Piano
à Lyon
Saison 2008-2009
Du 22 octobre 2008
au
27 mai 2009
9 rendez-vous, 9 émotions
"La flamme, la lionne, la panthère
du piano
", à "l'insolente jeunesse", sont autant de
qualificatifs qui s'accolent au nom de Martha Argerich, véritable
mythe, légende vivante du piano, qui fait l'honneur d'ouvrir
et de parrainer la quatrième saison de Piano à Lyon.
Pour son unique apparition en France de la saison, Martha Argerich
a convié son amie Akiko Ebi, élève d'Aldo
Ciccolini et lauréate des Concours Chopin et Marguerite Long,
pour un récital à deux pianos. Les tubes du répertoire,
de Mozart à Rachmaninov en passant par La Valse de Maurice
Ravel et le Casse-Noisette de Tchaïkovski, transcrit par Nicolas
Economou (autre grand pianiste et ami de Martha Argerich), seront
au programme des deux soirées exceptionnelles salle Molière.
L'année 2008 étant marquée par le centenaire
de la naissance du compositeur Olivier Messiaen, un hommage lui
sera rendu, le temps d'un week-end au mois de novembre, avec tout
d'abord un récital de Roger Muraro. Véritable
découvreur de l'univers de Messiaen, le pianiste interprètera
Chopin, Debussy et Liszt, compositeurs dont Messiaen se disait l'héritier.
Jean-François Zygel évoquera quant à lui
" la musique et les oiseaux " dans le cadre d'un Cabaret
Classique exceptionnel, entouré par quelques complices dont
Jean Boucault et Johnny Rasse, deux imitateurs de chants d'oiseaux
au talent surprenant
Cette quatrième saison sera par ailleurs placée sous
le signe de la découverte :
Lilya Zilberstein, grande dame du piano dont les apparitions
sont rares en France et que nous aurons le privilège d'applaudir
en récital, les étoiles de la nouvelle génération
comme David Fray et David Greilsammer (Victoire de
la Musique Classique 2008), mais aussi Alexandre Tharaud
(qui jouera Ravel et Chopin), le duo Frank Braley et Renaud Capuçon,
se produiront dans des programmes éclectiques, véritable
parcours à travers l'histoire de la musique, allant de Bach
à Crumb, en passant par Mozart, Beethoven (quelques sonates
pour violon et piano), Schumann, Chopin, Liszt, Ravel, Debussy,
Berg
.
Wilhem Latchoumia, pianiste originaire de Lyon et récent
vainqueur du Concours International de Musique d'Orléans,
vient d'enregistrer son premier disque Salle Molière. Un
album produit par Piano à Lyon, dont la parution chez Sony
Classical est prévue pour novembre, et consacré aux
uvres de compositeurs sud-américains tels Villa Lobos,
Guarneri, Ginastera
Le concert de lancement du disque sera
donné en décembre. Une belle occasion de découvrir
ce magnifique répertoire alliant rythme, couleurs et virtuosité
.
PROGRAMME
Mercredi 22 Octobre 2008 à 20h30 - Salle Molière
et Jeudi 23 Octobre 2008 à 20h30 - Salle Molière
Mozart Sonate en ré majeur K 448
Rachmaninov Suite n°2 opus 17
Milhaud Scaramouche
Ravel Ma Mère l'Oye, pour piano à 4 mains
Ravel La Valse
Martha Argerich et Akiko Ebi, pianos
MARTHA
ARGERICH
Pianiste mythique, Martha
Argerich a toujours privilégié, au-delà
de sa carrière de soliste, une démarche artistique
où prévaut la convivialité, le sens de l'échange
et du partage. Née en 1941 à Buenos Aires, ses dons
musicaux sont remarqués très tôt au jardin d'enfants.
Considérée comme une enfant prodige, elle donne son
premier concert à l'age de trois ans. En 1955, après
quelques années d'études avec le professeur argentin
Vincenzo Scaramuzza, elle se rend en Europe et étudie à
Londres, à Vienne et en Suisse avec Bruno Seidlhofer, Friedrich
Gulda - dont elle devient l'unique élève - Nikita
Magaloff, Madeleine Lipatti et Stefan Askenase. A seize ans, elle
remporte coup sur coup les Premiers Prix des Concours de Genève
et de Bolzano. C'est alors le début d'une carrière
internationale et l'enregistrement d'un premier récital pour
Deutsch Grammophon, carrière qu'elle interrompt pourtant,
n'étant pas satisfaite de ses interprétations musicales
et des contraintes imposées par la vie de concertiste, mais
qu'elle reprendra quelques années plus tard, en 1965, suite
à son triomphe au Concours Chopin de Varsovie. Depuis, Martha
Argerich parcourt le monde. Invitée permanente des plus prestigieux
orchestres et festivals d'Europe, d'Asie et d'Amérique, elle
privilégie la musique de chambre, joue et enregistre régulièrement
avec les pianistes Nelson Freire et Alexandre Rabinovitch, le violoncelliste
Mischa Maisky et le violoniste Gidon Kremer.
