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Piano bleu

François Couturier

Merci à François Couturier  d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

François Couturier est né le 5 Février 1950 à Fleury les Aubrais (près d'Orléans). Il y a toujours eu un piano chez lui et il en a joué dès son plus jeune âge.."J'ai commencé les cours particuliers très jeune et ai continué de 7 à 20 ans. Les 4 dernières années, j'ai pris régulièrement des cours avec Marcel Ciampi Excellent pédagogue, répétiteur de Vlado Perlemuter". En fait le jazz l'a toujours intéressé : "Mon plaisir a toujours été de déchiffrer des œuvres et d'improviser. C'est pourquoi je n'ai jamais pensé (ni tenté) être un pianiste classique professionnel. Mon père, excellent pianiste amateur, passait ses dimanche après-midi à emplir le salon familial des harmonies joyeuses des grands maîtres du piano stride (Fats Waller en tête !)". Mais son intérêt pour la musique classique ne l'a pas quittté non plus :"À chaque fois que je me mets au piano, je commence par jouer du Bach (souvent des pièces du Clavecin bien tempéré), qui est mon compositeur préféré. J'aime aussi jouer Scarlatti, Mozart, Chopin, Schubert, Schuman, Debussy, etc. Le répertoire pianistique est tellement riche…Je le fais sans aucune prétention. Simplement pour le plaisir et entretenir ma technique. J'adore aussi Messiaen et Ligeti Je ne fais que déchiffrer et analyser leurs pièces pour piano !!!"
Son apprentissage du jazz s'est fait en autodidacte :" J'ai commencé par jouer du jazz traditionnel en écoutant mon père et les conseils qu'il me donnait …puis très vite j'ai écouté des pianistes plus modernes. A cette époque, il n'y avait pas d'école de jazz, ou de jazz dans les conservatoires. J'ai donc commencé par jouer d'instinct, à l'oreille. Puis j'ai lu et travaillé tout ce qui concernait les modes et la façon de jouer sur les accords J'ai travaillé quelque temps avec Jeff Gilson qui m'a beaucoup aidé. Je n'ai jamais arrêté de travailler le piano classique, parallèlement."
C'est vers l'âge de vingt ans que François Couturier a décidé de se consacrer à la musique : "Dans les années 70 je commençais à jouer dans des clubs de ma région et parallèlement, je menais de front un double cursus universitaire en lettres classiques (licence) et musicologie (CAPES)… Je travaillais donc la littérature grecque, le solfège, l'harmonie. J'aimais apprendre mais...diplômes en poche que faire ??? Surtout ne pas enseigner !!!! C'est à ce moment que j'ai fait la connaissance du batteur Jacques Thollot (figure historique du free jazz Français) qui m'a invité à intégrer sa nouvelle formation... J'ai été confronté pendant quelque trois années à la poésie singulière de la musique de Thollot, participant notamment à la conception et à l'enregistrement d'un disque aventureux et inclassable (" Cinq Hops "). Une expérience fondatrice dont l'influence sera déterminante pour moi. C'est à ce moment que j'ai été convaincu de faire désormais de la musique mon activité essentielle… Grâce à Thollot j'ai pu rencontrer toute une génération de musiciens talentueux intégrés comme moi à ses diverses formations (Mino Cinelu, François Jeanneau, Michel Grailler)…et…Jean Paul Celea."
François Couturier débute en effet une longue collaboration avec le contrebassiste Jean-Paul Celea en 1978 :"Jean-Paul est mon frère en musique et mon ami. Nous avons commencé en duo. Nous avons élaboré ensemble une musique intimiste et sophistiquée, intégrant à une certaine tradition française les apports de l'improvisation et des rythmes modernes. Ce qui était très nouveau à cette époque. Notre premier disque en duo paru sur le label JMS en 1978 a été un très grand succès. Pendant les 15 années qui ont suivi, nous avons travaillé ensemble dans de nombreux projets. Différents groupes avec Daniel Humair, François Jeanneau, Dominique Pifarely). Mais notre collaboration la plus fructueuse a été est la création en 1989 du groupe Passagio, regroupant Armand Angster aux anches, Wolfgang Reisinger à la batterie et la chanteuse Françoise Kübler. Ce quintet jouant une musique raffinée et mélodique aux confins du jazz moderne, de la musique contemporaine et d'une sorte de folklore imaginaire musicale... Nos chemins musicaux se sont ensuite éloignés. Nous nous sommes retrouvés récemment en trio avec Daniel Humair (Tryptic ). Dès les premières mesures en studio, Jean-Paul et moi avons retrouvé une complicité immédiate. Une façon de jouer la musique vraiment ensemble (sans vraiment de répétition...). L'originalité de ce trio vient de la réunion de trois personnalités musicales très proches et pourtant très différentes. Daniel Humair est une des grandes personnalités mondiales du jazz. Jean-Paul est à la fois un jazzman et un grand musicien classique, c'est un musicien exceptionnel, aussi exigeant avec lui même qu'avec les autres."

