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Piano à Lyon
Saison 2009 2010

Du 16 octobre 2009
au
29 juin 2010

Pour la cinquième édition de Piano à Lyon, une pléiade de stars internationales du clavier se succèdent salle Molière ! 

 

Bruno Leonardo Gelber, adulé en son temps par Arthur Rubinstein qui voyait en lui l'un des plus grands pianistes de sa génération, donnera le coup d'envoi de la saison le 16 Octobre. Au programme, le Carnaval de Schumann et l'Andante spianato et Grande Polonaise de Chopin, ses chevaux de bataille, sans oublier Beethoven, un de ses compositeurs de prédilection, dont il a enregistré nombre de sonates pour piano….
Il sera suivi par sa compatriote argentine Martha Argerich, autre légende vivante du piano, qui partagera l'affiche avec deux jeunes virtuoses pour des soirées à quatre mains et à deux pianos : Alexander Moguilevsky sera son partenaire dans des transcriptions d'oeuvres symphoniques dont la Symphonie classique de Prokofiev, l'Apprenti sorcier de Dukas, les Danses symphoniques de Rachmaninov et Nelson Goerner dans la Sonate pour deux pianos et percussions de Bartok… Le public de Piano à Lyon aura peut-être même le privilège d'entendre la pianiste en solo dans la Sonate en si mineur de Liszt !
Deux autres rencontres pianistiques au sommet : celle de Boris Berezovsky et de Brigitte Engerer à deux claviers dans Liszt et Rachmaninov ; celle de Claire Désert et Emmanuel Strosser dans des tubes pour piano à quatre mains tels la Fantaisie en fa mineur de Schubert, les Danses slaves de Dvorak, une sonate de Mozart et aussi dans des pages plus rarement jouées de Mendelssohn…
Nicholas Angelich, de retour Salle Molière, a choisi l'ultime sonate du Maître de Bonn (l'opus 111) et les Etudes tableaux opus 39 de Rachmaninov. Quant à Piotr Anderszewski, dont un enregistrement live au Carnegie Hall de New York vient de paraître chez Virgin Classics, il se produira dans un programme éclectique réunissant Schumann, Beethoven et Bach. Véritable découvreur de l'œuvre pour piano de Szymanowski, il jouera aussi les Métopes du compositeur polonais.
2010 sera l'année romantique par excellence, marquée par deux anniversaires, ceux de Chopin et de Schumann, nés il y a deux cents ans et dont les opus les plus éloquents s'inscrivent comme autant de monuments dans la littérature pour piano. Piano à Lyon se devait de leur rendre hommage ! Deux récitals leur seront donc dédiés, celui du jeune pianiste Iddo Bar-Shaï, qui vient d'enregistrer un disque de Mazurkas de Chopin et qui consacrera son programme au compositeur polonais, celui d'Eric Le Sage, qui achève quant à lui une intégrale de l'œuvre avec piano de Schumann et qui interprètera quelques beaux cycles dont l'Humoresque et les magistrales Etudes symphoniques.
Deux rendez-vous de musique de chambre complèteront cette programmation: Renaud et Gautier Capuçon en trio avec le pianiste turc Hüseyin Sermet dans un récital de musique française réunissant Chausson, Fauré et Ravel ; Alexandre Tharaud et Jean-Guihen Queyas au violoncelle dans les sonates de Bach, Brahms et les Pièces opus 5 de Berg…
Vendredi 16 octobre 2009 à 20h30 - Salle Molière
Scarlatti Sonates L 483, L352, L5
Schumann Carnaval op. 9
Beethoven Sonate n°3 en do majeur op. 2 n°3
Chopin Andante spianato et Grande Polonaise brillante
en mi bémol majeur op.22
Bruno Leonardo Gelber, piano
D'origine autrichienne et franco-italienne, Bruno Leonardo Gelber, né en Argentine, est imprégné de musique dès sa plus tendre enfance et se met au piano à l'âge de trois ans et demi avec sa mère. A l'âge de cinq ans, il donne son premier concert et un an plus tard, il commence à travailler avec Vincenzo Scaramuzza, également professeur de Martha Argerich.
