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Festival de radio france et montpellier languedoc roussillon

Festival de Radio France et Montpellier
Languedoc-Roussillon
du 11 au 28 juillet 2007

Pour sa 23ème édition le piano sera une fois de plus à l'honneur au festival de radio france et montpellier languedoc roussillon à travers les récitals de pianistes renommés (Aldo Ciccolini, Evgeny Kissin, Fazil Say, les soeurs Labèque, Nelson Freire...)

Après le triomphe d'Aldo Ciccolini l'année passée, il était impossible de ne pas l'inviter à nouveau pour deux soirées exceptionnelles et une nouvelle master-class, le génial Kissin seul et en compagnie de Gérard Depardieu sera de retour ainsi que Nelson Freire, Nikolaï Lugansky, Fazil Say et les sœurs Labèque.
Le piano sera également à l'honneur à 18h00 puisqu'une semaine entière sera consacrée aux transcriptions du grand répertoire pour cet instrument.
Comme chaque été, le jazz sera également présent au Festival de Radio France & Montpellier, et cette année encore dans l'Amphithéâtre d'O, où l'on entendra cette musique dans toute la riche diversité de son histoire. Cela commencera le 11 juillet avec un vibrant hommage à Oscar Peterson, par le trio du pianiste Philippe Duchemin. François Chassagnite rendra quant à lui hommage à Chet Baker, en alternant le chant de la trompette et celui de la voix. Avec "Shades of Ouida", le saxophoniste Jean-Jacques Élangué conjuguera l'Afrique et le jazz, avec la complicité d'un Maître incontesté : Alain Jean-Marie. Christophe Monniot passera Vivaldi à la moulinette, à l'ombre de Stravinski, Zappa, Charlie Parker, et quelques autres…
Ozma, vainqueur du Concours de La Défense 2006, sublimera la pulsation du funk par la sophistication rythmique des nouvelles générations. Serge Lazarevitch et Joël Allouche, familiers des scènes européennes, s'associeront à trois nouveaux talents du Languedoc-Roussillon. Pierre de Bethmann nous régalera de son tout nouveau septette, tandis que Dan Tepfer, lauréat du Concours Martial Solal, et du Concours du Festival de Montreux, fera entendre en solo sa foncière singularité. François Dumont d'Ayot nous fera découvrir les saxophones les plus inattendus, au service d'un lyrisme imparable. Marc-Michel Le Bévillon, contrebassiste très sollicité par les solistes les plus en vue, nous rappellera, en compagnie de son propre quartette, qu'il est un formidable compositeur. Ronnie Lynn Patterson et Didier Lasserre, avec "The Gernika Suite Duo", rendront au Pays Basque l'hommage d'une amitié chaleureuse, et réciproque ; Pierre Christophe fera revivre les compositions et l'esprit du pianiste Jaki Byard ; et avec Eric Prost nous nous souviendrons qu'il est, depuis le triomphe du Collectif Mu sur la scène des Ursulines en 1996, l'un des saxophonistes avec lesquels il faut compter. Enfin Norbert Lucarain montrera, une fois encore, que le vibraphone recèle des trésors de pulsation, de musicalité, et d'innovation sonore.
De nombreux rendez vous sont donc à noter dans les agendas des amateurs de piano :

Musique classique

Vendredi 13 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Fazil Say, piano
Patricia Kopatchinskaya, violon
Sonate pour violon et piano (création)
Ludwig van Beethoven
Sonate pour piano n° 17 opus 31 n°2 "La Tempête"
Sonate pour violon et piano n° 9 en la Majeur opus 47 "A Kreutzer "

