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Vahan Mardirossian

Merci à Vahan Mardirossian d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie résumée

Vahan MardirossianVahan Mardirossian est né le 26 mai 1975, à Erevan (Arménie), dans une famille de scientifiques, mais la musique était omniprésente : 'Mon père était radio physicien, et ma mère électromécanicienne. Ma mère, étant petite, rêvait d'apprendre le piano, mais hélas ses parents ne l'ont pas suivi sur ce terrain. Alors, elle a du réaliser son rêve à travers moi et, plus tard, de ma sœur. Aujourd'hui ma petite sœur est professeur de piano à Erevan, en Arménie". Comme il y avait un piano droit chez lui, il débute les études de piano et de composition à l'âge de 7 ans : " Mon rêve était de devenir chef d'orchestre, mais, en attendant, j'ai du me soumettre à l'idée de faire du piano. Plus tard, j'ai appris également le hautbois et la flûte traditionnelle arménienne (le chvi)."
Ses première leçons lui sont données par Madame Haroutounian : "Je peux dire que si aujourd'hui je joue du piano, c'est grâce à l'acharnement de ma mère (je me souviens encore des fessées pour me mettre au piano), et de mon professeur Madame Haroutunian, laquelle remarquant chez moi une forme de " facilité " s'est décidée à me donner des cours de plus d'une heure par jour, et cela totalement gratuitement. C'est elle qui m'a appris à aimer cet instrument, en rendant les cours le plus ludique possible, en jouant à cache-cache, en supportant mes " tours de magie ", en écoutant patiemment mes blagues et en encourageant toute tentative de faire quelque chose de personnel… Tout cela a permis une progression très rapide".
Cette méthode s'avère effectivement très efficace sur Vahan Mardirossian, puisqu'il donne seulement neuf mois plus tard son premier concert !..."Je ne me rappelle plus en détails tous les morceaux joués pendant ce concert, mais parmi les petites pièces (le concert durait près de 45 minutes), il y avait 2-3 petits menuets de Mozart, une pièce de Dussec et le concerto de Vogler accompagné au deuxième piano par mon professeur en personne. Je crois que c'est le jour où je me suis dit : " Voilà ce que je vais faire quand je serais plus grand ", et que j'ai abandonné définitivement l'idée de devenir magicien ou policier (pour arrêter les méchants, bien sûr). Mais cela demandait du travail, et moi je n'ai jamais vraiment aimé travailler. Aujourd'hui, je ne cesserai de remercier ma mère pour m'avoir appris à travailler."
En 1984, Vahan Mardirossian emporte le concours des jeunes pianistes de l'Union soviétique : "Je me rappelle très bien. Mon premier voyage hors l'Arménie, donc mon premier avion. Après les pré-éliminatoires dans l'école de musique, j'ai été choisi pour participer au Concours Soviétique des jeunes pianistes " Balius Dvarionas " à Vilnius en Lituanie. Il y avait deux catégories d''âge. La première allait de 7 à 12 et la seconde de 12 à 16. Je concourrais dans la première bien sûr car, à l'époque, j'avais huit ans. Alors ma professeur, ma mère et moi, nous nous sommes rendus à Vilnius. Je ne me rappelle ni le programme, ni le déroulement, mais il s'est trouvé que j'ai été parmi les lauréats, et invité à faire une petite tournée à travers la Lituanie. On ne peut pas dire que cela a eu une influence sur ma carrière, car après tout je n'étais encore qu'un enfant, professionnellement inconscient et surtout inexistant, dont la seule préoccupation était de bien jouer, pour mériter le pistolet en plastique que ma mère m'avait promis en cas de victoire. Pour moi, le concours n'était pas différent d'un concert ordinaire. "