Frappé à l'âge de sept ans d'une sévère attaque de poliomyélite qui le cloue au lit pendant une année, la musique sera pour lui l'élément nécessaire et vital et, pour qu'il n'arrête pas de jouer, on démontera la lyre au-dessous du piano afin qu'il puisse travailler allongé, son lit glissé sous le clavier. Déjà célèbre en Amérique du Sud, il joue le Concerto de Schumann à l'âge de quinze ans sous la direction d'un jeune chef d'orchestre, Lorin Maazel. A l'âge de dix neuf ans, le gouvernement français décide de lui accorder une bourse qui lui permet de venir travailler à Paris et de rencontrer Marguerite Long qui, en l'entendant, déclare: "Vous serez mon dernier élève, mais le meilleur". Elle le pousse alors à se présenter à son concours où il obtient un Troisième Prix, ce qui provoque un véritable scandale de la part du public et de la presse compte tenu de l'enthousiasme suscité par sa prestation. C'est alors le début d'une immense carrière internationale qui l'amène à se produire en récital et avec orchestre devant les publics du monde entier. Arthur Rubinstein voit en lui l'un des plus grands pianistes de sa génération. Les parrains de ses premiers concerts portent des noms aussi célèbres qu'Ernest Ansermet, Rudolf Kempe, George Szell, Sergiu Celibidache, Josef Krips, Kyril Kondrachine ou Antal Dorati. Il joue aujourd'hui sous la direction de chefs d'orchestre tels que Kurt Masur, Colin Davis, Charles Dutoit, Bernard Hatink, Riccardo Chailly, Christoph Eschenbach, aux côtés des plus grands orchestres du monde et notamment dans le cadre d'institutions aussi prestigieuses que la Philharmonie de Berlin, le Musikverein de Vienne, la Tonhalle de Zurich, l'Orchestre de la Suisse Romande, le Festival de Salzbourg, la Scala de Milan... Transart a récemment publié un enregistrement live du Troisième Concerto de Rachmaninov réalisé lors d'un concert donné à Lugano, et EMI Les Rarissimes de Bruno Leonardo Gelber, coffret de deux CDs avec des gravures légendaires d'œuvres de Liszt, Chopin, Schumann, Schubert et Beethoven…

Jeudi 26 novembre 2009 à 20h30 - Salle Molière
Prokofiev Symphonie n°1 en ré majeur " Classique ",
transcription pour deux pianos
Schubert Divertissement à la Hongroise op. 54, D.818,
pour piano à 4 mains
Dukas L'Apprenti sorcier, transcription pour deux pianos
Debussy/Ravel Nuages et Fêtes,
deux Nocturnes transcrits pour deux pianos
Rachmaninov Danses symphoniques pour deux pianos
Martha Argerich &
Alexander Moguilevsky, pianos
Pianiste mythique, Martha Argerich a toujours privilégié, au-delà de sa carrière de soliste, une démarche artistique où prévaut la convivialité, le sens de l'échange et du partage. Née en 1941 à Buenos Aires, ses dons musicaux sont remarqués très tôt au jardin d'enfants. Considérée comme une enfant prodige, elle donne son premier concert à l'âge de trois ans. En 1955, après quelques années d'études avec le professeur argentin Vincenzo Scaramuzza, elle se rend en Europe et étudie à Londres, à Vienne et en Suisse avec Bruno Seidlhofer, Friedrich Gulda - dont elle devient l'unique élève - Nikita Magaloff, Madeleine Lipatti et Stefan Askenase. A seize ans, elle remporte coup sur coup les Premiers Prix des Concours de Genève et de Bolzano. C'est alors le début d'une carrière internationale et l'enregistrement d'un premier récital pour Deutsch Grammophon, carrière qu'elle interrompt pourtant, n'étant pas satisfaite de ses interprétations musicales et des contraintes imposées par la vie de concertiste, mais qu'elle reprendra quelques années plus tard, en 1965, suite à son triomphe au Concours Chopin de Varsovie. Depuis, Martha Argerich parcourt le monde. Invitée permanente des plus prestigieux orchestres et festivals d'Europe, d'Asie et d'Amérique, elle privilégie la musique de chambre, joue et enregistre régulièrement avec les pianistes Nelson Freire et Alexandre Rabinovitch, le violoncelliste Mischa Maisky et le violoniste Gidon Kremer. Si son tempérament la porte vers les oeuvres de virtuosité des XIXe et XXe siècles, elle refuse de se considérer comme spécialiste d'un répertoire. Le sien est très étendu et comprend aussi bien Bach que Bartók, Beethoven, Schumann, Chopin, Liszt, Debussy, Ravel, Franck, Prokofiev, Stravinsky, Chostakovitch, Tchaïkovski ou Messiaen. En 1998, elle devient directeur artistique du Beppu Festival au Japon, crée en 1999 le Concours International de Piano ainsi que le Festival Martha Argerich à Buenos Aires et en 2002, le Progetto Martha Argerich à Lugano. Autant d'occasions de s'entourer d'amis musiciens et d'artistes prometteurs auxquels elle apporte un soutien généreux.
Alexander Moguilevsky est né en 1977 à Odessa. Il grandit à Moscou dans une famille de musiciens. En 1992, alors qu'il poursuit sa formation auprès de Yevgeny Timakin, Il remporte le Premier Prix du Concours International Tchaïkovski pour jeunes pianistes et entre au Conservatoire Tchaïkovski dans la classe de Lev Naoumov. Il en sort diplômé quelques années plus tard. En 1993 il participe au concert du nouvel an à Moscou et se produit aux côtés des Virtuoses de Moscou sous la direction de Vladimir Spivakov. Il fait ensuite ses débuts à Tel Aviv avec l'Orchestre Philharmonique d'Israël. Alexander Moguilevsky a donné des récitals au Japon, au Wigmore Hall de Londres, au Concertgebouw d'Amsterdam, à la Tonhalle de Zürich, au Théâtre du Châtelet et à la Salle Gaveau... Il a participé à de nombreux festivals comme le Festival de Radio France Montpellier, le Festival de Verbier, le Festival Menuhin de Gstaad, sans oublier le festival de Valery Gergiev à la Philharmonie de Rotterdam. En 1997, il enregistre avec Justus Frantz et le Young Philharmonic Orchestra le Concerto pour piano n°2 de Chopin, enregistrement pour lequel il reçoit l'International Davidoff Prize. Alexander Moguilevsky a par ailleurs été le soliste de l'Orchestre de Saint Gall, du Philharmonique de Varsovie, du Netherlands Philharmonic Orchestra. Sous la direction de Mikhail Pletnev, il interprète avec le Philharmonia Orchestra le Troisième Concerto de Rachmaninov au Royal Festival Hall à Londres, concerto qu'il enregistre par ailleurs avec le Rotterdam Philharmonic Orchestra et Victor Liebermann. Martha Argerich l'invite régulièrement dans ses festivals à Beppu (au Japon) et à Lugano où il joue le Triple Concerto de Beethoven aux côtés de Mischa Maisky et de Dora Schwarzberg, le Concerto pour piano n°2 de Chopin avec l'Orchestre de la Radio Suisse Italienne dirigé par Alexander Rabinovitch-Barakovsky, et participe à de nombreux concerts de musique de chambre. A Lugano toujours, puis à Paris, au Théâtre des Champs Elysées avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France, il fait partie des quatre pianistes qui interprètent Les Noces de Stravinsky aux côtés de Martha Argerich, Alexander Gurning et Youlia Zaichkina. Quelques témoignages de ses performances à Lugano sont disponibles au disque chez EMI, dont Ma Mère l'Oye de Maurice Ravel et la Fantasia Elvetica de Pletnev pour deux pianos et orchestre.

