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Thomas Enhco

Merci à Thomas Enhco d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Thomas Enhco est né à Paris le 29 septembre 1988 dans une famille très artiste : "Du côté de ma mère, nous sommes presque tous musiciens, comédiens, peintres ; la famille Casadesus est une longue lignée d'artistes, c'était le souhait de mon arrière-arrière-arrière-arrière-etc.-grand-père ! Mon arrière-grand-mère Gisèle est aujourd'hui la doyenne des comédiennes françaises ; je suis allé voir pour la première fois son fils Jean-Claude diriger un orchestre symphonique lorsque j'avais deux ans ; sa fille à lui, Caroline, soprano lyrique, me chantait du Strauss pour m'endormir ; mon frère aîné David est un formidable trompettiste ; mon cousin Olivier, chef d'orchestre, mon oncle Dominique, percussionniste et compositeur, mes cousines Tatiana et Barbara, chanteuses, ma petite sœur Mathilde joue du violoncelle et mon petit frère Daniel joue du piano. Mon père, Jean-Etienne, joue du piano en très bon amateur, et ma mère s'est remariée avec Didier Lockwood."
Le piano lui a tout d'abord servi...de cachette :"Quand j'étais bébé, j'allais souvent me cacher sous le piano. Là, mon père jouait la sonate Appassionnata de Beethoven en me racontant l'histoire d'un petit faon poursuivi par un loup, puis sauvé par sa maman biche et son papa cerf. A 3 ans, ma mère m'a offert un minuscule violon, et j'ai débuté avec l'école Suzuki. Moi, je trouvais ça rigolo, le violon, mais je gardais en tête l'histoire du petit faon. Toutefois, comme mon frère aîné David apprenait déjà le piano, je n'avais pas le droit d'en jouer, car Maman voulait éviter la compétition entre nous. Trois ans plus tard, David a arrêté pour se mettre à la trompette, alors j'ai sauté sur le piano, et j'ai voulu tout de suite apprendre la sonate Appassionnata ! Depuis, j'ai toujours continué à jouer du violon, même si mon instrument principal est devenu le piano. Les deux sont très différents et complémentaires : le piano me passionne toujours plus, tant en classique qu'en jazz, c'est riche, c'est polyphonique, c'est infini, inépuisable, assez scientifique, tandis que le violon est charnel, vocal, humain."
Thomas Enhco prend très vite des cours de violon et de piano :"Mes premières leçons de violon se passaient à Paris, avec l'école Suzuki. J'avais un carton avec la forme des pieds dessinée dessus, pour bien se tenir. Moi, j'avais dessiné un cœur autour des pieds. Puis, mes parents ont divorcé, alors on a beaucoup déménagé. Ma première prof de piano, lorsque j'avais 6 ans, trouvait que l'apprentissage d'une sonate de Beethoven n'était pas adapté à un enfant débutant (ce qui était sûrement vrai), alors j'ai changé de prof ; j'en ai épuisé pas mal, dont une prof russe qui était assez dure avec moi, et chez qui je suis resté quatre ans. Puis, à 14 ans, Gisèle Magnan m'a accepté comme élève, et elle est restée mon "maître" de classique depuis. Devinez quel est le premier morceau que je lui ai demandé de me faire travailler ?..."
Thomas Enhco écrit ses premières compositions à six ans :"A la maison, j'étais tout le temps sur le piano, au point de me faire gronder parce que je ne fermais pas les portes ! J'adorais inventer des petits morceaux, mais je les oubliais très vite et ça m'énervait. Un jour, ma mère et Didier m'ont offert un cahier de musique, et je me suis empressé d'y écrire un morceau que je venais de trouver. Je l'ai appelé "Mon Premier Morceau" ! Je devais avoir 6 ans. "
Thomas Enhco donne des concerts au sein d’un groupe d’enfants, le Little Jazz Band, et, à neuf ans, il est invité par Didier Lockwood à jouer au festival de Jazz d’Antibes Juan-les-Pins. Le violoniste l’invite alors régulièrement lors de ses concerts. "Un jour, quelqu'un m'a dit qu'un ami à lui cherchait un petit violoniste de 10 ans pour passer un casting - je me suis dit "pourquoi pas !" et y suis allé. J'ai été retenu pour ce petit rôle dans un film d'Otar Iosseliani, Adieu Plancher Des Vaches. C'était une expérience assez marrante, mais pendant mes quatre jours de tournage, je m'ennuyais un peu car il fallait souvent attendre sagement très longtemps avant de jouer telle ou telle scène. Par la suite, j'ai souvent fait des post-synchronisations pour d'autres films ; j'aimais bien l'ambiance des studios, mais, là aussi, je m'ennuyais un peu et je préférais largement jouer du piano ! En fait, j'ai décidé d'être musicien vers 6 ans, après avoir vu un concert de Didier. je me disais que ça devait être cool de s'amuser sur scène et d'être applaudi pour ça. Puis, vers 9 ans, j'ai compris que ça impliquait énormément de travail, d'abnégation et de sacrifices parfois, et je me suis dit "Ok, c'est parti !"