La même année, Vahan Mardirossian intègre la classe de composition de Mme Boyadjian, laquelle le présenta régulièrement à tous les concours de composition en Arménie et en USSR... "Comme je les ai tous emportés, l'idée de devenir compositeur a pris une place très importante dans mes pensées. Et quand j'ai eu l'âge de me présenter au Conservatoire National Supérieure d'Arménie, je me suis présenté en classe de composition et non en piano. Entre temps, j'avais monté un orchestre et j'envisageais très sérieusement d'arrêter le piano pour me consacrer complètement à la direction. "
Mais le piano a vite "rattrapé" Vahan Mardirossian : "A l'âge de 15 ans, j'étais nommé soliste de l'Orchestre Philharmonique d'Arménie. Cela me permettait de jouer plusieurs fois par an un concerto avec eux. En 1992, la France a ouvert sa première ambassade en Arménie. Madame de Harting, ambassadrice de France, venait d'arriver au pays. Et par un pur hasard elle s'est trouvée dans la salle à un de mes concerts avec l'Orchestre Philharmonique d'Arménie. Après le concert, elle s'est approchée de moi et m'a proposé d'intégrer le Conservatoire de Paris pour une durée de neuf mois afin de perfectionner le piano. Cela faisait déjà deux ans que je dirigeais un orchestre, et je commençais à sentir un manque de connaissances pour être chef. Alors j'ai sauté sur l'occasion, et trois mois plus tard j'arrivais à Paris."
En arrivant à Paris, Vahan Mardirossian n'avait aucune idée de système éducatif français : "Je ne savais pas qu'il y avait des Conservatoires Régionaux, Municipaux ou Nationaux. Je venais pour le conservatoire de Paris. Il s'est avéré que c'était au CNR de Paris que je devais me présenter. Je suis arrivé à Paris quatre jours avant le concours d'entrée (je ne savais pas d'ailleurs qu'il y avait un) avec des morceaux imposés depuis près de cinq semaines. Je me procure les partitions, on m'octroie un piano (quatre heures par jour) et je rate le concours d'entrée. Heureusement, je suis quand même pris en préparatoire supérieure dans la classe d'Olivier Gardon et son assistante Lilia Bayadjieva. C'est lui, un an plus tard qui m'a conseillé de me présenter au CNSM de Paris dans la classe de Jacques Rouvier."
De 1993 à 1998, Vahan Mardirossian est donc au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il y obtient, en 1996, le 1er prix de piano, le prix de musique de chambre et le diplôme supérieur du conservatoire, ce qui lui permet d’intégrer le cycle de perfectionnement (3ème cycle)..."Des années très heureuses , je commençais à me débrouiller en français et forcement à me faire un cercle d'amis. J'ai énormément appris de Jacques Rouvier. Les cinq années se sont écoulées sans que je m'en rende véritablement compte." Pendant cette période, il forme "Le trio Mardirossian" dans la classe de Jean Mouillère :"J'étais en deuxième année de piano, et je jouais en musique de chambre avec le violoncelliste Renaud Dejardin. C'est lui qui m'a présenté le clarinettiste Nicolas Baldeyrou. Comme j'étais le plus âgé de nous trois, nous avons décidé que le trio porterait mon nom.
Malheureusement le trio n'est plus actif aujourd'hui. Le violoncelliste, après avoir obtenu son prix, est parti aux USA pour continuer ses études. Avec Nicolas, nous sommes restés en duo et nous jouons ensemble jusqu'à aujourd'hui
".

