et Catherine Dumesny. Certes des sentiments d'énervement, voire de désespoir ont traversé aussi momentanément la jeune pianiste Hélène Tysman lors de l'enregistrement de son disque puisque répondant ici à nombreuses questions à l'occasion de la sortie de son premier disque elle relate notamment que "la première journée d'enregistrement a été réduite à néant en raison de la pédale sourdine du piano qui criait à en réveiller Chopin dans sa tombe !"...Heureusement tout s'est arrangé et bien sûr c'est avant tout le parcours d'une longue recherche personnelle auprès de nombreux prestigieux professeurs qui lui ont beaucoup apporté, et sa sensibilité personnelle, et non ce facheux contretemps, qui lui permettent aujourd'hui d'offrir ici un enregistrement remarquable par la tension qui y règne. Ce n'est assurément pas un Chopin "charmeur" ou "léger" que la jeune femme fait transparaître par son interprétation magnifiquement colorée et d'un relief à donner le vertige dans ce programme judicieusement construit, mais un Chopin dont elle exalte avec une incroyable originalité, et clarté, tous les états d'âmes et aspirations qu'il a précisément mis dans ses préludes......cliquez ici pour lire la suite , voir et entendre les extraits

Répertoire Jean Pierre Como Trio

La première fois qu'il a donné un concert de jazz adolescent, au conservatoire, on a dit à Jean-Pierre Como" ce n'est pas de la musique, c'est du bruit" relate-t-il en réponses à des questions sur son parcours ... Fort heureusement ces durs mots ne lui ont pas coupé l'envie de poursuivre à jouer ce "bruit" et notamment en travaillant comme un interprète classique un "répertoire" de standards du jazz. Ainsi avec deux amis musiciens de longue date il a choisi pour ce nouvel enregistrement une sélection de huit morceaux..."Souvenirs d'une autre époque, de ces journées à jouer des standards du jazz. A cultiver ce genre musical avec eux, grâce à eux...Et finalement sans eux. Mais on ne décide pas de la place des standards. ils font partie de ce socle d'où partent tant d'autres découvertes musicales. Aujourd'hui voilà qu'ils reviennent avec force."explique-t-il dans le livret....cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Franz Liszt Jean Muller

En janvier 2005, il avait pu vous être présenté dans l'actualité de pianobleu.com un disque du pianiste Jean Muller comportant des oeuvres de Liszt couplées avec celles d'autres compositeurs qui permettait déjà de mesurer à la fois les grandes qualités pianistiques et le jeu poétique de cet interprète, il revient ici avec un nouvel enregistrement consacré cette fois uniquement à Franz Liszt dans un programme exaltant le grand lyrisme de oeuvres de ce compositeur.
Ainsi il débute son programme par le Liebestraum n°3 que vous pourrez entendre plus bas dans cette page qui, explique-t-il, était à l'origine une pièce pour piano et voix, et il a choisi nombreuses autres pièces qui sont aussi des transcriptions d'oeuvres vocales. La sélection qu'il a faite, mûrie au fil de concerts qu'il a pu donner, se révèle assurément un très bon choix car ce programme s'avère en fait très varié....cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Chopin et Alkan Sonates pour piano et violoncelle

Le pianiste Jean-Frédéric Neuburger est déjà bien connu des internautes de pianobleu.com par contre la violoncelliste Tatjana Vasiljeva russe est une découverte, aussi sachez qu'elle a été victorieuse du Grand Prix Rostropovitch de Paris en 2001 et est déjà considérée comme l'une des solistes majeure de sa génération. Sachez encore qu'en 2009 elle a accompagné l'orchestre national d'Ile de France en tournée et qu'elle a joué avec d'éminents musiciens... dont Jean-Frédéric Neuburger qui déclare dans ses réponses à de nouvelles questions pour la sortie de ce disque(voir plus bas) que c'est l'une de ces partenaires préférées avec laquelle il joue un répertoire varié. Il est vrai que l'entente semble parfaite à l'écoute de ce disque d'oeuvres d'une dynamyque très exigeante que les deux musiciens offrent dans un jeu très énergique et en conservant une même respiration laissant place à la poésie dans les mouvements plus lents ce qui est tout aussi difficile...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Saint Saëns Musique de chambre avec vents

Sans doute cette intégrale de musique de chambre avec vents mériterait-elle que l'on précise dans le titre "avec piano" car l'instrument roi est présent dans toutes les pièces de ce double disque mais il est vrai aussi que Camille Saint-Saëns dont l'essentiel de la musique est de la musique de chambre, qu'il a écrite dès l'âge de cinq ans jusqu'à sa mort, a composé nombreuses autres oeuvres de musique de chambre avec piano et autres instruments, étant lui-même pianiste et organiste virtuose... et il s'agit ici d'une intégrale des oeuvres pour ce qui concerne les seuls instruments à vent, ce qui justifie donc le titre restrictif "Musique de chambre avec vents" .
Bernard d'Hau, Directeur du label Indésens, précisément spécialisé dans la publication de disques d'instruments à vent, a d'ailleurs fait appel à deux pianistes pour enregistrer ces nombreuses pièces : Laurent Wagschal, dont on connaît déjà les nombreux enregistrements de musique de chambre et Pascal Godart, qui s'est notamment fait remarqué en remportant en 1996 le Grand Prix International Maria Callas à Athènes avec dix concertos pour piano et orchestre, mais qui joue aussi beaucoup en tant que chambriste....cliquez ici pour lire la suite et écouter deux extraits

Baptiste Trotignon Suite

Changement de décor pour le pianiste Baptiste Trotignon qui après avoir enregistré dans un studio américain son précédent disque "Share" partage sa musique sur scène à Londres avec les mêmes musiciens, hormis le trompettiste, et avec un public relativement discret ce qui n'est pas un mal pour un enregistrement. Changement de dimension aussi puisque cette suite à l'enregistrement en studio est l'occasion de réaliser une oeuvre de plus grande envergure en plusieurs mouvements logiquement nommée "Suite... " dans tous les sens du terme donc. Il faut croire que les scènes londoniennes en l'occurrence le "Charlie's Wright" n'ont rien à envier aux réputés studios américains, au contraire car la qualité sonore est vraiment remarquable, pour ne pas dire encore meilleure, plus claire, que celle du précédent disque déjà d'une très belle qualité : l'on vit véritablement ce concert(du moins en disque...).
Les musiciens ont aussi gagné en spontanéité, en précision et fluidité de jeu... leur plaisir de jouer se ressent et ... bref le courant passe ! Et c'est d'ailleurs une musique très joyeuse et énergique tout en étant très mélodique comme l'est habituellement la musique de Baptiste Trotignon que cette suite de près de cinquante minutes offre sans véritable temps d'arrêt entre les cinq parties hormis de courts "Interlude" d'un tempo plus lent et finalement peu de place pour les applaudissements pourtant grandement mérités. Deux pièces plus courtes complètent l'album : une reprise de "Flow" qui a gagné en intensité depuis son enregistrement pour le disque "Share" et, un standard enregistré lors d'un autre concert au Sunset à Paris, offrant également une excellente qualité sonore, et qui conclut avec douceur l'album : "I fall in love too easily".
Baptiste Trotignon a bien voulu répondre à quelques questions sur son disque et son actualité ...cliquez ici pour lire la suite et écouter de extraits

Grégory Ott Trio Ojeada

Si Grégory Ott a choisi pour titre de son disque "Ojeada" (clin d'oeil en espagnol) la splendide mélodie mélancolique du premier morceau du disque : "Light motif" donne envie d'ouvrir grands les deux yeux (et surtout deux oreilles) sur la musique de ce trio et plus particulièrement son leader qui se définirait, selon ses mots, comme un "pianiste compositeur amenant des éléments jazz ou pop". Le disque s'illumine dès le second morceau "Hide and seek" dans une musique emportée par la belle rythmique aérienne et solide de ses deux complices. Dans le troisième titre "Marcel", l'harmoniciste invité ajoute une nouvelle couleur mélancolique. La belle fluidité des deux titres qui suivent "Hope" et " "A la dérobée" ne dément aucunement l'espoir d'avoir là un trio hors du commun qui sait captiver ses auditeurs sans jamais l'ennuyer, offrant un beau voyage musical, aidés par leurs trois invités qui apportent de nouveaux paysages d'une même splendeur. Trois morceaux piano solo, le titre éponyme "Ojeada" et deux arrangements qui montrent la variété de l'inspiration de Grégory Ott : "Le Sud " de Nino Ferrer, la berceuse "Lullaby" de Brahms combleront plus particulièrement les amateurs de piano. Et à regarder cette fois, toujours avec les deux yeux ouverts, un bonus vidéo, un piano solo "Summertime" où Grégory Ott se révèle encore très inventif cette fois autour de l'oeuvre de Gershwin. Grégory Ott a bien voulu répondre à nombreuses questions...cliquez ici pour lire la suite et voir une vidéo

Maurice Ravel Piano works Romain Descharmes

S'il est assez fréquent que les pianistes enregistrent l'intégralité des oeuvres de Ravel pour piano seul qui tient sur deux disques, le pianiste Romain Descharmes qui signe là son second disque après un disque Brahms, interprète une sélection mais à laquelle il a ajouté une oeuvre qui ne fait pas toujours partie des intégrales car considérée un peu à part s'agissant d'une transcription d'une oeuvre pour orchestre : "La valse" , existant également dans une version pour deux pianos. Celle-ci laisse au pianiste une large part d'improvisation et est particulièrement difficile. Le hasard a fait que j'ai eu précisément l'occasion d'être à Montpellier l'été dernier alors que Romain Descharmes a joué cette pièce en concert lors du festival Radio France Montpellier Languedoc Roussillon. Etant donné mon propre enthousiasme et celle du public entier, son disque qui précisément comporte cette pièce d'une grande difficulté technique est à découvrir absolument. Il vous permettra d'en apprécier son interprétation remarquable et captivante qui dégage une très belle énergie communicative tant sur cet enregistrement qu'en concert....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Maxence Cyrin Novo Piano

