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Olivier Chauzu

Merci à Olivier Chauzu d'avoir répondu aux questions de Piano bleu pour la réalisation de cette page.

Biographie commentée

Olivier Chauzu est né le 18/12/1963 à Libourne, bien que dans sa famille il n'y avait aucun musicien professionnel ni amateur, il a été cependant conquis par la sonorité d'un vieux Pleyel : "Une tante éloignée avait un peu pratiqué cet instrument et avait possédé un vieux piano Pleyel que personne n'utilisait et qui me fascinait par la profondeur et la "vérité" de son son lorsque j'étais petit enfant. Ma famille écoutait occasionnellement du Beethoven, du Mozart, du Bach, surtout de la musique symphonique. Jamais personne ne m'a poussé à commencer à étudier la musique. J'ai en quelque sorte imposé ce choix, que ma famille a encouragé par la suite étant donné mes dispositions. A l'âge de 4 ou 5 ans, des parents de ma famille qui savaient jouer trois notes m'avaient enseigné quelques petits morceaux, que tout le monde apprend en quelques minutes. Le piano est un instrument qui conquiert facilement par son pouvoir évocateur et le son du vieux Pleyel, ainsi que des disques de Cortot jouant les nocturnes ou les études de Chopin, m'ont tout de suite fasciné et conditionné les premières années de ma vie. L'amour du beau son et la recherche du son qui est mienne viennent de là, je pense."
Grâce à un professeur qui le faisait lire énormément de musique, et sans conseils techniques, Olivier Chauzu s'est lancé à lire les partitions, de manière assez autodidacte, en bénéficiant de conseils à droite et à gauche :"Bien sûr que j'ai été entouré de personnes qui savaient transmettre leur passion, mais mes premiers pas je les ai faits pour ainsi dire tout seul. Je jouais les premières années très certainement comme un cochon, j'en étais conscient. Je prenais ce qui me tombait sous la main et déchiffrais sans m'en lasser des partitions beaucoup trop difficiles pour un enfant. Mais c'était une sorte d'évasion de la monotonie de l'école et des devoirs, une sorte de jardin secret dans lequel aucun adulte, aucun parent, ne pouvait pénétrer. Jamais personne ne m'a imposé un travail quotidien, c'est moi qui imposait cela aux parents. C'est pourquoi je suis aujourd'hui un peu réticent vis-à-vis des pédagogies interdisant la lecture d'oeuvres à des enfants, sous prétexte qu'elles sont trop difficiles pour eux".
Olivier Chauzu est entré à l'âge de neuf ans au Conservatoire de Bordeaux, sur concours de recrutement pour les enfants qui avaient déjà trois ou quatre ans de piano...."Et commencèrent les choses sérieuses, le pain sec, les fugues de Bach à deux, trois, quatre voix, les réprimandes lorsque le travail n'était pas bien fait, les savons lorsque je jouais une ariette de Mozart sans inspiration… mes professeurs ont eu du pain sur la planche, car j'étais alors assez indiscipliné. Mais comme récompense, on me donnait des oeuvres romantiques, du Schumann, du Beethoven, du Chopin… et là, je donnais libre cours à mes désirs d'indépendance. J'écoutais alors beaucoup d'opéras, du Mozart, puis le bel canto italien, Verdi, Puccini, puis Wagner, Richard Strauss."
