si la musique ne vous dérange pas pour lire ...écoutez
l'impromptu n°4 de Franz Schubert... cliquez sur le portrait
Sa vie en résumé
Franz
Schubert est né à Vienne, le 31 janvier 1797. Fils d'une
ancienne servante et d'un maître d'école, également
violoncelliste amateur, il fit son apprentissage de la musique avec son
père, puis avec l'organiste de la paroisse de Lichtental (près
de Vienne). Doué d'une voix remarquable par sa pureté, il
entra en 1808 à la chapelle Impériale et commença
ses études au StadtKonvikt : école de formation pour les
chanteurs de cour. Il y fut notamment l'élève de Antonio
Salieri et participa comme violoniste à l'orchestre de cette école.
Il y composa sa première oeuvre à l'âge de 13 ans.
Après avoir quitté le Stadkonvit, Franz Schubert devint
instituteur, sur les conseils de son père, et composa parallèllement
des oeuvres musicales.
Dénué de toute ambition, quoiqu'il tentât à
plusieurs reprises de conquérir Vienne avec ses oeuvres de théâtre,
il vécut pauvrement mais conscient de son génie, admirant
Mozart, Haydn et Beethoven, et entouré de l'affection, souvent
agissante, d'un petit cercle d'amis.
Son tempérament porté au divertissement rendit Schubert
très populaire auprès de ses amis. Ceux-ci se retrouvaient
durant des soirées qu'on appela les "shubertiades", où
l'on riait, plaisantait, jouait et dansait sur des musiques improvisées
par Franz Schubert.
Doté d'un physique ingrat, malchanceux avec les femmes, Franz Schubert
sombra dans un profond pessimisme à partir de 1824 car sa santé
se dégradait et il ne parvint pas à faire représenter
ses oeuvres sur scène.
Franz Schubert est mort de typhoïde le 19 novembre 1828 à
l'âge de 31 ans. Enseveli à Wärhing, son corps a été
transféré au cimetière central de Vienne à
proximité de Beethoven, comme il l'avait souhaité.
A retenir parmi ses oeuvres au piano...
Franz Schubert, qui ne réussit pas ou peu à faire jouer
ses uvres orchestrales, créa beaucoup pour le piano et pour
de petits ensembles instrumentaux.
Il se produisait rarement en concert. Franz Schubert a composé
de nombreuses pièces pour pianistes amateurs: Franz Schubert est
un des derniers compositeurs à avoir accorder une place importante
aux sonates (23). Il composa nombre de valses, mais aussi des danses populaires
notamment des Ländler, des écossaises et des marches
, très appréciées dans la Vienne de Metternich,
où les bals étaient fréquents.
Mais l'originalité du style de Franz Schubert est surtout perceptible
dans les deux cycles d'Impromptus et de Moments musicaux ainsi que les
trois Klavierstücke.
Sa production pour piano à quatre mains est particulièrement
abondante : trente-deux oeuvres réparites principalement sur deux
époques, de fin 1817 à 1819 et de juin 1824 à 1828.
Il écrivit également 4 sonates pour piano et violon, trois
trios avec piano et le célèbre quintette avec piano : La
truite. Enfin Franz Schubert écrivit de nombreux lieder.
On lui reconnait un grand talent en raison de son grand sens mélodique
et son "géne modulatoire", n'hésitant pas à
passer d'un mode à l'autre (entre majeur et mineur) mais une grande
partie de l'oeuvre de Franz Schubert ne fût éditée
qu'après sa mort et sa valeur ne fût reconnue qu'un siècle
plus tard.
Ses contemporains ont dit de Franz Schubert ...
"Son caractère était mélange de tendresse
et de rudesse, de sensualité et de naîveté, de civilité
et de mélancolie" Johann Mayrhofer (poète -1787-1836)
Ecouter...et voir
Piano bleu vous conseille particulièrement les disques ci-dessous
!