Dans les années 1981-1983 1981/1983 François Couturier fait une tournée mondiale avec le groupe de John Mc Laughlin, "The Translators"..."Jean-Paul Céléa était le contrebassiste de ce groupe "The Translators " avec Katia Labèque et Tommy Campbell . Nous avons eu deux années d'activité intensive, alternant tournées mondiales et enregistrements (" Belo Horizonte ", " Music Spoken Here ") ; C'était un véritable groupe avec des rapports presque familiaux Se retrouver sur scène un centaine de fois avec un musicien de cette classe laisse forcément des traces ; Je l'ai toujours adoré ( en particulier Shakti ) …Même si le temps a passé , même si la musique très électrique de cette période ( je jouais du piano Fender et du Prophet 5 et Katia un des premiers Synclavier ) est très loin de celle que je fais actuellement, j'ai toujours un petit pincement au cœur lorsque je repense à John et à cette période de ma vie de musicien…"
Vers les années 90 François Couturier a abandonné progressivement les synthétiseurs pour faire un retour au piano acoustique.."J'ai alors multiplié les projets avec le violoniste Dominique Pifarély (" Oblique ") qui ont abouti en 1998 à l'enregistrement pour ECM d'un disque en duo " Poros ". Ce fut une étape très importante pour moi (pour nous !!). Piano-violon formule très proche de la musique classique. Nous avons beaucoup travaillé et beaucoup donné de concerts. Musique "raffinée et d'une beauté hiératique". Dominique et Jean-Paul sont les deux musiciens avec qui je me sens une réelle affinité(avec qui j'ai envie de jouer dans les années à venir)."
En 2001, François Couturier reçoit un appel de son ami de longue date Anouar Brahem qui lui propose d'enregistrer avec lui, pour Ecm, ainsi par la suite il enregistrera son propre disque chez ce prestigieux label..." Nous formons alors un trio étonnant avec l'accordéoniste Jean-Louis Matinier, en quête d'une esthétique du silence et de la note juste (" Le pas du Chat noir " en 2001 puis " Le Voyage de Sahar " en 2005 ) 6 ans de tournée dans le monde entier.Musique minimaliste, mélodique ou j'apprends l'art de jouer pianissimo sur de sublimes Steinway D, dans de magnifiques théâtres. Musique où je me sens parfaitement bien, Arabo Andalouse à la manière D'Eric Satie… Une magnifique période.
Avec Anouar, Lors des enregistrements et de nombreux concerts, j'avais eu souvent l'occasion de rencontrer Manfred Eicher
Il me proposa un jour de faire un projet personnel Ainsi est né " Nostalghia - Song for Tarkovsky " enregistré en Décembre 2005 à Lugano et sorti chez Ecm en Octobre 2006.Cette musique a été très bien accueillie par la critique et le public (Bergame, Dinant, Paris, Mannheim, Munich, Francfort, Florence, Dublin, Rovereto, Poznan, Parme, Tallinn, Athènes, Prague)
En compagnie de d'amis musiciens, le saxophoniste Jean-Marc Larché et l'accordéoniste Jean-Louis Matinier, rejoints pour l'occasion par la violoncelliste allemande Anja Lechner, j'ai conçu une musique faite de compositions originales, et d' emprunts choisis aux œuvres de Bach et Pergolèse, en inventant une sorte de rêverie éveillée autour du cinéma du grand réalisateur russe Andreï Tarkovski .Une musique sans doute inclassable, méditative, " s'élaborant aux confins du silence dans une esthétique de l'attente et du temps suspendu, évocatrice dans son statisme de l'univers tout à la fois sensible et éminemment spirituel de Tarkovski
". Et il vient d'enregistre en solo à Lugano en Septembre 2008 "Un jour si blanc" qui parait le 1er février 2010 toujours chez ECM(voir plus bas)

Ses compositions, son inspiration, son travail, ses concerts...

