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piano bleu concarneau
Alexandre Scriabine
Autres noms et orthographes relevées : Skriabine Aleksandr Nikolaïevitch
, Scriabin Alexander ...
1872 - 1915 (Russie)
si la musique ne vous dérange pas pour lire ... cliquez sur le
portrait et vous entendrez le nocturne pour la main gauche
Biographie résumée de Scriabine
Alexandre
Scriabine est né le 6 janvier 1872 à Moscou. Son père
était diplomate et sa mère pianiste. Celle-ci étant
morte un an après sa naissance, il fut élevé par
sa grand-mère. C'est sa tante qui lui fît découvrir
le piano et la musique. Il eut un vrai professeur de piano à partir
de 1883 alors qu'il était entré au "Corps de l'école
militaire de Moscou". Il y bénéficiait d'un régime
de faveur en raison de ses dons exceptionnels au piano : il pouvait jouer
deux heures de piano par jour au lieu de faire les exercices militaires.
En 1888, il fut admis au conservatoire de Moscou et y étudia
l'harmonie, le contrepoint, la composition et le piano. Il y resta quatre
années et y obtint une médaille en piano, mais aucune récompense
en composition. Dès 1892 Piotr Jürgenson (éditeur)
publia ses cinq premiers opus, sa première sonate parut en 1893.
Souffrant d'une paralysie de la main droite et déprimé,
il douta de son avenir de musicien et commença à mener une
vie dissolue tout en suivant divers traitements curatifs. En 1895, ayant
remporté un fort succès à St Petersbourg et Moscou,
il fit une tournée en Europe (dont Paris en 1896). En 1897, il
épousa la pianiste Vera Ivanovna Issakovitch (dont il eut plusieurs
enfants et qu'il quitta en 1905 pour s'installer avec Tatiana de Schloezer).
En 1897 également, il écrivit son premier concerto pour
piano. De 1898 à 1902 il enseigna le piano au conservatoire de
Moscou, parallèlement à la composition de nombreuses pièces
pour piano, mais aussi de symphonies (à noter qu'en 1900 il fut
nommé inspecteur de la musique à l'institut Sainte-Catherine
de Moscou et dans un autre domaine -mais qui a son importance sur son
écriture musicale - il devint également membre de la Société
de philosophie de Moscou).Il démissionna du conservatoire en 1902.
En 1904, Scriabine quitta la Russie pour séjourner plusieurs
années à l'étranger : en Suisse, puis à Paris
(1905), en Italie (1906) aux États-Unis (1906), à nouveau
en Suisse (1907) et en Belgique (1908-1909). De plus en plus intéressé
par la philosophie, et en perpétuelle recherche d'un sens à
la vie en général, il découvrit la théosophie
(Scriabine croyait à la réincarnation) et chercha à
donner une dimension spirituelle et métaphysique à son oeuvre.
En 1907, il termina, dans des conditions de vie de plus en plus difficiles,
le Poème de l'Extase (qui reçut un accueil chaleureux à
Moscou et St Petersbourg en 1909, contrairement à New York en 1908)
et composa sa 5e Sonate op. 53.
A partir de 1909, il écrivit son oeuvre la plus novatrice :
Prométhée ou le Poème du feu, avec une importante
partie de piano. Cette oeuvre est originale par son idée de parallélisme
des sons et des couleurs . Alexandre Scriabine voulait un clavier à
lumière destiné à projeter des couleurs changeantes
selon la gamme du spectre, mais il ne put mener à bout ce projet.
A partir de 1910, il vécut à nouveau à Moscou et
ne quitta que rarement sa patrie pour de brèves tournées.
Ses pièces connaissaient alors un grand succès. En 1911,
nait sa fille Marina. Après une série de concerts donnés
à Londres (1913-1914) et un dernier concert à Petrograd,
Alexandre Scriabine est mort brutalement le 27 avril 1915 d'une septicémie
provoquée par une piqûre de mouche charbonneuse à
la lèvre. Il avait alors le projet de créer un " Mystère
" qu'il ne réalisa jamais, et que sa fille, Marina, décrit
ainsi : " Une oeuvre d'art total où s'entrelaceraient, dans
une trame serrée, contrapuntique, musique, paroles, lumières,
gestes, parfums, et même goûts et contacts".
A retenir de l'uvre de Scriabine ...
La production pianistique de Alexandre Scriabine est relativement importante
, marquée par l'influence de ses voyages et rencontres artisitiques.
On dénombre ainsi : plus de 80 préludes, plus de 20 études
("s'attaquant" souvent à la main gauche) et 20 mazurkas,
10 sonates, 9 impromptus, 5 valses, et pour reprendre ses termes : une
trentaine de "poèmes" et 21 "morceaux" et quelques
autres pièces...
Les musicologues distinguent trois périodes de création
:
Sa "première période", qui s'arrête en 1903
: ses oeuvres sont essentiellement composées pour le piano et marquées
par l'influence de Chopin, Liszt et Wagner. La petite forme y prédomine
(mazurkas, études, préludes), mais ses premières
sonates montrent déjà une tendance à s'éloigner
des oeuvres traditionnelles.
Deuxième période (considérée comme "transitoire")
: 1904-1908 ses oeuvres prennent de plus en plus des titres symbolistes
, c'est à partir de cette période qu'il compose ce qu'il
a nommé des "poèmes".
Troisième période 1911-15 : A partir de 1911 avec la Sonate
n°6 et Prométhée, il évolue vers un courant moderniste.
