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piano bleu concarneau
Stephan Oliva
Merci à Stephan Oliva pour ses réponses aux questions
de Piano bleu pour la réalisation de cette page
Biographie résumée
Stephan Oliva est né en 1959 à Montmorency. Son nom vient
de son père d'origine Italienne, c'est aussi par son père
et ses "Salades", et l'harmonium... qu'il est venu au piano
: "Enfant, j'avais un petit harmonium (de deux octaves). Mais
pour moi, c'était comme des grandes orgues. Je m'installais dans
l'escalier pour imaginer les tuyaux et avoir de la réverbération!
J'improvisais pendant des heures et ça me passionnait tellement
que je voulais devenir compositeur. Mon père jouait en amateur
du violoncelle, puis il a acheté un piano sur lequel il improvisait
de façon très originale ( il appelait ça les "Salades"!).
Il prend ses premières leçons à 11 ans, chez une
professeur privée à Paris : " Ca m'intimidait tellement
et c'était si important pour moi que je me comportais comme un
véritable autiste : pendant des années je ne disais
pas le moindre mot à ses cours ! Ma façon de communiquer
était de lui offrir chaque semaine une petite composition sur papier.
Malheureusement, elle était persuadée que je copiais ou
plagiais cette musique. Cela a fini par m'écurer, et peu
à peu, j'ai arrêté de composer ou d'improviser, sans
délaisser le piano et la musique classique. Je me suis mis à
faire des bandes dessinées pour compenser."
A 17 ans, Stephan Oliva entre à l'École Normale de Musique
de Paris : "J'y suis resté trois ans, avec un professeur
extraordinaire : Georges Delvallée, pianiste et...organiste !
Pour l'anecdote ça a été aussi le professeur du pianiste
de jazz Benoît Delbecq ! En parallèle au classique,
le jazz me semblait un complément devenu indispensable pour faire
de la musique et pour renouer avec la composition et l'improvisation de
mes débuts. Par chance la première personne que je suis
allé voir était Éric Watson. J'ai pris seulement
quelques leçons (les bases de l'improvisation be-bop) mais le plus
important était d'écouter son jeu fantastique et de comprendre
qu'on doit s'exprimer avec son propre son, sa propre identité.".
A l'époque Stephan Oliva n'avait aucunement envie de devenir pianiste
professionnel et ses premières accroches véritables avec
le jazz datent des concerts à la radio sur France Musique : "En
particulier les retransmissions de "Live" dans les festivals
d'été à cause de leur caractère plus chaud
et plus vivant. Je me souviens de John Lewis qui improvisait sur Body
and Soul. Je n'avais même pas compris que c'était un thème
mais je croyais que c'était le qualificatif idéal à
sa façon de jouer. J'enregistrais les émissions et c'est
le premier solo que j'ai tenté de relever pour le jouer."
A 19 ans, le déclic se produit alors qu'il dessine une affiche
publicitaire pour une compagnie de vols charter, payée en billets
d'avions :" Je me suis retrouvé à New-York puis
à Montréal et là je vais écouter mon premier
concert de jazz: le trio de Bill Evans avec Marc Johnson et Joe Labarberra!
C'est un univers entier qui c'est révélé à
moi et je n'avais plus qu'une idée: former un trio et m'investir
à 100 pour 100 dans cette musique, complètement nouvelle
pour moi."
Installé à Montpellier,Stephan Oliva suit notamment un stage
avec plein de musiciens américains (Richie Beirach et Quest, Chick
Corea,etc..) :" Celui qui m'a le plus marqué était
un jeune batteur encore inconnu en France: Joey Baron."
Stephan Oliva crée en 1985 un premier trio piano-contrebasse-batterie
avec Bruno Chevillon et Jean-Pierre Jullian puis, en 1987, est co-fondateur
dun trio piano-saxophone-violon avec Thierry Maucci et Christian
Zagaria. Il se fait remarquer dès le début des années
90 par son travail en Trio autour de ses compositions. Avec Claude Tchamitchian
(cb) et Jean-Pierre Jullian (bat), il enregistre «Novembre»
sur OWL Records et obtient le Django dor «Espoir de l'année
92 : "Je n'accorde aucune importance particulière aux prix
et aux concours, même si cela fait toujours plaisir sur le moment
car ça apporte une forme de reconnaissance. Mais j'aimais beaucoup
ce trio avec Claude Tchamitchian et Jean-Pierre Jullian. On jouait mes
compositions mais on répétait souvent jusqu'à ce
que chacun s'approprie vraiment la musique et que cela devienne en quelque
sorte la véritable partition irremplaçable. Sans aucun contact,
j'avais envoyé une simple cassette audio à Jean-Jacques
Pussiau qui dirigeait le label OWL que j'admirais. A peine quelques jours
plus tard il m'appelait pour me dire qu'il avait eu un véritable
coup de coeur sur cette bande et qu'il allait la publier! Il était
question récemment de rééditer ce disque... J'aimerais
beaucoup !"
