Récitals de piano de Jean Philippe Collard

Jean-Philippe Collard, piano
dans une série exceptionnelle
de 21 récitals

Du 4 avril au 11 mai 2011,
Salle Colonne, Paris

La Salle Colonne, entièrement rénovée, ouvre ses portes ! Son atmosphère intime se prête tout particulièrement aux récitals et à la musique de chambre.

Pour son inauguration, le pianiste français Jean-Philippe Collard se lance dans une aventure exceptionnelle : 21 récitals d'une heure autour de la Sonate en si mineur de Franz Liszt. Il interprètera chaque soir ce chef d'oeuvre de la musique romantique pour piano et des pièces qui lui tiennent à coeur.

 

La sonate de Liszt ...
et toutes les musiques que j’aime
par Jean-Philippe Collard

Chef-d’oeuvre de la musique romantique pour piano, la Sonate en si mineur de Franz Liszt se prête de manière exemplaire à l’art de l’interprétation.
Véritable voyage dans l’espace musical, de forme unique et d’inspiration multiple, elle est tout à la fois le joyau et le défi de l’instrument-piano.
C’est pourquoi je l’ai placée au coeur de chacun des 21 récitals que je donnerai à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle Salle Colonne à Paris.

Autour de la sonate de Liszt, je jouerai chaque soir des oeuvres que j’aime et que je chéris depuis toujours. Les univers de la musique romantique auront une place de choix (Liszt, Chopin, Rachmaninov…), tout comme les trésors de la musique française (Debussy, Ravel, Fauré...) sans oublier les fondamentaux de la littérature pour piano (Bach, Mozart, Beethoven...) et les rives de la musique de nos jours (Dutilleux, Messiaen…)
Pour dresser ce large panorama pianistique, j’ai souhaité renouer avec une atmosphère à
la fois intime et conviviale.
D’une durée de 60 à 70 minutes sans entracte, ces récitals seront l’occasion – rêvée depuis longtemps – d’instants privilégiés où, autour du piano, la transmission de ces chefs d’oeuvres révèlera les reflets et les facettes de leur authentique beauté.
La Salle Colonne, aujourd’hui entièrement restaurée et dédiée corps et âme à la musique, autorise cette nouvelle aspiration à une communication resserrée entre l’artiste et son public.
Jean-Philippe COLLARD, piano
Le 27 janvier 1948, à n’en pas douter, la fée musique rôdait aux alentours du berceau de Jean-Philippe Collard : élevé dans une maisonnée nombreuse et mélomane, le petit champenois a tôt fait de tomber sous le charme du rituel magique de la musique de chambre en famille. Si bien qu’à l’âge de 10 ans, il quitte sa région natale pour gagner la capitale, sans prendre la mesure de ce qui l’attend : le Conservatoire national supérieur de Paris, la ronde des concours internationaux, huit années d’études sous la férule éclairée et exigeante de Pierre Sancan, avant d’être projeté sur le devant de la scène internationale...
Le pianiste français n’est néanmoins pas de ceux qui brandissent leurs titres et leurs protecteurs comme gages de leur talent : à peine fait-il allusion à la belle amitié qui l’a lié à Horowitz, en ces années cruciales où se forge la maturité et soutenu, qui fait de lui un virtuose du lyrisme en demi-teinte, de la confidence vibrante et chaleureuse.
Si ces vertus lui valent d’être un chantre sans égal des clairs-obscurs de la musique française (de Fauré à Saint-Saens, Poulenc et Ravel) , Jean-Phlippe
Collard n’en sert pas avec moins de fièvre et de panache les pages les plus ébouriffantes du répertoire pianistique.
Aujourd’hui fort d’une discographie de plus de cinquante titres, Jean-Philippe Collard sillonne les grandes scènes musicales du vieux continent et d’Outre-
Atlantique - de Carnegie Hall au Teatro Colon en passant par le Théâtre des Champs-Elysées et le Royal Albert Hall. Figure bien connue du public français, enfant chéri des Etats-Unis, il pourrait se targuer d’avoir joué avec le gotha des chefs et des orchestres à travers le monde.
Les feux de la rampe semblent pourtant n’avoir guère ébloui notre pianiste. Resté simple, direct et jovial, il évoque plus volontiers ses bonheurs privés que ses succès publics : une vie de famille épanouie aux côtés de sa femme et de ses cinq enfants, des amitiés fidèles et chères à son coeur... Amoureux de la nature, bricoleur à ses heures, ce gentleman-pianiste cultive plus d’un jardin secret.
Une bonne dose d’humour et de réalisme est d’ailleurs un contrepoids idéal aux joies fugaces et aux tracas chroniques de cette vie de bohème qui est à ses yeux, avant toute chose, une belle aventure humaine : car, à la scène comme à la ville, Jean-Philippe Collard se nourrit de rencontres... et avoue de ce fait un penchant secret pour la musique de chambre, où se nouent des complicités d’une vie.
Cette soif d’échange et de partage le conduit volontiers sur des départementales peu fréquentées par la jet-set des pianistes : cet artiste tout-terrain aime à voyager en cavalier solitaire, escorté par son fidèle piano, sur les chemins du Béarn ou de la sierra mexicaine. Là, d’églises de village en salles des fêtes, il a vécu certains des moments de grâce de sa vie de musicien.