Si son tempérament la porte vers les oeuvres de virtuosité
des XIXe et XXe siècles, elle refuse cependant de se considérer
comme spécialiste d'un répertoire. Le sien est très
étendu et comprend aussi bien Bach que Bartók, Beethoven,
Schumann, Chopin, Liszt, Debussy, Ravel, Franck, Prokofiev, Stravinsky,
Chostakovitch, Tchaïkovski ou Messiaen.
En 1998, elle devient directeur artistique du Beppu Festival au
Japon, crée en 1999 le Concours International de Piano ainsi
que le Festival Martha Argerich à Buenos Aires et en 2002,
le Progetto Martha Argerich à Lugano. Autant d'occasions
de s'entourer d'amis musiciens et d'artistes prometteurs auxquels
elle apporte un soutien généreux.
Martha Argerich a reçu de nombreuses distinctions : Nommée
Officier de l'Ordre des Arts et Lettres (en 1996) et Commandeur
de l'Ordre des Arts et des Lettres (en 2004) par le gouvernement
français, Académicienne de Santa Cecilia à
Rome (en 1997), Musician of the Year par la revue Musical America
(en 2001), elle reçoit enfin le prestigieux Prix Praemium
Imperiale qui lui est décerné par l'Empereur du Japon
(en 2005).
AKIKO
EBI
Née à Osaka, au Japon, Akiko Ebi se met piano à
l'âge de trois ans et demi.
En 1973, après avoir remporté le Premier Prix au
Concours National de Musique du Japon, le gouvernement français
l'invite à poursuivre sa formation à Paris où
elle entre première nommée au Conservatoire National
Supérieur de Musique dans la classe d'Aldo Ciccolini. Vlado
Perlemuter, Nikita Magaloff et György Sebök lui prodiguent
aussi quelques conseils. C'est à l'unanimité que
le jury lui décerne le Premier Prix de piano et de Musique
de Chambre.
En 1975, elle est lauréate du Grand Prix Long-Thibaud avec
quatre prix spéciaux dont deux lui sont décernés
par Arthur Rubinstein, puis en 1980, finaliste du Concours Chopin
à Varsovie.
Demandée depuis dans toute l'Europe, Akiko EBI retourne
dans son pays en 1981 pour des tournées triomphales.
Le Philharmonique de Radio-France, l'Ensemble Orchestral de Paris,
les orchestres de Monte-Carlo, du Luxembourg, de Cannes et de
Mulhouse, de nombreux orchestres japonais dont le NHK l'ont invitée
à se produire sous la baguette de chefs tels que Théodore
Guschlbauer, Vassily Sinaisky, Yutaka Sado, Bernhard Klee, Martin
Fischer-Diskau ou Marek Janovski...
Akiko EBI participe aussi à de prestigieux festivals :
Sully, Piano à Auxerres, les Rencontres Internationales
Franz Liszt de Châteauroux, Le Midem Classique de Cannes,
Nohant, Verbier, La Roque d'Anthéron, Les Folle Journée
de Nantes, Tokyo et Lisbonne, le Festival Chopin à Paris
et dernièrement les Festivals Martha Argerich de Beppu,
Buenos Aires et Lugano.
Parmi ses partenaires en Musique de Chambre on peut citer Augustin
Dumay, Régis Pasquier, Arto Noras, Laurent Korcia, les
Quatuors Parisii et Manfred, Tedi Papavrami et Gautier Capuçon...
Elle a également joué à quatre mains avec
Michel Dalberto au festival de Salon de Provence " Musique
à l'Empéri " et donné à plusieurs
reprises l'intégrale des Harmonies Poêtiques et Religieuses
de Franz Liszt avec récitant aux côtés de
Lambert Wilson.
Akiko EBI a enregistré les Etudes de Chopin (Nec Avenue)
et les uvres pour piano de Dynam Victor Fumet (Intégral
Classic). Plus récemment, une remarquable intégrale
des Nocturnes de Chopin (éditions Pierre Verany).
