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Thierry Maillard

Merci à Thierry Maillard d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Thierry Maillard est né le 11 08 1966 à Puteaux :" "J'y ai habité pendant plus de 6 ans avant d'aller vivre à Fontainebleau. Puis, lorsque je suis sorti de l'école Normale de Musique en 1983, j'ai volontairement voulu retourner vivre dans ma ville natale, pour y composer."

S'il n'y a avait pas de musicien professionnel dans sa famille c'est grâce à une cousine qu'il a pu découvrir la musique : " Je suis issu d'une famille de cartésien où la musique n'est pas un métier à part entière. Pourtant dès mon plus jeune âge, j'ai su au fond de moi que je voulais faire de ma passion, mon métier. Mes parents n auraient jamais pensé à me proposer des cours de musique si mon oncle n' avait pas inscrit ma cousine à des cours ; et quand il m'a proposé de faire de la musique j'ai dit oui sans savoir ce que cela représenterait pour ma vie.
Thierry Maillard commence ses premières années d'études musicales à l'accordéon à l'âge de 8 ans, en suivant des cours avec l'accordéoniste Franck Angelis. "En fait, je suis arrivé à l'accordéon par hasard. Parce que ma cousine avait commencé aussi avec et instrument, mon père a voulu me le proposer. J'ai alors pris des cours d'accordéon de 8 à 11 ans parce que mes parents m'y ont forcé..mais sans aucune conviction. Ma passion pour la musique, et non pour l'accordéon, est née grâce à Franck Angelis, mon professeur. Frank Angelis a été mon professeur d'accordéon pendant 5 ans, et a été pour moi la personne la plus révélatrice dans ma décision de faire ce métier.De 8 ans a 12 ans, je suis passé d'un professeur à l'autre et je commençais à ne plus du tout avoir envie de faire de la musique. Franck a été une révélation car il m'a fait aimer la musique avant l'instrument. Sur le plan musical, il a fait surgir en moi ce côté romantique et j'ai pu m'exprimer à travers la musique ; en dégageant en moi ma sensibilité intérieure. C'est un musicien exceptionnel."
A 14 ans Thierry Maillard commence le piano : ""Je prenais quelques cours de piano classique également avec Franck Angelis , car j'avais un piano à la maison, grâce à mon frère qui y jouait déjà. Naturellement, j'allais me mettre à jouer et composer. Au regard de la difficulté technique de l'accordéon, j ai eu plus de facilité quand j'ai mis mes mains sur un piano la première fois. Le piano a toujours été pour moi comme une deuxième peau. Je m'y suis toujours senti très à l'aise pour m'exprimer. Le piano est un outil facile d'accès pour la composition, car il allie la rythmique, la polyphonie, et les timbres pour la composition. On va dire que pour moi, le piano a été une révélation pour la composition. Ce n'est pas en soit l'instrument qui m'a passionné, mais la musique et les possibilités de compositions à travers un instrument comme le piano."

