Orchestre National d'Île de France
Direction Takuo Yuasa
Piano Jean-Philippe Collard
Serge Rachmaninov |
Concerto pour piano n° 2 op. 18
Serge Prokofiev |
Symphonie n°5 en si bémol majeur op.100
Samedi 7 mars à 20 h 30 | Provins (77)
Mercredi 11 mars à 20 h 45 | Chaville (92)
Jeudi 12 mars à 20 h 45| Courbevoie (92)
Vendredi 13 mars à 20 h 30 | Montereau-Fault-Yonne(77)
Samedi 14 mars à 20 h | Paris (75)
Dimanche 15 mars à 16 h | Meaux (77)
Évadez-vous dans les steppes de Russie grâce à
ce programme épique : Rachmaninov et Prokofiev dans leurs
uvres les plus populaires et les plus virtuoses. Sous la
baguette de Takuo Yuasa, Jean-Philippe Collard, dont le lyrisme
en demi-teinte, l'élégance et la fluidité
conviennent parfaitement à ce répertoire, interprète
le Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninov.
Avant-concert | samedi 14 mars 2009 à 19 h | Paris -
Salle Pleyel
Conférence tout public | entrée
gratuite sur réservation au 01 43 68 76 00,
le concert lui est payant ...
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Rachmaninov et Prokoviev : vibrants duos
Présentation : Charles Decroix
Le programme " Guerre et Paix " promet d'être
intense.
Pour vous y préparer, un violoniste et un pianiste relayés
par un médiateur vous invitent dans l'univers de Rachmaninov
et Prokofiev, tous deux excellents pianistes chez qui le piano
est la voix de l'intime. Une sélection de pièces
plus légères que la symphonie et le concerto par
leur effectif, mais non moins profondes.
Takuo Yuasa, direction
Takuo Yuasa est né à Osaka où il a étudié
le piano, le violoncelle, la flûte et la clarinette.
À dix-huit ans, il intègre l'Université de
Cincinnati aux États-Unis où il obtient un diplôme
de théorie musicale et de composition.
Il part ensuite en Europe pour étudier la direction avec
Hans Swarowsky à la Hochschule à Vienne, puis avec
Igor Markevich en France et Franco Ferrara à Sienne, avant
d'être engagé en tant que chef assistant de Lovro
von Matacic à Monte-Carlo, Milan et Vienne. Après
avoir remporté le prix spécial du concours international
de direction d'orchestre Fitelberg en Pologne, Takuo Yuasa dirige
fréquemment dans ce pays, notamment la Philharmonie de
Varsovie et l'Orchestre national de Pologne et récemment
dans le cadre du Festival d'Automne de Varsovie.
Takuo Yuasa a occupé les postes de chef principal du
Gumma Symphony Orchestra au Japon, principal chef invité
du BBC Scottish Symphony Orchestra et de l'Ulster Orchestra.
Takuo Yuasa a dirigé les orchestres philharmoniques d'Oslo,
Londres, Hong-Kong, Luxembourg, les orchestres symphoniques de
Sydney, Nouvelle-Zélande, Adelaïde, ainsi que l'Orchestre
de la Radio de Norvège et l'Orchestre du Brabant.
En Grande-Bretagne, Takuo Yuasa dirige régulièrement
le Hallé Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra,
le Liverpool Philharmonic et le Bournemouth Symphony. Il a aussi
dirigé des orchestres de conservatoires et des orchestres
de jeunes en Écosse, Irlande et Irlande du Nord.
Au cours des deux dernières saisons, Takuo Yuasa a dirigé
au Royal Festival Hall de Londres, au Konzerthaus de Vienne, à
l'Alte Oper de Francfort, au Liederhalle de Stuttgart ainsi qu'au
Sibelius Hall à Lahti, Finlande. Il a fait ses débuts
avec la Philharmonie des Flandres qui l'a immédiatement
ré-invité.
Au Japon, Takuo Yuasa dirige régulièrement les plus
importants orchestres. Il y a récemment dirigé le
Metropolitan Orchestra de Tokyo ainsi que l'intégrale des
symphonies de Brahms et Schumann avec le Century Orchestra d'Osaka.
Takuo Yuasa a réalisé de nombreux enregistrements,
bien reçus par la presse, pour Naxos avec les orchestres
symphoniques de Sydney et de Nouvelle-Zélande, avec le
BBC Scottish Symphony, l'Orchestre national d'Irlande et bien
d'autres dans un répertoire qui va de Britten à
Rawsthorne, Honegger à Vieuxtemps, Webern à Schnberg,
Macdowell à MacMillan, Schubert à Rimsky-Korsakov,
Pärt, Górecki, Glass et Nyman, ainsi que des compositeurs
japonais émergents tels Yashiro, Moroi, Akutagawa et Yamada.
C'est au titre de cette versatilité qu'il est engagé
régulièrement par les orchestres du monde entier,
en dirigeant le répertoire classique mais aussi des pièces
moins connues de grands compositeurs.
Jean-Philippe Collard, piano
Le 27 janvier 1948, à n'en pas douter, la fée
musique rôdait aux alentours du berceau de Jean-Philippe
Collard : élevé dans une maisonnée nombreuse
et mélomane, le petit champenois a tôt fait de tomber
sous le charme du rituel magique de la musique de chambre en famille.