Artiste complet - pianiste, compositeur, improvisateur, arrangeur… -, Fazil Say est un fidèle du Festival, depuis ses premiers concerts publics à Montpellier et Menton, en 1995. Au concert comme au disque, interprète zélé de Mozart, Beethoven, Bach, Stravinski, Rachmaninov, Gershwin et Haydn (son dernier disque), Fazil pratique également le jazz et l'improvisation avec son compatriote Kudsi Ergüner au sein d'un quartet, tout en composant pour l'orchestre et son instrument des partitions hautement inspirées, ce qui n'est pas si fréquent en matière de musique contemporaine… Les faveurs du public qui a accueilli récemment son oratorio Nazim, dans sa ville natale à Ankara (Turquie), son 4e Concerto pour piano, à Lucerne en 2005, ou son ballet Patara d'après Mozart (commande du Wien Mozart Festival, en 2006), ne doivent pas occulter la carrière aujourd'hui internationale de l'interprète. Montpellier reçoit dignement cet étonnant funambule du piano pour des Beethoven, seul (Sonate n°17 " La Tempête ") et en duo avec sa nouvelle partenaire, la jeune violoniste Patricia Kopatchinskaya (Sonate n° 9 " Kreutzer ") - à apprécier également dans son unique Sonate pour violon et piano.
Pour en savoir plus sur ce concert et voir une vidéo de Fazil Say ...cliquez ici

Mardi 17 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Evgeny Kissin, piano
Franz Schubert
Sonate n° 22 en mi bémol Majeur opus 122 D 568
Ludwig van Beethoven
Trente-deux variations sur un thème original en ut mineur WoO 80
Johannes Brahms
Klavierstücke opus 118
Frédéric Chopin
Andante spianato et Grande Polonaise brillante opus 22


Enfant prodige, révélé par ses premiers disques moscovites à l'âge de douze ans (Concertos 1 & 2 de Chopin), Evgeny Kissin n'a cessé d'enflammer depuis les foules, de l'Europe au Japon, en passant par les États-Unis. Chopin, son dieu, mais aussi la totalité du répertoire, sans oublier ses compatriotes Moussorgski, Medtner, Rachmaninov ou Scriabine, n'ont plus de secrets pour lui. Interprète privilégié des œuvres romantiques, il en est le plus attentionné, le plus respectueux, par son jeu si naturel - à l'opposé des acrobaties et des pauses forcées de bien des pianistes de sa génération… Une fois encore, à Montpellier, ce musicien apollinien magnifie le lyrisme versatile et exubérant de ses préférés : Schubert (Sonate n°22), Beethoven (32 Variations WoO 80), Brahms (Klavierstücke op. 118) et Chopin, bien sûr (!) avec le magnifique Andante spianato et Grande Polonaise.

Mercredi 18 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Orchestre de l'Opéra de Lyon
Kazushi Ono, direction
Nikolaï Lugansky, piano
Igor Stravinski
Apollon Musagète, ballet en 2 tableaux pour orchestre à cordes
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour piano et orchestre n° 21 en ut Majeur KV 467
Hugo Wolf
Penthesilea, poème symphonique d'après Heinrich von Kleist
Passé l'exubérance des années dix de L'Oiseau de feu, le ballet Apollon Musagète, quelque vingt ans plus tard, sur une chorégraphie de Balanchine, se veut libéré de tout folklore. Au coloris instrumental, Stravinski substitue l'exaltation du contraste des volumes sonores de toute la palette des cordes, pour un style hiératique et majestueux. D'une élégance aussi souveraine, le Concerto pour piano n° 21 de Mozart délivre un message de paix qui culmine dans la méditation nocturne de son second mouvement : un Andante, où toute la grâce mozartienne est confiée à l'un des princes du piano d'aujourd'hui : le russe Nikolaï Lugansky. Grâce au chef d'orchestre Kazushi Ono et l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, ce concert se clôt sur une rareté, Penthésilée, l'unique poème symphonique d'Hugo Wolf - partition volcanique, hallucinante, dotée d'une orchestration riche et inventive qui annonce les grandes fresques symphoniques de son ami Gustav Mahler.
Récital à deux voix
Jeudi 19 juillet 18h
Salle Pasteur / Le Corum
Evgeny Kissin - Gérard Depardieu
Lectures russe et yiddish