A la même époque, il participe à de nombreuses master-classes de très grands musiciens : G.SEBÔK, D.BASCHKIROV, C.FRANCK... Remarqué par Ivry GITLIS qui l’invite dès lors à se produire en sonate avec lui, Vahan Mardirossian a également travaillé avec Mstislav ROSTROPOVITCH pour la création du Concerto pour violoncelle n°2 d’Éric Tanguy, et Henri DUTILLEUX sur sa Sonate pour piano : "Ils m'ont tous apporté un regard différent sur la musique. Travailler avec des personnes de ce calibre est une chose primordiale si on veut aller plus loin. Et en plus, certains parmi eux ont connu des compositeurs majeurs de XXème siècle. C'est le cas de Rostropovitch. Nous pratiquons la même langue, le russe, et je pense que de ce fait les affinités se créent d'elles mêmes. Ses souvenirs sont des mines d'or. Il me parle de Prokofiev, de Chostakovitch, Khatchatourian… Mais la personne qui m'a influencé le plus c'est Ivry Gitlis, avec qui je joue depuis plus de cinq ans. Rien que le fait de jouer avec lui, ne serait-ce qu'une heure, vaut toutes les master-classes du monde. Il suffit d'être attentif et de l'écouter, et vous avez le meilleurs cours jamais reçu"
Vahan Mardirossian donne en moyenne une cinquantaine de concerts par an, il se produit en récital sur les scènes de nombreux pays : Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Canada, Croatie, Espagne, États Unis, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Japon, Maroc, Liban, Lituanie, Pays Bas, Portugal, Roumanie, Russie, Suisse, Tunisie, Ukraine ...Il est régulièrement invité par plusieurs orchestres (Orchestre Symphonique du Portugal, Orchestre de Cannes, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre National de Liban, Orchestre de Pau, Orchestre de Chambre de Erevan, Orchestre Philharmonique d’Arménie, Orchestre de Bretagne, Orchestre International de Paris, Orchestre Symphonique de Bienne, Orchestre du Conservatoire de Paris…) ainsi que par des festivals tels que La Roque d'Anthéron, Piano aux Jacobins, Festival de Cortona, Auvers sur Oise, Piano en Valois, Festival de Laon, Festival de Menton, Les Midis du Louvre, Les Flâneries Musicales de Reims, le MIDEM à Cannes, Les semaines musicales du Mont Blanc à Chamonix, le Festival International des Arcs, « Autour du piano » à Carouges, La saison musicale de Séville, Les TransClassiques à Paris, Festival « Chopin » à Bagatelle, le Festival de la Chaise Dieu...
"J'ai aimé pratiquement tous les pays où je me suis rendu. Il est vrai que nous n'avons pas ni le même accueil du public, ni la même organisation, et dans notre cas, ni le même instrument et accordeur. Mais, en général les uns rattrapent les autres. Il m'est arrivé de jouer dans des conditions atroces, avec beaucoup de fatigue, manque de sommeil, piano désastreux, des organisateurs désagréables, mais recevoir une telle chaleur de la part de public fait qu'on oublie très vite le reste. Et j'ai eu bien sûr le contraire… Le pays qui ne m'a jamais déçu est le Japon. Les instruments et les salles sont extraordinaires et le public très enthousiaste".
A la question de savoir quel est son meilleur souvenir de concert, Vahan Mardirossian, qui a encore un grand avenir devant lui répond : "J'espère qu'il est encore à venir. On en reparlera après mon prochain concert" et d'ailleurs tous ces prochains concerts à venir lui tiennent autant à cœur les uns que les autres : "Je ne peux pas privilégier un par rapport à l'autre. Comme on dit il n y a pas de petit concert. J'ai la chance de pouvoir choisir mes programmes et ne jamais jouer des œuvres qui me sont pénibles. Donc le plaisir est toujours au rendez-vous."
Nouveau : à l'occasion de la sortie de son disque "Neuvième vague" Beethoven, Vahan Maridirossian a bien voulu répondre à de nouvelles questions dont une partie sur l'évolution de son parcours...vior paragraphe Ecouter