Après avoir passé son enfance à étudier la musique classique et la piano Maxence Cyrin, pianiste originaire de Besançon, est devenu fan de New-Wave et techno. Son précédent disque "Modern Raphsodies" a été largement bien accueilli par la presse, ses adaptations originales comparées à Philipp Glass, Mikhaël Nyman ou encore Eric Satie... certes ce ne sont pas là des compositions originales de Maxence Cyrin mais ces talents d'arrangeur sont remarquables et il offre dans sa musique un mixage fort intéressant qui peut ouvrir des portes d'une musique à l'autre...ce qui n'est pas un mal au contraire ... aussi ce nouveau disque comme le précédent mérite encore des éloges. Un prochain disque de compositions originales cette fois devrait bientôt suivre. Maxence Cyrin bouleverse encore une fois les conventions en réinventant toujours piano solo les tubes de l'indie-rock et de l'électro et les rapprochant de l'univers de la musique classique. Le pianiste ne manque pas d'imagination offrant tour à tour des morceaux impressionnistes, lyriques, dramatiques ou ludiques... Maxence Cyrin a bien voulu répondre à quelques questions ...cliquez ici pour lire la suite, voir trois vidéos et écouter des extraits

Chopin Edna Stern sur un piano Pleyel de 1842

La pianiste Edna Stern est également pianofortiste et a d'ailleurs chez elle des pianos anciens, aussi lorsque la Cité de la musique de Paris lui a proposé de donner des concerts et d'enregistrer sur une pièce de collection de son musée : un piano pleyel 1842 dont le modèle correspond exactement à un modèle que Chopin lui-même avait chez lui, le projet l'a enthousiasmé. Elle a logiquement choisi pour cet album les pièces qui lui tenaient le plus à coeur pour diverses raisons, ainsi les trois nouvelles études qui sont dit-elle "un témoignage de la virtuosité de Chopin", la deuxième ballade inspirée, comme l'a suggéré Cortot, par le poème "Le Switez" dont elle dit dans le livret du disque qu'elle a rédigé : "j'aime beaucoup cette évocation, car j'ai toujours imaginé le thème rapide comme une descente aux enfers venant de la main droite et le mouvement du diable pour saisir sa main gauche", quant à la troisième ballade également inspirée d'un poème de Mickiewicz c'est pour elle "un mélange de beauté et de puissance".
Autre oeuvre importante de ce disque la Sonate n°2 qui témoigne pour elle que les oeuvres de Chopin "possèdent une puissance considérable et un appel à la révolution caché sous leur beauté" . [...]
Edna Stern nous fait par son choix judicieux et son toucher diversifié vivre un très beau voyage temporel au coeur de la musique de Chopin telle qu'il l'entendait. Il ne reste qu'à fermer les yeux et apprécier le flux typique et délicat de mouvement et d'harmonie de l'oeuvre de ce compositeur qui fait dire à Edna Stern qu'elle voudrait inscrire en tête de l'oeuvre de Chopin " Est-il art plus tendre que cette lenteur ?..."
Edna Stern a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de ce disque et de son actualité...cliquez ici pour lire l'article complet et écouter un extrait

Thomas Enhco Someday My Prince Will Come

Après un premier album en trio, où il jouait du violon et du piano, Thomas Enhco, revient avec ce même trio, ainsi que son frère David invité sur trois morceaux, et cette fois en tant que pianiste seulement pour ce nouveau disque produit par l'un des plus grands producteurs de jazz au Japon, surnommé M.88 ( vous devinerez pourquoi...), dont c'est le tout premier disque de son nouveau label" Blue in Green", paru au Japon en 2009 et présenté à partir de ce mois-ci en France par le label Ames distribué par Harmonia Mundi.
M. 88, qui a bien su déceler les talents du jeune musicien français, a demandé à Thomas Enhco d'inclure dans cet album une majorité de standards du jazz et lui a laissé le choix des autres morceaux ainsi que des arrangements. Son choix s'est porté en partie vers des morceaux de musique classique, musique qui est dit-il "restée un des fondements de sa vie" et sur lequel il s'amuse souvent à improviser....cliquez ici pour lire la suite dont un entretien et voir une vidéo
 

Olivier Greif Intégrale oeuvre pour piano et violon Stéphanie Moralie et Romain David

2010 est l'année du 10ème anniversaire de la disparition soudaine, d'Olivier Greif à l'âge de cinquante ans, une mort non expliquée puisque l’autopsie n’a pas permis de déterminer la cause de sa mort, et à cette occasion une vingtaine de concerts seront organisés en France et il sort plusieurs disques dont celui cet album, intégrale des oeuvres pour violon et piano enregistrée par le pianiste Romain David et la violoniste Stéphanie Moraly.
Olivier Greif est un compositeur dont à l'écoute de ce disque comme de celui du pianiste Pascal Amoyel et Emmanuelle Bertrand paru en 2006 , l'on ne s'explique pas non plus pourquoi il est ignoré des dictionnaires musicaux et si peu enregistré (seulement une douzaine de disques sur les sites d'amazon et la fnac dont plusieurs du label Triton qui édite ce disque)... Romain David, qui comme Pascal Amoyel, a eu l'occasion de rencontrer le compositeur et a donc choisi avec la violoniste Stéphanie Moraly d'enregistrer cette intégrale permet une nouvelle fois de découvrir la musique d'Olivier Greif souvent fiévreuse, voire parfois étourdissante mais aussi combien émouvante. La sonate n°1 dont il font un premier enregistrement mondial dévoile l'originalité de sa musique dès son plus jeune âge : 17 ans seulement. L'on peut lire sur le site de l'association Olivier Greif... "L'on appréciera ma musique au siècle prochain", disait-il sa prédiction est donc en train de se réaliser....Romain David né dans la période où la remarquable sonate n°3 "The meeting of the waters" qui donne le titre à ce disque fut composée a bien voulu partager ici son enthousiasme pour la musique de ce compositeur et il le partage également musicalement avec la violoniste Stéphanie Moralie dans une interprétation énergique et sensible ainsi vous pourrez-vous vous en rendre compte dans quatre courts extraits ....cliquez ici pour lire la suite et écouter les extraits

Picturial Music Guillaume de Chassy

Trois ans après un premier album piano solo, le pianiste Guillaume de Chassy enregistre un nouvel album solo mais pas vraiment seul car cette fois il trouve sa source dans sa collaboration avec le réalisateur et plasticien Antoine Carlier avec lequel il a réalisé des duos où musique et images s'engendrent mutuellement, à partir d'une mince trame scénique, un dialogue spontané sur fond d'écran de cinéma (voir la vidéo plus bas). Puisqu'il s'agit d'un CD ce support ne permet pas de voir les images d'Antoine Carlier, hormis quelques photos dans le livret, et en fait la musique n'est pas une prise directe en concert mais un enregistrement dans un studio au cours duquel Guillaume de Chassy a lui-même fait appel à sa mémoire tant visuelle qu'auditive, mixant composition et improvisation dans une musique inspirée du souvenir de ces images d'Antoine Carlier et de thèmes qui l'accompagnent depuis toujours : l'Arietta de l'opus 111 beethovenien auquel il voue une passion, la sérénade de Chérubin de Mozart ou encore le deuxième Concerto de Prokofiev. S'y mêlent aussi les échos de ses rencontres avec la danseuse flamenca Ana Yerno et la pianiste classique Brigitte Engerer, et la musique du film Gran Torino de Clint Eastwood qui termine ce disque par un sublime moment de grande émotion.
Emotion qui permettra, comme tout au long des neuf scènes de cet album, à chacun de mettre ses propres images sur cette musique effectivement picturale puisqu'elle ouvre sans peine la porte à notre propre imagination tant sa poésie et ses rythmes prenants portent au rêve, (la scène 5 dont vous pouvez entendre un extrait dans une autre vidéo plus bas dans cette page est particulièrement étourdissante)... mais cela ceux qui ont déjà pu apprécier l'univers de Guillaume de Chassy dans son précédent disque piano solo le savent déjà mais cette fois les images seront plus cinématographiques et en noir et blanc.... Un rêve au grand format dont il ne faut pas se priver ! Guillaume de Chassy a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque:...cliquez ici pour lire l'entretien et voir les deux vidéos !

Carl Czerny Nocturnes Isabelle Oehmichen

Après un disque des nocturnes de Chopin, enregistré par François Chaplin, présenté dernièrement à l'occasion du bicentenaire de la naissance de ce compositeur, voici un nouveau disque qui complétera judicieusement votre discothèque de piano classique : des nocturnes composés par l'un de ses contemporains mais moins connus, beaucoup moins connus même puisque ce disque de Carl Czerny est une "première mondiale" , la pianiste Isabelle Oehmichen interprétant ici l'intégrale des 17 nocturnes écrits pour piano seul, dont 16 sont sans doute joués pour la première fois depuis... plus de 150 ans ! .... Rien à voir avec les célèbres études de ce compositeur.
Ce disque vous intéressera à double titre si en plus d'aimer écouter le piano vous aimez en jouer puisque selon Isabelle Oehmichen, qui a bien voulu répondre à quelques nouvelles questions à l'occasion de la sortie de ce disque, le premier opus (opus 368) "est tout à fait jouable par la plupart des pianistes, le second, en revanche, présente des difficultés techniques redoutables"....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait
 