Vendredi 21 Novembre 2008 à 20h30 - Salle Molière
Mozart 12 Variations sur " Ah, vous dirai-je maman " KV.265
Debussy Reflets dans l'eau (extrait des Images, livre 1)
Chopin Barcarolle opus 60
Messaien Le baiser de l'enfant Jésus (extrait des Vingts
Regards)
Liszt Au bord d'une source (extrait des Années de Pèlerinage)
Messaien Le Loriot, extrait du Catalogue d'Oiseaux
Liszt Deux Légendes :
Saint François d'Assise, la prédication aux oiseaux
Saint François de Paul marchant sur les flots
Messiaen La buse variable, extrait du Catalogue d'Oiseaux
Roger Muraro, piano
ROGER
MURARO
Ancien étudiant au conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris dans la classe d'Yvonne Loriod-Messiaen, Premier
Prix du Concours Franz Liszt de Parme (Italie, 1981) et Grand Prix
du Concours Tchaïkowsky (Moscou, 1986), Roger
Muraro est aujourd'hui considéré comme l'un
des plus grands interprètes de l'oeuvre d'Olivier Messaien.
En 1988, lorsque le pianiste donne à Paris les " Vingt
Regards sur l'Enfant-Jésus ", le compositeur le félicite
en ces termes : " Merci à Roger Muraro pour son intégrale
absolument sublime de cette uvre si difficile ! Avec toute
mon admiration pour sa technique éblouissante, sa maîtrise,
ses qualités sonores, son émotion, et j'oserai dire
sa Foi !
".
Ce sont ces qualités décrites par Olivier Messiaen
qui permettent à Roger Muraro d'aborder avec une émouvante
sincérité les auteurs dont l'uvre réserve
une grande part à l'imaginaire, au monde de l'enfance, de
l'onirisme : Schumann, Mozart
et Ravel, dont il joue parfois
l'intégrale de l'uvre pour piano en concert.
De Messiaen, il a donné à de nombreuses reprises les
intégrales des Vingts Regards sur l'enfant Jésus (au
Théâtre des Champs-Elysées, à Leipzig,
en Espagne) et du Catalogue d'Oiseaux (au Festival de la Roque d'Anthéron,
au Centre Acanthes de Metz, au Portugal). Cette saison, il participe
à une tournée du SWR Sinfonie Orchester et interprète
la Turangalîla-Symphonie à Udine, Cremone, Lisbonne,
Dijon, Paris (Salle Pleyel), Freiburg, Wiesbaden, Aix-en-Provence
La virtuosité qui émane du jeu de Roger Muraro sur
scène est totalement liée à la générosité
de son discours musical. Quant à ses concerts dans le monde
entier, ils sont salués par la critique, qui évoque
un artiste pur, coloriste émouvant à la virtuosité
impressionnante.
Il collabore avec de grands chefs tels que Zubin Metha, Valery Gergiev,
Myung-Whun Chung, Kent Nagano, David Robertson
, et se produit
aux côtés de prestigieux orchestres (Philharmoniques
de Berlin et de Vienne, Gewandhaus de Leipzig, Orchestre National
de France, Orchestre de la Résidence de La Haye, Philharmonique
de Radio-France, R.S.O. de Berlin, Orchestre de la RAI, Orchestre
d'Etat de l'ex-URSS, London Philharmonic Orchestra, Münchner
Philharmoniker, San Francisco Symphony Orchestra, Ochestre de Paris,
RSO Wien
).
En Février 2001, une " Victoire de la Musique Classique
" dans la catégorie " Soliste instrumental "
lui est décernée.
Si la musique de la fin du 19ème et du début du
20ème siècle occupe une place prédominante
de son répertoire, Roger Muraro n'en reste pas moins un interprète
d'exception des grands compositeurs romantiques. Il a aussi conservé
son attachement à la Musique Russe. En témoigne son
disque du 1er Concerto de Tchaïkowsky et des Tableaux d'une
Exposition de Moussorgsky. Sa discographie, variée, comprend
des uvres de Chopin, dont les Polonaises, les Harmonies Poétiques
et Religieuses de Liszt, l'uvre de Ravel et celle de Messiaen
(en sept CDs), le cycle Iberia d'Albeniz, ainsi qu'un DVD des Vingts
Regards sur l'enfant Jésus, filmé à la Meije
(Accord - Universal Music).
Samedi 22 Novembre 2008 à 18h00 - Salle Molière
Le Cabaret Classique de Jean-François Zygel
" La musique et les oiseaux "
Avec la participation de Jean Boucault et Johnny Rasse, chanteurs
d'oiseaux,
Thomas Bloch, ondes Martenot et cristal Baschet,
et Jive Faury, danseur/jongleur
JEAN-FRANCOIS
ZYGEL
Pianiste et compositeur, Jean-François Zygel improvise régulièrement
en concert, pour le cinéma muet, le théâtre
ou la danse (Théâtre du Châtelet, Forum des Images,
Opéra Bastille, Festival d'Avignon, Auditorium de Lyon, Musée
du Louvre, Musée d'Orsay
) ainsi que pour la radio (France
Musique) et la télévision (Mezzo, France 2).