Samedi 28 novembre 2009 à 20h30 - Salle Molière
Mozart Sonate pour piano à quatre mains en ré majeur K.381
Liszt Sonate en si mineur
Martha Argerich, piano
Bartok Sonate pour deux pianos et percussions (Sz.110)
Martha Argerich &
Nelson Goerner, pianos
Guillaume Itier et Yi-Ping Yang, percussions
Nelson Goerner est un des pianistes les plus remarquables de sa génération. Né à San Pedro, en Argentine, il manifeste très tôt un vif intérêt pour la musique. Sur les conseils de son premier professeur, ses parents le présentent au Conservatoire National de Musique de Buenos Aires où il fait la connaissance de Jorge Garrubba, un des disciples de Vincenzo Scaramuzza, avec qui il étudie en privé jusqu'à l'âge de treize ans. Il poursuit ses études avec Juan Carlos Arabian et commence à se produire régulièrement en public. Il obtient en 1986 le Premier Prix du Concours Franz Liszt de Buenos Aires, et fait ses débuts avec orchestre au Teatro Colon. Cette même année, il commence à travailler avec Carmen Scalcione - autre disciple de Scaramuzza - qui laisse une empreinte décisive sur sa formation musicale. Suite à sa rencontre avec Martha Argerich, qui s'enthousiasme pour son talent, il obtient une bourse du Conseil d'Art et de Science de la Fondation CIMAE et du Mozarteum Argentino et se rend en Europe pour suivre l'enseignement de Maria Tipo, dont il fréquente les cours de perfectionnement et de virtuosité au Conservatoire de Genève. Il obtient en 1990 le Premier Prix du Concours International d'Exécution Musicale de Genève qui lui ouvre les portes d'une carrière internationale. Dès lors, Nelson Goerner se produit en récital dans les salles du monde entier : Wigmore Hall et Queen Elizabeth Hall de Londres, Leipzig Gewandhaus, Munchner Herkulessaal, Sala Verdi de Milan, Santa Cecilia de Rome, pour n'en citer que quelques unes. Il est l'invité des festivals de Lucerne, la Roque d'Anthéron, la Grange de Meslay (où il remplace Sviatoslav Richter au pied levé), Aldeburgh et Salzburg. Il a joué sous la direction de Claus Peter Flor, Armin Jordan, Emmanuel Krivine, Neeme Järvi, Kazimierz Kord et en musique de chambre avec le Quatuor Takacs, Stteven Isserlis et Vadim Repin. Nelson Goerner est aussi un partenaire régulier du violoncelliste Gary Hoffman et de la mezzo-soprano Sophie Koch. Il s'est produit cette saison aux Festivals de Verbier et du Schleswig Holstein, a été l'invité du London Philharmonic Orchestra et du Vienna Symphony Orchestra, a donné des récitals à Paris, Genève, Rome, Londres, Varsovie et Buenos Aires. Sa discographie comprend un récital Chopin, le Troisième Concerto et des Préludes de Rachmaninov ainsi qu'un récital et une intégrale des Etudes d'exécution transcendantes de Liszt (Cascavelle).