Restored Returned Tord Gustavsen Ensemble

Après trois disques en trio piano, contrebasse, batterie, le pianiste Tord Gustavsen a choisi pour ce nouvel enregistrement d'élargir sa formation, avec un autre contrebassiste, d'un saxophoniste et d'une chanteuse mais en fait le nom de celle-ci "ensemble" semble effectivement plus juste que celui de quintet quoique aussi discutable car les musiciens partagent la musique dans diverses configurations surtout des duos, trios et sont en fait rarement réunis tous les cinq ensemble. Ainsi la chanteuse Kristin Asbjornsen n'est présente que sur quelques morceaux dont quatre où elle interprète d'une belle voix rauque des textes du poète Wystan Hugh Auden, du recueil "Another time" paru en 1940, le titre éponyme de l'album "Restored, Returned" étant l'un d'eux. L'album comporte plusieurs simples piano/voix dont l'un clôture l'album, et le disque débute par un autre très beau duo cette fois entre Tord Gustavsen et le saxophoniste Tore Brunborg, ce choix qui permet de mettre en avant chaque musicien s'avère au final fort judicieux car la musique de Tord Gustavsen trouve depuis toujours sa beauté dans la simplicité et l'utilisation du silence... et la poésie et le lyrismeà la fois apaisants et mystérieux propres à ce compositeur qui utilise ici nombreux thèmes en forme de berceuses enchantera toujours autant les amateurs d'une musique calme propice à l'évasion.... Mais pour en savoir plus sur ce disque lisez cette interview de Steve Lake avec Tord Gustavsen(publié avec l'aimable autorisation du label ECM) et regardez la vidéo qui suit....cliquez icipour lire cet entretien et voir la vidéo

Chopin Nocturnes François Chaplin

Le 1er mars 1810 est le jour officiel de la naissance de Frédéric Chopin et dans le cadre de la célébration de son bicentenaire le Comité artistique et scientifique, créé par le ministère de la Culture et de la Communication et le ministère des Affaires étrangères et européennes, a attribué le label «Chopin 2010 en France» à 36 projets, ce disque "Nocturnes" enregistré par François Chaplin pour Zig Zag Territoires/Harmonia mundi est l'un d'eux. C'est également le disque que pianobleu.com a choisi de mettre en "Disque du moment" pour fêter aussi l'anniversaire de ce compositeur avec ses internautes non seulement parce que ce sont les Nocturnes qui parmi toutes ses oeuvres ont sans doute contribué le plus à développer la célébrité de Chopin et que François Chaplin, a été , il y a quelques années, le premier pianiste à avoir répondu à une interview pour pianobleu.com, mais avant tout parce que ce disque des Nocturnes est tout simplement splendide : sa sonorité privilégiant les graves est somptueuse et plonge instantanément dans un univers à dominante sombre d'une émotion intense où la sensibilité tant du compositeur que de son interprète est mise en relief par cette sonorité riche et d'une grande profondeur.
C'est d'ailleurs par un nocturne d'une grande intensité dramatique, l'opus 48 n°1(en écoute plus bas), que François Chaplin, qui a choisi de ne pas suivre l'ordre chronologique, ouvre cet enregistrement. Vous y remarquerez qu'on entend parfois la respiration du pianiste, respiration profonde, elle aussi, qui transperce dans ses doigts et dans le magnifique chant ample et poignant du piano, exprimant, entre lyrisme et drame, toute l’âme de Chopin, un très bel hommage pour cet anniversaire...
François Chaplin a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de son disque...cliquez ici pour lire la suite , écouter un extrait et voir une vidéo
Brahms Klavierstücke Philippe Cassard
Après un disque et un livre consacrés tous deux à Schubert, le pianiste Philippe Cassard a choisi d'enregistrer les dernières oeuvres pour piano seul de Johannes Brahms car il trouve, explique-t-il dans l'interview ci-dessous, des correspondances plus ou moins souterraines entre le Schubert de 1828, à l'orée du grand romantisme allemand, et ces vingt pièces ultimes délivrées par Brahms.
Si les deux derniers de ces quatre opus s'appellent Klavierstücke, le premier se nomme "Fantasien" et le second "3 Intermezzi" et en fait quatorze de ces pièces sont des "Intermezzo" y compris des pièces du recueil "Fantasien" , trois autres des "Capriccio", auquelles s'ajoutent : une " Ballade" , une "Romanze" , et une "Rhapsodie"... des noms qui n'aident pas vraiment à se retrouver spontanément dans ces pièces et c'est effectivement comme un tout ..."Un trésor de chefs d'oeuvres inépuisables" selon Clara Schumann, qu'il est préférable de considérer ces 20 dernières pièces écrites par Brahms en deux étés, cependant celles-ci ont des caractères différenciés. Philippe Cassard en offre une interprétation d'une belle clarté par son jeu qui en exalte le chant qu'il soit de douleur, de rage, ou de sérénité... dans une atmosphère intime, à l'image des vidéos prises par Universal chez lui(voir plus bas). Le pianiste fêtera bientôt, le 12 mars 2010, la 200ème de son émission "Notes du traducteur"qu'il présente chaque semaine sur France Musique, comme dans celle-ci il nous aide également à mieux comprendre ces oeuvres ultimes en répondant à quelques questions au sujet de ce nouvel enregistrement...cliquez ici pour lire la suite et voir trois vidéos

Trio Chopin Tristia Liszt par le Trio Chausson

Ce disque est le troisième album, paraissant chez le label Mirare, du jeune trio Chausson, créé en 2001, dont le parcours en quelques années est remarquable, la dernière récompense en date étant leur nomination de "Rising Star" pour la saison 2007/2008. En cette année de célébration du bicentenaire de la naissance de Chopin, c'est à l'oeuvre de musique de chambre de ce compositeur qu'est consacré leur disque mais comme ce compositeur n'a en fait créé qu'un seul trio, leur propre transcription pour violon, violoncelle et piano de la Polonaise brillante et son introduction, écrite à l'origine pour piano et violoncelle par ce même compositeur, ainsi qu'une splendide transcription, Tristia, de Liszt à laquelle ils ont apporté quelques améliorations (Liszt lui même en fît trois adaptations) complètent leur enregistrement. Un programme original donc qu'ils ont d'ailleurs eu l'occasion de présenter récemment lors de concerts à la Folle journée de Nantes qui célébrait Chopin. Au disque comme à la scène, la complicité du trio Chausson se mesure dans son interprétation fluide et équilibrée, qualités primordiales pour ces oeuvres d'un grand lyrisme qui offre un dialogue instrumental vif et émouvant. Le pianiste Boris de Larochelambert a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Humanidade Patrick Favre Trio

C'est à un voyage au coeur de l'émotion que le pianiste Patrick Favre qui a également signé les neuf compositions de ce disque aux titres très évocateurs : "Instinct", "Sereine"..."Humanidade"...invite les auditeurs de son tout nouveau disque déjà récompensé d'un Choc du magazine Jazzman. Et c'est là juste récompense pour ce musicien dont les belles mélodies viennent encore charmer les oreilles des amateurs de piano et de jazz ... Oui comme pour son précédent disque "Intense" le charme opère de nouveau... Entouré cette fois de Gildas Boclé et Karl Jannuska, deux musiciens dont il confie dans un nouvel entretien(voir ci-dessous) apprécier le sens mélodique qu'on lui sait cher, le résultat est à la mesure de leurs qualités musicales. Sous une pochette de paysage maritime ce disque permet de rejoindre un vaste univers sonore qui n'est pas une simple succession de thèmes fracassants de quelques minutes mais dont chaque morceau apporte de nouvelles vagues dont l'écume, nuancée de nouvelles couleurs, éclate avec délicatesse dans le flot précédent, ainsi pourrez-vous en juger dans les deux "vidéos" à voir également dans cette page...cliquez ici pour lire la suite et voir les deux vidéos

Gabriel Fauré Piano Quartets Trio Wanderer Antoine Tamestit

Sur la dizaine d'oeuvres de musique de chambre qu'il a composée, Gabriel Fauré a inclus le piano dans toutes hormis la dernière (un quatuor à cordes... seules). Remarquable pianiste il aimait se produire en compagnie de chanteurs et d'instrumentistes plutôt que d'occuper seul la scène, cependant il a créé presque toutes ses oeuvres de musique de chambre à la demande de la Société Nationale de Musique. Sa préférence allait aux instruments à cordes plutôt que ceux à vent, probablement en raison de la vibration des cordes plus proche de la voix humaine qu'il affectionnait aussi particulièrement. Il participa lui-même à la création de plusieurs de ses oeuvres de chambre, parmi lesquelles ces deux quatuors pour piano et cordes. Cet enregistrement produit par le label Harmonia Mundi réunit de très talentueux musiciens qui ont tous les quatre été récompensés de "Victoires de la musique classique" ainsi le Trio Wanderer qui a reçu pour la troisième fois en 2009( après 1997 et 2000) la "Victoire de la musique du meilleur ensemble instrumental de l'année", et l'altiste Antoine Tamestit, "Révélation instrumentale" de l'année 2007. Ils nous révèlent ici dans une interprétation très énergique et d'une très belle sonorité ces deux beaux quatuors peu souvent joués. Et c'est donc le pianiste Vincent Coq qui prend la place du compositeur, ce que, à l'écoute du disque, l'on peut supposer ne pas être une mince fonction ainsi pourrez-vous en jugez vous-même dans le Scherzo du quatuor n°2 (en écoute plus bas). Vincent Coq a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque ...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

François Couturier
Un jour si blanc

Dans la suite de l'album "Nostalghia : songs for Tarkovsky"sorti fin 2006, ce nouveau disque de François Couturier, qui cette fois et d'ailleurs pour la première fois joue piano solo, se définit comme le second album d'une sorte de "trilogie idéale" en hommage au cinéaste russe Andreï Tarkovsky(1932-1986). Le titre "Un jour si blanc", également le titre d'un des morceaux est en fait le titre d'un poème du père d'Andrei Tarkovski qu'il avait d'abord choisi comme titre de son film "Le miroir"... A travers les dix-sept pièces de ce disque François Couturier invite à "une promenade calme de l'aube au crépuscule dans un monde" ..."idéal" encore... où "les parfums les couleurs et les sons se répondent" explique-t-il dans le livret en citant un autre poète : Baudelaire. Comme vous le montre la liste ci-dessus des titres de ces pièces, la couleur ne se limite pas au blanc, mais se mélange à nombreuses autres et la musique renvoie à des impressions variées aux couleurs toutes aussi diverses, calmes ou violentes, mélodiques ou abstraites... Un monde peuplé par des artistes qui lui sont proches : Miró, Kandinsky,Klee, Bach, Schubert, Rimbaud, et bien sûr Tarkovski... explique encore François Couturier. Un album qui en fait aurait certes sans doute pu aussi s'appeler aussi Nostalghia... car c'est au final le sentiment qui domine à l'écoute d""Un jour si blanc" mais il est certain aussi que le titre de ce poème lui sied à merveille car l'on retrouve avec bonheur l'univers personnel de François Couturier dans cette improvisation solitaire, sorte de "miroir de soi-même " d'où surgit son univers personnel d'une beauté en fait... "idéale"... lyrique et poétique. Il a bien voulu répondre à quelques questions pour en dire plus sur ce disque....cliquez ici pour lire la suite et en écouter des extraits