En compagnie de l'Orchestre Philharmonique de Radio-France, il présente
chaque mois les oeuvres du grand répertoire au jeune public
salle Olivier Messiaen de la maison de la Radio. Il y est également
chargé d'une émission hebdomadaire publique et en
direct, " Le cabaret classique de Jean-François Zygel
", diffusée sur France Musique le dimanche.
Il crée en 2006 pour France 2 une série d'émissions
intitulée " La Boîte à musique de Jean-François
Zygel " consacrée aux grands compositeurs. On peut aussi
le retrouver dans la " La leçon de musique " en
DVD (déjà parus : Mozart, Chopin, Fauré, Ravel,
Bartok, Debussy, Mendelssohn, Franck, Schubert, Chostakovitch, la
103ème Symphonie de Haydn et le Boléro de Ravel).
Il a également enregistré un disque d'improvisations
au piano. Jean-François Zygel est professeur d'écriture
et d'improvisation au Conservatoire de Paris. Il remporte en février
2006 une Victoire de la Musique Classique. Ses disques et ses DVD
sont édités chez Naïve.
Vendredi 12 Décembre 2008 à 20h30 - Salle Molière
Crumb Eine Kleine Mitternachtmusik
Liszt Nuages gris
Wagner/Liszt La Mort d'Isolde
Ginastera 3 Danses argentines
Villa Lobos Ciclo Brasileiro, A Lenda do Caboclo,
A prole do bebe
Guarneri Toccata
Wilhem Latchoumia, piano
1er Prix du 7ème Concours International d'Orléans
WILHEM
LATCHOUMIA
Né à Lyon en 1974, Wilhem
Latchoumia débute l'apprentissage du piano avec Rose-Marie
Cabestany. Après quelques années passées au
CNR de Lyon pour poursuivre sa formation dans la classe d'Anne-Marie
Lamy, il obtient sa Médaille d'Or à l'unanimité
et entre au Conservatoire National Supérieur de Musique.
Il y reçoit l'enseignement d'Eric Heidsieck et de Géry
Moutier, obtient son Premier Prix à l'unanimité avec
les félicitations du jury, puis entame un cycle de perfectionnement,
également avec Gery Moutier. Il participe en parallèle
aux Master Classes de Claude Helffer, Yvonne Loriod-Messiaen, et
Pierre-Laurent Aimard.
Son goût pour la musique contemporaine l'amène à
collaborer avec des compositeurs dont Pierre Boulez, Gilbert Amy,
Michael Jarrell, Jonathan Harvey
Lauréat de la Fondation
Hewlett-Packard "Musiciens de Demain" en 2004, il remporte
cette même année en Espagne le Deuxième Prix
du 22ème Concours International de Musique Contemporaine
pour piano Xavier Montsalvatge.
En Février 2006 arrive la consécration : Une brillante
victoire au 7ème Concours International de Piano d'Orléans
qui lui ouvre les portes d'une carrière en France (Il participe
à de prestigieux festivals dont Piano aux Jacobins, La Roque
d'Anthéron, le Festival de Sceaux, Piano en Valois, se produit
en Mars dernier à l'Opéra Comique
) et à
l'étranger (avec des tournées en Corée, en
Argentine, au Venezuela)...
Son premier enregistrement d'uvres contemporaines signées
Harvey, Cage, Jodlowski et Nono a été récompensé
par un " Choc " du Monde de la Musique. Le prochain, enregistré
en Mai 2008 Salle Molière et produit par PIANO A LYON, sera
consacré aux compositeurs d'Amérique du Sud (Villa
Lobos, Ginasera, Guarneri et Guastavino). Il paraîtra à
la rentrée chez SONY-BMG.
Vendredi 16 Janvier 2009 à 20h30 - Salle Molière
Bach Prélude et fugue en si mineur,
(extrait du 1er livre du Clavier bien Tempéré)
Mozart Adagio en si mineur
Schubert 4 Impromptus opus 90 D 899
Schubert/Liszt Der Doppelgänger
Liszt Sonate en si mineur
David Fray, piano
DAVID
FRAY
Né en 1981, David
Fray est admis à l'unanimité au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de
Jacques Rouvier en 1999, puis en cycle de perfectionnement et en
formation supérieure de musique de chambre dans la classe
de Christian Ivaldi et Claire Désert. Il obtient en 2002
son diplôme de formation supérieure avec une mention
très bien, et reçoit à cette occasion la bourse
Feydau de Brou Saint Paul attribuée tous les ans à
un étudiant particulièrement remarqué par le
jury.