Mardi 15 décembre 2009 à 20h30 - Salle Molière
Fauré Trio pour piano, violon et violoncelle en ré mineur op. 120
Chostakovitch Trio pour piano, violon et violoncelle n°2 en mi mineur opus 67
Ravel Trio pour piano, violon et violoncelle en la mineur
Renaud Capuçon, violon
Gautier Capuçon, violoncelle
Hüseyin Sermet, piano
Né à Istanbul, Hüseyin Sermet entre en 1965 au Conservatoire d'Ankara. Il suit alors l'enseignement de Adnan Saygun, un élève de Bartok. En 1968, grâce à l'obtention d'une bourse du gouvernement turque, il poursuit ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient les prix de piano, de musique de chambre, de contrepoint et d'analyse musicale. Il étudie la composition avec Olivier Messiaen et Nadia Boulanger, et se perfectionne en piano avec Thierry de Brunhoff à l'École Normale de Musique puis avec Maria Curcio à Londres. Lauréat de nombreux concours internationaux à Münich, Milan, Santander, il est également finaliste du Concours Reine Élisabeth de Bruxelles et remporte le Premier Prix du Concours Geza Anda de Zürich. En 1975, le Prix de composition Lili Boulanger lui est aussi décerné. Hüseyin Sermet se produit dans la plupart des grandes villes européennes, ainsi qu'aux États-Unis, au Mexique et au Japon. Il collabore avec des artistes tels Mstislav Rostropovitch, Yuri Bashmet, Ruggero Raimondi et Michel Portal, joue régulièrement avec l'Orchestre National de Belgique, l'Orchestre de la NHK de Tokyo, l'English Chamber Orchestra, l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich sous la direction de Ferdinand Leitner, Antal Dorati, Semyon Bychkov, Alain Lombard, Lawrence Foster… En juin 2003, il interprète le Concerto "l'Empereur" de Beethoven à Istanbul avec l'Orchestre de la Radio Bavaroise sous la direction de Lorin Maazel. Sa discographie comprend des enregistrements consacrés à Schubert, à quatre mains avec Maria Joao Pires, puis à Rachmaninov, Beethoven, Alkan et Hahn. Deux disques Ravel aussi, le Tombeau de Couperin, les Jeux d'eau, Gaspard de la Nuit et les deux Concertos avec Emmanuel Krivine et l'Orchestre National de Lyon sans oublier un Troisième Concerto de Bartok avec Naoto Otomo et l'Orchestre Symphonique de Tokyo. Hüseyin Sermet côtoie aussi les univers du Jazz et de la musique à caractère ethnique. Il a enregistré la musique du film L'écrivain public signée William Sheller avec le Quatuor Parisi et composé deux œuvres symphoniques pour l'Orchestre Symphonique de Tokyo. En 1991, Hüseyin Sermet a reçu la plus haute distinction en Turquie, celle d'"Artiste d'État".
/ Programmes /
sous réserve de modifications
Vendredi 15 janvier 2010 à 20h30 - Salle Molière
Liszt Concerto Pathétique, en mi mineur pour deux pianos
Réminiscences de Don Juan, pour deux pianos
Tchaikovsky/ Extraits de " La Belle au bois dormant ",
Rachmaninov pour piano à quatre mains
Rachmaninov Suite pour deux pianos n°1 op. 5 "Fantaisie-tableaux"
Brigitte Engerer &
Boris Berezovsky, pianos

Des études musicales commencées dès l'âge de cinq ans, un premier concert donné en public l'année suivante, Brigitte Engerer entre très tôt dans la cour des grands ! Elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Lucette Descaves où elle obtient à quinze ans un Premier Prix de piano à l'unanimité. Un an plus tard, elle est lauréate du Concours Marguerite Long. C'est alors qu'elle accepte l'invitation du Conservatoire de musique de Moscou où elle suit pendant cinq ans les cours de perfectionnement de Neuhaus. Forte de cette expérience elle est lauréate des Concours Tchaïkovsky et Reine Elizabeth de Belgique. La carrière internationale de Brigitte Engerer prend un tournant décisif en 1980 : Herbert von Karajan, après l'avoir entendue, l'invite à jouer avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin puis à participer aux fêtes du centenaire de la Philharmonie. Daniel Barenboïm l'engage alors pour des concerts avec l'Orchestre de Paris (à Paris puis en tournée), Zubin Mehta avec le New York Philharmonic au Lincoln Center. L'infaillibilité de sa technique comme sa présence rayonnante n'en laissent pas moins paraître la délicatesse et le raffinement de son jeu. Il suffit pour s'en persuader de l'écouter aux côtés du fameux chœur Accentus dirigé par Laurence Equilbey ou en musique de chambre. Sa discographie, maintes fois récompensée, comprend des œuvres de Clara et Robert Schumann (dont le Concerto en la mineur), Tchaïkovski, Liszt, Chopin - l'intégrale de la musique de chambre avec le violoncelliste Henry Demarquette et les Nocturnes. A son actif également, des enregistrements de sonates de Beethoven, Grieg et Schumann avec le violoniste Olivier Charlier, l'intégrale de l'œuvre pour deux pianos de Rachmaninov avec Oleg Maisenberg, un disque Schubert intitulé "Hymne à la nuit" (Mirare) et trois collaborations avec le chœur Accentus: le Requiem allemand de Brahms, le Via Crucis de Liszt et le Stabat Mater de Dvorák (Naïve). Professeur au Conservatoire de Paris depuis 1992, Brigitte Engerer enseigne également à la Musikhochschule de Berlin et à l'Académie d'Eté de Nice. Considérée comme étant l'une des plus grandes interprètes de sa génération, elle a été nommée Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres par le gouvernement français. Elle est aussi membre de l'Institut de France et Académie des Beaux-Arts.
