|
|
|
piano bleu concarneau
Frédéric D'Oria-Nicolas
Merci à Frédéric D'Oria-Nicolas de
sa participation pour la réalisation de cette page
Biographie résumée
Frédéric
DOria-Nicolas est né à Paris le 21 mars 1979. Beaucoup
de membres de sa famille jouaient du piano en tant qu'amateurs et.."même
si aujourd'hui, plus personne ne pratique l'instrument, tous ont gardé
une passion pour la musique et le piano en particulier. Si je suis peut-être
involontairement à l'origine de cet abandon collectif, je me console
en pensant que je pourrais être également impliqué
dans leur volonté à conserver l'essentiel !' précise-t-il.
C'est surtout grâce à sa mère, qu'il accompagnait
écouter des récitals, qu'il a découvert le piano
:"Il me reste des souvenirs très précis et je me
souviens de chacun des concerts auxquels j'ai assisté
J'en
garde de très belles impressions et
certaines catastrophiques
aussi ! Je lui dois donc cette passion mais quand cette dernière
s'est transformée en vocation, il a fallu convaincre mes parents
de me la laisser vivre et ce fût un réel bras de fer !"
Frédéric D'Oria-Nicolas commence à
jouer du piano dès lâge de sept ans :"J'ai
pris mes premières leçons avec une femme âgée
mais qui générait une énergie incroyable. Elle ne
m'a pas appris grand-chose mais j'aimais lui rendre visite. A sept ou
huit ans, on porte beaucoup d'affection à ses professeurs, ils
font partie de la famille."
Frédéric D'Oria-Nicolas poursuit sa scolarité
tout en réalisant les programmes que lui ont confiés, lors
de masterclasses d'été, Tatiana Zelikman, et occasionnellement
Vladimir Tropp, Dmitri Bashkirov ou encore Lev Naoumov..."Dès
ma rencontre avec Tatiana Zelikman, à l'âge de 13 ans, j'ai
rêvé de la rejoindre à Moscou. J'ai tout de suite
compris que cette rencontre serait déterminante, que c'était
là une chance rare et qu'il fallait la saisir."
En 1998, il obtient le baccalauréat scientifique et un premier
prix au concours Mravinsky de Saint-Pétersbourg..."J'ai
effectué mon premier voyage en Russie en 1997 pour y donner deux
concerts, l'un à Saint-Pétersbourg, l'autre à Moscou.
Le concours Mravinsky se déroulait à la même période
et le programme à présenter était alors à
ma portée."
Ce prix Mravinsky et laide dune bourse détudes
attribuée par Rhône-Poulenc permettent à Frédéric
D'Oria-Nicolas d'entrer, quelques mois plus tard, dans la
classe de Tatiana Zelikman au sein de lInstitut Gnessin de Moscou
" Tatiana Zelikman m'a tout appris : lire un texte, acquérir
une réelle connaissance des styles, cette science du phrasé
et du cantabile. Elle me consacrait beaucoup de temps, s'installait très
souvent au piano et j'ai suivi une cure d'électrochocs émotionnels
pendant 6 ans, à raison de deux fois quatre heures par semaine.
Nous passions les deux tiers du temps à nous entretenir de telle
ou telle uvre, d'une articulation, d'une attaque et nous parlions
énormément de pédalisation
C'est quelqu'un
qui n'offrait pas de solution toute prête et qui n'a jamais considéré
ses élèves comme des vases qu'elle était contrainte
de remplir d'un savoir "standardisé". Pas un de ses élèves
ne joue d'ailleurs de la même façon et même si nous
étions tous très liés, nous restions si différents
qu'il y eut quelques confrontations après certains de nos concerts
respectifs ! Je me suis lié d'une très forte amitié
avec Alexandre Kobrin qui fut son élève pendant plus de
12 ans, avec qui nous avons joué à maintes reprises à
deux pianos et qui vient, il y a quelques jours, de remporter le concours
Van Cliburn après une victoire au concours Busoni et un troisième
prix au concours Chopin de Varsovie"
En 2000, Frédéric D'Oria-Nicolas remporte
le concours de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation et devient
lauréat de la promotion Robert Hossein ; il sera parrainé
par Madame Liliane Bettencourt..."La "Fondation Bleustein-Blanchet
pour la vocation " joue non seulement un rôle essentiel mais
aussi universel. Elle parraine les vocations, aussi diverses soient-elles.