À douze ans, Thomas Enhco entre au Centre des Musiques Didier Lockwood, où il étudie avec les plus grands musiciens de jazz français ; c’est là qu’il est repéré par le batteur américain Peter Erskine, qui l’accompagne dans son premier album..."Le CMDL (Centre des Musiques Didier Lockwood) est une école qui a été créée en 2000, à Dammarie-Lès-Lys ; c'était en quelque sorte la suite de la petite école de jazz de Barbizon, mais dans un but de formation professionnelle au jazz et musiques improvisées. J'y ai étudié de 12 à 15 ans en allant au collège le matin, et au CMDL l'après-midi. C'était vraiment génial ! J'y ai étudié le piano avec Benoît Sourisse et le rythme avec André Charlier, deux personnes qui ont compté énormément dans mon apprentissage musical. J'avais aussi des cours d'harmonie, des ateliers… J'étais un peu trop jeune pour vraiment devenir copain avec les autres étudiants, mais j'ai appris beaucoup. C'est une école dont l'enseignement est basé sur les fondements de la musique, en particulier le rythme intérieur, et il y a une ambiance très conviviale, familiale même."
Thomas Enhco n'a que quatorze ans lorsqu'il forme son quartet " Enhco & Co" : "J'ai quitté le petit groupe d'enfants dans lequel j'étais depuis mes 6 ans, pour former le mien : j'ai pris Nicolas Charlier à la batterie - on a commencé à jouer ensemble à l'âge de 8 ans - et un copain, Zacharie Abraham à la contrebasse.". On faisait de petits concerts ici et là, et, comme j'avais déjà pas mal de compositions, on m'a conseillé de faire mon premier disque. Je l'ai donc enregistré entre 15 et 16 ans, avec, comme invité prestigieux, Peter Erskine, que j'avais rencontré lors d'une masterclass, avec qui j'avais joué, et qui m'avait proposé de jouer amicalement dans mon disque ! Cet album s'appelle Esquisse et est sorti en 2006 sur le label Ames, grâce à l'aide de Didier Lockwood et du Fonds d'Action Sacem."
Thomas Enhco confie que le piano classique a cependant toujours été très important pour lui :"J'ai commencé le classique et le jazz quasiment en même temps, et n'ai jamais lâché l'un pour l'autre. Comment le ferais-je, d'ailleurs ? Le jazz m'offre une liberté d'expression infinie, et beaucoup de fun, le classique est une source inépuisable d'inspiration et d'étude. Je suis particulièrement passionné par Bach, mais j'ai beaucoup travaillé Chopin, Schumann, Beethoven. Sinon, j'écoute en particulier Prokofiev, Shostakovitch, Ravel et Dutilleux. Mais, quoi qu'il arrive, je reviens toujours à Bach. C'est génial. Travailler Bach au piano, pour moi, c'est comme un shoot de pureté à chaque fois. L'antidote à beaucoup de questionnements pas toujours bénéfiques.'
A 16 ans, Thomas Enhco devait passer le concours d'entrée au CNSM en classique, mais au dernier moment il a changé d'avis et fait en jazz. Sur sa passion pour cette musique Thomas Enhco explique :""Ma découverte du jazz a été, une fois de plus, familiale : lorsque j'avais 4 ans, ma maman Caroline s'est mariée avec le violoniste Didier Lockwood. Didier, à l'époque, avait les cheveux longs, des boucles d'oreille et des pantalons de cuir et, pour moi, c'était ça le jazz ! J'ai découvert Weather Report avant Miles Davis ! Comme je jouais du violon, Didier s'est intéressé à moi et a voulu me transmettre son savoir, un peu comme Stéphane Grappelli l'avait fait avec lui. De plus, il a monté une petite école de jazz à Barbizon, où mon grand frère et moi avons eu notre premier groupe. J'avais 6 ans et j'étais très fier de jouer dans le village pour la Fête de la Pomme de Terre ! On répétait tous les mercredis et c'était très sympa d'apprendre à improviser avec des copains, aussi marrant que le foot ! De temps en temps, Didier nous emmenait pour jouer un morceau ou deux dans un de ses concerts et, un jour, en 1998, il m'a invité à jouer avec lui et Martial Solal au Festival d'Antibes-Juan-les-Pins. C'était la première fois que je jouais devant autant de monde ! Plus tard, quand j'ai privilégié le piano, il a continué à m'emmener parfois en concert avec lui, mais nous jouions en duo, piano-violon."