Paru en
mars 2009
Schubert
Sonate en si bémol majeur D960
Schubert/Liszt
Der muller und der Bach
Der Doppelgänger
Valse-Caprice n°6 "Soirées de Vienne"
Frédéric d'Oria-Nicolas, piano
Alors que le pianiste Frédéric d'Oria-Nicolas
confiait en 2005 dans une interview pour pianobleu.com qu'il se
sentait très proche du compositeur Prokofiev dont il annote
la correspondance à paraître aux éditions
Fayard, c'est en fait autour de l'oeuvre de Schubert qu'il consacre
son premier disque, une surprise certes mais qui confirme par
la qualité de cet enregistrement, déjà très
largement félicité à juste titre pour la
clarté de son jeu, qu'il ne faut jamais étiqueter
un pianiste dans un répertoire donné mais suivre
son évolution. Une évolution qui peut être
aussi considérable chez les compositeurs ainsi peut-on
le mesurer précisément dans la Sonate D960 : "Achevée
en 1828, peu de temps avant la mort du compositeur, et un an après
la disparition de Beethoven, cette sonate semble sonner le glas
d'une époque de l'histoire de la musique. Avec cette page
, Schubert livre son testament et enterre définitivement
l'ère du classisisme viennois" ainsi l'explique
Feriel Kaddour auteur du livret.
Schubert n'avait alors que trente-et-un ans. Frédéric
d'Oria-Nicolas qui lui en a trente s'approprie cette sonate dans
une interprétation très personnelle dont la pulsation
originale captive l'auditeur quelle que soit la couleur sonore
traversée au fil de cette longue oeuvre d'une grande intériorité.
A cette sonate le pianiste a choisi d'ajouter trois transcriptions
d'oeuvres de Schubert transcrites par Liszt, un choix qu'il a
notamment bien voulu expliquer lors de ses réponses à
de nouvelles questions autour de ce disque. Il invite les internautes
à en écouter l'une de ces transcriptions : celle
du sombre et douloureux lieder transcrit pour piano seul "Der
Doppelgänger"....cliquez
ici pour lire la suite et écouter cet extrait
Nouveau
paru en
février 2008
Franz Schubert
Sonate pour piano n°23 en si bémol majeur D.960
Trois Klavierstüke D.946
Emmanuel Strosser, piano
Considérée comme sa "Sonate d'adieu",
Schubert a achevé d'écrire la vingt-troisième
Sonate le 26 septembre 1828, deux mois avant sa mort, seulement
âgé de 31 ans. Cette dernière année
de sa vie fut l'une des plus riches : il écrivit pour le
piano trois sonates reconnues comme les plus réussies,
la Fantaisie pour quatre mains D940 et les trois Klavierstüke
que le pianiste Emmanuel Strosser a enregistrés conjointement
avec la dernière sonate pour ce disque du compositeur qui
lui est "le plus proche de son coeur" selon ses
propos recueillis à l'occasion de la sortie de ce disque.
Comme dans chacune de ses trois dernières sonates composées
non seulement la même année mais aussi le même
mois c'est particulièrement le second mouvement qui en
est bouleversant...cliquez
ici pour lire la suite
Nouveau
paru en
janvier 2008
Schubert
4 Impromptus opus 90
4 Impromptus opus 142
Du bist die Ruh (Transcription de Franz Liszt)
Liebesbotschaft(Transcription de Franz Liszt)
Dans ses réponses aux questions de pianobleu.com le pianiste
Philippe Cassard confiait il y a quelque temps : "Schubert
et Debussy restent deux compositeurs qui m'accompagnent continuellement"
et ce nouveau disque qui s'ajoute à trois précédents
autres enregistrements qu'il a déjà consacré
à ce compositeur confirme de nouveau, combien effectivement
Philippe Cassard est attaché à la musique de ce
compositeur. Son travail pendant des années avec la chanteuse
lyrique Christa Ludwig qu'il considère comme :" Une
artiste qui a chanté Schubert comme personne, avec une
intensité, une variété de couleurs et un
naturel qui m'ont appris davantage que bien des leçons
de piano !", n'est sans nul doute pas étranger
à sa passion pour la musique de ce compositeur. A son tour
il offre une interprétation très colorée
de ces Impromptus, valorisant les parentés de ces pièces
avec les Lieder, afin d'apporter un éclairage sur leur
nature profonde....cliquez
ici pour lire la suite
Franz SCHUBERT
Fortepiano
Piano works volume 3
Sonate D 960
Allegretto D 566
Scherzo D 566
Esquisses de la Sonate D 960
Trudelies LEONHARDT
La fortepianiste Trudelies Leonhardt a enregistré sur
son pianoforte à queue de Benigmus Seidner qui date de
1815 la quasi totalité des oeuvres de Schubert, un de ses