Si le nom de Boris Berezovsky est aujourd'hui auréolé d'une remarquable réputation, cela se justifie tant par sa virtuosité pianistique que par son unique compréhension de la musique, et en particulier du répertoire russe. Né à Moscou en 1969, Boris Berezovsky étudie au conservatoire de sa ville natale avec Elisso Virsaladze et reçoit les conseils d'Alexander Satz. Il fait ses débuts en 1988 au Wigmore Hall de Londres, ce qui lui vaut les éloges du journal le Times. Deux ans plus tard, il obtient la Médaille d'Or du Concours International Tchaïkovski. Doté d'un jeu vigoureux et d'une éblouissante virtuosité, il se produit en récital, invité par la série de piano du Philharmonique de Berlin, au Concertgebouw d'Amsterdam, au Festival de Verbier, à La Roque d'Anthéron ou au Théâtre des Champs-Élysées, et en tant que soliste aux côtés des plus fameux orchestres actuels : le Philharmonia de Londres et Leonard Slatkin, le Philharmonique de New York et Kurt Masur, les orchestres de Birmingham, Dallas, de la BBC ou encore l'Orchestre National de France. Boris Berezovsky a enregistré à ce jour un nombre considérable d'albums pour Teldec International comprenant entre autres des oeuvres de Schumann, Rachmaninov, Moussorgski, Balakirev, Ravel, les Etudes d'Exécution Transcendantes de Liszt, les Etudes de Chopin révisées par Godowsky, des concertos de Rachmaninov, Tchaïkovski et Liszt. En musique de chambre, il partage volontiers l'affiche avec Vadim Repin (avec qui il enregistre pour Erato des œuvres de Strauss, Bartok, Stravinsky, Ravel, Medtner, Prokofiev…), Julian Rachlin, Alexander Kniazev et Dmitri Makhtin. En trio avec ces derniers, il participe à un DVD d'oeuvres de Tchaïkovski - dont le Trio Elégiaque "A la mémoire d'un grand artiste" (Naïve) - diffusé sur les chaînes de télévision Arte et NHK au Japon. Le trio a également gravé pour Warner Classics les deuxièmes trios de Chostakovitch et de Rachmaninov, ainsi que les deux Trios de Mendelssohn. Pour le label Mirare, il a enregistré un album Chopin et plusieurs œuvres de Rachmaninov : des Préludes, l'intégrale des concertos avec l'Orchestre de l'Oural dirigé par Dmitri Liss, les Suites pour deux pianos et la transcription pour piano à quatre mains d'extraits du ballet La Belle au bois dormant de Tchaïkovsky, avec Brigitte Engerer !
Vendredi 29 janvier 2010 à 20h30 - Salle Molière
Bach Sonate pour violoncelle et piano BWW 1027
Sonate pour violoncelle et piano BWW 1028
Sonate pour violoncelle et piano BWW 1029
Berg 4 pièces pour violoncelle et piano op. 5
Brahms Sonate pour violoncelle et piano n°2 en fa majeur op. 99
Alexandre Tharaud, piano
Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Chez Alexandre Tharaud, l'art du piano rime avec naturel, grâce et subtilité. Sous ses doigts, la musique coule de source, tendre, sensuelle, profonde, aérienne. La richesse des textures, la délicatesse des nuances et la fluidité des phrasés font de ce maître du chant et de la couleur un apôtre sans égal du clavier baroque (Couperin, Scarlatti), du piano romantique (Grieg, Schubert ou Chopin) comme de la musique française. Pèlerinage aux sources du grand arbre généalogique français, son disque gageure des Suites de clavecin de Rameau… au piano aurait pu être accueilli comme une hérésie par les gardiens du temple baroque. Il aura été une des révélations de l'année 2002, lui ouvrant grand les portes de la scène musicale internationale. Après Rameau, Chabrier, Poulenc, ce chantre du goût français a réitéré au disque son hommage à la grande Marcelle Meyer avec une intégrale Ravel tout aussi célébrée, avant de s'en revenir à ses amours baroque pour faire triompher l'art des lignes et le lyrisme intérieur dans les rares et sublimes concertos italiens transcrits par Bach pour le clavier - et de prendre à nouveau son public au dépourvu avec des Valses de Chopin revisitées à la Couperin, décantées jusqu'à l'épure, à mille lieues de tout romantisme salonnard. Pour tisser plus finement encore le fil d'Ariane de l'histoire de la musique, ce passeur entre les siècles s'est fait l'adepte des chassés-croisés audacieux et intelligents, n'hésitant pas - comme il le fit pour son récital conçu autour de la Suite en la de Rameau - à mettre en regard les pages d'augustes ancêtres avec des commandes passées aux créateurs de sa génération (Guillaume Connesson, Bruno Mantovani, Régis Campo, Thierry Escaich, Krystof Maratka). De Mauricio Kagel, autour duquel il a convoqué en studio quelques-uns de ses comparses de prédilection, à Thierry Pécou, qui lui a récemment dédié son cycle Outre-Mémoire et son Concerto pour piano (créé au Théâtre des Champs-Elysées et enregistré pour Harmonia Mundi), l'inclassable Tharaud est en effet un passionné de musique d'aujourd'hui. Et un passionné tout court : déchiffreur infatigable, il parcourt de ses dix doigts sa bibliothèque de partitions avec une gloutonnerie compulsive, au point de ne pas avoir de piano chez lui de peur d'y "perdre" des heures à lire, improviser ou composer. Accro de musique de chambre, instigateur de projets pleins d'esprit (comme cette version originale pour piano et voix de Pelléasse et Mélisande qui fit beaucoup parler d'elle au Musée d'Orsay et dernièrement à Rome), cet interprète sensible et pétri de culture ne laisse guère son imagination en friche.
Après une intégrale de l'œuvre avec piano d'Eric Satie (Harmonia Mundi) vient de paraître Journal Intime, disque regroupant des oeuvres de Chopin et Mompou, qui marque le début d'une collaboration avec Virgin Classics.