Son répertoire

Vahan Mardirossian n'a pas de répertoire de prédilection comme il s'en explique : "Je ne veux pas parler de mon répertoire de prédilection, car il n'existe pas. L'œuvre ou le compositeur que je préfère sont ceux que je joue au moment où je joue. J'ai horreur de " stagner " dans la même période pour longtemps. Chaque période est complémentaire à l'autre, et cela serait dommage de s'enfermer dans un laps de temps réduit. Il suffit de regarder mes choix discographiques (Schubert -Tanguy- Bach, Haendel - Brahms…). En ce qui concerne mes goûts, ils évoluent en permanence et tant mieux. Cela me prouve qu'il ne faut jamais se braquer par rapport à un compositeur ou un style."
Effectivement, Vahan Mardirossian est ouvert à toutes époques musicales, ainsi la musique d’aujourd’hui ne l’a pas laissé indifférent. Ses recherches dans ce domaine l’ont amené à travailler en étroite collaboration avec le compositeur Éric TANGUY. Ce dernier lui a dédié sa deuxième sonate pour piano. Il a participé également à la création et l'enregistrement des œuvres de Jacques LENOT. Expériences dont il parle avec émotion : ""Imaginez vous un instant un séance de travail avec Brahms ou Beethoven. Que peut être plus émouvant que de jouer une œuvre devant le compositeur ?! Je travaille avec Eric Tanguy très intensément depuis plus de cinq ans. Je voudrais dire qu'il est la personne qui m'a réconcilié avec la musique contemporaine. C'est après l'avoir rencontré que je me suis ouvert à cette musique, et cela m'a permis d'approfondir mes connaissances en travaillant et écoutant d'autres compositeurs comme Jacques Lenot ou Pascal Zavarro dont j'enregistre très prochainement une des œuvres pour piano."
Mais ce projet n'est pas le seul : Vahan Mardirossian, dont vient de sortir un double CD d'œuvres de Brahms, a également le projet d'en réaliser une intégrale : "En effet, nous sommes partis avec l'idée d'enregistrer l'intégrale œuvres pour piano de Brahms. Aujourd'hui sort le premier volume. Toutefois, il faut attendre le dernier pour pouvoir parler d'une intégrale. Pour l'instant nous n'avons pas programmé le volume deux pour une date précise. Brahms est le compositeur qui m'accompagne depuis mon enfance. Dernièrement, je me suis rendu compte qu'il a fait partie de tous mes récitals, ou presque. Il était donc tout naturel pour moi de vouloir l'enregistrer."
Vahan Mardirossian est selon ses propos, tout aussi heureux de faire un récital, que de jouer en musique de chambre ou avec un orchestre : "Là aussi je dirais que j'aime varier le plus souvent possible. Ne faire que des récitals m'énerverait tout autant que de ne jouer qu'en musique de chambre. Chaque chose a ses avantages et ses inconvénients. Il est vrai que j'éprouve une excitation particulière en jouant avec un orchestre car comme je disais précédemment mon amour pour cette formation et mon envie de diriger est immense. "
Quant à ce qui "nourrit" son interprétation, Vahan Mardirossian répond : "le fait de parler d'un musicien ou d'une interprétation de " référence " malheureusement appauvrit la musique. Je n'ai pas dans l'idée qu'il n'y a qu'une manière de jouer. Ceci dit, parmi les pianistes dont je suis amoureux, je peux citer (comme tout le monde) Guilels, Richter, Lipatti, Solomon, Arrau, Pollini, Schnabel, Michelangeli, Giseking… Et tant d'autres…. En fait j'écoute très peu de musique classique. A force d'en faire toute la journée, j'aime mieux me reposer en écoutant autre chose, comme le jazz par exemple. J'aime également le rock, le soul, le funk… et quand c'est bien fait le rap, pourquoi pas ?."
Par contre la peinture, qu'il aime beaucoup, lui est plus source d'inspiration : "Souvent pour expliquer les plans sonores je fais allusion à cet art. Le contraste entre l'objet principal du tableau et tout ce qui l'entoure au deuxième plan est à l'image de ce qu'il se passe dans la musique. Messiaen voyait des couleurs selon la tonalité ou le mode.
Et puis, par exemple, pour comprendre la musique impressionniste il suffit de jeter un coup œil sur la même période dans la peinture. Les formes s'épuisent, la suggestion devient plus importante que le réel. C'est la même chose pour la musique. J'aurais adoré savoir dessiner
."

Écouter Vahan Mardirossian...

La sélection de Piano bleu...

Neuvième Vague
Beethoven

"Grande sonate pathétique" op.13
"Clair de lune" op.27 n°2
"Tempête" op.31 n°2
"Pastorale" op.28

Vahan Mardirossian, piano

Difficile de rester indifférent(e) à la peinture qui illustre le disque Neuvième Vague de Vahan Mardirossian et ce sont, confie le pianiste, dans la nouvelle interview ci-dessous, précisément les titres des sonates de Beethoven qu'il a choisi de réunir dans ce double disque qui lui a rappelé ce tableau du peintre arménien Hovanness Aïvazovsky. Une illustration effectivement splendide qui, comme il le dit, englobe les titres des sonates (Pathétique, Tempête, Clair de Lune...). Un tableau d'ombre et de lumière à l'image de la musique de Beethoven qui d'ailleurs évoque à la fois le cauchemar et le rêve, dans une musique tour à tour profonde ,enjouée et folle...et parfois même ambiguë ainsi l'auteur du livret, Franck Ciup, indique au sujet de la sonate "Clair de lune" : "le poète allemand Ludwig Rellstab y voyait en écoutant celle-ci, la promenade en barque de deux amoureux , au clair de lune sur le lac des quatre cantons" et Beethoven dans une interprétation quasi hypnotique, évoquait, parait-il des fantômes traînant leur chaîne dans un château hanté ; thème plaintif en écho, répondant aux immuables triolets comme des âmes désolées, errantes, inconsolables..." ce qui n'est pas du tout la même chose !!! A l'écoute de l'interprétation de Vahan Mardirossian, particulièrement lente, et d'une grande intériorisation, la profondeur de ce mouvement se révèle et c'est effectivement plus cette dernière image, certes moins réjouissante mais combien plus émouvante, qui viendrait à l'esprit. Oui assurément son interprétation en est des plus remarquables... et mériterait toutes les récompenses ...
Et, oui, une nouvelle fois, l'éloge de la lenteur mérite d'être fait...cliquez ici pour lire la suite, en écouter un extrait et voir une vidéo
Paru en 02/07