Quant à ses études aux CNSMP il confie ..."J'étais dans le département Jazz et Musiques Improvisées mais je faisais de fréquentes incursions dans les départements classiques, notamment en musique de chambre. J'ai aussi beaucoup appris là-bas, mais j'ai été renvoyé au bout de deux ans, à cause d'une tournée en Chine que j'ai faite. C'est une longue histoire et il y a certainement plein de choses positives au CNSM, mais j'en garde tout de même un souvenir assez amer."
Depuis, le nombre de concerts que Thomas Enhco donne augmente régulièrement, pour son plus grand plaisir ! Ainsi Thomas Enhco a donné de nombreux concerts en France et à l’étranger : festivals de Jazz de Vienne, Marciac, Samois-sur-Seine, Orléans… ; Salle Pleyel, Théâtre des Champs-Élysées, Olympia, Trianon, Théâtre du Châtelet, Comédie des Champs-Élysées, Sunset-Sunside, New Morning, Duc des Lombards… ; Django d’Or, Victoires du Jazz… ; États-Unis, Maroc, Chine, Cambodge, Philippines, Italie, Japon, Algérie, Burkina-Faso… Au piano ou au violon, Thomas Enhco a joué avec Peter Erskine, Billy Cobham, Martin Taylor, André Ceccarelli, Toots Thielemans, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Biréli Lagrène, Étienne Mbappé, Sylvain Luc, Johnny Griffin, Christian McBride, ou encore Maxim Vengerov, Vadim Repin… " En 2009, il y en a eu plus de 100 concerts, dans plusieurs groupes et des contextes différents : parfois en trio, parfois en duo, parfois en quartet, dans le groupe de Didier Lockwood ou avec le Jazz et la Diva Opus II, parfois en solo… La plupart du temps, je joue en France, encore assez peu dans le reste de l'Europe, et je pars en tournée à l'étranger une ou deux fois par an. Les lieux dans lesquels je préfère jouer sont souvent les théâtres et les endroits bien conçus pour le son. En même temps, j'aime beaucoup jouer dans les clubs aussi, c'est très différent et le rapport avec le public n'a rien à voir. J'ai un peu de mal, pour le moment, avec les très grosses scènes, notamment en plein air : je crois que c'est surtout une question d'expérience. Ça viendra ! J'adore voyager grâce aux concerts, et j'espère bien visiter le monde entier de cette façon ! Bien sûr, j'ai toujours en tête le rêve de donner des concerts sous mon nom dans des opéras, des lieux prestigieux et magnifiques… Mais ce qui compte, ce n'est pas tellement l'endroit : le plaisir de la musique peut être ressenti partout. C'est un langage universel !"
En 2008, Thomas Enhco a eu l'occasion originale d'accompagner Jane Birkin lors de sa tournée en Argentine, Uruguay, Brésil et Chili...."Il fallait un pianiste-violoniste de remplacement et j'ai sauté sur l'occasion ! C'était une expérience formidable, tant sur le plan du voyage que de la rencontre avec cette femme exceptionnelle. En plus, j'adore jouer les chansons de Gainsbourg !
Beaucoup d'autres concerts l'ont rempli de bonheur et à la question d'évoquer le meilleur d'entre eux, il répond :"Je me souviens d'un concert pour l'ouverture du festival Jazz à Vienne, il y a quelques années, devant 6000 enfants en pleine journée sous le soleil, il y avait une ambiance de folie ! Le festival de Manille en 2007, aussi, la Cité Interdite à Pékin ou le Théâtre du Châtelet. Plus récemment, la dernière tournée que j'ai faite au Japon en trio, un concert en duo avec Didier Lockwood à la lumière de la lune à Saint-Tropez, ou la rencontre avec Ibrahim Maalouf et Emile Parisien sont de très beaux souvenirs."...Mais il a également un pire souvenir à évoquer...."Quand j'avais 15 ans, j'étais parti jouer avec mon groupe à Nancy pour un gala étudiant… on jouait dans une abbaye, il n'y avait pas de matériel de sonorisation, et dans la pièce d'à côté jouait un groupe de hard-rock metal… Puis, à 3h du matin, sans qu'on ait mangé, on a appris qu'il n'y avait pas de logement prévu pour nous, et la personne qui devait nous payer avait disparu ! Le genre de galère dont on rigole volontiers maintenant !"
Quant aux prochains concerts qui lui tiennent le plus à cœur ils auront lieu ..."les 26 et 27 avril 2010 au Sunside (Paris), en trio, pour la sortie française de mon nouveau disque ; le 9 mai à La Norville, en duo avec Vassilena Serafimova, formidable jeune percussionniste bulgare ; mes premières expériences en piano solo les 17 et 19 mai à l'hôtel Bel-Ami (Paris) et le 8 juin à l'hôpital Robert Debré (Paris) ; le 22 août en trio à Capbreton, en première partie de Monty Alexander…"
Actualité 2012 : Découvrez le nouveau disque de Thomas Enhco paru le 15 octobre 2012 ( voir plus bas)
Actualité 2015 : Un album solo parait le 9 mars 2015 , découvrez le plus bas dans cette page. Il donnera un concertde présentation de celui-ci le 7 mai au théâtre du châtelet à Paris.