David Fray a bénéficié des conseils de personnalités
telles que Dimitri Bashkirov, Menahem Pressler, Paul Badura-Skoda,
Christoph Eschenbach (sous la direction duquel il joue le Concerto
en sol majeur de Ravel au Théâtre Mogador) et Pierre
Boulez. Sous le parrainage du compositeur, il reçoit en Allemagne
le Prix des Jeunes Talents du " Klavier Festival Ruhr "
où il donne un récital durant l'été
2006.
Invité de festivals comme Piano aux Jacobins, l'Orangerie
de Sceaux, le Ludwig van Beethoven Easter Festival de Varsovie,
son récital donné à la Roque d'Anthéron
en 2004, au programme duquel il interprétait la Wanderer-Fantasie
de Schubert, a été filmé et intégré
au DVD "Les Pianos de demain" distribué par NaÏve/
Idéale Audience. Nommé "Jeune soliste de l'année"
par la Commission des Radios Publiques Francophones, lauréat
"déclic" de l'AFAA et "révélation
classique de l'année " de l'ADAMI en 2004, Il se voit
décerner cette même année le Deuxième
Grand Prix ainsi que le Prix de la meilleure interprétation
de l'uvre canadienne du Concours International de Montréal.
Retombée immédiate de ce succès, il signe un
premier disque Schubert et Liszt pour le label Atma. Il se produit
alors en récital sur plusieurs scènes prestigieuses
d'Europe, d'Amérique et d'Asie - Turin, Zurich, Rome, Barcelone,
Kyoto, Wigmore Hall de Londres, Place des Arts de Montréal,
Cité de la Musique, Théâtre du Chatelet et Palais
des Beaux Arts de Bruxelles (où il remplace Hélène
Grimaud avec la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême) -, joue
aux côtés d'orchestres aussi prestigieux tels que l'Orchestre
de Paris et John Axelrod à la Salle Pleyel, l'Orchestre National
de France et Kurt Masur au théâtre des Champs Elysées,
la Bayerische Rundfunk et Ricardo Muti (qui le choisit aussi comme
soliste pour une tournée en Italie), l'Orchestre Métropolitain
du Grand Montréal et Yannick Nézet-Séguin,
l'Orchestre National du Capitole de Toulouse
Artiste exclusif Virgin Classics, son premier enregistrement est
consacré à Bach et Boulez. A paraître, des concertos
de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen.
Vendredi 27 Février 2009 à 20h30 - Salle Molière
Mozart Sonate n°13 en si bémol majeur KV 333
Berg Sonate opus 1
Mozart Sonate n°9 en la mineur KV 310
Schumann Davidsbündlertänze opus 6
David Greilsammer, piano
Victoire de la Musique Classique 2008
DAVID
GREILSAMMER
Sacré "Révélation" aux Victoires
de la Musique Classique 2008, David Greilsammer est né à
Jérusalem en 1977. Il commence ses études de piano
à l'âge de six ans au conservatoire de sa ville natale
et se rend eu Europe pour poursuivre sa formation musicale à
Florence puis à Paris. Il retourne alors en Israël pour
travailler avec le pianiste et chef d'orchestre Yahli Wagman, effectue
son service militaire et s'installe à New-York où
il est admis à la Juilliard School dans la classe de Yoheved
Kaplinsky. Il y suit un enseignement de piano et de direction d'orchestre
avant de terminer son cursus avec le célèbre pianiste
américain Richard Goode.
Ses débuts récents au Lincoln Center de New York ont
été ovationnés par le public et encensés
par le New York Times. Son premier disque, chez Vanguard Classics,
consacré aux concertos de jeunesse de Mozart qu'il interprète
avec l'ensemble new-yorkais Suedama, a été unanimement
plébiscité par la presse internationale et sélectionné
par le Daily Telegraph londonien parmi les "disques de l'année
2006". Son nouvel enregistrement, au programme profondément
innovant et intitulé "Fantaisie-fantasme", est
paru chez Naïve.
David Greilsammer est passionné par l'innovation et la
création. Son intérêt prononcé pour des
répertoires sortant de l'ordinaire le conduit à se
produire dans des programmes qui ne cessent de surprendre (le Concerto
d'Erwin Schulhoff, le très rare et jazzy Concerto n°2
d'Alexandre Tansman, des récitals mêlant vingt sonates
de John Cage et de Domenico Scarlatti, toutes jouées sans
interruption
). Il s'est dernièrement produit au Wigmore
Hall de Londres, au festival Piano aux Jacobins de Toulouse, au
Japon (Yokohama) où il joue et dirige Bach, ainsi qu'aux
Etats-Unis dans le 2ème Concerto de Saint-Saëns et le
5ème Concerto de Mozart. David Greilsammer a joué
à New-York sous la baguette de James Conlon, à l'Escorial
de Madrid, à l'Opéra de Trieste (Italie) sous la direction
de Daniel Oren, à la salle Gaveau et au théâtre
des Bouffes du Nord, au Festival de Bologne, à l'Ateneo Veneto
de Venise, au Julita Festival (Suède), en tournée
avec l'Orchestre National d'Ile de France sous la baguette de Yoël
Levi et comme pianiste et chef d'orchestre avec l'Orchestre Philharmonique
de Taipei. D'autres engagements récents incluent des récitals
à Mexico-City, au Festival de Radio France Montpellier, ainsi
que des concerts comme soliste avec l'Orchestre National de Cuba
à La Havane, l'Orchestre Symphonique de Jérusalem,
l'Orchestre de Chambre d'Israël, l'Orchestre Symphonique de
Minsk et la Nordwestdeutsche Philharmonie. Cet été,
David Greilsammer donnera l'intégrale des sonates de Mozart
en six concerts au festival de Verbier.