Après «Clair obscur» en solo, Stephan Oliva crée
avec Bruno Chevillon (contrebasse) et François Merville (batterie)
«Jade visions» un autre Trio qui rend un hommage personnel
au pianiste Bill Evans. En 1997, Il participe à la collection «Jazzn
(e) motion» qui réunit des improvisations en piano solo sur
des musiques de films. Il est lauteur et linterprète
de la musique du film de Jacques Maillot, «Froid comme lété»
(Prix Italia). Il compose et improvise en direct à lécran
sur le film muet «Loulou» de Georges W. Pabst. : "En
fait j'ai fait très peu de musique de film (j'aimerais en faire
plus!) mais à chaque fois j'ai vécu des expériences
très fortes liées au cinéma. La première c'était
un disque d'improvisations sur des thèmes venant du cinéma.
C'est le cas de plusieurs standards, mais j'ai préféré
m'inspirer de films que j'aimais particulièrement et en retraduire
mes impressions de spectateur avec mon piano. Vertigo, La Soif du Mal,
Casanova, Le Mépris... Jacques Maillot qui avait acheté
ce disque m'a contacté pour la musique de son film. Ce qui est
passionnant c'est de rentrer dans la structure profonde d'un film pour
finalement ne distiller que l'essentiel aux bons moments. J'ai gardé
un peu la même approche en jouant en direct sur des films muets.
Mais là on doit être constamment présent ; on
devient un peu la pulsation et la respiration de l'image et j'essaie d'exprimer
le coté intérieur des personnages, ce qu'ils pensent, ressentent
ou n'arrivent pas à extérioriser".
Ses rencontres musicales sont fort nombreuses : en duo avec le pianiste
François Raulin, ils explorent la musique du grand pianiste américain
Lennie Tristano en un dialogue libre et ludique. Elargi à sept
voix, cela aboutira à la création puis au disque «Sept
Variations sur Lennie Tristano». En 2001, cest en quartet
que Stephan Oliva revient à ses propres compositions, avec Matthieu
Donarier (saxophone), Guillaume Séguron (contrebasse) et Jean-Pierre
Jullian (batterie). En 2003, le quartet devient Quintet pour le disque
«Itinéraire imaginaire» (voir paragraphe : Ecouter)
Depuis 2003, il se produit aussi en trio avec la chanteuse Linda Sharrock
et le contrebassisite Claude Tchamitchian . En 2004, il participe avec
Jean-Marc Foltz (clarinette) avec qui on peut lentendre également
en duo) et Bruno Chevillon au projet «Soffio di Scelsi»
Plus récemment , en duo avec la chanteuse Susanne Abbuehl, ils
revisitent leurs standards préférés : "Avec
Susanne on a décidé de fonctionner dans un rythme lent et
à l'inverse des habitudes. Quelques concerts réguliers,
mais à la demande, et très espacés dans le temps.
On développe un concept de morceaux lents, des balades. Et on ne
planifie rien. Juste le plaisir de se retrouver pour jouer doucement..."
En avril 2005, Stephan Oliva enregistre en piano solo «Coïncidences»,
un disque inspiré par luvre de lécrivain
Paul Auster qui vient de sortir en octobre 2005 et au sujet duquel il
s'exprime,entre autres, plus longuement dans le paragraphe suivant ...poursuivez
la lecture !
Ses compositions, son inspiration...
Difficile pour Stephan Oliva de dire ce qui caractérise ses compositions,
cependant il confie : "Je recherche une impulsion vitale qui passe
d'abord par le son. une énergie non intellectuelle qui se transforme
en musique une fois que les doigts ont percuté ou caressé
les touches. Et c'est l'expérience qui influence la façon
dont on sculpte les résonances."
Les pianistes qu'il apprécie sont nombreux, mais Stephan Oliva
a su garder ses distances pour créer son propre style : "J'ai
évidemment écouté un nombre incroyable de pianistes.
Sûrement trop proportionnellement à l'ensemble de la musique.
Le danger à éviter étant de se nourrir de piano pour
engendrer du piano..."