En 1984, à l'âge de 20 ans, après être passé par le Conservatoire de Boulogne dans la classe de J. Landowski et à l'Ecole Normale Alfred Cortot, où il a obtenu la Licence de Concert, Olivier Chauzu entre au Conservatoire National supérieur de Musique de Paris dans dans la classe de Gabriel Tacchino où il est resté trois ans avant d'obtenir le premier prix de piano, puis deux ans en cycle de perfectionnement dans la classe de Théodore Paraskivesco:"Autant Gabriel Tacchino que Théodore Paraskivesco m'ont donné une solide formation sur les couleurs que l'on peut créer, la sensualité du son, les styles des grands compositeurs. Gabriel Tacchino pouvait être dur dans sa sincérité." Il obtientégalement en 1988 le Premier Prix de Musique de Chambre dans la classe de Jean Mouillère et de Jean-Claude Pennetier :"On ne peut garder des cours de Jean-Claude Pennetier qu'un souvenir sublime. Ils étaient comme la célébration d'une messe. Il a de la musique une conception très mystique, habitée au plus haut point, à la fois cérébrale et sensuelle. C'est un artiste, un musicien, un pédagogue, complet. Je me rappellerai toujours ce cours que Nicholas Angelich et moi avions eu sur les variations de Brahms sur un thème de Haydn pour deux pianos: un monde merveilleux s'était ouvert à nous… Jean Mouillère, qui est un grand quartettiste, est ce que l'on peut trouver de meilleur en ce qui concerne l'enseignement de la musique de chambre, la curiosité musicale et la fantaisie. A chaque fois que je joue le quintette de Brahms, je pense à lui."
Olivier Chauzu ne pourrait dire précisément quand il a choisi de devenir pianiste professionnel : " J'ai toujours voulu atteindre un niveau se rapprochant de la perfection, j'ai commencé à enseigner dans des écoles et à accompagner très jeune (16 ans), mais l'envisager comme gagne-pain s'est fait de manière un peu imprévue, car j'ai aussi une deuxième occupation quasi-professionnelle, la littérature. J'ai voulu suivre un cursus universitaire de Philosophie. Ayant eu une note absolument catastrophique au Bac en cette matière, j'ai été refusé lors de la préinscription. D'ailleurs heureusement, car ce type de sport cérébral n'était pas fait pour moi. Je me suis alors dirigé vers les Lettres Classiques. Cette matière étant très exigeante et ne disposant pas du temps nécessaire pour approfondir, j'ai bifurqué ensuite vers la Littérature espagnole, dont j'ai obtenu une Licence, puis la Maîtrise, puis le DEA, puis le Doctorat, tout cela étendu sur une période de seize ans, bien entendu. J'associe le travail de chercheur en Littérature à celui d'artiste interprète: il s'agit de disserter sur une oeuvre d'art et de la transmettre, c'est la même chose. J'ai préféré être artiste interprète pour la relation plus intime avec l'oeuvre d'art. Nous pouvons presque nous l'approprier. Nous pouvons nous payer le luxe d'être, comme disait Sebok, Mozart pendant 20 minutes."
En 1987, Olivier Chauzu est sélectionné pour étudier pendant deux ans à la Scholl of Fine Arts du Banff Center(Canada) : "Je voulais changer d'air, connaître d'autres enseignements à l'issue de mon prix de piano et musique de chambre. Dans un pays dont j'ignorais la langue, car je n'avais jamais étudié l'anglais à l'école. Changer de manière de penser, s'approprier une nouvelle langue, oublier la sienne, changer de civilisation et d'enseignement, quoi de plus passionnant pour un "gamin" de 24 ans? J'ai donc demandé une bourse, qui m'a été accordée, et suis parti étudier dans cette école". Il y bénéficie des conseils de Gyorgy Sebok et d'autres grands pédagogues :" Il m'a aussitôt canalisé, compris. La technique est faite pour rendre les choses plus faciles, non les compliquer. Le summum de la technique consiste à oublier ses doigts, son corps, les mouvements physiques, et être en communion totale avec la musique que l'on écoute et que l'on joue. Il m'a vertement tancé un jour que je choisis de lui jouer la quatrième ballade de Chopin sans y avoir consacré le temps de réflexion nécessaire pour me réapproprier le texte, en faire une véritable analyse, à partir de ce qui est écrit, et non de ce que nous sentons, parfois de manière erronée. Quel savon je reçus ce jour-là ! Et comme le cours était public, ce fut un savon public. Ce