Ses compositions, son inspiration, ses activités...

Depuis qu'il a écrit sa première composition à l'âge de six ans Thomas Enhco a rempli beaucoup de cahiers...." C'est certainement parce que composer me plaisait tant que j'ai fini par passer plus de temps au piano qu'au violon. J'ai toujours essayé de conserver l'attrait pour la mélodie que j'avais enfant ; aujourd'hui, quelle que soit la complexité de ce que j'essaie de composer, l'aspect le plus important pour moi est la mélodie. Je crois que c'est le grand lien entre toutes les musiques : en effet, si l'on isole la mélodie, quelle différence y a-t-il entre un thème de Monteverdi et une chanson des Beatles ?"
Interrogé sur ses jazzmen de référence, Thomas Enhco indique : "Keith Jarrett m'a profondément marqué. Je l'ai découvert assez tard, mais il reste ma référence absolue en matière de piano jazz, et de musique en général. Dans tout ce qu'il fait, des choses les plus simples aux plus élaborées, il y a toujours chez lui cette alliance entre une maîtrise et un savoir fabuleux, et quelque chose d'animal, de profondément basique et viscéral : l'air et la terre ! Je suis aussi un fou de Miles Davis : pour moi, c'est le Bach du jazz. Il émane de lui la même pureté et la même évidence, à l'architecture pourtant si complexe. John Coltrane est également dans les étoiles, pour moi : c'est le feu, le spirituel poussé à son paroxysme. Chez les jazzmen plus jeunes, j'aime profondément la musique de Brad Mehldau, Kurt Rosenwinkel, Pat Metheny ou John Scofield. Le rock, la soul, la chanson, l'électro et le hip-hop, le blues sont également importants pour moi. Toutes les musique qui véhiculent de l'émotion et dans lesquelles il y a une recherche m'attirent. Le jazz est une éponge : il donne et reçoit, à toutes les musiques et de tous les courants. Lorsque l'on cherche très profondément quelque chose, la solution est bien souvent à côté, là où l'on ne regarde pas !"
Thomas Enhco confie que sa façon de travailler est... "assez désordonnée dans son ensemble, mais très organisée dans les détails. J'aime travailler le classique, et dans ce cas-là je reste attaché à Bach. Lorsque je travaille le jazz, je m'acharne sur le rythme et la recherche dans le langage d'improvisation. Quant à mon travail au violon, il est surtout technique, puisque tout ce que je fais au piano me sert pour le violon ! Je compose par périodes, parfois beaucoup, parfois pas du tout. Souvent, j'improvise et je retiens une idée. Je m'arrête dessus, et ça devient le point de départ de mon morceau, ou un point central, ou simplement une rampe de lancement ! Je m'attache particulièrement à la mélodie et au développement d'une idée. Trouver l'idée n'est pas difficile, la plupart du temps ; c'est la développer et faire l'architecture du morceau qui est le vrai travail ! Pour un morceau, ça peut me prendre autant 10 minutes que 2 ans… Il n'y a pas de règle !"