A voir son parcours et ses passions, nul doute que le cinéma
et la littérature sont pour lui autant de sources ou prétextes
à composition, mais ne demandez pas à Stephan Oliva de vous
donner la liste de ses réalisateurs préférés,
elle est si longue qu'il faudrait des pages et pages web pour qu'il s'exprime
entièrement sur ce sujet, mais pour résumer, il répondra
: "J'aime tellement de monde: Mankiewitcz, Losey, Truffaud,
Welles, Hitchcock,Tarkovski, Scorcesse, Godard, Gilliam ...Et je vais
voir beaucoup de nouvelles sorties et des jeunes réalisateurs (par
exemple j'ai adoré "Whisky", film Uruguayen, et L'Esquive)".
Pas surprenant donc que parmi ses nombreuses activités, il ait
aussi, au début des années 2000, proposé des conférences
illustrées au piano sur Bernard Herrmann, compositeur de musique
de films (Hitchcock, Welles, Scorcese
)..." Bernard Herrmann
est le compositeur que je trouve le plus intéressant dans un style
toutefois néoclassique avec souvent une présence un peu
exagérée de la musique dans les films de Hitchcock. Mais
c'est l'époque qui voulait ça. En revanche sa conception
est complètement novatrice et avec un simple motif il peut donner
l'identité psychologique d'un film. J'aime parler de son approche
en l'illustrant au piano."
Stephan Oliva a également nombreuses références
littéraires et là encore mieux vaut en faire un résumé
: "Il y en a trop ( Melville, Bioy Cassares, Kafka, Duras, Dostoievsky...
et récemment Daniel Arrasse, Nathalie Kuperman...) et il y a tellement
de livres que je n'ai pas lu !"
Son dernier disque "Coincidences est inspiré des oeuvres
de l'écrivain américain Paul Auster mais derrière
se cache aussi..un soupçon de film : "Son univers parle
de choses venant d'un quotidien de la vie que nous partageons tous mais
mis dans les reliefs incontrôlables de tous les accidents qui réorientent
nos vies... J'aime son style dépouillé, plus proche de la
narration que du roman habituel. J'aime l'idée qu'à la lecture,
chacun se projette intérieurement un film qu'on réalise
soi-même avec son propre imaginaire, et de jouer la musique de ce
film invisible. Son livre "La Musique du hasard" possède
une force et une originalité extraordinaire. Mais j'aime particulièrement
les fondations de la réflexion posées par "L'Invention
de La Solitude" et par certains de ses premiers poèmes."
Parmi ses autres activités, Stephan Oliva est également
enseignant au Conservatoire de Strasbourg, deux fois par mois : "C'est
un département très intéressant mis en place par
des musiciens comme Bernard Struber ( qui écrit et dirige pour
un des grands orchestres les plus passionnants qui soit actuellement).
Il y a des élèves intéressants et sympathiques. Mais
mon problème comme à bien d'autres, c'est évidemment
de manquer de temps pour faire tout ce que j'aime (et tout ce que j'aime
beaucoup moins!!) " . En ce qui concerne ses autres loisirs,
mais qui restent toujours utiles pour la pratique du piano : Stephan Oliva
a une passion pour le jeu d'échecs et pour la pratique (en club)
du ping-pong : "Les échecs pour l'abstraction de la pensée
et la gestion du temps et de l'espace. Le ping-pong pour le rythme, le
coté percussif, le plaisir de l'exercice physique et le feeling
du touché de balle."
Stephan Oliva a enregistré des disques avec différentes
formations : trios, quartet, quintet
car il n'a aucune "formule"
favorite : "Ce qui me plaît le plus c'est le projet du moment
pour lequel je m'investis à fond. Puis comme beaucoup de musiciens,
je n'écoute plus les disques une fois enregistrés. Mais
le plus intéressant est le second souffle créatif que prend
un projet au bout de plusieurs concerts. J'aimerais avoir la chance de
pouvoir redonner une version "live" à chacun de mes projets,
et avoir suffisamment de demandes de la part des organisateurs pour développer
ces musiques le plus longtemps possible: c'est si frustrant d'arrêter
les orchestres au moment où ils commencent vraiment à sonner"...puissentils
lire cette page et agir !...