Jeudi 19 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Aldo Ciccolini, piano
Robert Schumann
Scènes d'enfants opus 15
Phantasiestücke opus 111
Carnaval de Vienne opus 26
Sonate n° 3 en fa mineur opus 14
Musicien généreux, Aldo Ciccolini revient à Montpellier pour de nouvelles master-classes attentionnées, à partager en compagnie d'élèves triés sur le volet. N'oublions jamais qu'à une époque où ses confrères jouaient quasiment tous le même répertoire, avec lui, au contraire, il s'agissait de découvrir les talents cachés d'Alkan, Déodat de Séverac, Satie, Busoni, Granados, Castelnuovo-Tedesco, Massenet, Chabrier, Albéniz… Mais Ravel, Debussy, Liszt, Schubert, Beethoven, Schumann ou Janacek n'étaient pas pour autant négligés, bien au contraire… Au-delà des modes, fidèle à la musique comme si c'était un sacerdoce - qui d'autre que lui, l'an passé, pouvait s'engager avec une telle fougue dans le Concerto pour piano Canti della stagione alta de Pizzetti ? -, Aldo Ciccolini célèbre cette année le génie romantique de Schumann, grâce à d'ingénues Scènes d'enfants contrebalancées par le spleen du Carnaval de Vienne et les évocations irréelles des Phantasiestücke opus. 111.