Repères...
Jean-Philippe Collard a joué, entre autres, avec :
Michel Plasson, Georges Prêtre, Michel Béroff, Emmanuel Krivine, Jean-Claude
Casadesus, Augustin Dumay, Charles Dutoit, Gérard Caussé, André Prévin, Gary
Hoffman, Lorin Maazel, Vladimir Spivakov, Seiji Ozawa, Simon Rattle, José Van Dam,
James Conlon, Semyon Bychkov...
Orchestre National de France, Orchestre de Paris, Orchestre National de Lille, Orchestre National du Capitole de Toulouse, Orchestre National de Lyon, Royal Philharmonic, London Symphony, Philharmonia Orchestra, City of Birmingham, Royal Liverpool, orchestres de la BBC, RSO Frankfurt, Suisse Romande, Tonhalle Zurich, Orchestre National d’Espagne, NHK Tokyo, Orchestres Symphoniques de Philadelphie, San Francisco, Boston, Montréal, Cleveland, Detroit, Orchestres Philharmoniques de New York, Los Angeles...
1948 : naissance à Mareuil s/Aÿ (Champagne, France)
1964 : 1e Prix du Conservatoire national supérieur de Paris
1969 : Grand Prix au Concours Long-Thibaud
1970 : 1e Grand Prix du Concours Cziffra
Jean-Philippe Collard est Chevalier de la Légion d’Honneur.
Entretien avec Laurent Petitgirard, directeur musical de l'Orchestre Colonne et avec Patrick Charmetant, administrateur de la Salle Colonne.
L’association artistique des concerts Colonne vient de devenir propriétaire de la Salle Colonne située au 94 bd Auguste Blanqui dans le 13e arr. de Paris. Cette salle, rive gauche, fut d’ailleurs inaugurée par l’Orchestre en 1937... Pouvez-vous nous raconter l’histoire de ce lieu et la genèse de cette reprise ?
Anciennement dénommée «Akustica» ou plus simplement «Salle Blanqui», la Salle Colonne a été construite au début des années 30 par la Chambre Syndicale Typographique Parisienne afin de lui permettre d’organiser ses assemblées. Très vite, la firme de disque Philips s’est intéressée à cette salle, exceptionnelle pour ses qualités acoustiques. Philips exploitera le lieu pendant près de 50 ans ! Les artistes et les orchestres les plus prestigieux y ont enregistré.
Comme beaucoup d’autres formations, l’Orchestre Colonne répétait régulièrement et
depuis de nombreuses années à «Akustica».
L’Orchestre n’ayant pas de salle attitrée (il n’en a d’ailleurs jamais eu en près de 140 ans
d’existence !), l’assemblée générale de l’Orchestre a décidé de s’en porter acquéreur.
Après 6 mois de travaux de rénovation, d’embellissement et de mise aux normes, la Salle
Colonne a été «réinaugurée» par l’Orchestre Colonne le 30 novembre 2010.
Cette nouvelle salle est le lieu de vie de l’Orchestre Colonne. Quelles sont ses grandes
qualités ? Quelle est sa vie aujourd’hui?
En dehors de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre Colonne est à ce jour le seul
orchestre parisien intra-muros disposant de sa propre salle de répétitions.
C’est un atout formidable pour le travail et la progression de cette formation qui reste,
par sa programmation et sa politique tarifaire, un exemple unique en France.
Entièrement insonorisée et climatisée, la Salle Colonne bénéficie tout d’abord d’une
acoustique de grande qualité. Les conditions de travail pour les musiciens sont donc très confortables et l’écoute, pour les auditeurs, est particulièrement agréable.
En cas de besoin, notamment pour les enregistrements, la salle dispose de panneaux acoustiques et d’un système de rideaux réglables permettant de modifier le temps de réverbération ainsi que la couleur générale du lieu.
Par ailleurs, la superficie de la salle, de 280 m², agrémentée d’une scène de 90 m², permet
d’accueillir des orchestres conséquents, des choeurs ou même les deux simultanément.
Enfin, et compte tenu de sa configuration, la Salle Colonne peut également accueillir des
manifestations publiques ou événementielles.
L’ouverture au public de ce lieu parisien débutera par une série singulière : 21
récitals du pianiste Jean-Philippe Collard. Souhaitez-vous développer de manière
pérenne ce genre de projet artistique ?
Nous sommes tout d’abord très heureux que Jean-Philippe Collard, parrain de la Salle
Colonne, ait accepté d’inaugurer nos activités publiques.
Équipée d’un Steinway de concert et avec une capacité d’accueil de 200 places, la Salle
Colonne proposera en effet régulièrement des concerts, principalement de musique de
chambre, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Propos recueillis par Marianne Gaussiat
Entretien avec Laurent Petitgirard, directeur musical de l'Orchestre Colonne
Cliquez ici pour réserver ou Tél: 33 (0)1 42 33 72 89
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