Mercredi 10 février 2010 à 20h30 - Salle Molière
Chopin Sonate n°2 en si bémol majeur op. 35 " Marche funèbre "
Choix de Mazurkas
Polonaise-fantaisie en la bémol majeur op. 61
2 Nocturnes op. 55, Nocturne op. 48 n°2
Valse en mi mineur et Grande valse brillante op. 18
Iddo Bar-Shai, piano

Né en 1977 à Afula, en Israël, le pianiste Iddo Bar-Shaï prend dès son plus jeune âge ses premières leçons de piano avec sa sœur. Il passe ensuite d'un professeur à l'autre et quelques années plus tard, il n'a alors que onze ans, la Fondation Culturelle Amérique-Israël lui décerne une bourse qui lui permet de financer la suite de ses études. A dix huit ans, il entre à l'Académie de Musique Rubin de Tel Aviv dans la classe de Pnina Salzman, qui restera son mentor et dont il continuera à bénéficier des conseils jusqu'à sa disparition récente. A cette époque, il rencontre également Alexis Weissenberg à l'occasion de master classes données au Centre Musical de Jerusalem. Séduit par le talent du jeune musicien, Alexis Weissenberg l'invite à suivre ses cours à Engelberg, en Suisse, et continue de lui prodiguer quelques conseils en privé. Iddo Bar Shaï prend aussi quelques leçons mémorables avec entre autre maîtres Murray Perahia, Andras Schiff, Dmitri Bashkirov, Leon Fleisher… A l'âge de douze ans, il fait ses premiers pas de soliste avec orchestre et interprète le Concerto n°23 de Mozart. Il remporte plusieurs Premiers Prix dont celui du Concours Chopin de Tel Aviv. Dès lors propulsé sur le devant de la scène internationale, il accompagne les meilleurs orchestres israéliens et européens sur nombre de scènes importantes à travers le monde, en Israël et en Europe - Auditorium Mann à Tel Aviv, Wigmore Hall de Londres, Salle Cortot à Paris… -, mais aussi aux Etats-Unis, au Brésil, au Japon et en Chine. Invité en récital par des festivals prestigieux dont Ravinia aux Etats-Unis, Verbier, La Grange de Meslay, La Roque d'Anthéron ou encore les Folles Journées de Nantes et de Tokyo, il est régulièrement applaudi en tant que chambriste et se produit aux côtés des Quatuors Ysaÿe et Ebène. Ses prestations sont désormais diffusées sur toutes les ondes européennes, israéliennes et américaines. Iddo Bar-Shaï a participé à l'enregistrement du DVD "Les Pianos de demain", co-produit par Naïve et Idéale Audience, puis a enregistré en 2006 un premier disque consacré aux Sonates de Haydn. Cet enregistrement lui vaut l'hommage unanime de la presse spécialisée : Prix de la star montante pour un premier enregistrement, Prix international annuel de Piano 2006 du magazine Piano international, et un jugement particulièrement élogieux du Monde de la Musique décrivant ce disque comme "l'un des meilleurs enregistrements jamais consacrés à l'œuvre pour piano de Haydn". Son dernier disque, des Mazurkas de Chopin, vient de paraître chez Mirare.

Mercredi 10 mars 2010 à 20h30 - Salle Molière
Beethoven Sonate n° 12 en la bémol majeur op. 26
" Marche funèbre "
Sonate N°32 en do mineur op. 111
Rachmaninov 5 Préludes
Etudes-tableaux op. 39
Nicholas Angelich, piano
Né aux Etats Unis en 1970, Nicholas Angelich commence le piano à l'âge de cinq ans avec sa mère. Deux ans plus tard, il donne son premier concert avec orchestre en interprétant le Concerto K. 467 de Mozart. A treize ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie avec Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod et Michel Beroff. Il obtient les Premiers Prix de piano, de musique de chambre, d'accompagnement et travaille en parallèle avec Marie-Françoise Bucquet, suit les masterclasses de Leon Fleisher, Dmitri Bashkirov et Maria Joao Pires. En 1989, il remporte le Deuxième Prix du Concours International Casadesus de Cleveland et en 1994, le Premier Prix du Concours International Gina Bachauer. Grand interprète du répertoire classique et romantique, il participe à l'intégrale des sonates de Beethoven dans différents pays et donne plusieurs fois les Années de Pèlerinage de Liszt au cours d'une même soirée. Son répertoire inclut également des œuvres du vingtième siècle de compositeurs comme Rachmaninov, Prokofiev, Chostakovitch, Bartok, Ravel, mais aussi Messiaen, Stockhausen, Boulez, Tanguy et Pierre Henry, dont il crée le Concerto pour piano sans orchestre. Il s'est produit avec l'Orchestre National de Lyon et David Robertson, l'Orchestre National de Bordeaux et Yutaka Sado, les orchestres de Strasbourg et de Montpellier sous la direction de Jerzy Semkow, l'Orchestre National de France et Marc Minkowski, l'Orchestre Philharmonique de Radio France et Paavo Järvi, l'Orchestre Philharmonique de Liège et Alexandre Dmitriev, l'Orchestre de Toulouse et Michel Plasson (au Festival Berlioz), ainsi qu'en récital dans la plupart des grandes villes d'Europe. Passionné de musique de chambre, il joue fréquemment avec Josha Bell, Augustin Dumay, Marc Coppey, Paul Meyer, le Quatuor Ysaye et le Quatuor Prazak. La discographie de Nicholas Angelich comprend des œuvres pour piano de Rachmaninov, Ravel, Les Années de Pèlerinage de Liszt, un récital Beethoven (dont la Sonate opus 111). Il enregistre actuellement l'intégrale de l'œuvre avec piano de Brahms pour Virgin Classics. Sont déjà parus deux volumes d'opus pour piano seul dont les Intermezzi et les Variations Paganini ; les Trios et les Quatuors avec piano, les Sonates pour piano et violon avec Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Gérad Caussé ; le Premier Concerto avec le Frankfurt Radio Symphony Orchestra et Paavo Järvi, couplé avec quelques Danses hongroises jouées à quatre mains aux côtés de Frank Braley ; le Deuxième Concerto avec le Frankfurt Radio Symphony Orchestra et Paavo Järvi et les Fantaisies opus 76.