Gershwin Bruno Fontaine Orchestre de Lille

Si la vie de George Gershwin a été brève, c'est un compositeur à part dont il est difficile de parler en quelques mots. Ce fils d'émigrants russe né aux Etats-Unis, qui a suivi une formation de pianiste classique, a merveilleusement su intégrer dans ses compositions tout autant le jazz qui était en plein essor que des musiques populaires et folkloriques. Dès l'âge de 26 ans il accède à la célébrité avec la "Rhapsody in blue", dont vous pouvez écouter les premières minutes plus bas dans cette page mais il est fort probable que vous connaissez déjà cette oeuvre...
A compositeur atypique, interprète atypique : Bruno Fontaine cumule les qualités de pianiste, chef d'orchestre, compositeur et arrangeur et est aussi très ouvert à tous styles musicaux (ainsi pouvez-vous le constater dans la page qui lui est consacrée...cliquez ici), dans cet enregistrement, pris en direct comme à l'accoutumé avec le label Transart Live, il a pris la place du pianiste, et c'est David Wroe qui est parait-il "l'une des nouvelles baguettes les plus intéressantes produites par les USA ses dernières années" qui dirige l'orchestre de Lille. Ces talentueux musiciens réunis offrent ici un voyage outre-atlantique des plus énergiques et fort réjouissant dans une qualité sonore remarquable.
Bruno Fontaine a bien voulu répondre à quelques questions pour nous en dire plus sur ce disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Shostakovitch David Kadouch Quatuor Ardeo

Le pianiste David Kadouch aime les œuvres peu jouées des compositeurs, et il lui arrive souvent de les programmer dans ses concerts. Ainsi a-t-il donc pu enregistrer les 24 préludes op. 34 de Chostakovich(1906-1975) pour le label Transart live dont tous les disques sont précisément enregistrés lors de concerts lors du festival des flâneries musicales de Reims. Cet enregistrement est complété par le quintette pour piano et cordes du même compositeur, qu'il interprète accompagné d'un quatuor formé exclusivement de musiciennes.
Si les préludes de Dimitri Chostakovich sont peu jouées, celui-ci s'est cependant inspiré d'oeuvres plus réputées pour écrire cet opus 34, en 1933, puisque le titre de l'oeuvre comme sa forme est inspirée de ceux écrits quelques années auparavant par ...Chopin (et oui encore lui !) dont il avait beaucoup travailler les oeuvres car outre être un compositeur de premier plan, il était également un pianiste de haut niveau . Mais la personnalité de Chostakovitch diffère de celle de Chopin, et bien que comme lui, il mette aussi dans ses préludes une diversité d'états pyschologiques très contrastés leur univers sont éloignés et Chostakovitch se cache plus derrière un humour caustique qu'il ne délivre pleinement et librement ses états d'âmes. Un humour dont David Kadouch nous dévoile toutes les subtilités dans une interprétation d'une grande finesse qui alterne la variété de climats de ces courtes pièces dans un très beau jeu aux couleurs contrastées....cliquez ici pour lire la suite dont une interview de David Kadouch et écouter trois préludes

Raulin Piano Solo

Il a fallu nombreuses années, presque une vingtaine, pour que le pianiste compositeur arrangeur François Raulin réalise un deuxième disque piano solo... un nouvel enregistrement qui lui tenait pourtant à coeur, parmi nombreux autres cd produits dans cet intervalle, mais les circonstances et ... le hasard ont fait qu'il ne le réalise que maintenant ainsi l'explique-t-il dans l'entretien ci-dessous. C'est une véritable parenthèse, pour lui tout seul, dans son emploi du temps chargé par des projets collectifs, pendant laquelle non seulement il a pu enfin se consacrer à d'anciennes compositions mais aussi profiter de cette liberté pour en créer de nouvelles "porté par l'ambiance de la grande salle vide et faiblement éclairée". Ce n'est cependant pas dans un univers sombre et vide, mais souvent animé que François Raulin fait entrer l'auditeur, dans ces moments de créativité intense où la poésie d'un "Little Némo" côtoie le suspense et l'humour d'un "Meccano de la générale", impulsé par une polyrythmie extraordinaire à base d'ostinato qui consiste à répéter... obstinément une formule rythmique ou mélodique....cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Filigrane Edouard Ferlet

Le dictionnaire propose deux définitions du mot Filigrane : ouvrage de joaillerie fait de fil de cuivre entrelacé et soudé, ou dessin imprimé dans la pâte du papier pouvant se voir par transparence. Edouard Ferlet en propose ici une troisième c'est "une promesse enfouie au creux de la main, comme une prière douce et unique. Un fil comme fond sonore de notre cheminement, pour mieux déceler en nous la nature profonde et la légèreté de nos pas"... Filigrane pour une musique conçue telle une ballade qui pourrait tout aussi bien s'écrire avec un seul l, une grande liberté étant donnée à chaque musicien de prendre des chemins de traverses... que les auditeurs prendront à leur tour en se laissant porter par cette musique aérienne. Les mélodies inspirée de Dutilleux, Messiaen ou Koechlin, dans ce jazz improvisé poétique où le silence a aussi son importance, invitent à un beau voyage tout en légèreté, pourquoi pas ... dans une montgolfière pour admirer derrière la transparence des nuages notre belle terre vue du ciel !...cliquez ici pour lire la suite, lire une interview d'Edouard Ferlet et écouter des extraits dans un widget

CHK Slow Motion

Le groupe lyonnais CHK a été vainqueur du concours national Jazz de la défense en 2008 et c'est ici son premier album, mais si ce groupe a été récemment créé la route musicale de ses musiciens est déjà longue comme vous pouvez le constater dans l'interview du pianiste Raphaël Chambouvet. Ils offrent ici une splendide musique longuement et lentement murie... le disque idéal pour prendre le temps de respirer. Dès les premières notes du titre "Night in love sounds", la lente pulsation rythmique nous invite à ralentir selon ce principe cinématographique du "Slow motion" qui permet d'admirer les images d'une action dans un temps plus long que celle de l'action initiale, afin d'en augmenter l'impact visuel ou émotionnel. Et l'émotion est omniprésente dans les douze morceaux de ce disque au cours duquel ce doux rythme ne s'accélérera jamais. Même lorsque le guitariste Nicolas Repac se joint au trio il s'accorde à son pas d'ailleurs dans une reprise du morceau éponyme "Slow motion" et avec la chanteuse Jennifer" Hawa" Zonou qui offre un blues des plus émouvants. Bien sûr l'on pensera à la musique du trio suédois E.S.T. dont le pianiste leader Esbjörn Svensson est récemment disparu dans un accident de plongée sous-marine mais le langage de CHK est assurément personnel et après avoir écouté leur album joliment illustré d'une fleur gelée qui rappelle aussi le monde nordique vous aurez sûrement hâte qu'il sorte le prochain... mais rien, absolument rien, ne vous empêche de revenir en arrière et ré-écouter ce disque plusieurs fois par jour, vous verrez cela fait un bien fou, et comme il s'agit ici aussi d'un éloge de la lenteur soyons patients et laissons nous flotter agréablement au son de leur musique génératrice de beaux rêves en "slow motion" évidemment !...cliquez ici pour lire la suite, voir deux vidéos et écouter des extraits

Brahms Nicolas Stavy

Dans son précédent disque, également édité par le label Hortus, le pianiste Nicolas Stavy nous permettait de découvrir avec Hélène de Montgeroult(1764-1836) un programme "A la source du piano romantique", c'est ici, explique Rémy Strickner auteur du livret, un programme né "aux derniers feux du romantisme" (après la disparition de Mendelssohn, et de Chopin, et alors que Schumann cesse de composer) qu'il a choisi d'enregistrer. Les trois oeuvres - Ballades op.10, Thème et Variations en ré mineur( Version pour piano du 2ème mouvement du sextuor à cordes op.18), Sonate op. 5 en fa mineur - appartiennent à la jeunesse de Brahms, alors qu'il n'avait qu'une vingtaine d'année et déjà un grand talent de pianiste virtuose. Nicolas Stavy les offre dans une interprétation toujours très expressive et nous permettant d'en apprécier toute la richesse sonore sur un piano Steingraeber E -272 qu'il a aussi soigneusement choisi, ainsi pourrez-vous vous en rendre partiellement compte dans un extrait de l'ambitieuse sonate op.5 en fa mineur qui foisonne d'idées. Nicolas Stavy a bien voulu répondre à de nouvelles questions pour présenter son disque ....cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Issam Krimi Barbara Piano Solo

Si Barbara a personnifié avec talent la solitude dans une de ses chansons, celle-ci n'effraye nullement le pianiste Issam Krimi que l'on avait pu découvrir dans une formation de cinq personnes dans son précédent disque "Post jazz" et qui cette fois sort un piano solo réalisé dans le même esprit de recherche sonore originale. Il est vrai qu'il n'est pas tout à fait seul puisque comme l'explique Issam Krimi(voir entretien ci-dessous) l'ingénieur du son Pierre Luzy a travaillé avec lui pour aboutir à la sonorité particulière de son album et ils sont tous deux les auteurs de cinq des quinze morceaux de ce disque qui parait chez le label Bee Jazz. Mais en fait il semble un peu réducteur de parler de ce disque en terme de "morceaux" car c'est un tout à écouter de bout en bout d'une seule écoute, certes l'on pourra reconnaître cà et là quelques bribes de mélodies de Barbara mais c'est plus dans une atmosphère poétique où l'on sent renaître l'âme solitaire de la chanteuse qu'Issam Krimi porte l'auditeur, partageant un dialogue avec elle par le biais du piano qui réussit à la faire revenir dans nos coeurs....cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits dans un widget