Interrogé sur ses jazzmen de référence François Couturier cite   : "Coltrane, bien sur, qui est pour moi la Référence. Bien que la musique que je joue actuellement en soit éloigné, c'est vraiment le musicien le plus important du jazz pour moi. Paul Bley et Keith Jarrett (qui lui doit beaucoup). Ce n'est sans doute pas très original mais Jarrett est pour moi actuellement le pianiste de reference…il a assimilé toutes les musiques
Il peut jouer Bud Powell et Chostakovitch…. Après le succès de son Cd "Koln concert" , il est devenu une des grandes stars actuelles…et le paradoxe extraordinaire pour moi est qu'il joue parfois en solo une musique extrêmement contemporaine que ses auditeurs n'écouteraient jamais si ce n'était pas lui ; "Radiance" et " Testament" contiennent des pièces atonales qu'il arrive à imposer à un public souvent plus proche de Bill Evans que de Boulez (cela dit, j'adore aussi Bill Evans !!!)
"
Sur sa façon de travailler François Couturier confie :" Je ne me sens pas compositeur mais improvisateur… Je compose difficilement, dans la peur de la page blanche !!! Toujours d'ailleurs je n'ai jamais voulu, ni écrit de la musique que pour mes projets personnels. Le processus est assez simple. Je joue, je m'enregistre (j'ai le matériel adéquat) J'écoute, je reprends une phrase ou parfois une pièce dans son intégralité, et je retravaille dessus. Ensuite j'organise le tout. Une structure évolutive ou l'improvisation se fonds avec l'écriture.
Pour moi l'écriture est un accouchement J'ai quelque chose qui est en moi, que j'aime et pourtant qui est une douleur
Et lorsque cela surgit…une délivrance Bizarre sans doute pour quelqu'un qui ne se sens pas compositeur mais mes humbles petites pièces me font cet effet.
"
François Couturier va tous les mois au Conservatoire de Montbéliard faire des Master Class avec des professeurs de piano et de élèves de bon niveau : "Selon la demande je fais deux types d’enseignement, l’un sur l’improvisation totale...Se libérer de tout support écrit et faire l'expérience de l'improvisation totale et montrer comment le geste de l'improvisateur construit, dans l'instantané, une véritable écriture globale…Créer un univers musical personnel par une réflexion sur divers modes de jeu pianistiques (attaques,nuances, monodie/polyphonie, tessitures…). Mise en application sur le clavier . Et l' autre plus traditionnel soit sur des improvisations modales. Je fais aussi de temps en temps des master Class dans le cadre de concerts ou festivals. J’aime le faire ponctuellement , mais n’aurais jamais pu le faire régulièrement. J’ai obtenu le Capes de Musicologie qui m’aurait permis d’enseigner dans les lycées...je j’ai abonné dès mon premier poste !!!"
François Couturier confie également que le nombre de concerts qu'il donne d'une année à l'autre est très variable.." De 30 à 80. Selon les périodes…sorties d'un nouvel enregistrement Les dernières années avec Anouar Brahem, "Nostalghia" et Tryptic ont été fastes. "Nostalghia" est un cas particulier. Nous avons peu joué en France (Merci aux amis fideles qui se reconnaitront)
Et donné une trentaine de concerts prestigieux en Europe (souvent aidés, il est vrai, par Ecm ) "Nul n'est prophète en son pays." Les prochains mois semblent particulièrement difficiles pour la plupart des musiciens que je connais… à voir
"
Deux concerts à venir lui tiennent particulièrement à coeur :"Le 8 Février 2010 à la Maison de la Poésie pour la sortie de mon Cd solo*. La première fois que je joue en solo à Paris Et en Avril à St Gerold pour une rencontre Ecm , et Bergame dans le festival " "Contaminazioni Contamporanee""
Actualité 9/2010 : A lire ci-desssous une nouvelle interview de François Couturier à l'occasion de la sortie du disqe "Musica Callada" chelz le label Zig Zag Territoires
Actualité 6/2011 : La trilogie Tarkosky se termine avec ... un troisième disque "Quartet Tarkovsky" sorti en avril à découvrir ci-dessous

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La sélection de pianobleu.com