que je lui avais joué était un faux, interprété de manière talentueuse, " car, disait-il, seuls les gens talentueux savent faire des faux". Une leçon d'humilité, qui replace les choses chez un jeune instrumentiste qui pourrait être grisé par son succès commençant et qui jouait déjà dans des grandes salles (Gaveau, Cortot). Ce jour-là, je compris quelle était la mission de l'artiste interprète: être l'intermédiaire entre le génie (nous ne sommes pas des génies, mais des intermédiaires) et le public. Le meilleur artiste interprète est celui qui se fait oublier."
Olivier Chauzu a été couronné par de prestigieuses distinctions aux concours internationaux Maria Canals à Barcelone (1989) et Yvonne Lefébure à Saint-Germain-en-Laye (1990), dans lequel lui fut décerné le prix Debussy. Il est désormais lui-même jury dans des concours internationaux :"J'ai participé une fois au jury du concours international d'Arcachon, par exemple, dans lequel j'ai entendu de véritables talents qui vous font prendre conscience que la relève est présente. Les concours dont j'ai été lauréat m'ont donné l'occasion de participer à des festivals, d'être engagé dans des saisons orchestrales et de me faire connaître par la critique (un superbe article de Gérard Gefen après mon prix Debussy). Les concours sont importants pour se faire connaître, mais ils peuvent être une arme à double tranchant et faire oublier la musique. Oui à la compétition , mais il faut aussi dépasser ce stade, la musique s'accommodant mal d'une compétition à tout va. Et on le remarque lorsque l'on a la terrible responsabilité de devoir, en tant que membre d'un jury, départager deux, trois, quatre candidates tout aussi remarquables les uns que les autres. Pourquoi vouloir absolument trancher entre Serkin et Schnabel ?"
Olivier Chauzu a donné divers concerts en France en solo et en musique de chambre (salle Gaveau, musée d'Orsay, salle Cortot, ainsi que dans de nombreuses villes des régions et à l'occasion de divers festivals), en Espagne (Ateneo de Madrid, Bilbao, Barcelone, Pampelune, Saint-Sébastien…), en Allemagne (festival de Nürenberg), en Suède, en Asie, en Amérique... Son meilleur comme son pire souvenir de concert sont liés à Schumann :" Le meilleur : un concerto de Schumann avec Vincent Barthe au palais des festivals de Biarritz. J'étais tellement électrisé par la diction de ce chef, par son pouvoir d'écoute et la communion entre nous deux était telle (communion dans l'esprit et la lettre schumanienne), que, grisé par cette réussite, j'ai donné en bis Méphisto Valse de Liszt, déchaînant une standing ovation. Mon pire souvenir, une Fantaisie de Schumann donnée il y a une quinzaine d'années après un repas copieux… Je me demande si je ne me suis pas endormi en jouant, un moment. Péché de jeunesse, impardonnable. Schumann ne mérite pas cela."
Parallèlement à son activité de concertiste Olivier Chauzu est professeur au Conservatoire National de Région de Bayonne, où il est titulaire d'une classe de piano : "C'est une activité indispensable, sinon on se dessèche. Elle fait apprendre beaucoup de choses sur nous-mêmes, car nous verbalisons des solutions aux problèmes posés. L'élève nous renvoie à notre propre image. Il peut nous renvoyer aussi l'image d'un exemple, voire d'un contre-exemple." Son principale souci pour ses élèves est de leur apprendre .."La curiosité et l'humilité face à l'oeuvre d'art. La volonté et le désir d'aller toujours plus loin dans l'analyse et la réflexion sur l'oeuvre et le compositeur. L'honnêteté intellectuelle. La maîtrise technique, qui passe avant tout par un contrôle absolu de la projection sonore: il faut avoir des outils bien aiguisés pour transmettre ce qu'il y a de plus sublime."