Vendredi 27 Mars 2009 à 20h30 - Salle Molière
Beethoven Sonate pour violon et piano n°1 opus 12 n°1
Sonate pour violon et piano n°3 opus 12 n°3
Sonate pour violon et piano n°7 opus 30 n°2
Renaud Capuçon, violon
Frank Braley, piano
RENAUD
CAPUCON
Né à Chambéry en 1976, Renaud Capuçon
est admis à 14 ans au Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris où il suit l'enseignement de Gérard
Poulet et Veda Reynolds. Il travaille ensuite avec Thomas Brandis
à Berlin, puis se perfectionne avec Isaac Stern. De 1998
à 2000, Claudio Abbado le choisit comme Konzertmeister du
Gustav Mahler Jugendorchester, ce qui lui permet de parfaire son
éducation musicale avec Pierre Boulez, Seiji Ozawa, Daniel
Barenboim et Franz Welser-Moest. En 2000 il est nommé "Rising
Star" et "Nouveau talent de l'Année" aux Victoires
de la Musique puis en 2005, "Soliste instrumental de l'année".
Le Prix Georges Enesco lui est également décerné
par la Sacem.
En novembre 2002, il fait ses débuts avec l'Orchestre Philharmonique
de Berlin et Bernard Haitink. Suivront des concerts avec le Boston
Symphony et Christoph von Dohnanyi, l'Orchestre de Paris et Christoph
Eschenbach et des engagements avec la plupart des grandes phalanges
orchestrales (Bayerische Rundfunk, Budapest Festival Orchestra,
Philadelphia Orchestra, Montreal Symphony, Washington National Symphony,
Jerusalem Symphony, Philharmonique de Radio France, Orchestre National
de France, Orchestre de Paris, Orchestre Tchaikovski de Moscou,
Academy of St-Martin in the Fields, Chamber Orchestra of Europe,
Birmingham Symphony, NHK Symphony, Orchestre de la Suisse Romande).
Autant d'occasions de jouer sous la direction des plus éminents
chefs d'aujourd'hui comme Franz Brüggen, Semyon Bychkov, Myung-Whun
Chung, Charles Dutoit, Vladimir Fedoseyev, Armin et Philippe Jordan,
Emmanuel Krivine, Kurt Masur, Marc Minkowski, Wolfgang Sawallisch,
Leonard Slatkin, Jeffrey Tate...
Passionné de musique de chambre il collabore avec Hélène
Grimaud, Katia et Marielle Labèque, Daniel Barenboim, Jean-Yves
Thibaudet, Vadim Repin, Maxim Vengerov, Mischa Maisky, Truls Mork,
Gérard Caussé, Yuri Bashmet dans les grands festivals
de Berlin, Davos, Edimbourg, Tanglewood, Salzburg, Jerusalem, Lockenhaus,
Lucerne, Verbier, Lugano, Gstaad, Aix-en-Provence
En 1995,
il crée son propre festival à Chambéry.
Sa discographie est riche, et comprend des oeuvres de musique
de chambre dont un Quintette de Schumann avec Maria Joao Pirès
(DGG), de nombreuses collaborations avec Martha Argerich, dont des
trios de Haydn, Beethoven et Mendelssohn et le Triple concerto de
Beethoven (EMI). Pour Virgin Classics, dont il est à présent
un des artistes exclusifs, il a enregistré des programmes
de musique de chambre avec les pianistes Nicholas Angelich, Frank
Braley et son frère Gauthier au violoncelle (Brahms, Schubert,
Ravel)
Vient de paraître un album intitulé Capriccio, regroupant
différentes pièces pour violon et piano qu'il interprète
avec Jérôme Ducros.
Renaud Capuçon joue le Guarneri del Gesù " Panette
" (1737) qui a appartenu à Isaac Stern, acheté
pour lui par la Banque Suisse Italienne (BSI).