Chopin Dufourt Nima Sarkechik

Certes ce disque du pianiste Nima Sarkechik date déjà de plusieurs mois mais à l'approche de l'année du bicentenaire de la naissance de Chopin il s'avère aussi tout à fait dans l'actualité du moment d'autant plus que cet album réunit à la fois des oeuvres de ce compositeur et une oeuvre du compositeur Hugues Dufourt qui lui rend un hommage. Celle-ci a été directement créée par Nima Sarkechik lors de l'enregistrement. Le titre "La ligne gravissant la chute" est tiré d'un poème de Tal Coat qui fut un grand peintre et un grand poète originaire du Finistère sud. Le poème' dit :
"la ligne gravissant la chute, ensevelie dans son ombre dans le surgissement de l'arête, s'éclaire d'un bond" Nima Sarkechik a bien voulu nous présenter cette oeuvre et répondre à d'autres questions autour de son premier disque, qui permet de découvrir cet interprète, indéniablement un jeune talent à suivre, et qui a d'ailleurs été lors de la sortie de cet album récompensé d'un "4 étoiles" du Monde de la musique et "5 diapasons" du magazine éponyme.Vous pourrez également écouter un extrait, la seconde ballade de Chopin, un exemple qui vous permettra de mesurer, tout comme le suggère le poème, les deux mouvements contraires d'un trait unique qui selon Hugues Dufourt caractérisent "la démarche de Chopin qui fait coexister sans rupture surrection et pesanteur, ascension et chute, angoisse et essor"... une musique volcanique ! .....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Intégrale des Sonates pour piano de Mozart

François Dumont

Mozart a composé une vingtaine de sonates dont dix-huit véritablement achevées mais elles sont moins réputées que les concerti pour piano et le jeune pianiste François Dumont qui voient dans celles-ci "une sorte de journal ou de laboratoire expérimental" ainsi l'explique-t-il dans l'entretien ci-dessous, a choisi de les enregistrer toutes lors d'un enregistrement qui n'a duré seulement que quelques jours. Il est vrai que François Dumont, habitué des concours, ainsi en ce moment même il est au concours international de piano Hamamatsu au Japon où il est l'un des six finalistes sélectionnés, n'en est pas à un challenge près. De là-bas, et malgré le stress que laisse supposer de telles épreuves de concours, il a bien voulu prendre le temps de répondre longuement à quelques questions pour nous présenter cette intégrale riche en émotions qu'il nous fait découvrir dans une interprétation pleine de vie et d'une très belle sonorité ainsi pourrez-vous le mesurer à l'écoute du dernier mouvement de la splendide sonate K457. ...cliquez ici pour lire la suite et écouter l'extrait

Contes musicaux

Emmanuelle Gaume productrice animatrice sur Arte et France Musique a monté en 2001 son propre label Intrada et a eu l'idée de lancer cette année cette collection de cinq contes musicaux qui passionnera les enfants et surtout leur permettra de découvrir la musique classique. Emmanuelle Gaume est également la maman d'une petite Lilou et elle est convaincue que "Pour intéresser le jeune public à la musique classique, il faut lui raconter des histoires et l'emmener avec nous sur le chemin de la passion". Totalement impliquée dans ce projet elle est aussi conteuse et s'avère excellente comédienne puisqu'on peut l'entendre tour à tour prêter sa voix à Alice, et nombreux autres personnages dans deux autres de ces contes musicaux.
La pianiste Vera Tsybakov, qui a déjà enregistré plusieurs disques chez Intrada, assure quant à elle seule la musique de l'histoire de Babar - composée par Francis Poulenc(1899-1937)- dont le texte de Jean de Brunhoff est raconté par Christian Benedetti, et avec d'autres musiciens celles de La revue de cuisine(texte de Christophe Garda) dont la musique est de Bohuslav Martinu(1890-1959) [...]L'histoire d'Alice au pays des Merveilles, de Lewis Caroll dans une version adaptée par Alain Carré permet de retrouver la pianiste Emmanuelle Swiercz dans les Etudes-Tableaux de Rachmaninov...cliquez ici pour lire l'article complet et écouter deux extraits

Franck Amsallem chante

Alors qu'il avait 20 ans, le jazzman Franck Amsallem qui ne voulait être catalogué ni pianiste de standards ni compositeur de musique "originale" mais plutôt jazzman complet, a quitté la ville de Nice pour se rendre aux USA où il a pris des cours de chant dans la meilleure école de musique américaine considérant, et il a bien raison, que les pianistes qui nous touchent le font d'abord "quand leur clavier chante réellement les mélodies"... Cela fait donc plusieurs années qu'il fait chanter son piano mais aujourd'hui grâce à Daniel Yvinek qui produit ce disque on peut le découvrir associant son piano chantant à sa propre voix chantante, dans ce nouvel album, le dixième qu'il enregistre en tant que leader, cette fois en simple piano/voix.
Il a choisi ses chansons dans un répertoire de standards, de mélodies venant de maîtres comme Cole Porter, Jérome Kern, Harold Harlen.... Pas question pour le jazzman de faire des éclats de voix mais bien d'accompagner simplement et sobrement son piano, offrant les chansons de ce "duo" instrumental et vocal dans une texture sonore unifiée, tendre et veloutée, qui se révèle des plus agréables.
Franck Amsallem a bien voulu répondre à quelques questions sur ce disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter des extraits

Sonatines pour clarinette et piano

Eliane Reyes, piano
Ronald Van Spaendonck, clarinette
Sans doute la définition du mot "sonatine" dans le dictionnaire de la musique Larousse mériterait-elle une petite mise à jour, si ce n'est peut-être déjà le cas depuis l'édition 2005, car on peut y lire :"diminutif de sonate, ce terme déjà employé auparavant vers le début du 19ème siècle pour désigner des oeuvres de même forme et de même caractère que la sonate mais en général plus courtes et plus faciles.[...] Le terme a survécu jusqu'au début du 20ème siècle" or c'est un terme qui survit encore dans la seconde moitié du 20ème siècle et même au 21ème siècle comme le montre ce nouveau disque regroupant plusieurs sonatines récentes pour clarinette et piano dont l'une date de 2008. En outre ces sonatines si elles sont effectivement courtes ne peuvent guère être qualifiées de faciles mais plutôt de "concentré de talent". Sonatine c'est paraît-il aussi le nom d'une rue à Bruxelles, pays précisément où sont nés le clarinettiste Ronald Van Spaendonck et la pianiste Eliane Reyes et quelques compositeurs d'oeuvres retenues pour cet album. Certains d'entre eux sont peu réputés et les deux musiciens qui les défendent avec un enthousiasme contagieux nous permettent de découvrir effectivement le talent de ces compositeurs à partir de ces "petites" oeuvres où l'humour cotoient le lyrisme.
La pianiste Eliane Reyes a bien voulu répondre, en complément aux questions sur son parcours à quelques autres questions au sujet de ce disque ...cliquez ici pour lire ses réponses et écouter un extrait

Spirabassi Stéphane Spira Giovanni Mirabassi

Si le pianiste Giovanni Mirabassi est bien connu des internautes de pianobleu.com, le saxophoniste Stéphane Spira, dont c'est ici le deuxième album, l'est beaucoup moins, aussi vous trouverez dans cette page sa biographie. Pour rendre hommage à son père décédé fin 2007, Stéphane Spira a décidé de lui dédier cet album, le choix du pianiste Giovanni Mirabassi s’est imposé à lui comme une évidence... il est vrai que Giovanni Mirabassi a un don inégalable pour les musiques empreintes de nostalgie et ce choix est donc tout à fait compréhensible et se vérifie d'ailleurs comme excellent dès le splendide "21 place des vosges", adresse où le père de Stéphane Spira avait sa boutique de brocante et se confirme dans "Twilight song" de Kenny Barron qui suit ou encore dans "Dear Lord" de John Coltrane et "Sabiha" de Stéphane Spira d'une beauté à pleurer. Mais que l'on se rassure Stéphane Spira confie : " ce disque m'a fait un bien fou, il m'a permis de positiver mon chagrin, de l'exprimer et finalement de le dépasser". [...] Giovanni Mirabassi a bien voulu répondre à quelques questions autour de ce nouveau disque dont vous pourrez également voir plus bas la vidéo de présentation et entendre des extraits dans un "Widget"....cliquez ici pour lire la suite, voir la vidéo et écouter des extraits

Schubert Moments musicaux Impromptus David Fray

David Fray a été le premier jeune talent interviewé pour ce site internet, dès 2004, alors remarqué au hasard de l'écoute des épreuves du concours de Montréal, et de sa remarquable interpétation de la sonate de Liszt, une interprétation hors du commun, émouvante, prenante, exigeant une écoute des plus attentives de ce candidat toute affaire cessante. David Fray confiait lors de cette première interview qu'il vouait aussi "une passion infinie aux lieder de Schubert" , une passion très proche de son choix d'enregistrer ces oeuvres de Schubert à caractère lyrique également.
Que son disque soit "disque du moment" en cette période de Toussaint est aussi pur hasard qui s'accorde précisément bien avec cette période de l'année puisque en préambule du livret de son disque le jeune pianiste a choisi deux vers du poète allemand Eichendorff : "Comme nous sommes las de marcher, est-ce peut-être ceci la mort". Il offre une interprétation d'un tempo plus lent que celui habituellement utilisé par les interprètes, et dans une sonorité d'une résonance particulière qui donne souvent place alternativement à une pensée intérieure, et un écho qui semblent venus de très loin, des profondeurs de la terre ou de paradis rêvés. Le recueillement, et le silence, sont encore impératifs... David Fray prend son temps pour exprimer intensément le flux d'émotions que Schubert transmet dans ses compositions, et il est évident dans ce cas précis, de la sensibilité qu'il y met, et à condition d'être soi-même armé de patience, que l'on ne peut faire que l'éloge de sa lenteur dans cette musique prégnante dont il permet de mesurer la force tant dans les notes que les silences.
David Fray a bien voulu répondre à de nouvelles questions pour présenter son disque...cliquez ici pour lire la suite, voir une vidéo et écouter un"widget" d'extraits de ce disque.