Nouveau

TARKOVSKY QUARTET

François Couturier piano
Anja Lechner violoncelle
Jean-Marc Larché soprano saxophone
Jean-Louis Matinier accordéon

A celui qui a vu l'ange
Tiapa
San Galgano
Maroussia
Mychkine
Mouchette
La passion selon Andreï
L'Apocalypse
Doktor Faustus
Sardor
La main et l'oiseau
De l'autre côté du miroir
"Tarkovsky Quartet" est le dernier volet de la trilogie réalisée en hommage au cinéaste Andreï Tarkovsky (ou Tarkovski) par François Couturier accompagné de trois musiciens identiques pour le premier volume "Nostalghia - Song for Tarkovsky" et ce dernier disque , et par contre seul pour le second volume "un jour si blanc".
Si les musiciens sont identiques, François Couturier a souhaité cette fois réaliser un projet plus orchestral que le premier disque qui était plutôt une succession de duos et trios explique-t-il dans un nouvel entretien, voir plus bas.  
L'auteur du livret Charles H. de Brandes quant à lui décrit cette musique comme "Douze ballades poétiques où le piano, le violoncelle, l'accordéon se lèvent, se répondent, s'embrasent, s'effacent, reviennent... Où le battement comme d'un coeur et les sons les plus imperceptibles tracent un monde où plane l'âme, son appel, son rêve. De grandes ailes s'ouvrent, se déploient, se replient. L'image de danseurs nous vient à l'esprit." Il est vrai que tous les instruments sont beaucoup plus présents dans cet enregistrement, offrant une sonorité plus riche, et la dynamique qui résulte porterait en fait plus à considérer celui-ci comme douze scènes d'une oeuvre unique, tel un film imaginaire, ou effectivement ballet imaginaire, que douze pièces isolées.
Certes les douze pièces ne sont cependant pas uniformes ainsi toutes ne sont pas mélodiques et sans doute il ne serait probablement pas facile pour des danseurs d'évoluer sur "San Galgano", "Mouchette", "Apocalypse" mais comme la musique a le droit, et même souvent le quasi devoir, d'offrir des silences, la danse contemporaine peut aussi tout à fait fonctionner avec des temps d'arrêt, justement propices à des arrêts sur images... Et la musique du Tarkovsky quartet qu'elle soit ou non mélodique offre à l'esprit nombreuses images éclairées en clair/obscur à contempler ainsi dans le très beau "Tiapa" (surnom affectueux que Tarkovsky donnait à son plus jeune fils à qui les autorités soviétiques interdisaient d'aller voir son plus jeune fils), ou " la main et l'oiseau"(brève scène du film Miroir que Tarvkovsky désigna ensuite comme son autoportrait) mais aussi images à méditer ainsi celles générées par la musique plus perturbante et très troublante de " L'apocalypse " (ultime livre de la Bible qui imprègne les trois derniers films de Tarkovski) ... il reste à chacun d'imaginer ce qu'il veut dans la musique du morceau final au caractère plus mystérieux "De l'autre côté du miroir" pour sortir ou non de la grande nostalgie une nouvelle fois apportée par ce disque... cliquez ici pour lire l'interview de François Couturier et écouter des extraits

 

Musica callada
François Couturier, piano
François Méchali, contrebasse
François Laizeau, batterie,

Ce disque d'un "vrai trio sans leader" tel tient à le présenter le pianiste François Couturier que l'on retrouve avec le même plaisir dans une belle musique lyrique et poétique à l'image de ses précédents albums est donc l'occasion de l'entendre dans un trio équilibré piano contrebasse batterie mais aussi l'occasion de (re)découvrir un compositeur auxquels ils rendent ici un bel hommage donnant envie aussi de l'écouter même s'il n'est peut-être pas considéré comme un leader de musique classique : le musicien Catalan Federico Mompou(1893-1987), il a "tellement trop tout pour plaire qu'il ne s'est jamais tout à fait extirpé d'une bienveillante pénombre" nous dit Bernard Aimé dans le livret de cet album "Musica Callada" où il s'interroge également :"Il vécut quatre-vingt quatorze années et le catalogue de ses oeuvres s'étend sur sept décennies. Mais qui écoute encore Federico Mompou ?"
Amateurs de piano, sachez également que l'intégrale de musique pour piano seul de Federico Mompou représente quatre disques d'environ 70 minutes dont précisément l'oeuvre "Musica callada" la plus importante(28 pièces) qui tient sur un disque entier, un titre qu'il est, selon Mompou lui-même en guise de préface au premier cahier de "Musica Callada" "Difficile de traduire et d'en exprimer le vrai sens dans une autre langue que l'espagnol ; Le grand poète mystique Saint Jean de la Croix chante dans une de ses belles poésies : "la Musica Callada, la soledad sonora", la musique gardant pour soi sa voix "callada", c'est à dire qui se tait pendant que la solitude a sa propre musique, cherchant ainsi à exprimer ainsi l'idée d'une musique qui serait la voix même du silence. " Dans ce disque, qui vient de paraître chez le label Zig Zag Territoires, les trois François Couturier/Méchali/Laizeau ont choisi quatre pièces de cette oeuvre sur lesquelles ils proposent plusieurs variations et ils ont ajouté une sélection de pièces d'autres recueils ...cliquez ici pour lire la suite et en écouter un extrait