Ses compositions sont souvent des chansons sans paroles..." Si je savais chanter, je mettrais des paroles dessus et je m'en donnerais à cœur joie ! Sérieusement, j'adore les belles mélodies et ça me passionne de chercher les plus fortes possibles, même au sein d'une musique complexe. La mélodie, c'est ce qui touche en plein cœur ; tout le reste est l'enveloppe qui donne le climat, la saveur."
Une tournée "familiale" lui prend aussi beaucoup de temps...pendant sept mois, il joue au Théâtre de la Gaîté Montparnasse à Paris dans le spectacle Le Jazz et la Diva Opus II, mis en scène par Alain Sachs(plus de 130 représentations). : "Le Jazz et la Diva" est un spectacle joué par ma mère, Caroline Casadesus, soprano lyrique, et mon beau-père Didier Lockwood, violoniste de jazz, et mis en scène par Alain Sachs. Lorsque j'avais 17 ans, j'ai eu l'occasion de remplacer le pianiste du spectacle, et nous étions alors en famille sur scène. Petit à petit, l'idée de faire un deuxième opus a fait son chemin, et, en 2008, Caroline, Didier, mon frère aîné David et moi-même avons créé au Théâtre de la Gaîté Montparnasse "Le Jazz et la Diva Opus II" ; toujours la rivalité/complémentarité classique/jazz et homme/femme, le tout sur une histoire autour de la famille recomposée. Nous l'avons joué 7 mois d'affilée, tous les soirs au théâtre. Ça a été un tel succès que, depuis, nous le donnons en tournée dans toute la France. Cette expérience a été une vraie page dans mon début de carrière ; un spectacle tel que celui-là permet en outre de toucher des publics très différents de celui du jazz ou du classique."
Ce qui lui laisse à son regret trop peu de temps pour faire du sport..."Mon grand hobby est la planche à voile. Malheureusement, à Paris c'est compliqué, alors en attendant de rejoindre la mer, je fais du vélo, de la course à pied, de la musculation ou du tennis. J'aime aussi beaucoup lire, et faire des gâteaux et du pain. En fait, j'aime faire plein de choses, mais je manque de temps pour accorder une de la place aux loisirs, alors ils passent souvent à la trappe !"
Thomas Enhco n'a pas plus le temps de poursuivre d'études musicales depuis l'âge de dix-huit ans ..."Il faut dire que l'on apprend tellement sur scène, en jouant avec les autres et en travaillant tout seul ! J'aime bien cadrer mon travail moi-même. Toutefois, peut-être qu'un de ces jours, l'envie me prendra d'aller étudier un an ou plus à New York. Cela supposerait de ralentir le rythme ici !"
Par contre il aime enseigner de temps en temps :"Je le fais depuis l'âge de 16 ans. Je prends un ou deux élèves, parfois ensemble, et ils me voient une ou deux fois par mois. Dans ces moments, je mets toute mon énergie à "refaire le chemin" avec eux. C'est cela que j'aime : devoir faire comprendre à quelqu'un quelque chose que l'on a intégré soi-même pousse à se poser des questions fondamentales, et à nettoyer pas mal de crasse accumulée par-dessus ! Je leur donne tous mes "secrets", afin de leur faire éviter les écueils que j'ai pu moi-même rencontrer. Donner ce que l'on a reçu... Dans tous les domaines, c'est comme cela que l'Homme avance, n'est-ce pas ?"