compositeurs de prédilection avec Beethoven. Sur ce nouveau
double album se trouve l'une des sonates les plus connues que
le compositeur réalisa l'année même de sa
mort, en 1828, et dont Trudelies Leonhardt explique : " Elle
est sereine, comme hors du temps. Bonheur, contemplation et mystère
dialoguent délicatement dans le premier mouvement. Le mouvement
lent, au thème tragique et à la basse ostinato,
s'illumine dans la partie médiane par un thème large
et chantant. Après un silence prolongé, le thème
initial cette fois-ci accompagné dans la basse par un frissonnement
de notes hallucinant reprend. Le scherzo, de par son ivresse de
liberté , forme un contraste bienvenu à la résignation
désolée du mouvement précédent. Le
finale, qui s'ouvre par des octaves plaquées- signal que
l'on retrouve à travers tout le mouvement- se poursuit
de façon vivement enjouée, mais aussi assombrie
par des passages véhéments , et finalement culmine
en une lumineuse jubilation"....cliquez
ici pour lire la suite
Ferenc Vizi
Voyage
Franz Schubert
Fantasie Wanderer
Schubert/Liszt
Der Doppelganger
Franz Liszt
Après une lecture de Dante
Wagner/Liszt
Overture to Tannhauser
Schubert/Liszt
Die Nebensonnen
Après un disque Beethoven/Schumann paru en 2005, le pianiste
Ferenc Vizi invite au "Voyage" par ce nouveau disque
paru chez le label Satirino et avec le soutien de la fondation
Mécénat 100%. Un voyage inhabituel puisque l'explique
Ferenc Vizi dans le livret de l'album :"Il m'a plu de
penser et de percevoir ce voyage plus que tout comme un voyage
intérieur, une quête mystique, à la recherche
de réponses dont on ne connait même pas les questions
en m'imaginant un personnage avec une main légèrement
levée, interrogative, et le regard monté vers le
ciel. C'est justement ce moment là, ce regard là
et ce qu'il voit ou entrevoit qui m'ont amené à
imaginer la trame de ce programme comme une oeuvre théâtrale".
Un voyage musical qui réunit trois compositeurs : Schubert,
Liszt et Wagner dont Ferenc Vizi interprète trois oeuvres
majeures à caractère dramatique voire épique
: la "Fantaisie Wanderer", morceau pour piano
le plus virtuose que jamais Schubert ait écrit, "Après
une lecture de Dante"( appelée aussi Sonate quasi
una fantasia) , une oeuvre qui a tellement exigé de Liszt
que celui-ci parait-il ne mit pas le nez dehors durant toute la
période où il la composa et enfin une transcription
par Liszt de l'ouverture de l'opéra romantique de Wagner
:" Tannhaüser", oeuvre à l'origine
orchestrale demandant au pianiste de démultiplier son talent.
Ferenc Vizi pour compléter son opéra en cinq actes
a choisi deux transcriptions de chansons de Schubert par Liszt....cliquez
ici pour lire la suite
Alfred Brendel
Coffret de 5 DVd
consacré à l'oeuvre pour piano
de Schubert
Alfred Brendel commente et inteprète cette oeuvre
Pour en savoir plus sur ce coffret et en voir la bande annonce,
rendez-vous directement sur le site de l'éditeur Euroarts...cliquez
ici
Pour pré-commander, à un tarif moins élevé,
ce coffret en France...cliquez
ici(amazon)
ou cliquez
ici(fnac)
Lidija Bizjak
Sonates de Schumann et Schubert
Si elle a constitué un duo de piano avec sa sur
Sanja depuis 2002, la pianiste Lidija Bizjak(aussi écrit
Lydia Biziak), premier prix de piano au Conservatoire national
supérieur de musique de Paris(classe de Jacques Rouvier)
, lauréate du concours international de piano de Dublin
en 2000 et du programme Déclic 2006 Cultures France/Radio
France, mène également un parcours solo bien rempli.
Ainsi ce récent disque, paru chez le label Lyrinx, permet
de la découvrir seule dans l'interprétation de deux
sonates de compositeurs romantiques, dont la "première"
grande sonate de Franz Schubert en la mineur qui dure près
de 40 minutes...cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait de
la sonate de Schubert.
David Fray
Schubert
Fantaisie en do majeur "Wanderer-Fantasie"
Schubert/Liszt : Lieder Transcriptions
Tu es ma paix
Le double
Liszt
Sonate en si mineur
Si Schubert, parait-il s'est exclamé " Quel est
le c.. qui a écrit aussi mal cette pièce pour piano ?"
parce que cette pièce exigeait une telle virtuosité
qu'il n'arrivait pas à l'interpréter idéalement,
son contemporain Franz Liszt y perçu toutes les qualités
de son compositeur comme dans nombreuses autres pièces
de Schubert.
