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Lettres de Clara Wieck et Robert Schumann

Lettres de Clara Wieck et Robert Schumann

LECTURES EN ARLES
à la chapelle du Méjan


La Chapelle du méjan organisent régulièrement des concerts de jazz et musique classique ainsi que , tous les mois , des "Lectures en Arles" par de grands comédiens. Le prochain "concert-lecture" qui aura lieu lundi 22 mai 2006, a tout pour plaire aux amateurs de piano mais pas seulement car c'est Brigitte FOSSEY accompagnée d’ Yves HENRY au piano, qui offrira au public des textes issus de la correspondance de Clara Wieck, de Julius Wieck et de Robert Schumann, avec principalement des pièces de Robert Schumann (extraits des Papillons op. 2, des Davidsbundlertanze op. 6, du Carnaval op. 9 et des Phantasiestucke op. 12). mais aussi de Frédéric Chopin (les Polonaises héroïques), et de Franz Liszt (Funérailles).
Clara Wieck et Robert Schumann, ces deux personnages hors du commun, ces deux destins exceptionnels qui vont s’unir pendant la période la plus féconde de la création romantique musicale jusqu’à la mort de Robert voici 150 ans, sont au cœur de ce spectacle.
La musique de Robert Schumann sera le fil conducteur de ces lectures où alterneront lettres de Clara et de Robert, mais aussi témoignages d’artistes de leur temps : Brahms, Mendelssohn, Chopin, Liszt, pour n’en citer que quelques-uns…
C’est à une évocation des moments les plus intimes de ce couple mythique que vous invitent la comédienne Brigitte Fossey et le pianiste Yves Henry.
Brigitte FOSSEY
Elle est née en 1947 à Tourcoing où son père était professeur d’anglais. Choisie par René Clément pour être la petite héroïne de Jeux interdits, elle est, à cinq ans, la révélation du festival de Venise, en 1951. A dix ans, l’une de ses tantes – qui l’avait présentée à René Clément – la fait revenir à Paris ; elle fait de nouveau une apparition à l’écran aux côtés de Gene Kelly, dans La Route joyeuse. Mais la jeune Brigitte ne voulait pas devenir comédienne… Elle poursuit donc ses études, obtient deux diplômes de philosophie et se rend à Genève pour y suivre les cours de l’Ecole d’interprétation. C’est là que, en 1966, Jean-Gabriel Albicocco l’appelle pour être Yvonne de Galais dans Le Grand Meaulnes.

Dès lors, elle abandonne ses projets : elle deviendra une véritable comédienne. Elle devra se battre avec la petite fille de Jeux interdits, pour détruire l’image persistante qu’on se fait d’elle. “Il fallait me défaire – dit-elle – du cliché cheveux blonds, yeux pâles, sourire, pureté, douceur. Bref, je ne voulais pas être l’éternelle romantique du Grand Meaulnes.” Elle suit des cours d’art dramatique au Conservatoire et travaille avec Andreas Voutsinas, un des créateurs de l’Actor’s Studio. Elle fait la connaissance de Jean-François Adam qui sera son partenaire – et, un an plus tard, son époux – dans la pièce de Romain Weingarten L’Été. En mars 1969, naissance de sa fille, Marie. Elle se consacre alors au théâtre : bourgeoise libertine de Bleus Blancs Rouges, de Planchon, ou adepte farouche du mlf dans Slag, de David Hare. A la télévision, elle est Célia, dans La Chartreuse de Parme et Dominique, des Gens de Mogador. Au cinéma, elle incarne désormais des personnages très différents dans des films de jeunes auteurs ou de réalisateurs consacrés.
Au cours des années 1990, Brigitte Fossey a beaucoup joué au théâtre (Tempête sur le pays d’Egypte de Jean-Claude Fall en 1993, La Délibération de Jean-Claude Idée en 1996 et La Surprise de l’amour de Marivaux en 1997). Mais c’est à la télévision qu’on l’a surtout vue depuis Bains de jouvence de Marc Rivière (1991). La saga du Château des Oliviers de Nicolas Gessner (1993) a rencontré un très vif succès, et elle s’est fait une spécialité des fictions à caractère familial : Pour l’amour de Thomas (Claude Gagnon, 1994), Femme de passion (Bob Swaim, 1994), Un enfant de trop (Damiano Damiani, 1994), Une femme à suivre (Patrick Dewolf, 1996) et Un et un font six (Franck Apprederis, 1997). La jeune femme sensuelle et volontaire des années 1970 a gardé tout son éclat, son pouvoir de séduction et sa farouche volonté d’indépendance.
L’âge a infléchi sa douceur et elle apparaît comme la mère de quarante ans idéale. C’est en fait La Boum de Claude Pinoteau, en 1980, qui a sans doute engendré et entériné, par un second volet en 1983, cette image. Le triomphe public lors de la sortie de cette comédie de mœurs s’est perpétué à travers de multiples rediffusions télévisées. Parallèlement, Brigitte Fossey continue à jouer les séductrices, celle qui détourne Richard Berry du “oui” fatidique dans Le Jeune Marié, celle qui fait tourner la tête de Christophe Malavoy dans La Scarlatine. Sa distinction et son caractère passionné en font l’interprète toute désignée de Kleist, dans une adaptation d’un amour interdit, et les mêmes qualités l’amènent à l’étonnante création du téléfilm L’Affaire Caillaux, en 1984. En 1986, elle revient au théâtre, pour la première fois depuis le Dom Juan de Molière mis en scène par Roger Planchon en 1980, avec Reviens Jimmy Dean, reviens, mis en scène par Andreas Voutsinas. C’est le début de la période où elle choisit de moins apparaître au cinéma.
Parallèlement à sa carrière au théâtre et au cinéma, Brigitte Fossey s’adonne à des concerts, lectures et enregistrements : Jeanne au bûcher au festival de La Chaise-Dieu à Angers, les Correspondances de George Sand au festival de la Correspondance de Grignan, lecture autour de l’exposition “Contes de fées” à la Bibliothèque nationale de France.