Stéréoscope Stephan Oliva Trio

Le 30 septembre 1990 le pianiste Stephan Oliva enregistrait dans le studio de Gérard de Haro son premier disque, produit par lui-même, avec Claude Tachmitchian et Jean-Pierre Jullian, ce disque a obtenu un Django d'or en 1992. Depuis ce temps Stephan Oliva a pu participer à différents projets de l'un ou l'autre musicien, et lorsqu'il a eu envie de réaliser un nouveau disque en trio ( le dernier datant de 2000 avec Bruno Chevillon et Paul Motian) c'est tout naturellement qu'il a eu envie de recréer le trio de son premier disque et c'est aussi tout naturellement que Gérard de Haro, qui a depuis également enregistré douze des quinze disques de Stephan Oliva qui ont suivi, lui a proposé de produire ce nouvel enregistrement sous son label (Label La Buissonne). Certes dire encore que l'univers poétique de Stéphane Oliva est particulièrement remarquable peut sembler banal... mais petite anecdote, c'est une poésie si captivante qu'un soir de pluie, à Quimper, sous un chapiteau qui prenait l'eau, le pianiste, dans un concert spectacle avec le producteur Yvan Amar, a captivé tout un public au point que les spectateurs ne se sont rendus compte qu'à la fin de celui-ci, et avec étonnement, qu'ils avaient les pieds dans l'eau parfois même jusqu'aux chevilles... oui c'est cela la musique de Stephan Oliva, une musique qui vous embarque dans un rêve aux multiples facettes, loin des réalités de ce monde.... et que Stephan Oliva ait pour ce nouvel album choisi le titre de "Stéréoscope" parce que, dit-il dans ses réponses à de nouvelles questions, c'est " Tout un système technique et poétique pour créer l'illusion du relief en photographie " semble effectivement tout à fait judicieux et en parfaite adéquation avec sa musique, belle coïncidence ! ...cliquez ici pour lire la suite et découvrir des extraits dans un "widget"

Haendel Suites pour clavier Racha Arodaky

Dans une précédente interview Racha Arodaky déclarait que ses choix musicaux... "se font en fonction de la passion que va susciter chez moi telle ou telle œuvre." , ce disque "Suites pour clavier" de Haendel qu'elle a volontairement choisi d'auto-produire, avec toutes les difficultés que cela comporte, et ce qu'elle en dit montre combien pour cette pianiste le mot "passion" a une signification très forte, n'est pas un mot prononcé à la légère mais un embrasement effectivement vécu intensément. Une passion qu'elle nous permet de partager dans un généreux programme de plus de 70 minutes, où l'émerveillement est au rendez-vous . C'est un véritable feu lumineux aux flammes multicolores se déroulant dans toute leur splendeur, et dans lequel crépitent à rythmes variés des étincelles surprenantes que Racha Arodaky offre ici sous des doigts agiles et sensibles nous permettant d'en mesurer pleinement la richesse. Un feu d'une chaleur bienfaisante et qui contribue cependant, et heureusement, à éteindre la comparaison et l'opposition inutile entre la musique de ce compositeur et de son contemporain Bach, chacune apporte son émotion, ses réconforts et ses joies, n'est-ce pas l'important, ainsi pourrez-vous, pour ce qui concerne Haendel cette fois, en avoir une idée dans l'extrait en écoute et les vidéos de présentation plus bas....cliquez ici pour lire l'interview de Racha Arodaky, écouter un extrait et voir trois vidéos

Beethoven Sonate Kreutzer

Jérôme Ducros, piano
Jérôme Pernoo, violoncelle
Le pianiste Jérôme Ducros aime avant tout jouer de la musique de chambre, et plus particulièrement avec ceux qui partagent cet amour et "ceux avec qui le partage va de soi, avec qui les répétitions se passent en musique davantage qu'en mots" . De deux ans son aîné, Jérôme Pernoo, lauréat du concours Tchaikovsky à Moscou et du concours Rostropovitch à Paris en 1994 et du Concours de Pretoria en 1996, est pour lui un partenaire idéal depuis plus d'une quinzaine d'année. Si la Sonate à Kreutzer a inspiré à l'écrivain Leon Tolstoï un drame conjugal, c'est ici en parfaite entente musicale que les deux musiciens interprètent cette sonate que son dédicataire, le violoniste Rodolphe Kreutzer , n'a jamais joué en public, la déclarant "inintelligible" mais il est vrai qu'il s'agit ici d'une transcription pour violoncelle réalisée par Carl Czerny et ce n'est nullement le cas, le discours est ici limpide, fougueux dans les premier et troisième mouvements , plus poétique dans le deuxième mouvement qui est en fait un thème suivi de variations.
A la suite de cette sonate viennent Douze Variations sur le fameux air de Papageno de la Flûte enchantée, où l'on est loin d'un drame conjugal puisque Papageno rêve d'une femme qui l'aimerait. Enfin la troisième sonate pour violoncelle et piano qui s'ouvre sur un mouvement allegro est d'un lyrisme tendre. Jérôme Ducros a bien voulu nous en dire plus sur cet enregistrement...cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

Mendelssohn Oeuvres pour violoncelle et piano

Dana Ciocarlie, piano
Sébastien Van Kuijk, violoncelle

Pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Felix Mendelssohn le label Intrada a choisi de produire un enregistrement consacré aux oeuvres pour violoncelle et piano du grand compositeur romantique allemand. Le duo qu'il a choisi pour cette interprétation, la pianiste Dana Ciocarlie et le violoncelliste Sébastien Van Kuijk, s'avère un remarquable ambassadeur de cette musique très contrastée dont il donne une interprétation passionnée, d'une très grande vivacité et qui en exalte merveilleusement toute la beauté lyrique. Si l'on connaît bien Dana Ciocarlie l'on découvre ici Sébastien Van Kuijk, notamment lauréat du concours Rostropovitch, et Dana Ciocarlie qui ne manque pas d'éloges à son égard a bien voulu nous en dire plus sur son partenaire ainsi que sur cette intégrale....cliquez ici pour lire son interview et écouter un extrait

Franz Liszt Un portrait Guillaume Coppola

Interviewé en avril 2006, peu de temps après l'édition par la revue Classica d'un "CD Découverte" comportant son enregistrement d'oeuvres de Chopin, Schubert, Scriabine, Debussy et Liszt, le jeune pianiste Guillaume Coppola confiait : "J'ai toujours eu une fascination pour Franz Liszt, autant pour l'homme que pour le pianiste ou le compositeur, et j'admire sa capacité à mettre en scène la musique, la dramaturgie de son oeuvre, et la grande variété de sentiments humains qu'il explore."....aussi ne faut-il pas être trop surpris que pour son premier disque commercialisé( Label Calliope) il ait précisément choisi de dresser un portrait musical de ce compositeur complexe qui lui permet d'alterner les climats.
Ce CD découverte comportait l'oeuvre "Funérailles" que l'on retrouve ici dans une interprétation plus mûrie, et Guillaume Coppola aurait bien tort de se priver de dire en quoi son jeu a évolué(cf. le nouvel interview ci-dessous) car l'analyse qu'il en fait est fort juste et lucide. Faire le portrait, tout comme l'évaluation, d'une personne autre que soi-même est aussi une chose difficile, et en partie subjective, heureusement il ne s'est donc pas privé non plus de le concrétiser en musique. Il est bien naturel que Guillaume Coppola en réalisant ce portrait de Liszt y ait mis une part de lui-même tant dans le programme qu'il a choisi que dans son interprétation sobre privilégiant la beauté du son et le discours à la prouesse technique. Ainsi son propre portrait, les yeux baissés, de la photographie du disque semble judicieusement choisi, en accord avec cette interprétation... Oui faire le portrait d'un compositeur tel que Liszt était un pari osé, et Guillaume Coppola offre ici une représentation qui n'a rien d'une caricature mais est le reflet fidèle de multiples facettes d'un homme complexe certes mais attachant. ...cliquez ici pour lire son interview et écouter un extrait

Humus Bojan Z Tetraband

Bojan Zulfikarpazic est bien connu en France (sous le diminutif Bojan Z) au travers de ses multiples rencontres d'Henri Texier à Michel Portal en passant par Julien Lourau... c'est un projet très différent qu'il offre dans ce disque avec une nouvelle formation, et un son électrique prédominant, ce qui n'empêche pas le pianiste de garder aussi une main sur le piano acoustique, voir de le monopoliser sur un morceau au titre bien choisi "Focus"... Le trombone apporte aussi une couleur fort originale. De ces compositions, fruit d'une réflexion murie autour de ce mariage inédit de sonorités, et également inspirées d'autres musiques plus modernes que le jazz telle le rock, résultent un album totalement novateur. Bojan Z, en complément de questions sur son parcours a bien voulu répondre à quelques autres questions concernant cette création...cliquez ici pour lire la suite

Chopin Polonia Didier Castell Jacomin

Le label Cristal Records, en activité depuis plus de 15 ans, est bien connu dans l'univers du jazz et est désireux de se construire en complément une identité classique, ce qui est particulièrement remarquable en cette période de crise du disque. Cet album du pianiste Didier Castell-Jacomin dont vous pouvez également découvrir le parcours ici, est l'une de leurs toutes premières productions sous le label logiquement nommé '"Cristal Records classic". "Le label innove aussi avec une approche spécifique du son, dont il vous sera épargné ici les détails techniques mais dont il est faut absolument que vous sachiez que le son produit par cette approche en directionnel et proximité place l'auditeur non plus dans la salle mais à côté de l'instrument.
"...La musique de Chopin ramasse la fleur des Champs sans en faire tomber la rosée...» ces quelques mots extraits de la nécrologie de Chopin parue le 25 octobre 1849 dans la Gazette populaire, traduisent l'esprit musical qui a entouré la réalisation de cet enregistrement dont le parti pris est de vouloir traduire le caractère épique de cette poésie musicale imaginée le plus souvent par un homme hors de son pays pour son pays. Didier Castell-Jacomin qui offre ce programme à dominante nostalgique dans une interprétation à la fois délicate et affirmée a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter son disque : ...cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