Ainsi dans une récente réédition commune
des livres "Liszt transcripteur " et "Schubert
et l'infini", l'auteur Jacques Drillon indique dans la préface
: " On sait que Liszt est un continuateur de Schubert
; que son langage harmonique lui doit beaucoup ; qu'il a trouvé
dans la Wanderer- Fantasie l'idée formelle de la sonate
; qu'il a aimé plus que personne au monde et transcrit
avec ferveur, générosité, imagination, savoir-faire
-qualités qui vont rarement ensemble." Effectivement
Franz Liszt s'est servi de cette oeuvre à nombreux titres
: outre s'être, selon nombreux musicologues, inspiré
de sa forme pour sa propre sonate en si mineur quelques années
plus tard, il l'a inscrit très tôt à son répertoire,
s'en faisant un indéfectible interprète, et il en
a fait une transcription pour piano et orchestre...cliquez
ici pour lire la suite
Franz Schubert
Schwanengesang D957
Nathalie Stutzmann
Inger Sodergren
Après le "Voyage en hiver" c'est "Le
chant du cygne" que la contralto Nathalie Stutzmann, accompagnée
de la pianiste Inger Södergren offrent dans un nouvel enregistrment.
Le marketing ne date pas d'hier, ainsi le titre accrocheur "Chant
du cygne", est, parait-il, en fait une trouvaille que l'éditeur
inconnu inventa en son temps, alors que la mort de Schubert
approchait. Ce recueil regroupe des lieder en fait indépendants
et différents, si ce n'est donc qu'ils furent écrits
à peu près à la même époque,
où Schubert se mourrait... Les thèmes en sont
variés, les humeurs aussi, de la gaieté à
la nostalgie la plus profonde, selon les textes, d'où
la difficulté d'interprétation de cet "ensemble"
dans son intégralité, et en fait il est constaté
que bien souvent le "Chant du cygne" n'a été,
tant en concert qu'en disque, interprété que partiellement
ou avec d'autres lieder.
Il est vrai qu'il faut posséder une tessiture suffisamment
large pour pouvoir atteindre les diverses hauteurs tant dans
les graves qu'aigues exigées par ces morceaux. C'est
une des qualités de Nathalie Stutzmann, qui a réalisé
plus de cinquante enregistrements, dont nombreux récompensés,
de pouvoir descendre dans des graves profonds et atteindre des
aigues cristallins, sans que les efforts ne soient perceptibles,
comme on peut en juger dans ce bel extrait "Am Meer"(voir
plus bas). La pianiste Inger Södergren l'accompagne toujours
avec un jeu pianistique dont la sensibilité s'accorde
parfaitement à cette interprétation vocale. Preuve
encore que le support disque/livret est important, on trouvera
dans le livret tous les textes et traductions en français
des lieder, par contre on remarquera aussi qu'il ne contient
aucune note de présentation des deux interprètes,
qui s'effacent avec une modestie rare derrière la musique
et la poésie.
Pour écouter "Am Meer", avec l'aimable autorisation
de l'éditeur Calliope,utilisez le lecteur ci-dessous, cliquez sur le triangle
Cliquez sur l'image pour vous procurer ce disque.
