Durant
les prochaines saisons, François-Frédéric Guy
réalise un projet extrêmement ambitieux : l'Intégrale
des oeuvres pour piano de Beethoven.
En 2008 : il donnera 2 fois l'Intégrale des Sonates
et Concertos pour piano de Beethoven. Tout d'abord, en avril,
dans le cadre du Printemps des Arts de Monte-Carlo puis, en octobre,
à Paris, Cité de la Musique.
La saison 2009/2010 sera consacrée à l'Intégrale
des Concertos pour piano de Beethoven qu'il donnera en 5 concerts
à Paris, Salle Pleyel et également en tournée
dans plusieurs villes d'Europe, avec l'Orchestre Philharmonique
de Radio France placé sous la direction de Philippe Jordan.
Parallèlement aux concerts, cette Intégrale paraîtra
en CD chez Naïve.
Pourquoi ? «Jouer en public l'intégrale des sonates de
Beethoven constitue le projet le plus exaltant que je me sois proposé
de réaliser. C'est à l'évidence un
formidable défi artistique et humain : une histoire de l'Humain,
de sa conscience, de sa grandeur autant que de sa misère,
de ses caractères fondamentaux, énoncés et
juxtaposés inlassablement au fil de ce grand oeuvre. Intimidant
autant que passionnant, ce voyage mène des premiers opus
post-«haydéniens», héritage dynamité
avec l'irruption de la Sonate Pathétique dont les enjeux
musicaux aussi bien que l'ampleur dynamique constituent un
manifeste de la modernité, aux sonates expérimentales
de la dernière période qui, en s'appuyant sur
une forme éprouvée, explorent des champs sonores et
poétiques qui à mon sens sont restés, même
en ce début de XXIème, «son» territoire
exclusif.
Beethoven est une fête permanente. On ne se lasse pas des
oeuvres éternelles et universellement
connues comme sont la Clair de lune, l'Appassionata, ou même
l'opus 111.
Mais il faut également piocher dans ce tout qui ne comporte
que beauté, nouveauté, éternité, même
dans les opus que le public connaît moins comme la sonate
Marche Funèbre opus 26, la préférée
de Chopin, ou l'étonnante opus 78 À Thérèse
dont l'introduction préfigure les adagios de Mahler
et dont l'humour du final montre «l'envers du sublime»
défini par Alfred Brendel notamment à propos des Variations
Diabelli.
Musique sans âge, inclassable, qui défie ses propres
archétypes et dont l'audition - pour paraphraser Goethe
- «nous aspire vers le haut».
François-Frédéric Guy - juin 2007
L'Intégrale des sonates pour piano
Printemps des Arts de Monte-Carlo
du 7 au 13 avril 08
10 récitals en 5 jours