Après 3 ans d'étude à l'Ecole Normale de Musique de Paris, en classe d'harmonie, contrepoint, de piano et d'accordéon, il obtient son diplôme d'enseignement à 17 ans :" C'est en intégrant les cours dans la classe de madame Sécheresse qui a été mon professeur de piano, et d'accordéon qu'est née ma passion pour l'écriture et l'orchestration des cordes. En suivant les cours d'harmonie et de contrepoint en classe de musique classique, j'ai obtenu le diplôme d'enseignement. Mais mon goût pour la musique de BILLS Evans, KEITH Jarret, et Jean Luc Ponty, m'a peu à peu éloigné de ma formation classique et m'ont définitivement inscrit dans une musique qui se rapprochait du jazz.
Mon diplôme d'enseignement qui m'a permis de justifier une pédagogie dans différentes régions où je mettais en avant le goût pour la musique avant la technique proprement dite. Ce qui me touche dans l'enseignement, c'est mettre en valeur la sensibilité de chaque personne, car à travers la musique on raconte plus facilement qui l'on est
"
Dès l'âge de 18 ans, avec la création de son premier trio pour lequel il compose tous les titres au piano, née sa passion pour la composition de musique de film :"A 18 ans j'ai créé le trio avec la rencontre de Laurent Robin à la batterie et Laurent Souques à la contrebasse, cela a été mon premier trio et aussi ma première composition présentée pour la première fois au concours de jazz a Aiguillon, qu'on a gagné, et de là tout a commencé : j'ai eu les encouragements de Michel Pettrucciani qui était au jury, et ensuite beaucoup de propositions de tournées et de concerts m'ont été proposées ."
En 1997, Thierry Maillard enregistre son premier disque chez Polygram , (label Emarcy) " Paris New-York" à New-York, avec John Pattucci à la contrebasse et Dennis Chambers à la batterie."Cette rencontre grâce à mon ancien manager Christian Pégand a été le un tournant dans ma vie professionnelle. Pour moi ça a été très fort, car c'était une manière pour moi de savoir où j'en étais musicalement, car se confronter à des maîtres tels qu'eux a été enrichissant ils m'ont énormément poussé et aidé dans ce disque je ne l'oublierai jamais car c'était un vrai trio ils n'ont pas fait les " Side man " car ils ont adoré la musique et les compositions. L'album Paris- New York est sorti chez Polygram en 1998 "
Soutenu par Yamaha Musique France , Thierry Maillard crée un nouveau projet en septet dès 1999 :le disque " NEW SEPTET " est enregistré et sort en 2000 chez RDC Records. Avec ce septet, Thierry Maillard se produira en concert à l'Opéra de Lyon ainsi qu'aux Festivals d'Avon, de Ramatuelle, Metz, Montpellier, Toulon, et au Festival de Jazz de Nice
En 2002, Thierry Maillard, fonde un nouveau septet (trio et quatuor à cordes), et se produit au New Morning. De là, il enregistre son disque" VISION " qui sortira chez RDC Records en Janvier 2003. Le succès innatendu de VISION encourage Thierry Maillard dans la composition de musique de films :"Après New York j'ai eu envie de montrer un Septet
car j'avais déjà l'envie de composer pour orchestres à cordes au départ le choix du quatuor était par manque de moyen pour faire plus, j'ai fait trois albums en Septet dont le dernier " Notre histoire .
A travers ce Septet, j'ai mis en avant ma passion pour l'écriture des cordes, qui est une introduction à l'envie d'écrire une œuvre pour grand orchestre."
Rapidement Thierry Maillard dévoile un nouveau genre musical empreint de son vécu et de ses rencontres musicales: un mélange entre l'écriture classique et jazz :"C'est en écoutant par hasard Keith Jarret et Bills Evans(influence de Debussy qui est proche du classique) et le coté très romantique qu'il y a dans la musique de Bills Evans, que le " déclic " s'est fait. Dans le nouvel album " notre histoire ", une grande influence de ces deux compositeurs sont présents : j'ai voulu retranscrire une ambiance à la fois jazz et très romantique comme dans les premiers titres de l'album qui s'apparentent plus à des musique de film. Puis en allant voir le film " Drakula " de Francis Coppola, c'était la première fois que j'entendais une musique de film orchestrale et surtout où la musique était à elle seule suffisante pour faire parler l'image. On avait l'impression que pour une fois c'était le réalisateur qui se servait de la musique pour faire l'image et pas le contraire.Et grâce à ce parallèle entre ces deux écritures pourtant différentes, j'ai composé de plus en plus et notamment pour des compositions de musique de film , tels que " Thomas et le loup " de Thomas Nuremberg en 2002, fût ma première composition de musique de film, puis s'est enchainé " Juste une heure " en 2006, de Virginie PEIGNEN, le teaser de " Arthur et les Minimoys " de BESSON, en 2005, et le " KO " en 2006, de la réalisatrice Aline Morsillo."
Sa rencontre avec le producteur de publicité Marc Miller, lui a permis de réaliser différents projets sonores publicitaires et musique à l'image :"Ce qui est intéressant dans la pub, c'est de mettre en musique des images sur un temps imparti très court. C'est un premier pas dans la musique de film : une façon de servir l'image, comme le court métrage, c'est un premier pas vers le travail à l'image. En revanche, la musique de film permet de donner un sens au film grâce à une couleur sonore qui sera souvent suivi grâce à un thème tout le long du film. Marc Miller est avant tout un producteur dans le monde de la publicité et directeur artistique très sensible ; il m'a tout de suite laissé carte blanche sur ma façon de composer pour l'image ; la complémentarité de notre travail, c'est mon côté créatif à travers l'orchestration symphonique et le jazz, et Marc qui lui condense la matière musicale pour amener sa touche artistique et finalise le projet."
Interrogé sur ses pianistes jazz de référence , il n'en site qu'un :" Bills Evans reste et restera pour moi la référence de tout se qui me touche dans le piano avec en première choses une sensibilités ou j'ai puisé se que je suis aujourd'hui." et les compositeurs de musique classique sont aussi à la source de son inspiration : " Ce que j'aime surtout Bartok qui m a donné envie de composer et d'écrire sur orchestre symphonique et ce qi me plait c est leur orchestration et la maitrise pour grand orchestre, parce qu'ils étaient proches de ma sensibilité dans sa rythmique et la polirythmique et DUTILLEUX pour les couleurs harmoniques . Jai toujours écouté beaucoup de musique classique et toujours les grands orchestres symphoniques très rarement des solistes ;
Ce qui m'a influencé chez Bartok et Dutilleux c'est la modernité l'écriture, car Bartok se rapproche des harmonies et des rythmes de jazz
" Et s'il ne joue pas de musique classique, il indique :"En revanche, je l'écoute, tous les jours, voir plus que le jazz et je m'en sers pour faire les bases de mes compositions orchestrales ; comme beaucoup de pièces que j ai écrites. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui j'envisage de rechercher des musiciens pour monter un orchestre symphonique.".