Sélection DVD
du mois
Août 2005
Les Pianos de la nuit : la Roque d'Anthéron 2004
Franz Schubert
Christian Ivaldi , Jean-Claude Pennetier
8 Variations sur un thème français, en mi mineur
D 624
Grand Rondeau en la majeur D951
Allegro en la mineur « Lebensstürme » D947
Fantaisie en fa mineur D940
Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi ont
choisi d'interpréter dans ce concert enregistré
à la Roque d'Anthéron, des uvres pour quatre
mains que Franz Schubert composa en 1828, hormis les Huit variations
sur un thème français qui furent écrites
dès 1818. Le thème de ces variations est une romance
qui s'intitule "Le bon chevalier" . Il n'est pas particulièrement
mélodieux ni poétique mais se rapproche plus d'une
marche. Cependant les variations sont beaucoup plus lyriques et
particulièrement la dernière qui explose littéralement
et donne toute sa valeur à cette uvre ! Quant aux
trois autres uvres, écrites dans une période
plus douloureuse de la vie de Schubert, difficiles de dire à
laquelle remettre la palme de lyrisme et beauté, que Franz
Schubert créé un climat "orageux", angoissé
ou apaisé... l'émotion est là, sous les doigts
de deux pianistes dont il est surprenant de voir que point n'est
besoin qu'ils se regardent pour obtenir une synchronisation et
harmonie aussi parfaite...pourtant la complicité musicale
semble bien là ! Jean-Claude Pennetier chantonne, est-ce
là le secret du son de piano idéalement chantant
et du toucher, d'une extrême sensibilité, qu'il produit,
Christian Ivaldi, qu'il soit aux graves ou aux aigus, semble tenir
la barre tout au long du chemin avec une sérénité
et vigilance imperturbable ! Quant à la caméra,
elle nous montre le duo sous tous les angles, ceux pris du ciel
sont les plus agréables car la vue d'ensemble est encore
meilleure que depuis la meilleure place d'un concert, alors que
les gros plans lassent parfois, sauf quand ceux-ci se positionnent
sur les mains toujours pleines de vie. Le consommateur est exigeant
: quand il a un disque d'un concert il aimerait avoir le DVD pour
en partager toute l'ambiance, et quand il a un DVD il aimerait
avoir le disque...pour pouvoir réécouter ces splendides
uvres pour piano 4 mains plus librement car leur beauté
ne lasse pas, alors à quand les coffrets ou supports multimédias
?
Cliquez sur l'image du DVD pour vous le procurer
Sélection du mois
Février 2005
classique
Franz Schubert
"Résonance de l'originaire"
Fantaisie pour 4 mains, opus 103 -
Rondo opus 107 - Allegro opus 144
Sonates, opus posthume 120 et 143
Maria João Pires - Ricardo Castro
Franz Schubert a composé un nombre exceptionnel d'uvres
pour piano à quatre mains(trente-deux). La qualité
en est tout autant exceptionnelle. Les psychologues y voient la
traduction de son besoin d'amitié et fraternité,
mais le simple auditeur y entend d'abord son talent pour exprimer
par ce seul instrument une musique doublement agréable
et belle, où la résonance des notes et du chant
magnifié parvient à émouvoir... doublement.
Que la première uvre qu'il composa (à l'âge
de 13 ans) fut écrite pour piano à quatre mains,
alors qu'il était dans une école de formation pour
les chanteurs de cour, laisse à penser qu'il y trouva le
meilleur moyen de reproduire les plus beaux chants. La fantaisie
en fa mineur qui ouvre ce disque, émouvant duo, en est
une démonstration des plus flagrantes. Le rondo en la majeur
et l'allegro en la mineur("Orages de la vie") composés
par Schubert à la même époque, peu de temps
avant sa mort, sont tout autant troublants et prenants : leurs
splendides mélodies résonnent effectivement dans
un écho sublime. Maria João Pires et Ricardo Castro
comblent de bonheur l'auditeur dans une douce atmosphère
amicale, invitant à les rejoindre sur le joli sentier de
campagne dont plusieurs photographies ornent le livret accompagnant
les CD. En "bonus" chacun interprète une sonate
(pour deux mains donc) dont le lyrisme maintient l'agréable
douceur de ce programme.
Un double album à ne pas manquer... cliquez
ici ou sur l'image pour en écouter des extraits et
vous le procurer.
Je vous conseille également de visiter le microsite
consacré à ce disque qui vous permettra d'en écouter
de plus larges extraits...cliquez
ici puis sur le lien "Eplayer".
Franz Schubert
Fantaisie D760
4 Impromptus D899 - Sonate pour piano, opus posthume D664 Vahan Mardirossian
Ce premier disque enregistré par Vahan Mardirossian a
obtenu un diapason d'or en 2001. Le programme qu'il regroupe permet
de découvrir parmi les plus belles uvres de Franz
Schubert : La sonate en la majeur D 664, la quinzième et
peut-être la plus belle(mais tout est affaire de goût
!) des 23 sonates qu'il a composées, très mélodieuse,
Einstein y trouva le "lyrisme à l'état pur".,
c'est dire sa beauté ! La Fantaisie en ut majeur opus 15
est un pur chef d'uvre , exigeant une grande virtuosité,
Schubert lui-même la trouvait fort difficile ! Les quatre
impromptus qui suivent, sont par contre pour la plupart bien connus
des pianistes amateurs, mais on peut lire dans le guide de la
musique pour piano (Fayard) que le second a été
"massacré des temps immémoriaux dans les
pensionnats de jeunes filles", bon...avis aux amateurs
donc, mais en l'occurence voici Un pianiste qui ne le massacre
pas et à défaut de le jouer, prenez plaisir à
l'écouter !