Écouter...
nouveau
paru en 08/2007

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Ghosts of Bernard Herrmann
Stephan Oliva
Le pianiste Stephan Oliva a une actualité riche avec la
sortie récente de deux albums dont ce nouveau disque piano
solo est à l'image du précédent "Coïncidences"
encore un pur régal qu'il serait peut-être plus juste
de qualifier pianistique que jazzistique mais qu'a-t-on à
faire des étiquettes hormis qu'elles peuvent parfois faire
passer certains à côté de très belles
choses...aussi que vous aimiez ou non le jazz c'est dans ce rayon
qu'il vous faudra courrir car comme le disait Marin Scorcese à
propos de la musique de Bernard Herrmann : " Peut importe
le langage que vous parlez, il vous touche émotionnellement
et psychologiquement parce que la musique est universelle"....cliquez
ici pour lire la suite
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Miroirs
Stephan Oliva
Ce cinquième, et dernier, disque de la collection "Standard
visit" produite par le label Minium, est assurément
marqué par le chiffre cinq puisque Stephan Oliva y invite
cinq musiciens qui lui sont proches à jouer cinq compositions
de musiciens appartenant à la culture noire et cinq compositions
de musiciens blanc. A ce chiffre 5 sans doute le chiffre 2, qui
en est le reflet, est-il tout aussi important puisque le pianiste
joue en duo avec chaque invité deux morceaux. Si toutes ces
considérations numériques ne vous ont pas mis la tête
à l'envers vous pouvez poursuivre la lecture...cliquez
ici ...sinon recommencez pour la remettre à l'endroit.
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Stephan Oliva
Coïncidences
Le pianiste Stephan Oliva, déjà auteur et interprète
de musiques de films tel "Froid comme l'été"de
Jacques Maillot, a l'expérience de faire coïncider images
et musique. Sensible aux atmosphères, il a cette fois eu
l'idée de transposer en musique l'univers littéraire
de Paul Auster, l'un de ses écrivains contemporains favoris.
Il n'est pas question pour lui de réaliser ici la musique
d'un livre particulier mais une "musique de livres" :
transformer en sons quelque chose qui vient de la "trace des
mots", telles des empreintes sur les mondes intérieurs.
Coïncidence : la machine à écrire et le piano
partage le même vecteur : le clavier, pour parvenir à
son public. Aussi il débute son disque par le son du clavier
d'une Olympia (marque de la machine à écrire utilisée
par Paul Auster), confiant au contrebassiste Bruno Chevillon, d'en
jouer la rythmique.
Si le fait d'utiliser une machine à écrire comme d'un
instrument de musique peut faire penser au sketch de Jerry Lewis
dans le film "un chef de rayon explosif", l'univers recréé
ici est bien différent, car l'univers de l'écrivain
est nettement plus austère. Ainsi le second morceau du disque,
"La traversée" , repris en écho à
la fin de l'album, est inspiré de son premier livre "L'invention
de la solitude" dont le thème central est la mort du
père de l'auteur. La disparition des êtres est un thème
que l'on retrouve dans nombreux livres de Paul Auster, ainsi le
titre suivant que Stephan Oliva appelle "Portée disparue"
est inspirée du livre "Le voyage d'Anna Blume"
dont l'héroïne est une femme juive qui recherche son
frère dans une ville en ruines. il serait trop long de parler
de l'ensemble des livres de Paul Auster (plus d'une vingtaine)...Le
quart d'entre eux ont été repris par des réalisateurs
de films, la musique ayant été écrite par des
compositeurs tels Rachel Portman,Tom Waits,
John Lurie... Qui sait si le dernier livre de Paul Auster "Brooklynn
follies" ne donnera pas lieu a un film... mis en musique par
Stephan Oliva ? Ce ne serait pas une musique du hasard pas plus
qu'une folie mais bien choix judicieux, car Stephan Oliva retrace
avec justesse et grande poésie, l'errance des personnages
"austériens" et ce voyage musical nous transporte
sans peine dans son univers sombre et profond.
cliquez
ici ou sur l'image de la pochette du disque pour écouter
des extraits et/ou vous procurer ce disque
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Stephan Oliva en quintet
Itinéraire imaginaire
Stephan Oliva a choisi de renouer avec son univers le plus intime
pour écrire la musique originale de cet album .
Matthieu Donarier (saxophone soprano); Jean-Marc Foltz (clarinettes)
Bruno Chevillon (contrebasse); Nicolas Larmignat (batterie) font
preuve de grandes qualités d'improvisation pour le suivre
dans ce disque à parcourir comme les chapîtres d'un
livre, en commençant par une très belle préface
reprise à un rythme plus lent dans la postface qui, vous
l'aurez deviné, clot l'album.
Un "coup de cur" particulier pour le magnifique
chapitre"Cécile seule".
Pour vous procurer ce disque...cliquez sur l'image
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Pour écouter les extraits d'autres disques
de Stephan Oliva... cliquez
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Vous pourrez également écouter et voir Stephan Oliva en
concert le :
-
CONCERT À L'ARCHIPEL
PARIS 10è
LE 27 SEPTEMBRE 2007 À 21H00
En savoir plus
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ici
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Agnès Jourdain
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