Si bien qu'à l'âge de dix ans, il quitte sa région
natale pour gagner la capitale, sans prendre la mesure de ce qui
l'attend : le Conservatoire national supérieur de Paris,
la ronde des concours internationaux, huit années d'études
sous la férule éclairée et exigeante de Pierre
Sancan, avant d'être projeté sur le devant de la
scène internationale
Le pianiste français n'est néanmoins pas de ceux
qui brandissent leurs titres et leurs protecteurs comme gages
de leur talent : à peine fait-il allusion à la belle
amitié qui l'a lié à Horowitz, en ces années
cruciales où se forge la maturité artistique. Du
Maître, il tient le secret du chant profond et soutenu,
qui fait de lui un virtuose du lyrisme en demi-teinte, de la confidence
vibrante et chaleureuse.
Si ces vertus lui valent d'être un chantre sans égal
des clairs-obscurs de la musique française (de Fauré
à Saint-Saëns, Poulenc et Ravel), Jean-Philippe Collard
n'en sert pas avec moins de fièvre et de panache les pages
les plus ébouriffantes du répertoire pianistique.
Aujourd'hui fort d'une discographie de plus de cinquante titres,
Jean-Philippe Collard sillonne les grandes scènes musicales
du vieux continent et d'Outre-Atlantique - de Carnegie Hall au
Teatro Colon en passant par le Théâtre des Champs-Élysées
et le Royal Albert Hall. Figure bien connue du public français,
enfant chéri des États-Unis, il pourrait se targuer
d'avoir joué avec le gotha des chefs et des orchestres
à travers le monde.
Les feux de la rampe semblent pourtant n'avoir guère
ébloui notre pianiste. Resté simple, direct et jovial,
il évoque plus volontiers ses bonheurs privés que
ses succès publics : une vie de famille épanouie
aux côtés de sa femme et de ses cinq enfants, des
amitiés fidèles et chères à son cur
Amoureux de la nature, bricoleur à ses heures, ce gentleman-pianiste
cultive plus d'un jardin secret.
Une bonne dose d'humour et de réalisme est d'ailleurs un
contrepoids idéal aux joies fugaces et aux tracas chroniques
de cette vie de bohème qui est à ses yeux, avant
toute chose, une belle aventure humaine : car, à la scène
comme à la ville, Jean-Philippe Collard se nourrit de rencontres
et avoue de ce fait un penchant secret pour la musique de chambre,
où se nouent des complicités d'une vie.
Cette soif d'échange et de partage le conduit volontiers
sur des départementales peu fréquentées par
la jet-set des pianistes : cet artiste tout-terrain aime à
voyager en cavalier solitaire, escorté par son fidèle
piano, sur les chemins du Béarn ou de la sierra mexicaine.
Là, d'églises de village en salles des fêtes,
il a vécu certains des moments de grâce de sa vie
de musicien.
Virginie Schaefer-Kasriel
Repères
1948 : naissance à Mareuil-sur-Aÿ (Champagne, France)
1964 : 1er Prix du Conservatoire national supérieur de
Paris
1969 : Grand Prix au Concours Long-Thibaud
1970 : 1er Grand Prix du Concours Cziffra
Jean-Philippe Collard est Chevalier de la Légion d'Honneur.
Orchestre National d'Île de France
Le messager de la musique symphonique en Île-de-France
L'Orchestre National d'Île de France, créé
en 1974, est financé par le Conseil Régional
d'Île-de-France et le ministère de la Culture. Sa
mission principale est de diffuser l'art symphonique sur l'ensemble
du territoire régional et tout particulièrement
auprès de nouveaux publics.
De 2002 à 2008, le compositeur Marc-Olivier Dupin assure
la direction générale de la formation ;
il l'ouvre à de prestigieux chefs et solistes, élargit
son répertoire, et rénove son approche du concert
et du public. Aujourd'hui, Roland David, ancien directeur délégué
en a pris la direction. L'orchestre compte désormais parmi
les formations nationales les plus dynamiques.
Diffusion d'un répertoire éclectique et novateur
L'orchestre, composé de quatre-vingt-quinze musiciens permanents,
donne chaque saison
une centaine de concerts, offrant ainsi aux franciliens une grande
variété de programmes
sur trois siècles de musique, du grand symphonique à
la musique contemporaine, du baroque
aux diverses musiques de notre temps (Lenine, Pink Martini, Craig
Armstrong, Paolo Conte
ou encore Nosfell).
L'orchestre innove également et a créé, depuis
une quinzaine d'années, une centaine de pièces contemporaines
et un festival, Île de découvertes, dont la troisième
édition aura lieu à Saint-Quentin-en-Yvelines en
mai 2010.
Yoel Levi, chef principal, un projet à long terme
Depuis la rentrée 2005, Yoel Levi est le chef principal
de la formation. Son arrivée a renforcé l'exigence
de qualité, la volonté d'élargir le répertoire
symphonique et la cohésion musicale
de l'orchestre, ainsi que son rayonnement national et international.
Après quatre saisons fructueuses passées à
la tête de l'orchestre, Yoel Levi vient d'être reconduit
dans ses fonctions jusqu'en 2012.
Former les mélomanes de demain
L'orchestre est très engagé en faveur du jeune public.
Il élabore et développe des actions ambitieuses:
ateliers, rencontres avec les artistes, concerts éducatifs
et spectacles musicaux placent les jeunes au cur de l'orchestre
et les éveillent au répertoire symphonique et au
spectacle vivant.
Les concerts Oi Brasil, La Fontaine de l'île, Renard et,
plus récemment, Chantons avec l'orchestre
à la salle Pleyel ont réuni plusieurs milliers de
jeunes choristes.
A voir : une vidéo du pianiste Jean-Philippe Collard
interprétant un autre concerto de Rachmaninov et avec une
autre orchestre....