Cliquez sur l'image pour en écouter des extraits et/ou
vous le procurer
Franz Schubert
Radu Lupu
9 Sonates pour piano
Moments musicaux
Nouveau : Profitez de la
réédition en janvier 2006 pour ajouter dans votre
discothèque l'inteprétation de référence
de Radu Lupu
Coffret de quatre CD
cliquez sur l'image du haut pour vous procurer ce coffret
Franz Schubert
Impromptus D899 et D935
Interprète Radu Lupu
Un petit prix pour ce disque d'un grand interprète...
Recommandé par Classica (1999)
Franz Schubert
Voyage d'hiver
Contralto : Nathalie Stutzmann
Piano : Inger Södergren
Récemment il a été créé une
rubrique chanteur(se)s lyriques dans le répertoire de Piano
bleu d'abord parce que nombreux professeurs de piano conseillent
de les écouter mais aussi parce qu'ils donnent souvent
des récitals en piano/voix, et le rôle des pianistes
accompagnateurs est bien sûr fort important. Tout autant
que le compositeur est indispensable au poète...
Le poète Wilhem Müller, auteur des sombres lieder
du "Voyage en hiver" avait déclaré "J'espère
avec confiance qu'il pourra se trouver une âme semblable
à la mienne qui saisisse les mélodies glissés
sous les mots et qui me les restitue", c'est Franz Schubert
qui y trouva la matière qui manquait à sa propre
création .
La pianiste suédoiseInger Södergren est déjà
réputée pour ses disques en soliste, et une collaboration
intense, depuis plus de 10 ans, la lie à la contralto Nathalie
Stutzmann qui outre les récitals, a interprété
de nombreux rôles dopéra et a enregistré
plus de 60 disques dont plusieurs avec Inder Södergren. Ce
disque est le résultat d'un travail acharné des
deux artistes sur les couleurs, sur le moindre détail,
la plus imperceptible résonance du piano, indique Nathalie
Stutzman qui avait, d'une certaine façon, attendu cet instant
depuis plus de vingt ans, lit-on dans le livret. Le piano est
effectivement très présent dans cet enregistrement,
et cela n'est sans doute pas seulement du au fait que la voix
soit féminine mais à cet important travail autour
de l'accompagnement musical qui lui permet de s'exprimer dans
un timbre et un chant particulièrement en osmose avec celui
de la voix. Voici donc un excellent exemple de disque à
écouter pour travailler son piano !
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits et/ou vous
procurer ce disque
Franz Schubert
Sonates pour piano N°14 D784 et N°19 D958
Les sonates de Schubert interpétées par Paul Lewis
sont un pur bonheur
Ne vous privez pas de ce disque (au prix très modique de
9 euros)
Diapason d'or (2001) ; Diapason d'or de l'année (2002)
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits
Franz Schubert
Sonates pour piano en si bémol Majeur D960 et opus posthume
120 D664
Philippe Cassard interprète
deux sonates de Schubert qu'il affectionne particulièrement.
Ecoutez le piano chanter...
Télérama (2002)
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits
Franz Schubert , Johann Nepomuk Hummel
Quintette pour piano et cordes La truite
Quintette pour piano et cordes, opus 87
Trio Wanderer (Vincent Coq -piano-,Jean-Marc Phillips-Varjabédian
-violon-,Raphaël Pidoux-violoncelle-)accompagné par
Christophe Gaugué, alto et Stéphane Logerot, contrebasse,
nous offre une interprétation très vive et plaisante
de l'oeuvre de musique de chambre de Schubert la plus célèbre
: le Quintette "La Truite". Ils ont choisi d'y associer
un très beau quintette de Hummel, Schubert ayant été
inspiré par une composition de Hummel qui avait déjà
utilisé cette même instrumentation inhabituelle.
Je vous recommande particulièrement la variation trois
de La Truite de Schubert, où l'on peut apprécier
la virtuosité de Vincent Coq, mais le disque entier est
fort agréable à écouter par la gaieté
qu'il en émane !
Trio Wanderer a obtenu la meilleure formation de musique de chambre
aux "victoires de la musique classique de 1997 et 2000.