Ecouter...

La sélection de pianobleu.com

Thomas Enhco

Feathers

Ce n'est pas parce que Thomas Enhco indique au début des notes de pochette du disque que celui-ci "n'est pas un disque de piano", que les amateurs de cet instrument devraient aussitôt s'en détourner, même si le jazzman est aussi connu comme violoniste... Non il ne s'agit pas non plus d'un disque de violon, ni d'un disque de chansons orchestrées, même si ces mélodies lui ont parfois donné envie d'y ajouter des paroles et de les orchestrer. En fait , ces propos sont juste une invitation, à oublier le piano en tant qu'instrument mécanique, avec ses touches et marteaux, et l'envisager dans une "matière magique et malléable qui peut prendre toutes les formes -aérienne, liquide, souple ou solide ; toutes les textures, toutes les voix et tous les sons de l'orchestre — vents, bois, cuivres, cordes, percussions, harpe, cloches…"...cliquez ici pour lire la suite et voir une vidéo

paru en octobre 2012

Fireflies
Thomas Enhco, piano et compositions
Chris Jennings contrebasse
Nicolas Charlier, batterie

Dans la famille de Thomas Enhco on est depuis nombreuses générations très artistes et peut-être ne le savez-vous pas mais cette semaine est la semaine... "bleue" ( semaine nationale des personnes âgées et retraitées) dont c'est Gisèle Casadesus, l'arrière-grand-mère du pianiste / violoniste /compositeur , doyenne des comédiennes françaises qui en est la marraine, celle-ci a déclaré :" En me demandant d'être marraine de l'édition 2012 de la Semaine Bleue, vous m'avez beaucoup touchée et j'ai accepté avec plaisir. J'ai bientôt 98 ans et la chance d'être en bonne santé, de pouvoir encore exercer mon métier et d'être très entourée par mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants." ... nul doute qu'elle doit être aussi beaucoup touchée par cet album très personnel de son arrière petit fils Thomas Enhco qui sort précisément cette semaine.
Un album dont le musicien signe toutes les compositions (sauf une de Robert Schumann issu des "Scènes d'enfants" : "Traumereï") . Autre coïncidence ... il a choisi, pour être entièrement libre, de co-produire cet enregistrement sous le... "Label Bleu" ! Un label connu pour fait qu'il soutient les jeunes artistes depuis 1986 avant même que Thomas Enhco ne soit né. C'est un disque riche en mélodies, comme il les aime depuis toujours, dans lequel il a mis son âme d'enfant, et plus encore qu'il offre... ainsi déclare-t-il à l'occasion d'un nouvel entretien pour la sortie de ce disque à lire entièrement en... cliquant ici pour lire la suite et voir une vidéo

Thomas Enhco
Someday My Prince Will Come

Kinderszenen Op.15 , Yesterdays, I Fall In Love Too Easily, Nanou's Spice Cupboard, Three Hours After Midnight, You And The Night And The Music, My Funny Valentine, Where Are We Sailing To, I Loves You Porgy- Etude opus10 n°3, Whisper Not , Someday My Prince Will come, Walking on the Sunny Side.

Thomas Enhco, piano
Joachim Govin, contrebasse
Nicolas Charlier, batterie
Invité : David Enhco, bugle et trompette

Après un premier album en trio, où il jouait du violon et du piano, Thomas Enhco, revient avec ce même trio, ainsi que son frère David invité sur trois morceaux, et cette fois en tant que pianiste seulement pour ce nouveau disque produit par l'un des plus grands producteurs de jazz au Japon, surnommé M.88 ( vous devinerez pourquoi...), dont c'est le tout premier disque de son nouveau label" Blue in Green", paru au Japon en 2009 et présenté à partir de ce mois-ci en France par le label Ames distribué par Harmonia Mundi.
M. 88, qui a bien su déceler les talents du jeune musicien français, a demandé à Thomas Enhco d'inclure dans cet album une majorité de standards du jazz et lui a laissé le choix des autres morceaux ainsi que des arrangements. Son choix s'est porté en partie vers des morceaux de musique classique, musique qui est dit-il "restée un des fondements de sa vie" et sur lequel il s'amuse souvent à improviser....cliquez ici pour lire la suite dont un entretien et voir une vidéo

Pour en savoir plus....

Visitez le site internet officiel de Thomas Enhco


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