/ Programmes /
sous réserve de modifications
Mercredi 7 avril 2010 à 20h30 - Salle Molière
Mozart Sonate en fa majeur K 497
Mendelssohn Andante et Allegro brillant op. 92
Schubert Fantaisie en fa mineur op. 103, D. 940
Dvorak 5 Danses slaves op. 72
Claire Désert &
Emmanuel Strosser, piano à 4 mains
Entrée dès l'âge de quatorze ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Claire Désert obtient un double Premier Prix de piano et de musique de chambre dans les classes de Jean Hubeau et Vensislav Yankoff. Admise en cycle de perfectionnement de piano elle reçoit une bourse du gouvernement français qui lui permet de partir étudier durant une année auprès d'Evgeni Malinin au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. De retour à Paris, elle termine sa formation de musique de chambre en suivant le cycle de perfectionnement de Roland Pidoux. Invitée de grands festivals internationaux tels que Montpellier, La Roque d'Anthéron, l'Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, les Folles Journées de Nantes, Bilbao, Lisbonne et Tokyo, elle se produit aussi régulièrement avec orchestre. Elle a notamment collaboré avec l'Orchestre de Paris, l'Orchestre National d'Île-de-France, l'Orchestre Philharmonique de Radio-France et l'Orchestre Symphonique de Budapest. La musique de chambre représente une part importante de son activité. Elle se produit avec les violonistes Philippe Graffin, Régis Pasquier, Nemanja Radulovic, le Quatuor Parisii, le Quintette Moraguès, Anne Gastinel, Gérard Caussé… Sa discographie déjà bien étoffée comporte un CD Schumann - son premier disque, couronné d'un "10" de Répertoire -, un disque des Concertos de Scriabine et de Dvorák avec l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg et Théodor Guschlbauer (récompensé par une Victoire de la Musique en 1997) et deux enregistrements réalisés avec Anne Gastinel, l'un dédié à Schumann, l'autre à Schubert (Naïve). Deux derniers disques, les Davidsbündlertänze de Schumann, son compositeur de prédilection, et les Danses slaves de Dvorák a quatre mains avec Emmanuel Strosser sont parus chez Mirare. Aux quatre coins du monde, Claire Désert séduit son public par la grâce, la profondeur et l'humilité de ses interprétations.
Né à Strasbourg, Emmanuel Strosser débute ses études musicales dans sa ville natale à l'âge de six ans auprès d'Hélène Boschi. Il entre ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il suit l'enseignement de Jean-Claude Pennetier pour le piano et de Christian Ivaldi pour la musique de chambre. Il obtient dans ces deux disciplines les Premiers Prix à l'unanimité, avant d'intégrer le cycle de perfectionnement où il suit les cours de Leon Fleisher, Dimitri Bashkirov et Maria Joao Pires. Il est ensuite lauréat du Concours International de Musique de Chambre de Florence et finaliste en 1991 du Concours Clara Haskil. La connivence entretenue avec ses partenaires chambristes, sa compréhension des textes en font un interprète recherché par ses pairs : Jean-François Heisser, Régis Pasquier, Raphaël Oleg, Xavier Phillips, Peter Wiespelwey, Romain Guyot, François Leleux, le Quatuor Prazak, le Quatuor Artis… Il se produit régulièrement en soliste, en récital ou avec orchestre (Philharmonique de Radio-France, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre de Lille et de Montpellier, Orchestre de Chambre de Lausanne…). Il est aussi invité dans de prestigieux festivals à Sceaux, Prades, Kuhmo, au Festival de l'Épau et à La Roque d'Anthéron … Avec cinq autres pianistes, il a donné dans de nombreux pays l'intégrale des Sonates de Beethoven ainsi que l'intégrale de la musique pour piano de Schumann. Emmanuel Strosser se produit régulièrement au Mexique, en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Japon, et en Corée. Ses enregistrements ont tous été salués par la critique, notamment son disque Mozart (Harmonia Mundi) et son enregistrement des trois Sonates de l'opus 10 de Beethoven. Emmanuel Strosser a aussi gravé les deux Quintettes de Fauré avec le Quatuor Rosamonde, la Ballade et la Fantaisie du même compositeur avec l'Orchestre de Picardie, des mélodies de Debussy avec Véronique Dietschy et, plus récemment, les Sonates pour violon et piano de Fauré et de Debussy avec Régis Pasquier. A son enregistrement des Danses slaves de Dvorák pour piano à quatre mains a succédé en janvier dernier un magnifique disque Schubert - avec entre autre la Sonate pour piano n°23 en si bémol majeur D. 960 - enregistré lors d'un concert à la Folle Journée (Mirare).