Le concours comporte une présélection sur dossier, une audition
ou un premier entretien, un second entretien et enfin le jury présidé
par Mme Elisabeth Badinter et composé de personnalités telles
qu'Anne Sinclair, Hubert Reeves, Alain Bougrain-Dubourg et Jean Casterède
entre autres, attribue près de 20 bourses chaque année.
Chaque promotion a son parrain, la promotion 2000 s'est vue associée
à Mr Robert Hossein. Chaque lauréat est ensuite lui-même
parrainé par un donateur. C'est Mme Liliane Bettencourt qui a choisi
de me soutenir. Bien entendu, ce prix est caractérisé par
une bourse mais elle soutient de diverses manières chacun des lauréats
tout au long de leur carrière. Je leur dois beaucoup et d'autres
lauréats tels que Pascal Dusapin, Jean-Guihen Queyras, René
Koering, Philippe Noiret, également. Pourquoi universelle ? Parce
que les peintres, les sculpteurs, les cinéastes, les acteurs, les
metteurs en scène, les photographes nous font tous rêver,
parce que chacun de nous bénéficie des progrès de
la médecine et de la science en général. Ce sont
ces personnes que soutient cette Fondation. C'est ce que l'on appelle
l'utilité publique !" explique Frédéric
D'Oria-Nicolas.
En 2003, Frédéric D'Oria-Nicolas obtient,
à terme de ses cinq années détudes à
Moscou, le diplôme de lInstitut Gnessin avec la mention "excellent".
Il devient lauréat du Mécénat Musical Société
Générale et se voit également remettre le titre de
lauréat 2003 de la Fondation Charles Oulmont : "La fondation
Charles Oulmont m'a permis de rester une année supplémentaire
à Moscou et d'obtenir mon diplôme. Quant au Mécénat
Musical Société Générale, il a soutenu un
projet autour des sonates pour piano de Scriabine dont je suis l'un des
initiateurs et dont un enregistrement sera distribué à titre
promotionnel. "
Très récemment, Frédéric D'Oria-Nicolas
vient d'être nommé "révélation classique
2005" par l'ADAMI dont il espère que cela lui permettra d'avoir
davantage l'occasion de se produire en France. Car si Frédéric
D'Oria-Nicolas est intervenu dans le cadre de plusieurs festivals
internationaux de renom - notamment, Kuhmo (Finlande), Colmar, Portogruaro
(Italie), Grachten Festival (Pays-bas), Festival de Saint-Denis, Festival
Pablo Casals de Prades, Festival International de Bratislava (Slovaquie),
Festival des Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg, Festival Rachmaninov
de Tambov (Russie) - il s'est égalemet produit à la salle
Gaveau, à la salle Cortot, au Grand Amphithéâtre de
la Sorbonne, au Théâtre Marigny, à l'Hôtel d'Albret,
au Conservatoire Tchaïkovski, à l'Institut Gnessin de Moscou,
à la Galerie Trétiakov, au Musée Scriabine, à
lErmitage de Saint-Pétersbourg...Difficile d'ailleurs pour
Frédéric D'Oria-Nicolas de sélectionner
son plus beau souvenir de concert :"Il se situe entre le dernier
et celui à venir ! Je suis quelqu'un de plutôt tourné
vers l'avenir et de façon plus générale, il serait
regrettable que cela remonte à trop longtemps ! Cela impliquerait
que l'on joue rarement bien ou que l'on est si absorbé par ce que
l'on a accompli que l'on n'avance guère
"
Son répertoire, son interprétation...
Frédéric
D'Oria-Nicolas se sent très proche de la musique de
Prokofiev dont il réunit, traduit et annote actuellement la correspondance,
avec l'aide de sa femme, en vue d'une publication pour les Editions Fayard.
Il est membre actif de la Fondation Prokofiev de Londres. Mais il se sent
tout aussi proche de Bach, Beethoven, Chopin, Debussy, Haydn, Rachmaninov,
Scarlatti, Schubert, Schumann, Scriabine et tant d'autres qui l'interpellent
tout autant..."J'émettrais peut-être une réserve
sur certaines uvres de la musique pour piano de Liszt et de Brahms
qui me parlent moins et sur une grande partie de la musique contemporaine
où je ne trouve qu'une très mince quantité d'uvres
convaincantes". En ce qui concerne son projet de livre, Frédéric
D'Oria Nicolas précise :"Je peux d'ores et déjà
souhaiter que l'ouvrage que je prépare aide à appréhender
l'homme qu'il était à travers des lettres pleines d'humour
et d'émotions. Je voudrais qu'il soit plus qu'un recueil de lettres
présentées de façon purement chronologique - mon
but étant, in fine, de dresser un portrait de Prokofiev par lui-même."