Lundi 23 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Orchestre de Chambre de Bâle
Giovanni Antonini, direction
Katia et Marielle Labèque, pianos
Joseph Martin Kraus
Ouverture d'Olympie
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour deux pianos et orchestre en mi bémol Majeur KV 365
Ludwig van Beethoven
Symphonie n° 4 en si bémol Majeur opus 60
Katia et Marielle Labèque forment le duo le plus anticonformiste de l'Histoire de la musique. Qui pourrait se targuer de jouer avec autant d'aisance à deux pianos Ligeti et Bernstein, Messiaen et Gershwin, mais aussi Bach, Liszt, Mozart, Stravinski, Poulenc… quand elles ne se produisent pas avec Il Giardino Armonico, les English Baroque Soloists ou la Philharmonie de Berlin ? Oubliées ou remerciées par leur maison de disque, Katia et Marielle lui font un pied de nez en créant elles aussi leur propre label, KML (à leurs initiales), sous lequel ont déjà paru de remarquables enregistrements consacrés à Ravel, Debussy et Stravinski. D'une facture éblouissante, le 10e Concerto de Mozart, conçu à l'origine pour deux pianos et orchestre, et destiné au duo formé par le compositeur et sa sœur Nannerl, délivre un sentiment d'euphorie à travers le dialogue harmonieux des deux solistes. Deux siècles plus tard, une complicité identique réunit Katia et Marielle pour un Mozart joyeux et inventif.
Mercredi 25 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Orchestre National de Montpellier LR
Chœur de la Radio Lettone
Friedemann Layer, direction
Elena Rozanova, piano
Cornelia Ptassek, soprano
Maria Soulis, mezzo-soprano
Frédéric Antoun, ténor
Alexander Marco-Buhrmester, basse
Gunta Davidchuka, soprano
Sigvards Klava, chef de choeur
Serge Taneiev
Saint-Jean-Damascène, cantate pour chœur mixte à quatre voix opus 1(création)
Arvo Pärt
Credo pour piano, chœur et orchestre (création)
Ludwig van Beethoven
Cantate funèbre sur la mort de l'empereur Joseph II pour solistes, chœur et orchestre WoO 87 (1790)
Même si un siècle les sépare, Serge Taneiev (1856-1915) et Arvo Pärt (né en 1935), chacun à sa manière, célèbrent dans leur musique la noblesse tragique et solennelle de l'âme slave. Avec son chœur mixte à quatre voix et grand orchestre Saint Jean Damascène, tiré d'un poème de son ami Tolstoï paraphrasant la prière des morts de Jean Damascène, Taneiev combine admirablement le contrepoint de Bach, le souffle du romantisme et la grandeur de la liturgie russe. Tourné vers la foi et l'espérance, le Credo pour piano, chœur mixte et orchestre de Pärt épouse les mêmes aspirations, faisant entrer en collision deux mondes sonores que tout oppose : " L'un, sériel et aléatoire, précise le compositeur, l'autre constitué par ma propre version d'un prélude de Bach. " En seconde partie, et bien qu'il s'agisse d'une œuvre écrite par un jeune homme de 19 ans, la Cantate sur la mort de Joseph II de Beethoven - où l'on perçoit des éléments repris plus tard dans Fidelio -, délivre elle aussi un message de paix à travers une architecture grandiose sur un rythme haletant.
Jeudi 26 juillet 20h
Across the Universe of languages
Création
Opéra Comédie
Katia Labèque, piano
Giovanni Sollima, violoncelle
David Chalmin, guitare
Massimo Pupillo, basse
Marque Gilmore, percussion
Nicola Tescari, claviers
Katell Keineg, vocal
Nicola Tescari, Giovanni Sollima, David Chalmin, arrangements
Fabio Massimo Iaquone, direction
Across the Universe of Languages est une interprétation du répertoire des Beatles, associant musique classique et instrumentation pop servie par une prodigieuse représentation visuelle, portée par Katia Labèque : Si réinterpréter les chansons des Beatles n'est pas tâche facile, il se pourrait bien qu'il s'agisse d'un défi impliquant la création d'une architecture de sons et d'images, où récit et représentation musicale fusionneraient à merveille.
Vendredi 27 juillet 20h
Opéra Berlioz / Le Corum
Orchestre Philharmonique de Radio France
Mikko Franck, direction
Nelson Freire, piano
Frédéric Chopin
Concerto pour piano et orchestre n° 2 en fa mineur opus 21
Jean Sibelius
Quatre Légendes de Lemminkaïnen
Lemminkäinen et les jeunes filles de Saari
Le Cygne de Tuonela
Lemminkäinen à Tuonela
Le retour de Lemminkäinen
Lorsque le piano de feu du brésilien Nelson Freire rencontre Chopin, se produit un phénomène d'osmose : la délicatesse intime du musicien romantique se pare d'un jeu expressif d'une grande éloquence. Vous croyez connaître Chopin ? Non, pas avec cette agilité, de telles nuances, pour le 2e Concerto pour piano sous les doigts de Nelson Freire.
En seconde partie, les Quatre Légendes de Lemminkäinen, chef-d'œuvre absolu de Sibelius, sous la baguette du jeune Mikko Franck, sont la seconde bonne surprise de la soirée. Nommé à 25 ans directeur de l'Opéra National finlandais, ce chef est aujourd'hui l'un des meilleurs interprètes de la musique de son compatriote. Fabuleuse saga tirée du Kalevala, la légende de Lemminkäinen se concentre en quatre épisodes : de la rencontre avec les jeunes filles de l'île de Saari au Retour, en passant par le séjour à Tuonela et Le Cygne de Tuonela - l'une des pages les plus célèbres de toute l'histoire de la musique, où le solo du cor anglais suggère le chant de l'oiseau flottant au-dessus des eaux noires de Tuonela. À l'occasion de la création de la partition à Helsinki (Finlande) il y a plus d'un siècle, les critiques remarquèrent à juste titre la " violence hypnotique " de cette musique, dont les mélodies haletantes suggèrent autant l'orchestre de Wagner que celui de Debussy.
Samedi 28 juillet
Opéra Berlioz / Le Corum
20h30
Soirée de clôture
Orchestre National de Montpellier LR
Alain Altinoglu, direction
Aldo Ciccolini, piano
Francis Poulenc
Concerto pour 2 pianos et orchestre en ré mineur
Gabriele Carcano, 2ème piano
Camille Saint-Saëns
Concerto pour piano et orchestre n° 4 en ut mineur opus 44
Serge Rachmaninov
Concerto pour piano et orchestre n° 2 en ut mineur opus 18
C'est devenu un rite, une habitude, et la marque spécifique du Festival de terminer sur une Bacchanale… qui se doit d'être une surprise et personne ne doit savoir. En réalité, ce concert de clôture recèle toujours son lot d'événements imprévisibles. Mais, cette année, d'entrée de jeu, tout amateur sera intrigué par cette Nonne sanglante de Berlioz, qui n'a rien d'une galéjade, puisqu'il s'agit bel et bien d'un opéra créé à Paris en 1854… mais sur une musique de Gounod ! Tiré du Moine de Lewis, cet ouvrage horrifique fut abandonné par le compositeur de la Fantastique et des Troyens : ne subsistent que de larges fragments du 1er acte, conservé à la Bibliothèque Nationale, avec la mention : " À consulter et à brûler après ma mort. " (!). En seconde partie, Aldo Ciccolini nous enchantera par un exploit digne des grands pianistes du siècle : trois concertos, le Concerto pour 2 pianos de Poulenc -avec Gabriele Carcano, révélé l'été dernier à Montpellier dans un récital Beethoven -, le 4ème Concerto de Saint-Saëns et l'illustre et colossal 2ème Concerto de Rachmaninov.