Yves HENRY
Le parcours musical d’Yves Henry débute dès l’âge de quatre ans. Il entre au conservatoire national supérieur de musique de Paris à l’âge de onze ans dans la classe de Pierre Sancan. Cette rencontre sera déterminante pour son itinéraire musical. Celui-ci, décelant chez Yves Henry des capacités musicales inhabituelles, l’incitera en effet à intégrer très tôt les classes d’écriture. Durant ses études au cnsm, Yves Henry obtiendra sept premiers prix dont celui de piano à l’âge de seize ans, mais aussi ceux de musique de chambre, d’harmonie, de contrepoint, de fugue, de direction de chant et d’accompagnement au piano.
Il se perfectionne ensuite pendant trois ans auprès d’Aldo Ciccolini et obtient plusieurs prix dans des concours internationaux : au Concours international Robert-Casadesus à Cleveland, au Concours international de Jeunesses musicales à Belgrade, au Concours international Franz-Liszt à Budapest et enfin au Concours international Robert-Schumann à Zwickau qu’il est le premier pianiste occidental à remporter en 1981.
Depuis, il se produit en récital ou avec orchestre dans la plupart des pays. Il a joué notamment au Lincoln Center à New York, au Schauspielhaus à Berlin, dans de très nombreux festivals français et étrangers. Il a réalisé plusieurs enregistrements en solo (Schumann : Carnaval op. 9, Kreisleirana, Fantaisie op. 17, Kinderszenen mais aussi la Sonate de Liszt, etc.) et en musique de chambre (intégrale des Trios de César Franck et des Trios d’Edouard Lalo) ainsi que pour la radio de Berlin avec orchestre (Concerto pour la main gauche de Ravel, Concerto de Schumann, Rhapsodie espagnole de Liszt/Busoni, Variations symphoniques de Franck, Concerto de Gershwin…).
Il a participé à l’enregistrement de l’intégrale Chopin diffusée en 1999 par France 3 et la télévision polonaise dans le cadre des commémorations du 150e anniversaire de la mort de Chopin.
Directeur artistique des Fêtes romantiques de Nohant depuis 1995 et des Rencontres internationales Frédéric-Chopin depuis 1997, Yves Henry consacre la majeure partie de ses récitals à la musique romantique. Il approfondit en particulier l’interprétation de l’œuvre de Chopin par la confrontation avec le piano d’époque lors de masterclasses spécifiques, faisant appel simultanément à un Pleyel de 1838 et à un piano moderne. Yves Henry est régulièrement invité aux Etats-Unis pour des concerts et des masterclasses dans les universités.
Il est enfin transcripteur (il a notamment réalisé des transcriptions de concert très remarquées des Danses polovtsiennes du Prince Igor de Borodine, de L’Apprenti Sorcier de Paul Dukas et de la Valse de Maurice Ravel) et compositeur. Nommé en 1997 directeur du conservatoire du 6e arrondissement de Paris et, en 1999, professeur au cnsm de Paris, Yves Henry s’occupe également des jeunes solistes en tant que responsable du comité artistique de la Fondation Cziffra.
Yves Henry est fréquemment membre du jury dans des concours internationaux : World Piano Master à Monte Carlo, Young Artist Competition à Corpus Christi (Etats-Unis), International Dvorak Piano Competition à Nelahozoves (République Tchèque) ainsi qu’au cnsm de Paris (concours d’entrée en cycle normal et en perfectionnement, concours de sortie pour le piano et la musique de chambre).
Lundi 22 mai 2006 à 20 h 30
tarifs : 10 euros / 5 euros
Pour Réserver et en savoir plus http://www.lemejan.com



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