Interrogé sur ses interprètes de référence,
Frédéric D'Oria-Nicolas répond :"J'ai
une immense admiration pour les musiciens qui captivent, dont le son est
immédiatement identifiable et qui d'ailleurs ont une posture et
une façon d'aborder le clavier absolument unique. Je pourrais parler
des heures de chacun d'entre eux mais plus brièvement : Michelangeli
pour sa capacité de concentration et la qualité de ses exécutions.
Richter pour son rapport au temps, pour son tempérament et le travail
qu'il a accompli, il est le Balzac du piano ! J'en veux à Gould
et l'admire pour la même raison : avoir balayé l'héritage
pianistique romantique tout entier, pour s'être créé
un système aux limites bien définies mais dans lequel il
évolue avec une totale liberté d'expression. J'ai ensuite
un amour tout particulier pour Sofronitsky, Rachmaninov, Horowitz, Cortot,
Schnabel et Novaes de par leur façon de laisser place à
la musique, de cette capacité à jouer avec l'instant, pour
leur phrasé, leur cantabile et pour leur science de la pédalisation
!"
Frédéric D'Oria-Nicolas aime tout autant
jouer en récital qu'en musique de chambre ou avec orchestre : "La
démarche est très différente. Mais une chose est
certaine : tout dépend des partenaires et des orchestres ! J'ai
très souvent joué en musique de chambre car j'ai eu la chance
de croiser de remarquables musiciens autour d'un merveilleux répertoire.
Cela a été plus rare avec orchestre car tout est beaucoup
plus compliqué et le délai qui sépare une proposition,
du concert, est beaucoup plus long. Vous pouvez vous trouver engagé
la veille d'un récital, alors qu'avec orchestre, cela se prévoit
parfois des années à l'avance. Je passe prochainement une
audition pour un chef qui a toute mon admiration depuis quelques années
déjà
"
Parallèlement à sa passion pour le piano, Frédéric
D'Oria-Nicolas a de nombreux centres d'intérêt
: "Le théâtre, le cinéma, la peinture, la
photographie m'intéressent ; de la même façon, l'astronomie,
la physique et la chimie me captivent. Aujourd'hui encore, je m'intéresse
de très près au son, au sens large du terme : à l'enregistrement
et à la haute-fidélité, à la lutherie et à
la mécanique du piano".
Écouter Frédéric D'Oria-Nicolas...
Durant le mois de juillet 2005, écoutez en exclusivité
un enregistrement que Frédéric D'Oria-Nicolas
a la gentillesse d'offrir aux internautes de Piano bleu...cliquez
ici
Frédéric D'Oria-Nicolas vient de terminer
d'enregistrer les 2e, 9e et 10e sonates d'Alexandre Scriabine pour le
Mécénat Musical Société Générale
dont la parution est prévue en octobre/novembre 2005.
La représentation des révélations classiques 2005
de l'ADAMI lors du concert du 31 mai 2005 dans le cadre du Festival Saint-Denis
sera éditée très prochainement en cd.
Frédéric D'Oria-Nicolas sera en concert les
:
3 août 2005 : (18h) Festival Pablo Casals, Prades, Eglise de Codalet.
Concert des révélations classiques de l'ADAMI. Scriabine.
3 août 2005 : (21h) Festival
Pablo Casals, Prades, Abbaye St Michel de Cuxà. Concert des
cinquante ans de l'ADAMI.
18 et 19 août 2005 : Megève. Concert Privé. Programme
à définir.
22 octobre 2005 : (19h) Festival
Impromptus, les Forges de la Vache, La Charité-sur-Loire. Récital.
Programme à définir.
8 décembre 2005 : (20h30), Paris, Théâtre du Trianon.
Les Nuits des Musiciens. Avec l'ensemble Le Quatuor, Cécile Agator
et Christian-Pierre La Marca. Programme à définir.
30 décembre 2005 : (19h) Moscou, Grande salle de l'Institut Gnessin.
Concert du nouvel an. Programme à définir.
En savoir plus
Visiter le site internet officiel de Frédéric D'Oria-Nicolas....cliquez
ici (Frédéric Doria Nicolas)
© pianobleu.com ---- contact :
- Agnès Jourdain
|