Quant à sa façon de travailler, il confie :"A la différence de beaucoup de compositeurs, je compose au cours de ma vie. Je ne me consacre pas un temps précis à la composition, ni ne m'enferme dans une pièce. Je laisse naître en moi chaque jour ce besoin de dire à travers des notes ce que je ressens, c'est une envie profonde de retranscrire en musique ce que je ressens chaque jour, en créant des ballades comme " Ilona " et " éperdument " du disque "Notre histoire". Les compositions sont le reflet de ma vie et ce que je ressens jour après jour."
Thierry Maillard donne peu de concerts, aussi si vous avez la chance de le voir à l'affiche près de chez vous ne le manquez pas et s'il garde un souvenir ému de son toout dernier concert qui sait si son rêve ne finira aussi par se réaliser : " Je donne des concerts plutôt àl'étranger ou en festival , mais pratiquement jamais de club . Mon tout dernier concert en Septet lors de la sortie du disque de " notre histoire " au Duc des Lombards est mémorable car depuis longtemps j'attendais de me retrouver avec mon public. Et ce soir là la salle était pleine après une absence de deux ans .J'étais très ému. quant à la salle dont je rêve : l'Olympia... avec un orchestre symphonique ".
Nombreux projets sont à venir : un disque piano solo en 2009, et Thierry Maillard vient de composer la musique pour la publicité SIMPLEO (SFR) et KRISS au sujet desquels il précise : " Je travaille très peu pour les courts métrages ; Mon agent est plus qualitatif que quantitatif sur les propositions que l'on peut me faire quant à la musique de film. J'ai fait des films institutionnels comme Citröen et bientôt un projet pour une série de documentaire m'est proposé. Je m'attache avant tout à la liberté musicale dans mes projets musicaux."

Ecouter...

c

Thierry Maillard Septet
Notre histoire

Drakkar
Au Bord De La Rivière
Au Fil Du Temps
Eperdument
Entre Deux Mondes
Notre Histoire
Sans Adieux
Ilona (Piano Solo)
Nissandu (For Michael Brecker)
Highland
Poursuite
Futur
Voici un disque qui comblera tant les amateurs de jazz que de musique de films, car son compositeur le pianiste Thierry Maillard lui-même passionné de ces deux musiques, a réuni ses deux passions dans ce nouvel album avec son septet. Notamment influencé par Bill Evans mais aussi des compositeurs classiques, et ayant une forte expérience de musique de publicité, sa musique se révèle très romantique et imagée. Paysages, émotions amoureuses, et situations périlleuses sont les thèmes principaux inspirateurs des morceaux de ce disque auxquels le quatuor à cordes qui fait partie de ce Septet mais aussi un hauboit et une flûte Irlandaise apportent en complément sur quelques morceaux les sonorités les plus adéquates à créer ces émotions et tensions du film imaginaire de Thierry Maillard. Celui-ci a bien voulu répondre à quelques autres questions pour présenter ce disque....cliquez ici pour lire la suite

A noter sur vos Agendas : Thierry Maillard sera en concert le 20 décembre 2008
à L’écoutille à Paris à 21h
Cliquez ici pour en savoir plus

 




  

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