Son répertoire, son interprétation...

Aux côtés d'Isaac Albeniz et de Paul Dukas, dont il a enregistré des oeuvres(voir plus bas) , Olivier Chauzu indique qu'il n'a pas de compositeur favori ou plutôt que tous les compositeurs sont ses favoris :"Je joue beaucoup Beethoven et Schumann. Mon répertoire est assez éclectique, je travaille et je joue aussi beaucoup de Mozart, sa musique a un tel esprit, une telle intelligence, une telle perfection, un tel naturel, qu'elle est indispensable à mon équilibre. Je le joue moins fréquemment car les grandes interprétations de Clara Haskil, Annie Fischer, Walter Gieseking, et d'autres, me suffisent, nous n'avons aujourd'hui pas grand-chose à ajouter." Son prochain projet de disque est ... "Un récital Schumann qui s'effectuera prochainement. Il contiendra des oeuvres de première importance du compositeur, un peu moins jouées que d'autres, les Davidsbündler, l'Humoresque."
Olivier Chauzu est également chambriste au sein du Trio des Aulnes, dont les enregistrements sont régulièrement salués par la critique parisienne. :"Le Trio des Aulnes est composé de moi-même, Jean-François Corvaisier, violon et Laurent Lagarde, violoncelle. Nous avons publié les trios de Mendelssohn et le trio de Chausson et celui de Cras."Olivier Chauzu apprécie tout autant avoir de donner des récitals seul, qu'en musique de chambre ou avec orchestre :"Chacune procure un plaisir différent. Avec orchestre, on brille davantage. La musique de chambre procure des joies intenses, comme le fait de s'encourager mutuellement pour atteindre une perfection, toujours dans l'esprit de l'oeuvre que l'on défend. Lorsqu'il y a communion de points de vue, le résultat peut être extraordinaire. Ce sont des petites choses que l'on sent dans l'excitation du concert. Bien sûr, le contraire peut se produire aussi, une somme de défauts…"
Interrogé sur sa façon de travailler, Olivier Chauzu confie :"J'aime me plonger complètement dans un univers, puis m'en retrancher quelque temps, pour m'y replonger par la suite. On ne peut pas rester dans l'univers schumannien trop longtemps, l'imaginaire y est trop présent, la faille trop latente. Il faut de temps en temps se retrouver dans des musiques qui font retrouver un équilibre, Bach, Mozart, Haydn, Scarlatti. Avant de présenter une œuvre au public, je préfère avoir passé une période plus ou moins importante pendant laquelle j'ai vécu avec elle, j'y ai réfléchi, fait certains choix, en ai abandonné, puis les ai faits à nouveau, ai écouté des interprétations avec une oreille critique, etc. Bien que les choix interprétatifs doivent se faire sans a priori, une œuvre dépend d'un contexte, non seulement historique, mais aussi d'un univers particulier. On ne peut jouer Brahms avec une esthétique debussyste ni Chopin dans un univers beethovénien. Ni Bach en ayant à l'esprit la féerie ravélienne. Pour ne pas se fourvoyer, il est bon de retourner sans cesse à un questionnement relatif aux circonstances qui ont entouré la composition de l'œuvre, et pour cela il y a le disque. Non seulement nos prédécesseurs, mais aussi les autres œuvres. On peut jouer un concerto de Mozart sans avoir entendu Cosi, mais connaître cet opéra et l'apprécier dans toute sa complexité et sa mystérieuse profondeur contribue à la vérité et la sincérité de notre interprétation. C'est même souvent ce qui fait la différence. Convaincre sans être soi-même habité par l'œuvre relève de la tromperie et de la forfaiture. Ou de l'inconscience."
Dans son interprétation il attache le plus d'importance... "Au toucher, à l'enfoncement de la touche, qui donne le son. On n'enfonce pas de la même manière le clavier en jouant une sonate de Scarlatti qu'en jouant l'opus 117 de Brahms. Cela fait appel à des réflexes qu'il est difficile de décrire. Des réflexes que le corps dans son ensemble met en oeuvre, de l'extrêmité des doigts jusqu'au dos, voire les jambes ! Des réflexes conscients ou inconscients. J'essaie d'être le plus actif possible dans mon écoute, le plus éveillé dans mon inspiration et mon pouvoir d'imagination. J'essaie d'avoir une image sonore à peu près exacte et de l'affiner en cherchant plusieurs combinaisons possibles. C'est difficile à exprimer de manière concrète."
Olivier Chauzu estime aussi qu'être spectateur d'une belle prestation artistique est toujours utile à soi-même et cela..."Quel que soit le style de cette prestation, ainsi pour ce qui concerne la musique il m'arrive d'écouter de la chanson Brel, Brassens, Barbara, Cora Vaucaire, Léo Ferré, les Beatles, des musiques du monde et je peux apprécier tous les arts, même si j'avoue avoir des connaissances insuffisantes en peinture, architecture et sculpture. Je m'y connais beaucoup mieux en Littérature, puisque c'est mon domaine, surtout littérature française et espagnole et tout ce qui touche à l'art narratif."
Enfin à la question de savoir s'il se considère comme un "jeune talent", qualificatif qui lui a été récemment attribué par une journaliste, ou "talent affirmé" Olivier Chauzu répond : "J'ai toujours été un peu outsider, en-dehors des médias , faisant mon travail un peu dans l'ombre, ce qui me vaut maintenant ce qualificatif de "jeune talent", qualificatif qui ne me vexe pas du tout, car à 44 ans, on est plutôt amusé de se voir rajeunir ainsi. Mais votre autre qualificatif m'honore au plus haut point. Car "jeune talent" pourrait revêtir dans les oreilles de quelques personnes, une possible condescendance , si l'on prend le mot "jeune" au sens figuré. Soyons jeune, mais dont le talent est non pas jeune, mais affirmé. Et merci infiniment pour votre compliment."