Ce disque a obtenu un 10 de Répertoire (2003) et est recommandé
par Classica (2003).
Cliquez sur l'image pour écouter des extraits et vous
procurer ce disque
Pour le pianiste Philippe Cassard, Franz Schubert (1797-1828)
est bien celui qui, selon l'épitaphe du poète Grillparzer
"fit chanter la poésie et parler la musique". Cependant,
comment saisir en quelques mots le profond mystère schubertien
? Comment décrire l'intime le plus enfoui, la confidence
glissée dans un accord ? Comment faire ressentir l'hésitation
d'un thème à poursuivre sa route, la douleur nichée
au creux d'un silence ? En vérité, il faut peut-être
chercher les clés de cette musique dans les six cents poèmes
que Schubert a emplis et enrichis de la plus belle musique. L'étude
des lieder constitue donc la première étape de cette
nouvelle et très personnelle étude schubertienne.
On y découvre les horizons les plus vastes, des mots - Wanderer,
Sehnsucht, schuhertiade, Vienne, moderato, Nacht, des noms familiers
- Vogl, Goethe, Seidl, Mayrhofer-, des rythmes obsessionnels, qui
nous conduisent naturellement vers l'ultime Sonate en si bémol
majeur D. 960, concentré, selon Philippe Cassard, de l'uvre
de Schubert. Une destination finale où se fracassent tous
les rêves, toutes les aspirations, où se manifestent
toutes les peurs. Comme chacun des volumes de la collection Classica,
ce Schubert est enrichi d'un index, de repères bibliographiques
et d'une discographie. (Présentation de l'éditeur)
Reflets schubertiens
de Corinne Schneider
Schubert lègue une oeuvre gigantesque écrite en
une vie d'une étonnante brièveté. Aucun autre
compositeur n'a créé autant d'ouvrages marqués
du saut d'une individualité aussi prononcée - et ce,
dans tant de genres musicaux différents - qu'il le fit au
cours des vingt et un derniers mois de sa vie. Mais seule une centaine
d'opus sont édités de son vivant et, à sa mort,
les Viennois n'ont aucune connaissance de l'oeuvre de Schubert dans
son entièreté, pas même le cercle de ses amis
proches lesquels courtisent avant tout ses lieder. Débute
alors la lente découverte de sa production : jamais la diffusion
de l'oeuvre d'un créateur de cette envergure n'aura été
aussi longue.
C'est le cheminement de cette oeuvre, de sa source à ses
avatars les plus récents, que retrace cet ouvrage. Les démarches
des familiers de Schubert pour le faire éditer après
sa mort sont relayées par un discours critique qui se répand
en Allemagne puis dans l'ensemble de l'Europe, tandis que le nombre
de transcriptions dont ses Lieder font l'objet atteste de sa vogue.
C'est toutefois à la fin du XIXe et au XXe siècle
que l'on prit vraiment, avec la découverte de ses oeuvres
monumentales, la mesure de son génie. Docteur en musicologie,
Corinne Schneider enseigne au Conservatoire national de Région
de Paris. Elle est l'auteur d'une monographie sur Carl Maria von
Weber (Paris, Gisserot, 1998).
Cliquez sur l'image pour vous le procurer
Style instrumental de Schubert
Sources, analyse, évolution
Xavier Hascher
Né il y a plus de deux cents ans, Schubert est un compositeur
qui ne finit pas de séduire et de fasciner les amateurs et
les amoureux de musique. Mais Schubert n'en a pas fini non plus
d'intriguer les musicologues, tant par son existence brève
et mystérieuse, dont on sait à la fois beaucoup et
trop peu de choses, que par sa production surabondante, dont l'originalité
précoce dans tous les domaines est irréductible à
la tradition de ses grands devanciers. À présent admis
au panthéon des maîtres viennois aux côtés
des modèles qu'il avait lui-même tant admirés,
Mozart, Haydn et Beethoven, Schubert marque néanmoins le
début d'une nouvelle époque dans l'histoire de la
musique. Sa musique instrumentale, longtemps incomprise et réduite
à quelques oeuvres phares, nous apparaît de nos jours
comme un pan essentiel de son oeuvre, que ce soit sous l'angle de
la forme, de l'art de la composition, ou de l'expression.