FRANK
BRALEY
Brillant et atypique, Frank Braley n'a pas suivi le cursus qui
s'impose d'habitude aux artistes de sa trempe. Il jure même
ses grands dieux n'avoir jamais souhaité devenir pianiste
- un dilettante, en somme, mais un dilettante de génie
doublé d'un dilettante forcené, qui donne plus de
cinquante concerts par an. Ce n'est qu'après avoir hésité
entre sciences et musique que ce jeune homme bien dans ses baskets
finit par abandonner l'université à sa majorité
pour rejoindre le cercle des élus au Conservatoire National
Supérieur de Musique de Paris. Malgré tous ses efforts
pour être dernier de la classe, cette forte tête en
sortira surdiplômée, pour être aussitôt
propulsée sur la scène internationale après
avoir raflé en 1991 le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth
de Belgique. Aujourd'hui recherché par les plus grandes
phalanges orchestrales, assailli de comparaisons flatteuses avec
les grands du piano, Frank Braley n'a pas laissé la gloire
lui monter à la tête. Cet artiste à l'intelligence
vive, à la répartie foudroyante et aux idées
musicales bien arrêtées n'a rien perdu de son rapport
spontané et décontracté au piano, fait d'humour
et de poésie, de pudeur, de grâce et d'inaltérable
sincérité. Car Frank Braley joue par plaisir, que
ce soit pour le grand frisson des récitals ou pour la joie
partagée de la musique de chambre entre amis, aux côtés
d'Augustin Dumay, Paul Meyer, Eric Le Sage, Emmanuel Pahud ou
des frères Capuçon, avec lesquels il a gravé
la musique de chambre de Ravel, les Trios et le Quintette La Truite
de Schubert.
Signataire de quatre albums solo pour Harmonia Mundi (Schubert,
Strauss, Beethoven et dernièrement Gershwin) qui lui valent
d'être assailli de comparaisons flatteuses avec les grands
du piano (des Claudio Arrau, Alfred Brendel, Radu Lupu ou Andreas
Schiff) et d'un Concerto pour deux pianos de Poulenc avec Eric
Le Sage et l'Orchestre Philharmonique de Liège pour Sony-BMG,
Frank Braley vient d'enregistrer pour Virgin Classics les Danses
Hongroises de Brahms avec Nicholas Angelich.
Vendredi 24 Avril 2009 à 20h30 - Salle Molière
Ravel Le Tombeau de Couperin
Valses nobles et sentimentales
Chopin Mazurka en la mineur opus 17 n°2
Fantaisie en fa mineur opus 69
Nocturne en mi bémol majeur opus 9 n°2
Mazurka en sol dièse mineur opus 33 n°1
Fantaisie Impromptu en do dièse mineur opus 66
Mazurka en mi mineur opus 17 n°2
Ballade en sol mineur opus 23
Alexandre Tharaud, piano
ALEXANDRE
THARAUD
Chez Alexandre Tharaud, l'art du piano rime avec naturel, grâce
et subtilité. Sous ses doigts, la musique coule de source,
tendre, sensuelle, profonde, aérienne. La richesse des textures,
la délicatesse des nuances et la fluidité des phrasés
font de ce maître du chant et de la couleur un apôtre
sans égal du clavier baroque (Couperin, Scarlatti), du piano
romantique (Grieg, Schubert ou Chopin) comme de la musique française.
Pèlerinage aux sources du grand arbre généalogique
français, son disque gageure des Suites de clavecin de Rameau
au piano aurait pu être accueilli comme une hérésie
par les gardiens du temple baroque. Il aura été une
des révélations de l'année 2002, lui ouvrant
grand les portes de la scène musicale internationale (festivals
des BBC PROMS de Londres, de Saintes, de La Roque d'Anthéron,
de Piano aux Jacobins, de Radio-France Montpellier et du Schleswig-Holstein,
Théâtre du Châtelet, Cité de la Musique,
Concertgebouw d'Amsterdam, Téatro Colon de Buenos Aires).
Après Rameau, Chabrier, Poulenc, ce chantre du goût
français a réitéré au disque son hommage
à la grande Marcelle Meyer avec une intégrale Ravel
tout aussi célébrée, avant de s'en revenir
à ses amours baroque pour faire triompher l'art des lignes
et le lyrisme intérieur dans les rares et sublimes concertos
italiens transcrits par Bach pour le clavier - et de prendre à
nouveau son public au dépourvu avec des Valses de Chopin
revisitées à la Couperin, décantées
jusqu'à l'épure, à mille lieues de tout romantisme
salonnard.