François Couturier
Un jour si blanc

L'aube
Un calme matin orangé
Lune de miel
L'intemporel (Hommage à J.S. Bach)
Le soleil rouge
Der Blaue Reiter
Sensation (Hommage à Arthur Rimbaud)
Un jour si blanc (Hommage à Andreï Tarkovski)
Colors (Part 1-4)
Clair-obscur (Part 1-2)
Voyage d'hiver
Par les soirs bleus d'été
Moonlight
Dans la suite de l'album "Nostalghia : songs for Tarkovsky"sorti fin 2006, ce nouveau disque de François Couturier, qui cette fois et d'ailleurs pour la première fois joue piano solo, se définit comme le second album d'une sorte de "trilogie idéale" en hommage au cinéaste russe Andreï Tarkovsky(1932-1986). Le titre "Un jour si blanc", également le titre d'un des morceaux est en fait le titre d'un poème du père d'Andrei Tarkovski qu'il avait d'abord choisi comme titre de son film "Le miroir"... A travers les dix-sept pièces de ce disque François Couturier invite à "une promenade calme de l'aube au crépuscule dans un monde" ..."idéal" encore... où "les parfums les couleurs et les sons se répondent" explique-t-il dans le livret en citant un autre poète : Baudelaire. Comme vous le montre la liste ci-dessus des titres de ces pièces, la couleur ne se limite pas au blanc, mais se mélange à nombreuses autres et la musique renvoie à des impressions variées aux couleurs toutes aussi diverses, calmes ou violentes, mélodiques ou abstraites... Un monde peuplé par des artistes qui lui sont proches : Miró, Kandinsky,Klee, Bach, Schubert, Rimbaud, et bien sûr Tarkovski... explique encore François Couturier. Un album qui en fait aurait certes sans doute pu aussi s'appeler aussi Nostalghia... car c'est au final le sentiment qui domine à l'écoute d""Un jour si blanc" mais il est certain aussi que le titre de ce poème lui sied à merveille car l'on retrouve avec bonheur l'univers personnel de François Couturier dans cette improvisation solitaire, sorte de "miroir de soi-même " d'où surgit son univers personnel d'une beauté en fait... "idéale"... lyrique et poétique. Il a bien voulu répondre à quelques questions pour en dire plus sur ce disque....cliquez ici pour lire la suite et en écouter des extraits 

François Couturier
Nostalghia - Song for Tarkovsky
Piano François Couturier
Accordéon Jean-Louis Matinier
Saxophone soprano Jean-Marc Larché
Violoncelle Anja Lechner

Mer et ciel sombres pour illustrer ce disque à l'atmosphère de la même couleur et dont la musique inspirée par l'univers particulier du cinéaste russe Andreï Tarkovsky(1932-1986) ne se veut elle non pas illustratrice d'un film(il parait d'ailleurs que le cinéaste en mettait fort peu dans ses fillms) , mais simplement évocatrice des émotions que ceux-ci peuvent faire naître. Le livret qui l'accompagne comporte aussi des images, issus de films de Tarkovsky, portraits très évocateurs, d'humains ou d'objets tourmentés voire écorchés qui contribuent à faire de ce "chant pour Tarkovsky" une pure émotion, et pas seulement musicale....cliquez ici pour lire la suite

Pour en savoir plus...

Visitez le site internet de François Couturier ....cliquez ici



  

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