Beethoven Rondos et Bagatelles Natalia Valentin

Soucieuse d'associer un répertoire en adéquation à l'instrument sur lequel elle joue, la pianofortiste (et pianiste) Natalia Valentin a choisi pour son premier CD une sélection originale de pièces de Beethoven certes moins réputées que les sonates mais pas moins riches en invention. Elles les a enregistrées sur un piano datant de la fin du 18ème siècle qui, comme à l'époque on ne fabriquait pas du jetable, a connu au fil des ans diverses améliorations, expliquées dans le livret accompagnant ce disque, pour obtenir de meilleures qualités sonores.
Si la Bagatelle "Pour Elise " est bien connue du public, l'on connaît moins les autres pièces de ce type écrites par Beethoven, pourtant il en existe trois autres recueils soit un total de 24 pièces, l'opus 33 ici présent en est le premier. Certes le compositeur les nommait lui-même quelquefois "petites choses" mais elles sont en fait chacune un concentré d'idées de quelques minutes que lui aussi, n'ayant sans doute pas pour principe de jeter ce qu'il avait créé, développera ou reprendra parfois par la suite, ainsi pouvez-vous en juger par vous-même en écoutant la véhémente Bagatelle n°7 de l'opus 33 en écoute . Les Rondos sont un peu plus longs et aussi parfois qualifiées "d'oeuvres de jeunesse" et bien que Natalia Valentin les interprètent sur un "vieil instrument", les multiples couleurs permises par le pianoforte et la vivacité de jeu de la pianiste permettent d'en apprécier pleinement leur caractère enjoué, leur humour et leur effervescence. Natalia Valentin a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter son premier album...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Sonates de Beethoven Jean Frédéric Neuburger

A 22 ans seulement le pianiste Jean-Frédéric Neuburger confirme ici sa maturité déjà décelée depuis quelques années : non content de s'attaquer à la plus difficile sonate de Beethoven "Hammerklavier", il prolonge le partage de sa passion pour cette sonate par une intéressante explication de l'oeuvre dans un DVD au contenu très original dont il a eu l'idée lors des séances d'enregistrements de son disque. Dans une présentation proche de la conférence et de l'analyse formelle qu'il a voulu comme un voyage à l'intérieur de cette sonate Jean-Frédéric Neuburger vise ici un large public d'auditeurs pour leur apprendre à écouter autrement et aiguiser leurs oreilles... Dans une atmosphère à la fois sombre et chaleureuse, proche de celle d'un concert, il donne avec clarté toutes les clés pour mieux comprendre l'architecture de cette oeuvre gigantesque... Un DVD sur lequel nombreux professeurs pourraient d'ailleurs s'appuyer voire diffuser en classe pour intéresser leurs élèves à la musique classique.
Après il ne reste plus qu'à écouter le disque et apprécier sous les doigts habiles de Jean-Frédéric Neuburger cette impressionnante sonate dans laquelle Beethoven a mis en oeuvre tout son génie pour utiliser les possibilités des nouveaux "pianos à marteaux". Jean-Frédéric Neuburger dans la continuité de son précédent disque consacré à l'Art de délier les doigts" de Czerny a souhaité enregistrer deux sonates "faciles" et la célèbre "Lettre à Elise", autres pilliers du répertoire "pédagogique" de la production de Beethoven.......cliquez ici pour lire la suite et pour écouter un extrait

Franz Liszt Paraphrases d'Opéras Giovanni Bellucci

Franz Liszt a consacré plus de la moitié de son activité musicale à des oeuvres d'autres compositeurs, il a au total écrit plus de trois cent cinquante paraphrases, transcriptions et adaptations, sauvant et soutenant ainsi des oeuvres de l'oubli. Alors que l'on a déjà pu découvrir le talent du pianiste Giovanni Bellucci dans les transcriptions des symphonies de Beethoven par Liszt, c'est cette fois-ci des paraphrases d'opéras de Bellini et Verdi que ce même pianiste nous permet de découvrir dans cet enregistrement paru en 2000 , aujourd'hui réédité par le label Lontano. Il faut dire que peu d'interprètes se risquent à ces oeuvres d'une très grande virtuosité. Selon Martin Kalneker, auteur du livret de cet album :" La paraphrase marque chez Liszt le point d'équilibre exact entre l'altruisme du passeur ( du "promoteur", comme on dirait de nos jours), d'une sensibilité pour ce qui est dans l'air du temps , et un narcissisme certain. Car si Liszt met son talent au service des autres( de leur mélodies très exactement), il verrouille en même temps cette générosité, puisque ces transcriptions sont presque inexécutables par d'autres pianistes que lui ". Il est vrai que l'écoute de ses œuvres dont Giovanni Bellucci offre une interprétation éblouissante laissent deviner leur difficulté d'exécution, mais surtout nourrit grandement notre imagination par leurs atmosphères contrastées dont ce talentueux interprète exalte merveilleusement les différentes couleurs. Celui-ci a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque...cliquez ici pour lire la suite, en écouter un extrait et voir deux vidéos

Vijay Iyer Trio Historicity

Le pianiste Vijay Iyer a un parcours édifiant qui lui a valu la reconnaissance publique et médiatique internationale, ainsi le New Yorker voit en lui "un des pianistes les plus importants du moment, incroyablement talentueux"et pourtant celui-ci a appris le piano tout seul !... Pianiste américain aux racines indiennes Vijay Iyer a étudié les mathématiques et la physique à l'université de Yale et UC Berkeley, c'est seulement au milieu des années 90, quand le saxophoniste Steve Coleman lui a proposé de tenir le piano dans sa formation, qu'il a décidé de se consacrer entièrement à la musique. Après avoir enregistré 12 albums (en leader ou co-leader), il sort ici son premier disque en trio piano, contrebasse, batterie chez le label ACT . Un album qui se focalise sur le concept d'historicité et la vision personnelle qu'en propose Vijay Yyer. Le thème est, explique-t-il sur la pochette, "Le positionnement de chacun dans le courant de l'histoire. C'est bien évidemment le passé qui conditionne nos initiatives". Vijay Iyer reprend ici des thèmes qui le préoccupent depuis le début de sa carrière, compositions originales et compositions issues d'un répertoire varié allant de Leonard Bernstein à Steve Wonder en passant par Andrew Hill. Sa musique s'avère un mélange très original mariant le jazz moderne, la musique du sud de l'Inde, le rock, le Hip Hop dans des variations rythmiques élaborées. Il faut dire que ses musiciens de référence sont nombreux, comme le montre l'une de ses réponses à l'interview de pianobleu.com, via interprète, à lire en cliquant ici

Le coq et la pendule HOMMAGE A CLAUDE NOUGARO

Claude Nougaro aurait eu quatre-vingts ans le 9 septembre de cette année mais la maladie l'a emporté le 4 mars 2004. André Ceccarelli explique sur la pochette de cet album que Claude Nougaro avait amicalement accepté peu de temps auparavant de se produire en duo au cours d'une carte blanche qui était consacrée au batteur et ce duo qui ne s'est donc jamais réalisé restera toujours dans son esprit. "C'est avec amour et respect" ajoute-t-il qu'ils "empruntent cet univers magique qui lui appartient. Un amour et un respect total de cet univers poétique incomparable qui effectivement se ressent au travers de 14 chansons que les trois instrumentistes, auxquels se joint le chanteur David Linx dans cinq d'entre elles, offrent dans une interprétation d'une grande justesse et émouvante. Si la voix veloutée de David Linx est tout à fait remarquable et appréciable, les notes du piano suffisent dans celles où il ne chante pas à remettre les paroles dans la tête des auditeurs car l'univers sonore de Claude Nougaro renaît sans peine. Le pianiste Pierre-Alain Goualch a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque qui, s'il est accompagné d'un DVD essentiellement consacré au batteur André Ceccarelli avec notamment une intéressante interview sur sa carrière riche en rencontres, s'avère un projet collectif très réussi....cliquez ici pour lire la suite

Disques de Christoph Stiefel Trio et Solo

Le pianiste/compositeur Christoph Stiefel compte nombreux disques à son actif, Inner Language Trio est le dernier édité (sorti en mars 2008) chez Neuklands Records. Isorhythms for piano solo date de 2005. Ils sont tous deux distribués en France que depuis peu de temps. Le trio a été désigné par le magazine allemand Stéréoplay comme un des "futurs classiques trio du piano" et par le magazine allemand Stéréo comme le "meilleur trio de piano" en Suisse.... il est grand temps d'y prêter une attention plus que soutenue en France car assurément la musique de Christoph Stiefel a de quoi ravir les oreilles des amateurs de piano : celle-ci est essentiellement composée avec des Isorythmes ou Isorhythms en anglais(rythmes identiques)qui sont combinés avec des mélodies différentes et le résultat est splendide, que ce soit en piano solo ou en trio, voir les vidéos plus bas de Isorhythm Nr.4 dans les deux versions, cependant les deux disques ne comportent pas tous les mêmes isorythmes aussi mieux vaut vous procurer les deux de toutes façons ! En complément de l'interview sur sa biographie. Christoph Stiefel a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de ces deux disques à découvrir absolument....cliquez ici pour lire la suite

Sonates de Beethoven Cédric Pescia

Interviewé en juillet 2008 le pianiste Cédric Pescia annonçait son projet d'enregistrement "live" de ces trois dernières sonates de Beethoven c'est finalement ce disque enregistré dans des conditions proches du "live", d'une seule prise finale, en studio, qu'il sort chez le label Claves, conquis par un piano dont le son magnifiquement chantant l'a enthousiasmé ainsi explique-t-il dans une nouvelle interview qu'il a bien voulu accordé. Beethoven, lorsqu'il composa ces trois sonates(trentième à trente-deuxième) , entre 1820 et 1822, travaillait sur le projet de la "Missa Solemnis" ce qui explique qu'on les considère traditionnellement comme une trilogie car elles reflètent toutes trois "des états affectifs caractéristiques du compositeur pendant l'édification de son ultime chef d'oeuvre religieux"selon le musicologue Claude Rostand. On peut lire parfois que Beethoven considérait la composition de ses sonates pour piano comme un "gagne pain" aussi ne faut-il pas s'étonner qu'il entrecoupa ce long travail de composition de la "Missa Solemnis" mais surtout avait-il lui aussi envie de profiter du son enchanteur qui lui était offert par les nouvelles potentialités de l'instrument ainsi qu'il l'avait déjà pu expérimenté lors de sa précédente sonate "Hammerklavier"....cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Tristan Pfaff Live