Et parmi les soirées Jeunes Solistes/Jeunes compositeurs
du mercredi 11 au samedi 28 juillet
12h30 Salle Pasteur/ Le Corum


Mer. 11 Plamena Mangova, piano
Beethoven, Schubert , Wagner/Liszt
Benjamin Yusupov, Chostakovitch
Ven. 13 Alexandra Conunova,violon Liga Skride, piano
Ysaÿe, Hans Sluijs (né en 1969), Beethoven, I. Frolov
Sam.14 Alissa Zoubritski, piano
Scarlatti, Debussy, Edward Pick (né en 1983), Prokofiev
Lun 16 So-Ock Kim, violon
Alexei Grynyuk, piano
Beethoven, Huw Watkins (Création française), Elgar
Mer. 18 Gabrielle Philiponet, mezzo-soprano
Philippe Riga, piano
Haendel, Mozart, Schubert, Wolf, Strauss, Korngold, Debussy, Aboulker, Menotti, Massenet, Weber, Donizetti
Jeu. 19 Andrei Korobeinikov, piano
Scriabine, Andrei Korobeinikov, Moussorgski/Korobeinikov, Chostakovitch, Prokofiev
Lun. 23 Cyril Guillotin, piano
Mozart, Laurent Lefrançois (né en 1974), Ravel, Moussorgski
Mar. 24 Pavel Sporcl, violon ,Petr Jirikovsky, piano
Dvorak, Jan Meisl (né en 1974), Korngold, Gerschwin/Heifetz
Mer. 25 Claire Oppert, violoncelle , Roustem Saitkoulov, piano
Chopin, Yves Chauris, Chostakovitch
Jeu. 26 Laura Hynes Smith, soprano ,Marcelo Amaral, piano
Debussy, Wolf, Matthias Truniger (né en 1964), Barber, Caplet
Ven. 27 Quatuor Parker
Oeuvres de Haydn, Karol Beffa (jeune compositeur également pianiste), Smetana
Sam.28 Yossif Ivanov, violon, Milos Popovic, piano
Ravel, Arvo Pärt, Chausson, Tchaikovski, Waxman
Rendez-vous de 18h
Salle Pasteur / Le Corum

Les Grandes Transcriptions
Producteur délégué : Jacques Drillon
du lundi 16 au samedi 21 juillet