Pour tisser plus finement encore le fil d'Ariane de l'histoire de
la musique, ce passeur entre les siècles s'est fait l'adepte
des chassés-croisés audacieux et intelligents, n'hésitant
pas - comme il le fit pour son récital conçu autour
de la Suite en la de Rameau - à mettre en regard les pages
d'augustes ancêtres avec des commandes passées aux
créateurs de sa génération (Guillaume Connesson,
Bruno Mantovani, Régis Campo, Thierry Escaich, Krystof Maratka).
De Mauricio Kagel, autour duquel il a convoqué en studio
quelques-uns de ses comparses de prédilection, à Thierry
Pécou, qui lui a récemment dédié son
cycle Outre-Mémoire et son Concerto pour piano (créé
eu Théâtre des Champs-Elysées et enregistré
pour Harmonia Mundi), l'inclassable Tharaud est en effet un passionné
de musique d'aujourd'hui. Et un passionné tout court : déchiffreur
infatigable, il parcourt de ses dix doigts sa bibliothèque
de partitions avec une gloutonnerie compulsive, au point de ne pas
avoir de piano chez lui de peur d'y "perdre" des heures
à lire, improviser ou composer. Accro de musique de chambre,
instigateur de projets pleins d'esprit (comme cette version originale
pour piano et voix de Pelléasse et Mélisande qui fit
beaucoup parler d'elle au Musée d'Orsay et dernièrement
à Rome), cet interprète sensible et pétri de
culture ne laisse guère son imagination en friche.
Son dernier disque solo regroupe les 24 Préludes et les deux
Préludes opus posthume de Chopin, ainsi que des pièces
de Mompou (Harmonia Mundi).
Mercredi 27 Mai 2009 à 20h30 - Salle Molière
Rachmaninov Variations sur un thème de Corelli opus 42
Brahms Variations sur un thème de Paganini opus 35
Moussorgski Tableaux d'une Exposition
Lilya Zilberstein, piano
LILYA ZILBERSTEIN
Née en 1965, Lilya Zilberstein a été l'élève
d'Ada Taub et d'Alexander Sats à l'Institut Gnessin de
Moscou, sa ville natale. Après avoir remporté un
Premier Prix au Concours de la République Fédérative
de Russie, elle obtient son diplôme de fin d'études
et triomphe en 1987 au Concours International Busoni de Bolzano.
Un Premier Prix qui lui ouvre les portes d'une carrière
internationale. Un an plus tard, elle part pour une première
tournée qui la conduit en Italie, en Allemagne, en France,
aux Etats-Unis et au Japon. Elle est invitée aux festivals
du Schleswig-Holstein, de la Roque d'Anthéron, de Lucerne
et de Berlin, se produit au Concertgebouw d'Amsterdam, à
la Salle Pleyel
En 1991, elle fait ses débuts avec
l'Orchestre Philharmonique de Berlin et Claudio Abbado. Cette
première collaboration fera l'objet d'un enregistrement
des Deuxième et Troisième Concertos de Rachmaninov.
Elle participe ensuite au Festival de Riviana où elle joue
le Troisième Concerto de Prokofiev avec l'Orchestre Symphonique
de Chicago sous la direction de James Levine. Soliste d'autres illustres
phalanges orchestrales dont Helsinki, la Staatskapelle de Dresde,
l'Orchestre National de Lyon, les orchestres symphoniques de Londres,
Vienne, Turin, Leipzig, San Antonio, Saint Louis et de la RAI, elle
se produit par ailleurs en récital, en duo avec Martha Argerich
(Festivals de Saint Denis à Paris et de Ludwigsburg en Allemagne,
Théâtre du Châtelet dans la série PIANO
****), en musique de chambre et en compagnie du violoniste Maxim
Vengerov, avec qui elle grave la 3ème Sonate de Brahms pour
EMI et donne de nombreux concerts.
Dernièrement, Lilya Zilberstein a joué à San
Francisco, Toronto, Rotterdam, Prague, Dresde, Stuttgart, Florence,
Vienne et à Paris, Salle Pleyel, dans le cadre de la "
carte blanche " à Martha Argerich.
Pour Deutsch Grammophon, dont elle a été une des
artistes exclusives, elle a aussi enregistré un disque Brahms
(incluant les Variations Paganini), le Concerto de Grieg avec Neeme
Järvi, des Sonates de Schubert, Chostakovitch, Rachmaninov,
des uvres de Liszt, Moussorgsky, Taneïev, Medtner, Debussy
et Ravel. Ses derniers enregistrements font partie des Live du Festival
de Lugano parus chez EMI (6 Pièces opus 11 de Rachmaninov,
Concertino pour deux pianos de Chostakovitch et Fantaisie de Mozart/Busoni
avec Martha Argerich, Quintettes pour piano et cordes de Brahms
et de Taneyev avec entre autre partenaires la violoniste Dora Schwarzberg
et le violoncelliste Alexandre Drobinsky
)
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