Nik Bärtsch' s Ronin Stoa

Nik Bärtsch' s Ronin
Stoa

Le parcours du pianiste/compositeur Nik Bärtsch est original : né à zurich en 1971, il a d'abord étudié le piano sous l'angle de la musique jazz, dès l'âge de 7 ans, avant de commencer des études classique à partir de 16 ans. Après l'obtention de son diplôme à la Musikhochschule de Zürich, il se lance dans des études de philosophie, de linguistique et de musicologie à l'Université de Zurïch, jouant simplement en free lance dans divers orchestres, "expérimentant tous les styles, de la fusion au free funk en passant par toutes les formes de jazz extraverties".
Dans le même temps son intérêt pour la composition et la musique contemporaine ne cesse de grandir, ses goûts le portant plus spécialement vers l'univers de John Cage et Morton Feldman. "J'étais complètement fasciné par la façon qu' avait Cage de philosopher sur la réduction des contenus musicaux, par les pensées de Feldman a propos de la lumlere et j'aimais beaucoup également ce que Steve Reich disait dans ses écrits à propos des différentes façons qu' a la matière de créer sa propre forme. J'ai beaucoup réfléchi à tout ça."
Au fur et à mesure que son intérêt pour la composition se développait, son désir de jouer du jazz en public s'évanouissait : " je ne voyais juste plus aucun sens là-dedans en tant qu'instrumentiste" . Il se mit à jouer en solo et en 1997 forma un groupe acoustique, Mobile, se donnant pour but de "développer des concepts de musique intégrale à l'intérieur d'un cadre rituel" . Les performances de cet orchestre ont souvent pris la forme de marathon, intégrant des éléments multimedia, ou se déroulant dans des lieux inhabituels (comme lors d'un récent concert de six heures donné sur le lac de Zürich).
Ressentant le besoin de constituer un orchestre susceptible de pouvoir également travailler en club et de «jouer avec plus d'énergie », Bartsch créa Ronin en 2001. Simple trio à l'origine, avec Kaspar Rast à la batterie et le bassiste suédois polymorphe Bjom Meyer, rencontré à la fin des années 90 lors d'une tournée avec le guitariste Harald Haeter, Ronin s'enrichit bientôt d'Andi Pupato aux percussions et du clarenettiste Sha (contraction du nom Stephan Haslebacher).


La plupart des pièces de « Stoa » sont très écrites, mais on y trouve quelques passages où l'improvisation et l'interprétation individuelle sont présentes. L'introduction de « Modul 36 », avec la basse de Bjorn Meyer et les accords sous-entendus du piano de Bartsch, est totalement improvisée par exemple. Certains morceaux ont également subi quelques modifications de détails au cours de leur interprétation: plusieurs sections de « Modul 36 », dont les rapides unissons entre le piano et la clarinette basse, ont été conçus après-coup sous cette forme, et intégrés à l'ensemble dans un nouvel arrangement de Bartsch. « Modul 35 » est composé de manière très rigoureuse, « comme une pièce classique qui pourrait très bien être donnée à interpréter à un autre orchestre », jusqu'à la très sombre dernière section jouée par le piano seul...«De nombreuses choses dans ce disque sont écrites dans les moindres détails et l'on a énormément travaillé pour les mettre en place, ne cessant de les développer et de les dégraisser. Mais le résultat final, la façon dont ces pièces sonnent, a beaucoup à voir avec le travail du producteur, l'oreille extraordinaire de Manfred Eicher en matière de placement et d'accentuation. Nous sommes vraiment très satisfaits du résultat."
Un disque très original, que les curieux écouteront avec le plus grand intérêt. Les mélodies répétitives sont très agréables à suivre et les percussions maintiennent une dynamique qui permet de ne se lasser aucunement de ces répétitions mais au contraire de maintenir l'attention en éveil et d'entrer pleinement dans la musique. Un "Funk Zen ", ainsi le nomme Nik Bartsch, à découvrir. Si le label ECM est habituellement orienté sur des musiques jazz, c'est assurément ici une nouvelle ouverture vers une musique très moderne et originale, à l'image du parcours du pianiste Nik Bartsch, au carrefour du jazz et contemporaine.

Cliquez sur l'image de la pochette ou cliquez ici pour en écouter des extraits


A noter :« Stoa » a été enregistré aux studios La Buissonne à Pernes-Ies-Fontaines...en France.
Pour plus de détails, consulter le site internet d'ECM : www.ecmrecords.com
ainsi que le site de Nik Bartsch :www.nikbaertsch.com .

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