Mercredi 28 avril 2010 à 20h30 - Salle Molière Schumann 3 Romances op. 28
Blumenstück op. 19
Humoresque op. 20
Etudes symphoniques op. 13
Eric Le Sage, piano
Après des études précocement et rondement menées au Conservatoire de Paris puis à Londres auprès de Maria Curcio, Eric Le Sage n'aura guère attendu avant de conquérir ses galons de virtuose au jeu des grands concours internationaux : à vingt cinq ans tout juste, après les Premiers Prix de Porto et Zwickau, la palme du Concours de Leeds lui vaudra d'être immédiatement invité par Simon Rattle et son Birmingham Symphony Orchestra pour un de ces concerts qui donne des ailes à une jeune carrière - a fortiori quand le Tout Londres médiatique, du Times au Financial Times, décide de s'en faire l'écho flatteur. Son piano subtilement coloré, richement nuancé, intelligent, racé et non dénué d'humour a su depuis le distinguer comme l'un des interprètes privilégiés du répertoire français et romantique - le projet qui lui tient le plus à cœur, après une intégrale Poulenc unanimement saluée, étant l'œuvre complète pour piano soliste et chambriste de Schumann dont le septième volume vient de paraître chez Alpha. Débordant pourtant largement ces îlots de prédilection, son répertoire aussi vaste qu'atypique ne compte pas moins de cinquante concertos, où figurent main dans la main Bach et Jolivet, Hindemith, Bernstein, Gershwin, Schoenberg ou Britten. A l'image de l'éclectisme de son panthéon musical comme de l'enthousiasme généreux de son tempérament, la voie empruntée par le pianiste aixois, foisonnant le touche à tout, est de celles qui se refusent à la spécialisation et au cloisonnement des disciplines. Butinant avec aisance d'une passion à l'autre, Eric Le Sage mène de front une double vie de soliste et de musicien de chambre, et se produit régulièrement aux côtés du clarinettiste Paul Meyer, du flûtiste Emmanuel Pahud, des pianistes Frank Braley et Alexandre Tharaud.
Mercredi 9 juin 2010 à 20h30 - Salle Molière
Bach Partita n°6 en mi mineur BWV 830
Szymanowski 3 Métopes op. 29
Schumann Carnaval de Vienne op. 26
Beethoven Sonate n°31 en la bémol majeur op. 110
Piotr Anderszewski, piano

Né en 1969, Piotr Anderszewski, pianiste d'origine polonaise et hongroise, commence à jouer du piano à l'âge de six ans. Il fait ses études aux conservatoires de Lyon et de Strasbourg, à l'Université de Californie du Sud et à l'Académie Chopin de Varsovie. Ses débuts londoniens en récital au Wigmore Hall, en février 1991- avec au programme les Variations Diabelli et les Bagatelles op.126 de Beethoven - reçoivent un accueil enthousiaste tant du public que de la presse, lançant ainsi sa carrière internationale. Depuis, Piotr Anderszewski se produit dans des festivals de renoms (Bergen, Édimbourg, la Folle Journée de Nantes), au Chicago Orchestra Hall, au Théâtre de la Ville et au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, à l'opéra de Tokyo et au Lincoln Center de New York. Autant d'occasions de collaborer avec les Orchestres Philharmonique, Symphonique et le Philharmonia de Londres, le City of Birmingham Symphony Orchestra, la Philharmonie de Munich, le Philharmonique de Rotterdam, la Philharmonie de Varsovie, l'Orchestre National et l'Orchestre Philharmonique de Radio France, les Orchestres Philharmonique et Symphonique de la BBC. Il a ainsi travaillé avec des chefs d'orchestre tels que Rafael Frühbeck de Burgos, Claus Peter Flor, Stanislaw Skrowaczewski, Christopher Hogwood, Emmanuel Krivine et Charles Dutoit. Ses premiers disques, dont deux récitals enregistrés avec la violoniste russe Viktoria Mullova, ont remporté un vif succès. En 2000, il devient un artiste exclusif Virgin Classics pour qui il grave les Variations Diabelli de Beethoven parallèlement à la réalisation, par Bruno Monsaingeon, d'un documentaire long métrage où l'on suit pas à pas le travail de préparation du pianiste jusqu'à l'exécution de l'œuvre. Ce film, qui a fait l'objet d'un DVD, connaît un franc succès. Il enregistre ensuite des concertos pour piano de Mozart avec le Sinfonia Varsovia qu'il dirige depuis le clavier, un disque de Partitas de Bach, un récital Chopin, la Suite anglaise n°6 de Bach, la Sonate n°31 de Beethoven et les Variations op.27 de Webern, sans oublier une monographie d'œuvres de Szymanowski, compositeur polonais qu'il joue par ailleurs souvent en concert. Après une année sabbatique, Piotr Anderszevski revient avec un nouveau disque Beethoven (Concerto n°1 couplé à 6 Bagatelles). Son passage au mythique Carnegie Hall en 2008 fait l'objet d'un double CD qui vient de paraître.

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