À la croisée des deux tendances fondamentales de la
musicologie, la branche historique et la branche analytique, ce
volume contient près de vingt contributions, où la
recherche internationale est largement représentée,
faisant le point tant sur l'état actuel des connaissances,
que sur celui des interrogations. Il aborde les questions des influences
et du contexte dans lequel travaillait Schubert, celles de sa technique
compositionnelle, de l'organisation et de la signification dramaturgique
de l'oeuvre, mais aussi les problématiques analytiques et
théoriques posées par cette dernière, ainsi
que la question particulière - et, dans le cas de Schubert,
particulièrement aiguë, - de l'inachèvement.
Xavier Hascher enseigne la théorie musicale et l'analyse
à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, dont il a
dirigé le département de Musique (institut de Musicologie)
de 2000 à 2005. Il est l'auteur de deux ouvrages sur la musique
de Schubert : Schubert : la forme sonate et son évolution
(Peter Lang, 1996), et Symbole et fantasme dans l'adagio du Quintette
à cordes de Schubert (L'Harmattan, 2005). Il a également
réalisé la révision de la nouvelle édition
du Schubert raconté par ceux qui l'ont vu de J.-G. Prod'homme
(Stock, 1928, 1997).
Cliquez sur l'image pour en écouter un extrait et vous
le procurer(fnac) ou cliquez
ici pour vous le procurer(amazon)
Le mystère Schubert
Christophe Mory
Ce livre édité en 2003 par les éditions "Le
publieur" vient de ressortir en mai 2006 sous chez l'édieur
" Buchet-Chastel "
Franz Schubert (1797-1828) fait partie des quatre ou cinq compositeurs
les plus connus. Sait-on qu'il mourut à trente et un ans
sans n'avoir rien, ou presque, entendu des neuf cent dix-huit pièces
qu'il écrivit ? On connaît sa musique de chambre, ses
neuf symphonies, quelques-unes de ses sept messes. Mais combien
de ses dix-sept opéras? Pourquoi Schubert s'obstina-t-il
malgré l'insuccès? Que s'est-il passé? Malchance?
Maladresse? Indifférence de l'uvre elle-même?
Et, paradoxalement, il fut le premier compositeur à vivre
exclusivement de son écriture. Le Mystère Schubert
est une approche littéraire d'une uvre, d'une vie et
de ce qui les unit : la création. Schubert laisse une interrogation
qui nous poursuit parce qu'elle nous construit. Son mystère
dresse sans complaisance la figure de l'artiste d'aujourd'hui où
la gratuité l'emporte sur une quête de gloire. Schubert
s'en étonnait lui-même en demandant à son frère
: " N'aurais-je pas moi non plus une place sur celte terre?
" C'était quelques instants avant sa mort. (présentation
de l'éditeur)
Christophe Mory a exercé des fonctions de responsable de
communication notamment à la Bibliothèque nationale
de France. Ancien producteur à Radio France, il est auteur
de théâtre, Paris, 1778 ou détester Mozart,
et Les Sauvages (éd. Art & Comédie); d'essais,
Lu Passion (le l'art. entretiens avec Ernst Belyeler (Gallimard),
Charles de Foucauld (Pygmalion) ; de romans, La Maladie des autres
et Casta Diva (éd. du Rocher).
Franz schubert
B. Massin
Dès sa sortie en 1977, le Schubert de Brigitte Massin (ndla
: "et oui encore elle !) a constitué un " événement
musical ". En voici une nouvelle édition revue et mise
à jour, à la lumière des découvertes
musicologiques effectuées au cours de ces dernières
années.
A la fois biographie critique, nourrie par de très nombreux
textes du musicien et de ses contemporains, et étude suivie
et exhaustive de l'oeuvre du compositeur, ce livre se veut un véritable
outil de connaissance d'un des plus puissants génies de la
musique, une somme ouverte à tous, comme en témoigne
le succès recueilli par cet ouvrage auprès d'un très
large public.
Loin de la légende lénifiante qui a longtemps entouré
le personnage de Schubert, ce livre part à la découverte
de l'homme, de sa vie douloureuse, de ses relations amicales, de
la Vienne dans laquelle il a vécu, tout en mettant particulièrement
en évidence la dimension fantastique, les audaces et la profondeur
de sa musique.(notes de l'éditeur)
Schubert par Salem et
Locatelli aux éditions "Joies de lire"
Livre accessible dès 11 ans
Cliquez sur l'image pour en savoir plus et le commander
Schubert par M.Schneider
aux éditions Seuil
Cet ouvrage est abondamment illustré et complété
par une discographie et un index.
Cliquez sur l'image pour en savoir plus et le commander