Lun. 16 Jean-Louis Haguenauer, Jeff Cohen
Schumann/Liszt : Intégrale des Mélodies
Beethoven/Liszt: Concerto n°3 en ut mineur opus 37
Mar. 17 Georges Pludermacher, Henri Barda
Franck/Cortot : Sonate pour violon et piano en la Majeur
Bach/Cortot : Arioso du concerto en fa mineur
Brahms/Cortot : Wiegenlied
Fauré/Cortot : Dolly
Schubert/Cortot : Heidenröslein
Chopin/Cortot: Largo de la Sonate en sol mineur
Mer. 18 Duo Lafitte
Mozart/Drillon : Symphonie pour violon et alto
Mozart/Drillon : Quatuor K 575 en ré Majeur " la Violette "
Ven. 20 Michel Dalberto
Beethoven/Tausig : Mouvements des quatuors à cordes
Bach/Tausig : Intégrale des Six Chorals d'orgue
Sam. 21 Frederic Chiu, Jean-Efflam Bavouzet
Beethoven/Liszt : Concerto n° 4
Beethoven/Saint-Saëns :Mouvements de Quatuor à cordes
Beethoven/Alkan : Cavatine du Quatuor à cordes n°13
Beethoven/Balakirev : Mouvements de Quatuor à cordes
L'art de couler une musique dans un moule instrumental qui n'était pas le sien s'appelle transcription. Cet art a été pratiqué, plus ou moins intensivement, par tous les grands compositeurs, à l'exception notable de Chopin. Exception d'autant moins compréhensible que le clavier était le principal bénéficiaire de ces déplacements. De nombreux pianistes, fascinés par les capacités de leur instrument, ont joué des symphonies, des quatuors, des lieder, seuls ou en compagnie d'un partenaire. Ils ont, compositeurs et interprètes confondus, laissé un répertoire gigantesque, à peu près inexploré. La série des " Grandes Transcriptions " se propose de l'exhumer : cinq récitals cette année permettront d'entendre des transcripteurs comme Liszt, Saint-Saëns, Alkan, Feinberg, Tausig, Cortot et d'autres, aussi bien dans des concertos de Beethoven que des quatuors de Mozart, des mélodies de Brahms ou des chorals de Bach. Quatre des cinq concerts sont confiés à des duos (Jean-Louis Haguenauer/Jeff Cohen, Georges Pludermacher/Henri Barda, Isabelle et Florence Lafitte, Frederic Chiu/Jean-Efflam Bavouzet) et le cinquième, en solo, à Michel Dalberto. Les concerts durent un peu plus d'une heure (sans entracte), et feront tous l'objet d'une publication discographique ultérieure (Accord/Universal), axée sur un compositeur transcrit, ou sur un transcripteur.

JAZZ

Mercredi 11 juillet : Le trio du pianiste Philippe DUCHEMIN, "Hommage à Oscar Peterson", avec Dano Haider (guitare), et Fabien Marcoz (contrebasse).
Pilier du jazz classique dans notre pays (il avait joué au Festival de Radio France et Montpellier en 1986 au sein du septette de Michel Attenoux), Philippe Duchemin est aussi fin connaisseur de ce passeur avec l'univers du jazz moderne que fut Oscar Peterson. Il en fait brillamment revivre l'esprit dans ce trio avec guitare et contrebasse, selon la formule que pratiquait le grand Oscar dans les années 50, dans la lignée des trios de Nat King Cole et Art Tatum.
cliquez ici pour en savoir plus et voir une vidéo du Trio de Philippe Duchemin