Ecouter...

Paul Dukas
Intégrale de l'oeuvre pour piano
Olivier Chauzu

Bien connu pour son "Apprenti sorcier", Paul Dukas(1865-1935) n'a composé ou plus exactement publié pour le piano que quatre oeuvres, car très exigent le compositeur a détruit nombreuses de ses partitions. L'une de ses oeuvres est particulièrement gigantesque : la sonate en mi bémol mineur d'une durée de 45 minutes, elle est impressionnante non seulement par cette durée mais surtout sa puissance expressive.
Après avoir enregistré la difficile intégrale d'Ibéria d'Isaac Albeniz, le pianiste Olivier Chauzu semble bien avoir enfiler la panoplie de l'apprenti sorcier pour s'attaquer de nouveau à une intégrale peut souvent jouée et a bien voulu répondre à quelques questions au sujet de ce disque...cliquez ici pour lire ses réponses

Ecoutez un extrait durant le mois d'avril 2008 en page "Morceau du mois"...cliquez ici

Isaac Albeniz
Iberia
Olivier Chauzu

Sorti dès le mois de janvier 2007, ce double album Iberia d'Isaac Albeniz interprété par Olivier Chauzu est le "Disque du moment"( le 12 juin 2007) à se procurer pour qui souhaite découvrir plus largement le compositeur entendu récemment par la France entière...
Le pianiste Olivier Chauzu, qui a bien voulu répondre à quelques questions à l'occasion de cette nouvelle actualité, explique avoir choisi d'enregistrer Iberia d'Albeniz car il se sent très proche de cette musique : "Elle a la profondeur et l'authenticité du cante hondo d'Andalousie, l'âpreté et la noirceur, qui a inspiré tant d'artistes à commencer par Lorca. Albéniz, né espagnol, avait beaucoup voyagé, et vivait l'Espagne dans le souvenir et la nostalgie, donc cette Espagne est une vision qui part en quelque sorte de l'absence. J'ai toujours trempé dans ces deux cultures, ces deux langues que je possède à égalité, pourrais-je dire. Ma vie actuelle se partage entre la France et Madrid. Donc d'une certaine manière, pourrais-je dire que moi aussi, je vis l'Espagne, et la France par la même occasion, dans l'absence et la nostalgie... cliquez ici pour lire la suite et en écouter une pièce entière

 




  

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