Eric Tanguy

Dans cette intégrale de l'oeuvre d'Eric Tanguy, compositeur de l'année aux Victoires de la musique classique 2004, en trois CD, Vahan Mardirossian interprète l'ensemble des oeuvres pour piano( le troisième CD) dont une oeuvre dédiée à Vahan Mardirossian lui-même : la sonate pour piano n°2. La Sonate n°1 étant quant à elle dédiée au pianiste François-Frédéric Guy

Cliquez sur l'image pour en écouter des extraits

Johannes Brahms, Vahan Mardirossian
L'oeuvre pour piano, Volume 1
Sonate N°3, opus 5 - Ballades, opus 10 -
Valses, opus 39 - Thème et variations en ré mineur opus 18
Rhapsodies , opus 79 - Klavierstucke, opus 119

Si le piano n'occupe que le huitième environ de l'œuvre de Brahms, la cinquantaine de pièces qu'il a composées pour cet instrument se répartit entre 1851 et 1893. La sonate opus 5 et le klavierstucke op 119, que le pianiste Vahan Mardirossian a notamment choisi de regrouper dans ce premier volume de l'œuvre pour piano de Brahms, et dont il a le projet de réaliser une intégrale, sont donc écrites à ces deux extrémités de la période de composition de Johannes Brahms, l'opus 119 étant sa dernière œuvre pour le piano.

L'opus 10 (Ballades) a été composé en 1854, les valses de l'opus 39, furent publiées dans une version à quatre mains en 1865, une version simplifiée par le compositeur pour deux mains date de 1867. Brahms arrangea pour le piano le second mouvement du thème et des variations de son sextuor à cordes opus 18, pour en faire cadeau à Clara Schumann, le jour de son anniversaire le 13 septembre 1860. Quant aux deux rhapsodies de l'opus 79, initialement baptisées Cappricio, elles furent créées en 1879( Brahms avait alors 46 ans), il parait que l'un de ses amis Théodor Billroth, y voyait le retour du "Johannes jeune et tempétueux".

Jeune et tempétueux, voilà deux termes qui pourraient peut-être bien convenir également pour définir le jeu de Vahan Mardirossian, quoique celui-ci fait aussi preuve d'une maturité et d'une juste réserve dans les mouvements plus modérés de ces œuvres, et exalte à dosage maîtrisé les couleurs variées des valses de l'opus 39, tour à tour suaves, brillantes, exaltées, capricieuses ou mélancoliques. Ainsi pour écouter la valse 12 de l'opus 39 (en mi majeur) dont la diffusion est offerte par Vahan Mardirossian et le label Intrada, utilisez le lecteur ci-dessous, cliquez sur le triangle
Cliquez sur l'image pour vous procurer ce disque

Georg Friedrich Haendel  ( Händel )
Suites de Pièces pour clavier N°3, N°5 et N°7
Sonate HWV434 - Chaconne HWV435
Vahan Mardirossian