Vendredi 13 juillet : Jean-Jacques ÉLANGUÉ Quartet, "Shades of Ouidah", avec Jean-Jacques Élangué (saxophone), Alain Jean-Marie (piano), Manuel Marchès (contrebasse), et Simon Goubert (batterie).
Bercé par le jazz comme par l'Afrique, le saxophoniste franco-camerounais Jean-Jacques Élangué présente ici son versant jazz, en compagnie d'orfèvres de l'idiome, comme le pianiste Alain Jean-Marie. Mais l'Afrique et la Caraïbe seront sous-jacentes dans l'univers concocté par ce musicien qui se forma d'abord à l'écoute des disques de Charlie Parker, avant de rencontrer Pharoah Sanders : l'intensité lyrique est au rendez-vous
Jeudi 19 juillet : Pierre de BETHMANN Septet (ilium 3), avec Jeanne Added (voix), Stéphane Guillaume (saxophone alto), David El Malek (saxophone ténor), Michael Felberbaum (guitare), Vincent Artaud (contrebasse), Franck Agulhon (batterie), et P. de Bethmann (piano, piano électrique).
Ce nouveau groupe du pianiste Pierre de Bethmann poursuit l'aventure des précédents quintettes en étoffant l'instrumentation, avec un apport de la voix (celle, virtuose, de Jeanne Added). L'intensité de la pulsation se mêle ici à une grande finesse d'écriture, et les improvisateurs sont de haut vol. Un nouveau disque, intitulé "Oui" (publié par Nocturne), résonne comme un manifeste d'enthousiasme face aux enjeux du temps.
Vendredi 20 juillet : Le pianiste Dan TEPFER, lauréat du Concours International de Piano Jazz Martial Solal, en solo.
Dan Tepfer est un jeune pianiste franco-américain de 25 ans, lauréat du Concours international de piano jazz Martial Solal, et du concours de piano solo de Montreux. C'est d'ailleurs à Montreux qu'il fera cet été une autre escale, pour un concert dans l'édition 2007 du festival. Après avoir passé l'essentiel de sa jeunesse en France, il a étudié l'Astrophysique à l'Université d'Edinbourg, avant de parfaire sa formation musicale au New England Conservatory de Boston, où il fut l'élève, et aussi le partenaire musical, de Steve Lacy. Il est aujourd'hui l'une des voix les plus singulières de l'instrument, combinant à merveille la maîtrise instrumentale et l'originalité de l'improvisation.
Mardi 24 juillet : Ronnie Lynn PATTERSON & Didier LASSERRE
(piano & batterie): "The Gernika Suite Duo".
Le pianiste américain Ronnie Lynn Patterson était venu jouer au Festival de Radio France et Montpellier dès 1995, après avoir obtenu l'année précédente un prix de soliste au Concours de La Défense. Il revient parmi nous avec un projet consacré au Pays Basque : en compagnie du batteur bordelais Didier Lasserre, s'est élaborée une suite évoquant la ville martyre de Guernica (publiée sur disque par l'éditeur Amor Fati et le Bordeaux Jazz Festival). C'est ce projet qui revivra sur scène pour nous.
Mercredi 25 juillet : Pierre CHRISTOPHE trio, "Byard by Us", avec Pierre Christophe (piano), Raphael Dever (contrebasse) & Mourad Benhammou (batterie).
Depuis 7 ans maintenant, Pierre Christophe explore les compositions du pianiste Jaki Byard (dont il a été l'élève à New York), pianiste connu comme partenaire de Charles Mingus, mais hélas moins pour son approche originale de l'instrument et de la composition. Pierre Chrisophe vient de conclure un cycle de 3 disques de ce projet baptisé "Byard by Us" avec un dernier volume intitulé "Byard & more…" (Black and Blue/Socadisc) ; et c'est vers Jaki Byard, et au-delà, que nous entraînera le trio.
Jeudi 26 juillet : Le quartette du saxophoniste Eric PROST, avec Bruno Ruder (piano), Jérôme Regard-Jacobez (contrebasse), et Stéphane Foucher (batterie).
Eric Prost avait "mis le feu" à la Cour des Ursulines, au Festival de Radio France et Montpellier en 1996, avec le "Collectif Mu", qui venait tout juste de remporter Concours de La Défense. Il a depuis joué avec des gens aussi différents que Michel Graillier, Riccardo Del Fra et Wynton Marsalis ; il nous revient avec son propre quartette, entouré de partenaires superlatifs, pour une musique ancrée dans l'héritage du jazz moderne.

Ceci donc ne concerne que les concerts avec des pianistes ...et pour ce qui est des autres, visitez le site internet du festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon...cliquez ici





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