Sur les plans harmonique et rythmique, l'uvre de Scriabine contient
des éléments innovants. Il compose ses sonates pour piano
sans indication de tonalité : n°6 op 62, n°7 op 64 (Messe
blanche), n°8 op 66, n°9 op 68 (Messe noire), n°10 op 70:
toute armure a disparu, il a fait éclater le cadre formel de la
sonate pour se tourner vers une construction continue en un mouvement.
Écouter...
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ROMAIN DAVID, PIANO
FREDERIC CHOPIN
Sonate n°2 en sib mineur op.35
Fantaisie en fa mineur op.49
ALEXANDRE SCRIABINE
Sonate n°4 en fa# Majeur op.30
Deux Poèmes op.63
Deux Poèmes op.69
Deux Poèmes op.71
Vers la flamme, Poème op.72
Sans aucun doute le mot Poèmes souvent répété
dans l'énoncé de la liste des pièces de Scriabine
que le pianiste Romain David a choisi d'interpréter pour
son premier disque en récital seul, pourrait tout autant
s'appliquer pour la première partie de son programme, car
c'est une interprétation qui exalte à son extrême
tout autant la poésie des uvres de Chopin qu'il offre
ici. Il suffit d'écouter, avec l'aimable autorisation du
label Loreley, le son admirablement pur et mat, son jeu merveilleusement
inspiré dans le trio central de la célèbre
"Marche funèbre" (troisième mouvement de
la sonate n°2) pour en être convaincu(e)(voir et entendre
plus bas, le trio débute peu après la deuxième
minute mais écouter le mouvement entier bien sûr !
L'idéal sera même d'entendre la sonate entière
car elle regorge d'autres moments fort poétiques)... De ce
trio central, Wilhem von Lenz, un élève de Chopin
a dit : " Rien n'est plus facile que de faire de ce trio
la chose la plus commune, rien n'est plus difficile que d'en élever
le charme mélodique à la hauteur de l'affliction qui
pèse sur tout le poème de la Marche funèbre[...]
Le trio est une pierre de touche à laquelle on reconnaît
si l'exécutant est poète ou s'il n'est que pianiste"et
pour ce qui concerne Romain David le qualificatif de poète
s'ajoute assurément à celui de pianiste, un pianiste
pour qui poésie n'est pas synonyme de lenteur car son jeu
a aussi une vivacité agréablement surprenante....cliquez
ici pour lire la suite et en écouter un extrait
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En se reportant à la petite biographie de Scriabine sur
le site piano bleu, les deux extrémités de la vie
d' Alexandre Scriabine expliquent à eux seuls une bonne part
de l'oeuvre de ce compositeur : il est né le 6 janvier
1872 à Moscou, son père était diplomate et
sa mère pianiste. Celle-ci étant morte un an après
sa naissance, il fut élevé par sa grand-mère.
C'est sa tante qui lui fît découvrir le piano et la
musique. [...]Alexandre Scriabine est mort brutalement le 27 avril
1915 (d'une septicémie provoquée par une piqûre
de mouche charbonneuse à la lèvre). Il avait alors
le projet de créer un " Mystère " qu'il
ne réalisa jamais, et que sa fille, Marina, décrit
ainsi : " Une oeuvre d'art total où s'entrelaceraient,
dans une trame serrée, contrapuntique, musique, paroles,
lumières, gestes, parfums, et même goûts et contacts".
Sans doute faut-il écouter ce nouvel album enregistré
par Pascal Amoyel, en ayant ces éléments en tête,
car assurément l'oeuvre pour piano de Scriabine, n'est pas
a priori très accessible et tient déjà du mystère...On
ne perdra pas de vue non plus que "Intéressé
par la philosophie, et en perpétuelle recherche d'un sens
à la vie en général, il découvrit la
théosophie (Scriabine croyait à la réincarnation)
et chercha à donner une dimension spirituelle et métaphysique
à son oeuvre." . Compositeur pour le moins tourmenté...
et qu'il faut rapprocher de Schumann tant dans l'esprit que dans
l'oeuvre....cliquez
ici pour lire la suite
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Alexandre Scriabine
Sonates N°3 et N°5 - Préludes - Etudes
Horowitz plays Scriabine
Horowitz est un des interprètes de "référence"
de Alexandre Scriabine .
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Pour écouter d'autres oeuvres de Alexandre Scriabine ... cliquez
ici
En savoir plus sur Alexandre Scriabine
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Alexandre Scriabine
Manfred Kelkel
Ce livre présente la vie et uvre de Alexandre Scriabine.
Vingt ans après avoir publié une thèse sur
Scriabine , Manfred Kelkel, mort en 1999, livre l'aboutissement
de toute une vie de recherches consacrées au compositeur
russe.
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Notes et réflexions
Alexandre Scriabine
Ces notes rédigées au jour le jour par Scriabine
retracent l'évolution de sa pensée depuis l'âge
de 16 ans jusqu'au dernier jour de sa vie.
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Autres sites Internet
Nouveau(6/3/2006) et momentannée : écoutez cinq émissions
au sujet de Scriabine...cliquez
ici(Radio Suisse Romande Espace 2)
une page en anglais sur le musée Scriabine de Moscou ... cliquez
ici ou pour une traduction "automatique" de cette page
cliquez ici
Société Scriabine (USA) ... cliquez
ici ou pour une traduction "automatique" de cette page
cliquez ici
Plusieurs pages très documentées sur un site français
... cliquez
ici
autres biographie (publiée par l'IRCAM) ... cliquez
ici
Conservatoire russe Alexandre Scriabine à Paris... cliquez
ici
© pianobleu.com ---- contact :
- Agnès Jourdain
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