Depuis 1990, le festival d'Auvers-sur-Oise, un des plus prestigieux festival d'Europe, a découvert un grand nombre de jeunes artistes (ainsi pour n'en citez que quelques-uns Jean Frédéric Neuburger, Claire-Marie Le Guay, le Trio Wanderer) et s'est fixé comme mission de les accueillir dans un esprit de résidence pour le développement de leur carrière scénique et discographique. La mission "Discauvers" fête donc sa 19ème année d'existence et pour confirmer son identité de découvreur de talents dans le paysage musical français elle donne naissance à sa nouvelle collection "Carte de visite" qui privilégie les enregistrements "live". C'est le jeune pianiste Tristan Pfaff, âgé de seulement 24 ans, qui inaugure cette nouvelle collection au travers d'un programme d'oeuvres exigeant une grande virtuosité technique qui ne fait nullement défaut au lauréat de nombreux concours qui les interprète dans une très belle sonorité, celui-ci a bien voulu répondre à quelques questions....cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

Maria Joao Pires Chopin

La pianiste Maria João Pires qui n'avait pas enregistré de disque depuis 2005 a choisi dans ce nouvel album d'offrir aux auditeurs une promenade à travers les compositions de la fin de la vie de Chopin. Ce double disque s’ouvre sur la Sonate n°3 (composée en 1844), que Pires considère comme « un point de départ, une porte ouverte sur une nouvelle compréhension du monde de la part de Chopin » et se conclut sur la Mazurka op. 68 n°4, composée en 1849, l’année de sa mort. Une promenade dominée par la nostalgie mais où la lumière ne fait pas défaut non plus. Maria João Pires a donné son premier concert voilà plus de 60 ans et est célèbre certes pour ses interprétations de Mozart mais aussi de Schubert et précisément Chopin, ses compositeurs de prédilection, vous pouvez donc l'accompagner les "yeux fermés" dans cette promenade, il est certain qu'elle sera des plus agréables, avec cette pianiste qui cultive le respect de l'oeuvre, la beauté et l'émotion sont au rendez-vous, et lorsque le violoncelliste Pavel Gomziakov l'accompagne peut-être arriverez-vous à pénétrer dans "la forêt sauvage où un rayon de soleil n'apparaît que par intermittence" que le compositeur Ignaz Moscheles y décela.... Une vidéo mise à disposition par Universal Music permettra, si besoin en est, de vous convaincre de partager cette splendide promenade musicale...cliquez ici pour en savoir plus et voir la vidéo

Ensemble Contraste Masques de Karol Beffa

Après un disque paru chez le label Intrada qui nous a permis de découvrir le talent d'improvisateur et de pianiste de Karol Beffa, ce nouvel enregistrement qui parait cette fois chez le label Triton permet de découvrir le compositeur qu'il est également et en l'occurence d'oeuvres pour musique de chambre. Celles-ci ont pour l'essentiel été créées au 21ème siècle et quatre d'entre elles sont pour formations avec piano. Des oeuvres... contrastées et variées, reflet musical de notre époque, que Karol Beffa a bien voulu présenter, une occasion d'évoquer également son actualité...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Vera Tsybakov Rhapsody in Blue

Après un disque Chopin, la pianiste Vera Tsybakov a choisi pour son nouvel enregistrement chez le label Intrada un programme qui la ramène à des compositeurs issus de son pays natal la Russie et qui tous trois vécurent tout ou une partie de leur vie aux Etats-Unis. Un programme qui en fait regroupe des pièces riches en couleurs que ce soit dans les dix pièces "Roméo et Juliette" de Prokofiev, un riche condensé pianistique du ballet du même nom, dans la "Rhapsody in Blue" où le bleu du titre se mélange à toutes les couleurs dans le "kaleidoscope de l'amérique" que le compositeur a imaginé, et enfin dans des "Etudes-tableaux" de Rachmaninov dont la palette musicale ne manque pas non plus de couleurs....et la pianiste Véro Tsybakov à qui la difficulté n'a jamais fait peur offre ce programme "à l'image de sa vie" dans des couleurs dont elle a une belle maîtrise. Elle a bien voulu répondre à quelques questions autour de ce disque...cliquez ici pour lire la suite et écouter un extrait

Jonathan Benichou Alexandre Scriabine

Le pianiste Jonathan Benichou qui a suivi des études de piano auprès de grands pédagogues russes et dont la mère à des origines ukrainiennes a choisi un programme du compositeur russe Scriabine pour son premier disque, mais ses réponses aux questions qui lui ont été posées par pianobleu.com à l'occasion de la sortie de ce disque montrent que son choix repose sur nombreux autres critères que celui de la nationalité. Ce compositeur se distingue d'ailleurs de ses contemporains de même nationalité : Rachmaninov, Medtner et Prokofiev, par son univers sonore original fruit à la fois de sa pensée musicale et de sa pensée ésotérique indissociables. Le musicologue Boris de Schloezer a distingué trois périodes dans l'évolution de cet univers : la première jusqu'en 1902 regroupe les oeuvres dites "de jeunesse" (op.1 à op.29), dans l'héritage de Chopin et Liszt, la deuxième(de 1903 à 1910) regroupe les op.30 à 59, d'inspiration plus wagnérienne où se marque désormais l'intérêt de Scriabine pour une oeuvre inspirée par des idées littéraires voire philosophiques,enfin lors de la troisième période Scriabine découvrit la théosophie et chercha à donner une dimension spirituelle et métaphysique à son œuvre, se passionnant pour la théorie des correspondances universelles "Tout est dans tout" et plus particulièrement des rapports entre couleurs et sons. Les préoccupations mystico-philosophiques de Scriabine étaient donc bien éloignées de celles de ses confrères. Jonathan Benichou qui a choisi de faire découvrir cet univers original dans un ordre quasi chronologique en offre une interprétation sensible conduisant en fait à faire perdre à son auditeur toute notion de temps....cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

Beethoven concertos 2 et 3 Francois Frédéric Guy

François-Frédéric Guy termine par ce volume son intégrale des concertos de Beethoven mais, comme le montre ses réponses à de nouvelles questions, ce "dernier" album de cette intégrale des concertos n'est nullement, bien au contraire, la fin de son voyage discographique avec ce compositeur qui constitue "l'alpha et le oméga" de son répertoire. François-Frédéric Guy est en effet réputé pour avoir déjà donné à plusieurs reprises l'intégrale des trente-deux sonates de Beethoven en concert et il envisage de les enregistrer à leur tour. Pour être réputé Beethoven quant à lui eut précisément besoin de concertos de sa composition pour s'en servir comme d'une sorte de carte de visite artistique. Le concerto n°2 opus 19 est en fait le premier concerto pour piano que Beethoven ait jugé digne d'être présenté au public et il fut composé à Bonn avant le concerto n°1 op15. Les premiers fragments de son écriture remontent à 1786 mais il apporta à plusieurs reprises diverses modifications jusqu'à sa publication en 1801. Les premières esquisses du concerto n°3 opus37 remontent quant à elles de 1796 et celui-ci fut publié en 1804 après aussi nombreux remaniements. Il faut préciser , ainsi l'explique Beate Angelina Kraus, auteur du livret, qu'à l'époque l'improvisation constituait un élément essentiel du genre du concerto pour piano et l'édition ne se justifiait qu'à partir du moment où l'oeuvre était appelée à exister indépendamment de son compositeur. Une nouvelle existence de ces oeuvres donc par cet enregistrement dans lequel François-Frédéric Guy dans un jeu personnel dynamique, léger et poétique exalte la voix intérieure, rendant par cette magie musicale très présent le compositeur.....cliquez ici pour lire son interview et écouter un extrait

Jean Cras et Gabriel Fauré avec Laurent Wagschal

Double actualité pour le pianiste Laurent Wagschal avec deux disques où l'on peut (re)découvrir deux facettes de son talent, comme accompagnateur, cette fois avec trois chanteurs lyriques , et seul, dans des oeuvres de deux compositeurs français dont l'un méconnu, son répertoire de prédilection.
D'abord un disque de mélodies de Jean Cras[...]La technique de Jean Cras s'est forgée essentiellement par un travail personnel rigoureux et soutenu, son seul maître fut Duparc mais il s'est nourri de l'analyse de partitions d'autres grands maîtres dont ...Gabriel Fauré. Son inspiration lui vient d'ailleurs essentiellement de compositeurs qui lui sont contemporains ainsi de son maître Duparc, de Fauré, de Debussy..[...]. L'album qui débute par des images de houles marines, de bercement de vagues c hers à Jean Cras permet de découvrir l'univers original de ce compositeur dans un voyage musical dont Laurent Wagschal maintien le cap avec dextérité sous des couleurs exaltées remarquablement par trois voix différentes qui alternent selon les cycles.
Ce ne sont pas des oeuvres pour piano seul de Jean Cras mais les nocturnes de Gabriel Fauré que Laurent Wagschal a choisi d'enregistrer pour son autre disque venant aussi de paraître et c'est avec un jeu toujours d'une même assurance et fermeté, d'une belle éloquence, qu'il offre ces pages intimes et introspectives. Il a en outre écrit le livret, aussi le mieux est de lui laisser la parole pour vous présenter ces oeuvres et répondre à d'autres questions autour de son actualité....cliquez ici pour lire l'article complet et pour écouter un extrait de chacun de ces disques

Suite des autres disques du moment présentés auparavant...10,9,8,7,6,5,4,3 ,2,1

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