Le "piratage" des œuvres d'un compositeur n'est pas né avec l'informatique, ni hier : dès 1720 Georg Friedrich Haendel écrivait dans la préface de son premier recueil d'œuvres pour clavecin que la circulation frauduleuse de mauvaises copies de ses suites le contraignait à préparer et à surveiller lui-même la publication du volume. Les musicologues estiment que Haendel écrivit ces suites dès 1700-1710. Il est probable qu'il utilisa ces pièces à des fins didactiques. Malgré le copiage dont il fut victime ses œuvres sont aujourd'hui beaucoup moins connues que celles de son contemporain plus célèbre : Bach, même si à l'époque elles reçurent un succès phénoménal : le nombre des éditions atteignit une quinzaine au 18ème siècle et leur popularité ne cessa pas avec la "disparition" du clavecin.Un second volume de nouvelles pièces fut publié également en 1733.
C'est du premier volume que sont extraites les trois suites (3 , 5 et 7) que le pianiste Vahan Mardirossian a choisi d'interpréter ici. La sonate HWV434 est en fait la première suite du second volume et la Chaconne Hwv 435, un des morceaux de prélidection de Haendel parait-il, est aussi extraite de ce second volume dont elle est la seconde suite. Il est vrai que dans le second volume, Georg Friedrich Haendel  prend encore plus de liberté par rapport au traditionnel schéma des "suites", ne s'en tenant pas à la suite de danses : allemande, courante, sarabande, gigue.
Vahan Mardirossian partage ici un programme rarement jouer par les pianistes et permet d'apprécier la vivacité de ses pièces grâce à sa grande technicité, mais la richesse des couleurs exalte aussi tant la poésie, qui ne fait pas défaut comme par exemple la splendide allemande de la suite n°5, que les multiples voix de la célèbre Passacaille de la suite n°7 beaucoup plus rythmée et d'une grande gaieté.
Pour écouter des extraits et/ou vous procurer ce disque, cliquez sur l'image.

Vahan Mardirossian
Bach Transcriptions

Si aujourd'hui, il fleurit nombreuses "adaptations" ou "reprises" de "tubes" des années 70 et 80, les siècles précédents, nombreux compositeurs s'approprièrent aussi les œuvres de créateurs qu'ils admiraient. Ces transcriptions (ou variations) furent particulièrement nombreuses au 19ème siècle mais existaient déjà dès le moyen âge. Ainsi les compositions de Jean-Sébastien Bach ont inspiré nombreux pianistes de l'époque romantique, mais lui-même transposa des œuvres de compositeurs qui le précédèrent. Pour exemple le concerto pour hautbois en ré mineur d'Alessandro Marcello que l'on peut découvrir sur cet album conjointement à des œuvres de Bach transcrites par Liszt (qui était un "maître" du genre),Ferrucio Busoni(qui avait "le désir d'intéresser le public à ses compositions si pleine d'art, d'émotion et de fantaisie du maître"), Serge Rachmaninov et Alexandre Siloti. Les transcriptions sont des styles musicaux qui demandent souvent une grande technicité, où la richesse sonore du piano est mis en exergue. Le pianiste arménien Vahan Mardirossian, lauréat de nombreux concours, montre ici une grande maîtrise du piano dans ce programme à dominante lithurgique . Tout à tour le caractère désespéré et la lumière qui en émanent, laissent à penser que l'enregistrement fut effectué dans la cathédrale de Reims et non dans le théâtre de cette même ville.
Cliquez sur l'image pour en écouter des extraits.

Franz Schubert
Fantaisie D760
4 Impromptus D899 - Sonate pour piano, opus posthume D664
Vahan Mardirossian

Ce premier disque enregistré par Vahan Mardirossian a obtenu un diapason d'or en 2001. Le programme qu'il regroupe permet de découvrir parmi les plus belles œuvres de Franz Schubert : La sonate en la majeur D 664, la quinzième et peut-être la plus belle(mais tout est affaire de goût !) des 23 sonates qu'il a composées, très mélodieuse, Einstein y trouva le "lyrisme à l'état pur"., c'est dire sa beauté ! La Fantaisie en ut majeur opus 15 est un pur chef d'œuvre , exigeant une grande virtuosité, Schubert lui-même la trouvait fort difficile ! Les quatre impromptus qui suivent, sont par contre pour la plupart bien connus des pianistes amateurs, mais on peut lire dans le guide de la musique pour piano (Fayard) que le second a été "massacré des temps immémoriaux dans les pensionnats de jeunes filles", bon...avis aux amateurs donc, mais en l'occurence voici Un pianiste qui ne le massacre pas et à défaut de le jouer, prenez plaisir à l'écouter !
Cliquez sur l'image pour en écouter des extraits et/ou vous le procurer

Pour écouter les autres disques enregistrés par Vahan Mardirossian...cliquez ici

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